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	<title>J&#039;ai piscine avec Simone</title>
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	<title>J&#039;ai piscine avec Simone</title>
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		<title>CANNES : CE QUE LE TAPIS ROUGE RÉVÈLE DE LA VISIBILITÉ DES ACTRICES DE PLUS DE 50 ANS</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 May 2026 14:49:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A Cannes, Jane Fonda, Joan Collins, Isabella Rossellini, Catherine Deneuve, Demi Moore ou Philippine Leroy-Beaulieu rappellent qu’une femme de 60, 70 ou 80 ans peut encore occuper le tapis rouge. Mais cette visibilité reste très codée. Derrière les images glamour, le cinéma continue d’accorder une place étroite aux actrices qui avancent en âge. Une visibilité [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>A Cannes, Jane Fonda, Joan Collins, Isabella Rossellini, Catherine Deneuve, Demi Moore ou Philippine Leroy-Beaulieu rappellent qu’une femme de 60, 70 ou 80 ans peut encore occuper le tapis rouge. Mais cette visibilité reste très codée. Derrière les images glamour, le cinéma continue d’accorder une place étroite aux actrices qui avancent en âge.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une visibilité qui reste très codée. Sur les marches, l’âge devient regardable lorsqu’il demeure associé, en vrac, séparément ou cumulativement au prestige, à la célébrité, à la minceur, à la blancheur, au luxe et à une maîtrise parfaite des codes du glamour. Alyson Walsh, fondatrice du site <em data-start="797" data-end="816">That’s Not My Age</em>, résume ce paradoxe dans <em data-start="842" data-end="856">The Guardian</em> par une formule très nette : <em>« on peut être vieille, à condition de ne pas avoir l’air vieille ».</em> C’est ce qui rend ces images à la fois réjouissantes et insuffisantes. Voir Jane Fonda à 88 ans sur un tapis rouge n’a rien d’anodin. L’actrice n’est pas seulement regardée comme une star de cinéma. Elle est devenue une figure globale, à la croisée de l’engagement politique, du féminisme et du glamour hollywoodien. Sa présence à Cannes rappelle que certaines femmes âgées restent visibles lorsqu’elles ont déjà accumulé un capital symbolique considérable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cas de Philippine Leroy-Beaulieu dit autre chose. Son image publique s’est réactivée avec <em>Emily in Paris</em>, où son personnage de Sylvie Grateau a imposé une figure rare dans les séries mondialisées, une femme de plus de 60 ans regardée comme désirable, puissante, élégante, sans être renvoyée au rôle de mère ou de grand-mère. À Cannes, sa visibilité prolonge ce récit. Elle incarne une femme qui vieillit tout en restant pleinement inscrite dans les imaginaires du désir, de la mode et du pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Demi Moore occupe encore une autre place. Depuis <em>The Substance</em>, elle cristallise les discours sur le corps, l’âge et la violence du regard porté sur les femmes. Sa visibilité récente ne repose pas seulement sur son statut de star. Elle s’inscrit dans un moment culturel où l’industrie semble regarder plus frontalement ce qu’elle exige des actrices qui vieillissent : rester désirables, vendables, reconnaissables, tout en portant sur leur corps les traces acceptables du temps. Aux Golden Globes 2025, Demi Moore a résumé cette injonction avec une phrase qui a beaucoup circulé : <em>« Vous n&#8217;êtes jamais assez »</em>, avant d’ajouter que l’on peut connaître sa valeur en cessant d’utiliser la règle qui mesure sans cesse les femmes. Un discours qui contraste avec sa silhouette que de nombreux commentaires non sollicités s&#8217;empressent de qualifier d&#8217;anorexique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&#8217;âgisme et quelques exceptions</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que ces trajectoires individuelles donnent à voir ne doit pourtant pas masquer la forêt de l&#8217;invisibilisation. Les femmes âgées que le tapis rouge célèbre restent des exceptions. Elles sont déjà consacrées, déjà légitimées, déjà intégrées à une histoire prestigieuse du cinéma, de la mode ou de la culture populaire. Joan Collins incarne le glamour spectaculaire. Isabella Rossellini réunit cinéma, mode et héritage familial mythique. Catherine Deneuve reste une institution du cinéma français. Toutes sont visibles, mais leur visibilité repose sur une reconnaissance acquise depuis longtemps. Cette rareté se joue dans les rôles, les scénarios et les imaginaires. Meryl Streep a souvent raconté qu’à 40 ans, <a href="https://abcnews.com/news/story/meryl-streep-admits-thinks-hollywood-ageist-27503680?">Hollywood lui avait proposé plusieurs rôles de sorcières. </a>Elle y voyait un signe de ce que l’industrie pensait des femmes qui passaient un certain âge, des figures marginales, inquiétantes, sorties du champ du désir ou du récit central.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nicole Kidman a formulé le problème autrement en recevant son SAG Award pour <em>Big Little Lies</em>. <em>« Comme il est merveilleux que nos carrières puissent aujourd’hui se poursuivre au-delà de 40 ans. »</em>, déclarait-elle, avant d’ajouter que les actrices avaient prouvé qu’elles étaient <em>« puissantes, influentes et pleinement légitimes »</em>. Il ne s’agit pas seulement d’être encore là après 40 ans, mais d’être encore considérée comme une force narrative, économique et symbolique. En France, cette disparition porte le nom du <a href="https://aafa-asso.info/"><em>Tunnel de la comédienne de 50 ans</em>.</a> Créée en 2015 au sein d’AAFA, Actrices et Acteurs de France Associés, cette commission documente depuis dix ans la sous-représentation des comédiennes de plus de 50 ans dans les fictions françaises. Son baromètre consacré aux films français de 2025 indique que les femmes de plus de 50 ans ne représentent que 11 % des rôles, alors qu’une femme majeure sur deux a plus de 50 ans en France. À l’inverse, les hommes du même âge restent beaucoup plus proches de leur poids réel dans la population française.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des baromètres éloquents</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les données américaines confirment ce déséquilibre. Le <em><a href="https://jaipiscineavecsimone.com/geena-davis-denonce-le-manque-de-femmes-realisatrices-aux-etats-unis-2/">Geena Davis Institute</a></em>, en partenariat avec Next50, a analysé la représentation des femmes de 50 ans et plus dans les films et séries les plus vus entre 2010 et 2020. L’objectif de cette étude est de comprendre comment les personnages féminins âgés sont représentés, quels rôles leur sont attribués, et comment leur présence se réduit à mesure que l’âge avance. Cette invisibilité se combine avec d’autres rapports de pouvoir. En France, <a href="https://www.leprogres.fr/culture-loisirs/2021/12/08/diversite-a-l-ecran-les-personnages-non-blancs-minoritaires?" type="link" id="https://www.leprogres.fr/culture-loisirs/2021/12/08/diversite-a-l-ecran-les-personnages-non-blancs-minoritaires?">l’étude <em>Cinégalités – Qui peuple le cinéma français ?