LE MEDIA FEMINISTE PIONNIER QUI DOCUMENTE CE QUE L’AGE FAIT AUX FEMMES
Crédit photo : Instagram @fit_as_training

À 50 ans, Alice Braham boucle le marathon de Londres en 2 h 36 min 25 s et bat le record britannique chez les femmes de plus de 50 ans. Son parcours raconte une autre histoire de l’âge, loin du ralentissement que l’on associe encore trop souvent aux femmes après 50 ans.

Avant d’être cette coureuse de 50 ans qui affole les chronos du marathon britannique, Alice Braham a été une athlète de haut niveau. Athletics Weekly rappelle qu’elle a représenté la Grande-Bretagne chez les juniors aux championnats du monde de cross-country en 1995. Sa carrière n’a pourtant rien d’une ligne droite. Sa carrière n’a pourtant rien d’une ligne droite. Mère de quatre enfants et désormais coach sportive, la Britannique a retrouvé le très haut niveau course après course. En 2024, elle boucle le marathon de Berlin en 2 h 39 min 42 s. En 2025, elle bat le record féminin du Jersey Marathon. À Londres, elle confirme la force d’un retour construit dans la durée.

« J’espère prouver qu’il existe une longévité dans la course et que l’âge n’est qu’un chiffre » a commenté la recordwoman à. l’arrivée du marathon. Un récit positif sur le vieillissement dans le sport qui change notre regard sur l’âge et le sport, renvoyant les injonctions dans les cordes. Son marathon ne raconte pas une performance arrachée malgré l’âge, mais ce que l’expérience peut produire quand elle s’ajoute à l’entraînement, à la précision et à la connaissance de soi. À Londres, Alice Braham a redéfinit le niveau attendu dans sa catégorie, loin d’une participation symbolique.

Selon Reuters, l’épreuve a battu le record mondial du nombre d’arrivants, avec 59 830 coureurs. Dans cette édition dominée par les images spectaculaires, les performances auraient pu rester dans les pages spécialisées. RunABC a cité l’exploit de la marathonienne parmi les records marquants de la course. Le précédent record britannique des femmes de plus de 50 ans appartenait à Annabel Granger, coureuse du club Bristol & West, avec un temps de 2 h 47 min 44 s au marathon de Chester en 2023. Alice Braham l’améliore de près de neuf minutes.

Ce record illustre un constat désormais bien documenté sur l’endurance physique après 50 ans. Chez les sportifs entraînés, la performance ne s’effondre pas brutalement à 50 ans. Les travaux publiés dans The Journal of Physiology montrent plutôt un déclin progressif, qui reste modéré jusqu’à 50-60 ans. D’autres recherches, parues dans Scientific Reports, indiquent aussi que l’écart entre femmes et hommes tend à se réduire avec l’âge et l’allongement des distances. L’expérience, la régularité de l’entraînement et la gestion de l’effort deviennent des ressources majeures sur les longues distances.

Sophie Dancourt

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