</em></a>, menée par le Collectif 50/50 sur 115 films français sortis en 2019, a montré que seuls 6 % des personnages principaux sont des femmes perçues comme non blanches. Le rapport relevait aussi que plus les personnages avancent en âge, plus la diversité régresse. Le tapis rouge de Cannes donne donc à voir une vieillesse très spécicique : majoritairement blanche, socialement privilégiée, physiquement conforme, très éloignée de la pluralité réelle des femmes qui vieillissent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces constats, plusieurs initiatives tentent de déplacer les lignes. À Cannes, <em>Women in Motion</em>, lancé en 2015 par Kering en partenariat avec le Festival, met en lumière les femmes dans le cinéma à travers des talks, des prix et un soutien à des talents émergents. Le programme a contribué à installer la question de l’égalité dans l’un des lieux les plus visibles de l’industrie mondiale du cinéma. Aux États-Unis, la réponse passe aussi par l’écriture. <a href="https://twlstories.org/"><em>The Writers Lab</em> soutient des scénaristes femmes et non-binaires de plus de 40 ans,</a> avec l’appui de figures comme Meryl Streep, Nicole Kidman ou Oprah Winfrey. L’enjeu est décisif, car tant que les femmes de plus de 40 ou 50 ans restent absentes des espaces d’écriture, leurs personnages restent plus facilement périphériques, caricaturaux ou inexistants. L’expérience de la scénariste Katja Meier montre toutefois combien les résistances demeurent fortes. Après avoir intégré un programme destiné aux femmes autrices de plus de 40 ans, elle a raconté au <em>Guardian</em> que des sociétés de production avaient aimé son scénario, mais lui avaient demandé de rajeunir son personnage principal de vingt ans. Dans un rendez-vous, quelqu’un lui aurait même dit ne pas croire que les femmes de plus de 50 ans constituent un public valable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vrai changement ne se joue donc pas seulement sur les marches. Il doit s&#8217;inscrire dans les scénarios, les rôles, les castings, les budgets et les récits que l’industrie accepte enfin de confier aux femmes qui avancent en âge. Derrière l’éclat du tapis rouge, une question demeure, quelles femmes ont vraiment le droit de vieillir sous les projecteurs ?</p>
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		<title>« J’IRAIS AU BOUT DE TES RÊVES » : MARINE BARNÉRIAS RAPPROCHE LES GÉNÉRATIONS SUR FRANCE TÉLÉVISIONS</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 May 2026 08:59:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Initiatives]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Marine Barnérias place les désirs et les projets des aînés au cœur de son nouveau programme J’irai au bout de tes rêves, diffusé dimanche 17 mai sur France Télévisions. En réunissant un jeune et une personne âgée aimée autour d’une aventure surprise, l’émission donne à voir la vieillesse comme un territoire de lien, de gratitude [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marine Barnérias place les désirs et les projets des aînés au cœur de son nouveau programme <em>J’irai au bout de tes rêves</em>, diffusé dimanche 17 mai sur France Télévisions. En réunissant un jeune et une personne âgée aimée autour d’une aventure surprise, l’émission donne à voir la vieillesse comme un territoire de lien, de gratitude et d’avenir.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le premier épisode, Maëlle, 23 ans, entraîne son grand-père Jean-Paul, 80 ans, dans une aventure dont il ignore tout, pour lui dire merci à travers une expérience construite avec la complicité de Marine Barnérias. <a href="https://www.france.tv/france-2/j-irai-au-bout-de-tes-reves/">C’est le principe de <em>J’irai au bout de tes rêves</em>. </a>Un jeune choisit un senior aimé et l’accompagne dans la réalisation d’un rêve en guise de déclaration d’amour. Le programme repose sur cette synergie entre générations. L’échange dépasse le cadeau offert par une petite-fille à son grand-père. La documentariste tient à cette réciprocité. <em>« Les jeunes ont autant besoin de côtoyer les seniors, que les seniors la nouvelle génération »</em>, ponctue-t-elle. En préparant l’émission avec l&#8217;accompagnement de Frédéric Lopez rencontré après son départ de <em>Littoral</em> sur France 3, elle dit avoir retrouvé ce besoin de lien des deux côtés des âges, chez les jeunes comme auprès des personnes âgées rencontrées en Ehpad un peu partout en France. Une manière aussi de déjouer les stéréotypes sur des générations supposées irréconciliables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce premier duo en donne la tonalité. Jean-Paul résume l’initiative en une phrase qui tient lieu de manifeste. «<em>Cette aventure m’a appris à toujours dire que c’est possible. Même si on a eu une vie compliquée, on peut y arriver. »</em> Maëlle en sort avec une conscience nouvelle de ce que vaut son récit familial. <em>« Cette expérience m’a appris à être plus positive. Je sais aujourd’hui que nous aussi, on vaut le coup. Nous, notre histoire, notre famille, on peut intéresser. » </em>L’émission rend visibles des liens ordinaires qui structurent des vies entières, mais restent rarement filmés. Cette attention aux aînés plonge ses racines dans la fibre affective de Marine Barnérias pour sa grand-mère, qu&#8217;elle qualifie de sa <em>« boussole au quotidien »</em>. Le point de départ du programme est ce lien intime et l’envie de donner une place à celles et ceux que l’on figent dans le passé. «<em>On demande toujours aux personnes âgées ce qu’elles ont vécu, mais jamais ce qu’elles allaient vivre »</em>, observe-t-elle. C’est précisément ce que ce format de 52 minutes cherche à renverser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rêve devient alors un outil narratif et engagé. Il remet les personnes âgées dans le mouvement, les sortant du seul registre du souvenir et les replace dans celui du désir, de la projection et du choix. <em>« Pour vieillir heureux, il faut avoir des projets, qu’on ait 80 ans, 10 ans, 18 ans ou 31 ans »</em>, glisse Marine Barnérias.  Cette façon de filmer l’âge prolonge le parcours de la réalisatrice de <em>Rosy</em>, documentaire dans lequel la jeune femme racontait la découverte de sa sclérose en plaques et l’apprentissage d’une cohabitation avec la maladie. Elle retrouve ici le même fil, celui d’une existence traversée par la fragilité, mais jamais réduite à elle-seule. <em>« On ne choisit pas ce qui nous arrive. Par contre, on a les rênes. On choisit comment on vit et comment on décide de transformer tout ça. »</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son regard tranche avec une époque qui cherche souvent à gommer les marques du temps. La réalisatrice parle des rides, des cheveux blancs, des corps qui changent, loin des récits de nostalgie ou de déclin. <em>« Il faut arrêter d&#8217;avoir peur du vieillissement. C’est tellement beau, une ride. C’est tellement élégant, des cheveux blancs. On a tellement de chance d’avoir le luxe de vieillir. » </em>Ce regard sur l’âge a trouvé un écho immédiat. L’appel à candidatures lancé sur Instagram a dépassé le million de vues. Des centaines de jeunes ont écrit pour raconter le senior qu’ils aiment et qu’ils voudraient remercier. Enfant, Marine Barnérias rêvait d’ouvrir une maison de retraite pour passer sa vie à écouter des histoires. Avec <em>J’irai au bout de tes rêves</em>, elle leur donne aujourd’hui une place à l’écran.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>EYE HAÏDARA, PREMIÈRE ACTRICE NOIRE MAÎTRESSE DE LA CÉRÉMONIE D&#8217;OUVERTURE À CANNES</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 May 2026 12:33:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Eye Haïdara ouvre ce soir le 79e Festival de Cannes. Première actrice noire maîtresse de cérémonie d’ouverture, elle assure l’un des rôles les plus exposés du Festival, dans un cinéma français où les femmes racisées restent encore très minoritaires au centre des récits. Pour cette première soirée cannoise, la comédienne franco-malienne aura la charge de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Eye Haïdara ouvre ce soir le 79e Festival de Cannes. Première actrice noire maîtresse de cérémonie d’ouverture, elle assure l’un des rôles les plus exposés du Festival, dans un cinéma français où les femmes racisées restent encore très minoritaires au centre des récits.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Pour cette première soirée cannoise, la comédienne franco-malienne aura la charge de lancer la cérémonie, d’accueillir le jury présidé par Park Chan-wook et de donner le tempo d’une ouverture scrutée par tout le cinéma. À 43 ans, Eye Haïdara arrive sur la scène du Palais des Festivals avec une trajectoire déjà solide, de <em>Regarde-moi</em> d’Audrey Estrougo au <em>Sens de la fête</em>, qui lui vaut une nomination au César du meilleur espoir féminin, jusqu’à <em>En thérapie</em>, <em>La Maison des femmes</em> ou <em>Furies</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette première arrive huit ans après la montée des marches de <em>Noire n’est pas mon métier</em>, le livre-manifeste porté par seize actrices noires et métisses, parmi lesquelles Aïssa Maïga, Firmine Richard, Nadège Beausson-Diagne et Eye Haïdara. En 2018, elles dénonçaient les rôles stéréotypés, les assignations et le racisme ordinaire dans le cinéma français. En 2026, la présence d’Eye Haïdara au pupitre de la cérémonie d’ouverture dit que certaines lignes ont bougé. Les chiffres rappellent pourtant que les actrices racisées restent encore très minoritaires au centre des récits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l<a href="https://collectif5050.com/wordpress/wp-content/uploads/2022/05/Cinegalite-s-Rapport.pdf">’étude <em>Cinégalités – Qui peuple le cinéma français ?</em>,</a> menée par le Collectif 50/50 sur 115 films français sortis en 2019, un chiffre résume l’écart. Les femmes perçues comme non blanches représentent seulement 6 % des personnages principaux. La rareté ne se joue donc pas seulement dans les cérémonies ou les lieux de prestige. Elle commence dans l’écriture des rôles, dans les personnages proposés et dans la place accordée aux actrices à l’écran. L’annonce d’Eye Haïdara comme maîtresse de cérémonie a d’ailleurs déclenché de nombreux commentaires racistes sur les réseaux sociaux, signe que cette présence au premier plan continue de provoquer des résistances. La comédienne, elle, a choisi d’aborder ce rendez-vous autrement. <em>« Les cérémonies d’ouverture font partie des grands rendez-vous marquants de l’année. J’ai envie d’être sincère, de m’amuser et d’en profiter. Ce sont mes trois lignes directrices »</em>, a-t-elle confié à France Télévisions.<br><strong><br></strong>La cérémonie d&#8217;ouverture de la 79e édition du Festival de Cannes sera retransmise en direct le 12 mai sur les antennes et le site de France Télévisons à partir de 19h.<br><br><br><br><br></p>
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		<title>CLAIRE RICHARD : « J’AI COMPRIS QUE JE N&#8217;ÉTAIS PAS SEULE À AVOIR PEUR DE RESSEMBLER À MA MÈRE  »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mathilde Doiezie]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 May 2026 06:30:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans son ouvrage « Pardonner à nos mères », la documentariste radio et autrice de 40 ans explore les relations tumultueuses qui unissent les filles et leurs mères, dans le contexte du patriarcat. Vous avez grandi en vous répétant un mantra : « Je ne serai jamais comme elle ». Pourquoi avez-vous cherché à comprendre ce qui sépare les filles [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans son ouvrage « Pardonner à nos mères », la documentariste radio et autrice de 40 ans explore les relations tumultueuses qui unissent les filles et leurs mères, dans le contexte du patriarcat.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous avez grandi en vous répétant un mantra : « Je ne serai jamais comme elle ». Pourquoi avez-vous cherché à comprendre ce qui sépare les filles de leurs mères ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Parce que j&#8217;étais prise depuis très jeune dans un faisceau de difficultés avec ma mère. C&#8217;était assez douloureux, mais je n&#8217;en parlais jamais avec mes amies, je gardais cela privé. Je vivais la situation comme un problème interpersonnel plus que comme quelque chose de sociologique. Puis en 2019, alors que j&#8217;étais enceinte et traversée de plein de sentiments ambivalents, j&#8217;ai découvert le terme de « matrophobie », développé par la théoricienne féministe américaine Adrienne Rich*. Dans son livre « Naître d&#8217;une femme », elle parle de la peur des filles de devenir comme leur mère, notamment à travers l&#8217;expérience de la maternité, en raison de l&#8217;impossible équation que constitue cette institution dans une société patriarcale. C&#8217;est venu clarifier ce que je ressentais de puis longtemps.</p>



<p class="wp-block-paragraph"> <strong>À ce moment-là, vous découvrez aussi que vous n&#8217;êtes pas seule à chercher à tout prix à éviter de ressembler à votre mère. Qu&#8217;est-ce que cela a changé pour vous ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu&#8217;alors, je n&#8217;avais eu droit qu&#8217;à des explications psychologiques sur la relation avec ma mère qui ne me parlaient pas du tout. Là, tout à coup, je tenais une explication politique. Je me rendais compte qu&#8217;il y avait une expérience partagée autour de cette situation. L&#8217;appel à témoignages pour le livre est venu confirmé cela. Le concept de matrophobie m&#8217;est alors apparu comme une idée puissante que j&#8217;ai eu envie de faire voyager pour mieux la faire connaître.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En quoi une lecture féministe aide-t-elle à comprendre ces différends entre générations de femmes ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand j&#8217;étais adolescente, je n&#8217;avais pas les outils féministes pour comprendre pourquoi je cherchais ainsi à m&#8217;opposer à ma mère et à m&#8217;éloigner de l&#8217;image et du rôle de la féminité qu&#8217;elle me renvoyait. Puis en grandissant, je me suis beaucoup intéressée aux théories féministes. Je trouve que lorsqu&#8217;on met le doigt sur un mécanisme, cela permet d&#8217;être moins à sa merci. Alors j&#8217;ai souhaité contribuer à cette cartographie féministe, sur ce que le patriarcat fait à nos relations intimes. Ceci dit, j&#8217;ai eu très peur de trahir la cause féministe, en pointant du doigt les mères. Surtout que les idées sexistes continuent de circuler vigoureusement parmi les jeunes générations et l&#8217;on pourrait être tentée de se concentrer sur la défense basique du féminisme. Jusqu&#8217;à ce que je me rende compte que cette thématique résonnait chez d&#8217;autres femmes et qu&#8217;il y a un enjeu féministe à explorer la question de la complicité des femmes dans la transmission du patriarcat.</p>



<p class="wp-block-paragraph"> <br><strong>Cette lecture féministe aide-t-elle forcément à « pardonner à nos mères », comme l&#8217;évoque le titre de votre essai ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">J&#8217;ai mis du temps à accepter ce titre, qui était plutôt une suggestion de mon amie et éditrice Victoire Tuaillon <em>[qui dirige la collection Les Renversantes, aux éditions Leduc]</em>. Souvent, la question du devenir des liens familiaux est posée à travers le pardon. Aussi parce que nous vivons dans une société très influencée par la pensée chrétienne. Personnellement, ce n&#8217;est pas un terme que j&#8217;utilise. Ce n&#8217;est pas parce qu&#8217;il s&#8217;agit de nos mères qu&#8217;il faut tout pardonner. J&#8217;ai d&#8217;ailleurs eu des remarques au sujet de ce titre, qui peut créer des malentendus, en particulier pour des personnes victimes de violences physiques ou psychologiques. Avec ce titre, mon souhait était finalement plutôt de s&#8217;interroger sur ce qu&#8217;on fait de cette relation à nos mères et de cette injonction au pardon.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Qu&#8217;est-ce qui peut quand même permettre de comprendre à vos yeux pourquoi un tel décalage s&#8217;opère entre les mères et leurs filles aujourd&#8217;hui ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut comprendre que beaucoup de nos mères<em> [Claire Richard a 40 ans]</em> sont nées avant la généralisation de l&#8217;avortement. Elles font partie de la première génération ayant eu accès à la maîtrise de la contraception. Elles ont pu ouvrir pour la première fois ouvrir un compte à leur nom <em>[à partir de 1965 – voir </em><a href="https://jaipiscineavecsimone.com/60-ans-de-liberte-bancaire-pour-les-femmes/"><em>notre article</em></a><em>]</em>. Elles ont davantage travaillé, tout en devant assumer la double journée à plein pot. Même si la question de l&#8217;inégalité face au travail domestique avait été théorisé par les féministes dès les années 1970, cela a mis du temps à imprégner les mentalités. Surtout, il y a eu un gros <em>backlash [retour en arrière]</em> féministe dans les années 1980 et 1990. Nos mères ont grandi dans un monde encore plus sexiste que le nôtre, donc elles ont reproduit à un certain degré les structures sociales dans lesquelles elles ont elles-mêmes grandi, de manière inconsciente ou parfois dans une forme de protection pour tenter de nous adapter à ce monde inégalitaire. Il faut aussi se souvenir que toutes nos mères sont des filles, qui elles-mêmes ont grandi avec une mère en lutte ou en proie à la société patriarcale et les normes de son époque.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong> Les relations filles-mères sont-elles condamnées à ces difficultés ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Non, je ne pense pas. Du moins, je n&#8217;espère pas. J&#8217;ai justement entamé ce travail en imaginant qu&#8217;il pourrait aussi constituer une sorte d&#8217;archive d&#8217;une forme affective d&#8217;un temps donné. Je remarque qu&#8217;aujourd&#8217;hui, il y a de plus en plus de parents qui se préoccupent de la façon d&#8217;élever des filles de façon plus égalitaire. Il existe plus d&#8217;outils pour cela aussi.</p>



<p class="wp-block-paragraph"> <strong>Votre mère a-t-elle lu votre livre et est-ce venu réparer des choses entre vous ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n&#8217;est pas un livre sur notre relation, j&#8217;en dis d&#8217;ailleurs assez peu de choses. Mais bien sûr elle l&#8217;a lu, c&#8217;était très important pour moi qu&#8217;elle puisse le lire avant qu&#8217;il soit publié. Elle m&#8217;a même dit qu&#8217;elle lirait deux fois, une fois de façon brute et une deuxième de façon plus analytique. Mais elle ne m&#8217;en a pas encore parlé, sans doute qu&#8217;elle n&#8217;y est pas prête. Pourtant, j&#8217;ai l&#8217;impression que depuis l&#8217;écriture et la publication du livre, quelque chose s&#8217;est déjà dénoué entre nous.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.placedeslibraires.fr/listeliv.php?base=allbooks&amp;mots_recherche=pardonner+%C3%A0+nos+m%C3%A8res"><em>Pardonner à nos mères</em></a><em>, coll. Les Renversantes, éditions Leduc, 192 pages, 17 euros, version numérique 12,99 euros</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">*Adrienne Rich, <em>« Naître d&#8217;une femme : la maternité en tant qu&#8217;expérience et institution »</em>, paru pour la première fois aux États-Unis en 1976, puis publié en français chez Denoël / Gonthier en 1981. Une réédition française vient également de paraître en avril chez Hors d&#8217;atteinte, sous le titre <em>« La Maternité obligatoire. De l’expérience intime au poids de l’institution ».</em><br><br><br></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br> </p>
<p>L’article <a href="https://jaipiscineavecsimone.com/claire-richard-jai-compris-que-je-netais-pas-seule-a-avoir-peur-de-ressembler-a-ma-mere/">CLAIRE RICHARD : « J’AI COMPRIS QUE JE N&#8217;ÉTAIS PAS SEULE À AVOIR PEUR DE RESSEMBLER À MA MÈRE  »</a> est apparu en premier sur <a href="https://jaipiscineavecsimone.com">J&#039;ai piscine avec Simone</a>.</p>
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		<title>GRÂCE À MARISKA HARGITAY, LES 50 ÉTATS AMÉRICAINS ONT ADOPTÉ UNE RÉFORME SUR LES KITS DE VIOL</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 May 2026 11:48:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Connue pour son rôle d’Olivia Benson dans New York, unité spéciale, Mariska Hargitay a transformé sa notoriété en levier de réforme judiciaire. Sa fondation vient de franchir une étape majeure dans le traitement des kits de viol aux États-Unis. Mariska Hargitay, 62 ans, est indissociable d’Olivia Benson, l’enquêtrice devenue capitaine dans New York, unité spéciale. [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Connue pour son rôle d’Olivia Benson dans <em>New York, unité spéciale</em>, Mariska Hargitay a transformé sa notoriété en levier de réforme judiciaire. Sa fondation vient de franchir une étape majeure dans le traitement des kits de viol aux États-Unis.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mariska Hargitay, 62 ans, est indissociable d’Olivia Benson, l’enquêtrice devenue capitaine dans <em>New York, unité spéciale</em>. Depuis plus de vingt ans, l’actrice incarne à l’écran une figure de référence dans la prise en charge des crimes sexuels. Mais ce rôle lui a aussi ouvert une autre trajectoire, bien au-delà de la fiction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil des saisons, Mariska Hargitay a reçu des milliers de lettres et de messages de victimes de viol, d’agressions sexuelles et de violences conjugales. Beaucoup lui racontaient leur histoire, les démarches engagées, les silences rencontrés et les failles du système judiciaire. Cette correspondance a joué un rôle décisif dans son engagement puisqu&#8217;en 2004, l’actrice crée la J<em>oyful Heart Foundation</em>, une organisation dédiée à l’accompagnement des victimes de violences sexuelles, de violences conjugales et de maltraitances. L’un des combats les plus structurants de la Fondation concerne les kits de prélèvement après viol. Réalisés après une agression, ces kits permettent de recueillir des preuves ADN essentielles à une enquête. Aux États-Unis, une partie d’entre eux a pourtant été conservée pendant des années sans analyse, dans des commissariats, des laboratoires ou des entrepôts. Ces retards ont laissé de nombreux dossiers sans avancée, alors même que ces preuves pouvaient permettre d’identifier un agresseur, de relier plusieurs affaires ou de relancer une procédure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour répondre aux défaillances dans la gestion des stocks de kits non analysés, la Joyful Heart Foundation a lancé la campagne <em>End the Backlog</em>, que l’on peut traduire par <em>« mettre fin à l’arriéré </em>». Une mobilisation qui repose sur six piliers de réforme prévoyant notamment l’inventaire des kits non testés, l’obligation de transmettre et d’analyser les anciens kits, l’analyse systématique des nouveaux, la création de systèmes de suivi, l’accès des victimes à l’état d’avancement de leur dossier et des financements dédiés. Cette initiative vient de franchir une étape majeure. Le 1er mai 2026, le Maine est devenu le dernier État américain à adopter au moins une mesure de réforme. L’enjeu porte désormais sur l’application concrète des mesures, l’analyse des kits encore en attente et la prévention de nouveaux arriérés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mariska Hargitay a accompagné ce combat sur plusieurs fronts. Avec <em>Joyful Heart Foundation</em>, elle a soutenu un travail de plaidoyer législatif, une campagne nationale et une mobilisation État par État. L&#8217;actrice a aussi contribué à porter le sujet dans l’espace public avec <a href="https://www.iamevidencethemovie.com/about">le documentaire HBO <em>I Am Evidence</em>, sorti en 2017.</a><br></p>
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		<title>« BALL WITHOUT BILLIONAIRES », LE CONTRE-DÉFILÉ DU MET GALA</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 11:04:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À New York, le Met Gala 2026 a été rattrapé par la contestation autour de Jeff Bezos et de Lauren Sánchez Bezos, mécènes de cette édition. En marge de la soirée, syndicats, militant·es et salarié·es ont organisé Ball Without Billionaires, un contre-défilé pour rappeler que les grandes fortunes célébrées sur le tapis rouge s’appuient sur [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>À New York, le Met Gala 2026 a été rattrapé par la contestation autour de Jeff Bezos et de Lauren Sánchez Bezos, mécènes de cette édition. En marge de la soirée, syndicats, militant·es et salarié·es ont organisé <em>Ball Without Billionaires</em>, un contre-défilé pour rappeler que les grandes fortunes célébrées sur le tapis rouge s’appuient sur des travailleurs paupérisés.</strong><br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 4 mai 2026, à quelques heures du Met Gala, un autre podium s’est installé à Gansevoort Plaza, dans le Meatpacking District. Loin des marches du Metropolitan Museum of Art, des travailleurs, <a href="https://www.businessoffashion.com/articles/media/ahead-of-the-met-gala-a-ball-without-billionaires/" type="link" id="https://www.businessoffashion.com/articles/media/ahead-of-the-met-gala-a-ball-without-billionaires/">des syndicalistes et des militant·es ont organisé <em>Ball Without Billionaires</em>,</a> un contre-défilé pensé comme l’envers social du grand rendez-vous mondain de la mode américaine. Les mannequins étaient des salarié·es ou ex-salarié·es d’Amazon, de Whole Foods et du <em>Washington Post</em>, trois entreprises liées à l’empire économique de Jeff Bezos.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Porté par une coalition de syndicats, dont le SEIU, le Strategic Organizing Center et l’Amazon Labor Union, <em>Ball Without Billionaires</em> réunit aussi deux figures du monde culturel, l’actrice <a href="https://www.instagram.com/lisaannwalter/reels/">Lisa Ann Walter</a> et la styliste <a href="https://www.instagram.com/gabriellak_j/">Gabriella Karefa-Johnson</a>, chargées de coanimer le défilé. Leur présence donne au contre-événement une passerelle avec l’univers du spectacle et de la mode, sans en reprendre les hiérarchies. Car le sujet central reste celui de la visibilité. Avant l’ouverture, April Verrett, présidente du SEIU, le résume en rappelant que le Met Gala dit chaque année <em>« qui compte, qui est vu, qui est célébré ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le tapis rouge, le Met Gala 2026 avait pour dress code <em>Fashion Is Art</em>, la mode est un art. Dans la rue, le contre-défilé répondait par <em>Labor Is Art</em>. Le travail aussi est un art. Derrière le spectacle du luxe, <em>Ball Without Billionaires</em> a rappelé  la présence de métiers essentiels, souvent invisibles, qui fabriquent, transportent, livrent, nettoient, emballent, classent et produisent sans jamais accéder à la lumière du tapis rouge. Un contraste saisissant au regard des montants associés au Met Gala. Cette année, le prix d’un billet atteignait 100 000 dollars et certaines tables pouvaient coûter jusqu’à 350 000 dollars. La soirée a permis de récolter 42 millions de dollars pour le Costume Institute, un record pour le musée. Mais pour ses critiques, cette réussite financière raconte aussi la dépendance croissante des grandes institutions culturelles américaines aux fortunes privées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autour du Met, la contestation a aussi pris d’autres formes. Devant le musée, une autre action, baptisée <em>Resistance Red Carpet</em>, a installé une scène de protestation contre la présence de Jeff Bezos parmi les mécènes du gala. Des messages appelaient à taxer les plus riches, tandis que d’autres visaient plus directement Amazon et les critiques récurrentes sur les conditions de travail dans ses entrepôts. Le Met Gala, d’ordinaire commenté pour ses robes et ses performances stylistiques, s’est retrouvé confronté à une question moins spectaculaire. Qui supporte le coût social du prestige ?</p>
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		<title>ALICE BRAHAM BAT LE RECORD BRITANNIQUE DU MARATHON CHEZ LES FEMMES DE PLUS DE 50 ANS</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 May 2026 09:31:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À 50 ans, Alice Braham boucle le marathon de Londres en 2 h 36 min 25 s et bat le record britannique chez les femmes de plus de 50 ans. Son parcours raconte une autre histoire de l’âge, loin du ralentissement que l’on associe encore trop souvent aux femmes après 50 ans. Avant d’être cette [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>À 50 ans, Alice Braham boucle le marathon de Londres en 2 h 36 min 25 s et bat le record britannique chez les femmes de plus de 50 ans. Son parcours raconte une autre histoire de l’âge, loin du ralentissement que l’on associe encore trop souvent aux femmes après 50 ans.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant d’être cette coureuse de 50 ans qui affole les chronos du marathon britannique, Alice Braham a été une athlète de haut niveau. <a href="https://athleticsweekly.com/news/alice-braham-leads-the-masters-record-breakers-in-london-with-236-aged-50-1040011014/"><em>Athletics Weekly</em> rappelle qu’elle a représenté la Grande-Bretagne chez les juniors </a>aux championnats du monde de cross-country en 1995. Sa carrière n’a pourtant rien d’une ligne droite. Sa carrière n’a pourtant rien d’une ligne droite. Mère de quatre enfants et désormais coach sportive, la Britannique a retrouvé le très haut niveau course après course. En 2024, elle boucle le marathon de Berlin en 2 h 39 min 42 s. En 2025, elle bat le record féminin du Jersey Marathon. À Londres, elle confirme la force d’un retour construit dans la durée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« J’espère prouver qu’il existe une longévité dans la course et que l’âge n’est qu’un chiffre »</em> a commenté la recordwoman à. l&#8217;arrivée du marathon. Un récit positif sur le vieillissement dans le sport qui change notre regard sur l&#8217;âge et le sport, renvoyant les injonctions dans les cordes. Son marathon ne raconte pas une performance arrachée malgré l’âge, mais ce que l’expérience peut produire quand elle s’ajoute à l’entraînement, à la précision et à la connaissance de soi. À Londres, Alice Braham a redéfinit le niveau attendu dans sa catégorie, loin d&#8217;une participation symbolique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Reuters, l’épreuve a battu le record mondial du nombre d’arrivants, avec 59 830 coureurs. Dans cette édition dominée par les images spectaculaires, les performances auraient pu rester dans les pages spécialisées. <em>RunABC</em> a cité l&#8217;exploit de la marathonienne parmi les records marquants de la course. Le précédent record britannique des femmes de plus de 50 ans appartenait à Annabel Granger, coureuse du club Bristol &amp; West, avec un temps de 2 h 47 min 44 s au marathon de Chester en 2023. Alice Braham l’améliore de près de neuf minutes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce record illustre un constat désormais bien documenté sur l’endurance physique après 50 ans. Chez les sportifs entraînés, la performance ne s’effondre pas brutalement à 50 ans. Les travaux publiés dans <em>The Journal of Physiology</em> montrent plutôt un déclin progressif, qui reste modéré jusqu’à 50-60 ans. D’autres recherches, parues dans <em>Scientific Reports</em>, indiquent aussi que l’écart entre femmes et hommes tend à se réduire avec l’âge et l’allongement des distances. L’expérience, la régularité de l’entraînement et la gestion de l’effort deviennent des ressources majeures sur les longues distances. </p>
<p>L’article <a href="https://jaipiscineavecsimone.com/alice-braham-bat-le-record-britannique-du-marathon-chez-les-femmes-de-plus-de-50-ans/">ALICE BRAHAM BAT LE RECORD BRITANNIQUE DU MARATHON CHEZ LES FEMMES DE PLUS DE 50 ANS</a> est apparu en premier sur <a href="https://jaipiscineavecsimone.com">J&#039;ai piscine avec Simone</a>.</p>
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		<title>« J&#8217;AI AVALÉ MA MÈRE » : JULIANE GROSPIRON CROQUE DES ARISTOCRATES EN QUÊTE D&#8217;ÉMANCIPATION FÉMININE</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 May 2026 09:28:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans J’ai avalé ma mère, joué à La Divine Comédie jusqu’au 17 juin 2026, Juliane Grospiron incarne quatre cousines façonnées par leur milieu, leur quartier et leur éducation. Derrière l’humour social, la comédienne raconte l’héritage des mères, les injonctions faites aux femmes et le désir de monter sur scène à 50 ans passés. Juliane Grospiron [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://jaipiscineavecsimone.com/jai-avale-ma-mere-juliane-grospiron-croque-des-aristocrates-en-quete-demancipation-feminine/">« J&#8217;AI AVALÉ MA MÈRE » : JULIANE GROSPIRON CROQUE DES ARISTOCRATES EN QUÊTE D&#8217;ÉMANCIPATION FÉMININE</a> est apparu en premier sur <a href="https://jaipiscineavecsimone.com">J&#039;ai piscine avec Simone</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans J’ai avalé ma mère, joué à La Divine Comédie jusqu’au 17 juin 2026, Juliane Grospiron incarne quatre cousines façonnées par leur milieu, leur quartier et leur éducation. Derrière l’humour social, la comédienne raconte l’héritage des mères, les injonctions faites aux femmes et le désir de monter sur scène à 50 ans passés.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Juliane Grospiron suit quatre cousines aux racines aristocratiques, chacune ancrée dans un territoire finement délimité. Une Versaillaise, une Parisienne du 16ᵉ, une autre du 7ᵉ et une Montreuilloise se succèdent sur scène. Quatre femmes immédiatement reconnaissables, mais jamais réduites à leur caricature. Le dispositif pourrait tenir du pur jeu social, mais derrière ces silhouettes ancrées d’ouest en est, les accents de classe, les réflexes de quartier, les certitudes bien élevées et les contradictions assumées, l’humoriste fait affleurer une mémoire familiale et collective. La première, surnommée « le fossile », installe d’emblée un enjeu féministe sous les traits d’une grenouille de bénitier. Mère d’une tribu de garçons, tous porteurs de la même combinaison de prénoms, et d’une seule fille enregistrée à l’état civil sous le prénom de Machine, elle transmet une éducation où <em>« les garçons portent le nom, les filles portent le reste ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce point de départ donne au spectacle sa matière intime et générationnelle. Juliane Grospiron voulait écrire quelque chose de <em>« féminin voire féministe »</em>, sans en faire un manifeste. Elle y apporte aussi une mécanique comique déjà rodée. Depuis dix ans, elle publie<a href="https://www.instagram.com/julianelelundi/"> sur Instagram des scènes courtes</a> qui lui ont appris à installer un personnage en quelques secondes, à trouver une voix, un rythme, une faille. Cette pratique nourrit l’écriture de <em>J’ai avalé ma mère</em>, où la précision comique sert une histoire plus profonde que la simple satire sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&#8217;humoriste se reconnaît dans cette génération de femmes prises entre la promesse d’indépendance et la persistance des rôles domestiques. Elles ont pu travailler, mais elles ont continué à porter les enfants, la maison, le couple et la disponibilité familiale. L’émancipation se négocie avec sa clause en petits caractères. Le théâtre fait partie de ces chemins longtemps empêchés. À 17 ans, Juliane Grospiron voulait monter sur scène. <em>« On n’est pas des saltimbanques », </em>lui oppose sa mère qui fait pourtant partie des rares femmes de son entourage à travailler. Des décennies plus tard, la comédienne reprend ce fil interrompu. À 50 ans, elle revient, dit-elle, <em>« au début »</em> de ce désir de scène laissé en suspens depuis l’adolescence. Mais cette arrivée tardive change surtout le regard des autres. <em>« On ne dit pas c’est courageux à quelqu’un qui démarre à 25 ans et qui fait des comedy clubs. À 50, on te le dit »</em>, observe-t-elle. </p>



<p class="wp-block-paragraph">De Versailles à Montreuil, Juliane Grospiron met en jeu son propre cheminement, d’un univers <em>« hyper tradi »</em>, selon ses mots, vers une forme d’émancipation progressive. Ces 4 femmes appartiennent à un même milieu, mais chacune révèle une fracture. Le quartier devient un moule, une langue, une posture. Il fabrique des réflexes, des peurs, des supériorités et des assignations. C’est mordant parce que cela déborde largement les frontières d&#8217;un parisiannisme étroit. La comédienne le sait. Même ailleurs, dit-elle,<em> « tout le monde connaît une quiche et une méprisante ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette justesse tient au fait qu’elle observe ce monde depuis l’intérieur, sans prétendre s’en être totalement extraite. Le rire vient de ces contradictions que la comédienne ne cherche pas à lisser. Elle peut se moquer des milieux qu’elle connaît, reconnaître qu’elle en porte encore quelque chose, puis faire surgir une Montreuilloise comme un pas de côté. Reste une comédie très personnelle sur ce que l’on reçoit, ce que l’on garde malgré soi, et la place que l’on finit par reprendre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Réservation :</strong> <em><a href="https://www.ticketac.com/spectacles/juliane-grospiron">J&#8217;ai avalé ma mère</a>,</em> Divine Comédie, 2 rue saulnier &#8211; 75009 Paris </p>
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		<title>PALOMA VALENCIA, LA CANDIDATE CONSERVATRICE À LA PRÉSIDENTIELLE COLOMBIENNE QUI INQUIÈTE LES FÉMINISTES</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 17:02:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Elle pourrait devenir la première femme présidente de Colombie. Mais Paloma Valencia, candidate conservatrice à l’élection présidentielle colombienne, défend une ligne très dure sur la famille, la sécurité et l’avortement. Une candidature historique qui inquiète les féministes et interroge ce que signifie vraiment l’arrivée d’une femme au pouvoir. Avocate et philosophe de 48 ans, Paloma [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Elle pourrait devenir la première femme présidente de Colombie. Mais Paloma Valencia, candidate conservatrice à l’élection présidentielle colombienne, défend une ligne très dure sur la famille, la sécurité et l’avortement. Une candidature historique qui inquiète les féministes et interroge ce que signifie vraiment l’arrivée d’une femme au pouvoir.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avocate et philosophe de 48 ans, Paloma Valencia porte les couleurs du Centro Democrático dans la course à la présidentielle colombienne. Dans un pays encore jamais dirigé par une femme, son ascension pourrait marquer une rupture historique. Mais la sénatrice défend une ligne très conservatrice, opposée au droit à l’avortement et attachée à la famille traditionnelle. Elle est surtout l’une des figures de l’uribisme, cette droite façonnée par l’ancien président Álvaro Uribe autour d’un discours d’ordre, de sécurité, d’hostilité aux guérillas et de défense de la propriété privée. Désignée par son parti en décembre 2025, puis victorieuse de la consultation de la droite et du centre droit en mars 2026, elle s’est imposée comme l’un des principaux visages de l’opposition à Gustavo Petro, le président sortant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le paradoxe traverse aussi son histoire familiale. Née à Popayán, Paloma Valencia appartient à une lignée conservatrice très ancrée dans la vie politique colombienne. Elle est la petite-fille de l’ancien président Guillermo León Valencia et la petite-nièce de Josefina Valencia de Hubach, l’une des grandes voix du suffrage féminin dans les années 1950. Devenue ensuite la première femme gouverneure d’un département colombien, puis la première ministre du pays, cette dernière occupe une place importante dans l’histoire des droits politiques des Colombiennes. Paloma Valencia revendique volontiers cet héritage, tout en lui donnant une portée très différente.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Être une femme ne suffit pas à faire une politique féministe</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour une partie du mouvement féministe colombien, le fait d’être une femme ne suffit pas à porter une politique d’émancipation. Paloma Valencia évoque le leadership féminin, les plafonds de verre et le legs de Josefina Valencia. Mais elle refuse de se définir comme féministe. Dans plusieurs prises de parole, elle associe ce courant à la gauche et défend une vision des droits des femmes centrée sur la maternité, la famille et l’entrepreneuriat. Cette contradiction qui lui vaut les critiques les plus vives. <a href="https://cambiocolombia.com/los-danieles/articulo/2026/4/la-hija-paloma/">Dans <em>Cambio</em>, l’avocate et chroniqueuse Ana Bejarano l’a qualifiée de <em>« fille disciplinée du patriarcat »</em></a>, lui reprochant d’emprunter les codes d’un pouvoir masculin tout en capitalisant sur le symbole d’une candidature féminine. La formule a frappé juste parce qu’elle pose une question centrale. L’arrivée d’une femme au pouvoir fait-elle avancer les droits des femmes lorsque son programme reconduit les valeurs d’un ordre conservateur ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces attaques, Paloma Valencia met en avant son bilan parlementaire. Sénatrice depuis 2014, elle rappelle avoir porté des textes en faveur des familles monoparentales, ainsi qu’une mesure permettant aux élues en congé maternité de continuer à exercer leur mandat. Son programme prolonge cette ligne avec des propositions destinées aux foyers tenus par des femmes, <a href="https://elpais.com/america-colombia/elecciones-presidenciales/2026-04-27/con-las-madres-solteras-sin-el-derecho-al-aborto-paloma-valencia-hace-campana-con-el-movimiento-feminista-en-contra.html" type="link" id="https://elpais.com/america-colombia/elecciones-presidenciales/2026-04-27/con-las-madres-solteras-sin-el-derecho-al-aborto-paloma-valencia-hace-campana-con-el-movimiento-feminista-en-contra.html">dont le dispositif <em>« Mamá no está sola »</em></a> (<em>« Maman n’est pas seule »</em>). Mais cette approche nourrit justement la critique des organisations féministes engagées sur les droits reproductifs. À leurs yeux, Valencia parle surtout des femmes comme mères, aidantes ou entrepreneuses, beaucoup moins comme sujets politiques pleinement autonomes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la fracture se cristallise autour de l’avortement. Depuis 2022, la Colombie autorise l’IVG jusqu’à 24 semaines. Paloma Valencia veut limiter l’avortement aux trois cas reconnus avant cette décision, lorsque la grossesse résulte d’un viol, met en danger la vie ou la santé de la femme, ou lorsque le fœtus présente une malformation grave. Dans une région où les droits reproductifs sont devenus un marqueur central des luttes féministes, cette position la place en opposition frontale avec une partie du mouvement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>POURQUOI LES FEMMES DE 50 ANS SONT AU CŒUR DE LA PROCHAINE RÉVOLUTION ÉCONOMIQUE</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Apr 2026 14:42:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous vivons plus longtemps, mais nos entreprises, nos systèmes de santé et nos imaginaires restent construits autour d’une vie courte. Et si la longévité était moins un problème à gérer qu’un bouleversement à penser ? Une transformation qui place les femmes de 50 ans et plus au cœur des enjeux économiques, sociaux et politiques de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nous vivons plus longtemps, mais nos entreprises, nos systèmes de santé et nos imaginaires restent construits autour d’une vie courte. Et si la longévité était moins un problème à gérer qu’un bouleversement à penser ? Une transformation qui place les femmes de 50 ans et plus au cœur des enjeux économiques, sociaux et politiques de demain.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous vivons plus longtemps, mais nous continuons à organiser nos existences comme si elles tenaient encore dans un scénario hérité du siècle dernier. On se forme dans la jeunesse. On travaille au milieu de sa vie. On se retire ensuite du jeu, comme si la retraite marquait mécaniquement l’entrée dans une zone de retrait social, économique et symbolique. Ce modèle en trois temps a longtemps structuré nos politiques publiques, nos entreprises, nos imaginaires familiaux et même notre manière de nous raconter. Il reste pourtant de moins en moins adapté à la réalité des trajectoires contemporaines. Les vies s’allongent, les carrières se fragmentent, les reconversions se multiplient, les séparations, les reprises d’études, les créations d’activité ou les engagements nouveaux apparaissent désormais à des âges que l’ancien logiciel rangeait déjà du côté de la sortie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément ce que souligne l<a href="https://longevity.stanford.edu/the-new-map-of-life-full-report/">e programme <strong>The New Map of Life</strong>, porté par le <strong>Stanford Center on Longevity</strong></a>. Ses chercheurs appellent à repenser toute l’architecture de nos vies à partir d’un fait simple : la perspective d’une vie de 100 ans change tout. Le rapport pointe l’obsolescence du modèle dominant, fondé sur <em>« trois étapes linéaires et distinctes : l’éducation, le travail et la retraite »</em>. Une formule qui résume à elle seule le retard de nos sociétés. Nous avons gagné des années, mais nous les avons ajoutées à la fin de la vie au lieu de redistribuer les possibles tout au long du parcours. Le même rapport formule l&#8217;idée  que <em>« Le milieu de la vie est un moment aussi légitime pour se lancer ou bifurquer que l’adolescence »</em>. Car l’enjeu n’est pas seulement de vivre plus longtemps. Il est de savoir ce que ces années supplémentaires rendent possible. Une femme de 52 ans qui bifurque professionnellement, une salariée de 57 ans qui se forme à un nouveau métier, une entrepreneure qui lance son activité à 60 ans ou une veuve qui retombe amoureuse à 72 ans ne devraient plus être présentées comme des exceptions attendrissantes. Elles incarnent une réalité massive, encore trop peu pensée, de la longévité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les femmes, ce déplacement est crucial. La cinquantaine reste encore trop souvent racontée à travers la perte supposée de désirabilité, de visibilité, de fécondité, de place dans l’entreprise, de centralité dans la famille. Or cette décennie correspond aussi, pour beaucoup, à un moment de clarification. Les enfants grandissent, les contraintes familiales se déplacent, les priorités changent, les compromis pèsent différemment. Certaines veulent transmettre. D’autres veulent créer. D’autres encore veulent reprendre la main sur une vie professionnelle qui les a trop longtemps assignées à la disponibilité, au soin ou à l’effacement. C’est là que la révolution de la longévité devient profondément politique. Elle interroge la manière dont une société autorise, ou empêche, les femmes qui vieillissent à continuer d’exister comme sujets de désir, de travail, d’ambition et de décision.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vieux monde a pensé la vie comme une ligne droite. La longévité nous oblige à la penser comme une trajectoire plus souple, encore faut-il que les institutions, les entreprises et les récits collectifs cessent de traiter ces élans comme des anomalies.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’économie n’a pas encore compris le pouvoir des plus de 50 ans</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le monde économique aime parler d’innovation. Il célèbre la disruption, les nouvelles technologies, les marchés émergents, les usages de demain. Mais il continue souvent à regarder la longévité avec les lunettes d’hier. Dès qu’il est question d’âge, le vocabulaire se rétrécit. On parle coût, dépendance, retraite, absentéisme, adaptation. Beaucoup plus rarement désir, pouvoir d’achat, expérience, transmission, création de valeur. C’est pourtant l’un des grands contresens de notre époque. Les plus de 50 ans ne sont pas une population périphérique. Ils représentent déjà une force économique massive. Selon l’AARP, l’économie mondiale de la longévité a contribué à hauteur de 45 000 milliards de dollars au PIB mondial en 2020. Cette contribution pourrait atteindre 118 000 milliards de dollars en 2050. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réalité oblige à renverser le récit dominant. Les plus de 50 ans sont trop souvent décrits comme un poids pour les systèmes sociaux, alors qu’ils soutiennent une part considérable de l’activité économique. Ils travaillent, consomment, épargnent, investissent, transmettent, accompagnent leurs proches, financent parfois leurs enfants adultes, soutiennent leurs parents âgés et prennent de plus en plus de décisions dans la santé, le logement, les loisirs ou les services. Mais ce pouvoir reste largement sous-estimé. Dans les entreprises, l’innovation reste encore associée à la jeunesse, comme si la capacité à inventer, apprendre ou transformer disparaissait avec l’âge. Ce réflexe traverse le recrutement, les campagnes publicitaires, les politiques RH et les représentations médiatiques. Le marché parle aux jeunes pour vendre à tout le monde. Il oublie au passage une génération qui concentre pourtant de l’expérience, du pouvoir de décision et une capacité d’influence considérable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certaines initiatives commencent à traduire ce changement de regard. <a href="https://ageing-better.org.uk/employer-pledge" type="link" id="https://ageing-better.org.uk/employer-pledge">Au Royaume-Uni, le Centre for Ageing Better a lancé l’Age-friendly Employer Pledge,</a> un engagement signé par plus de 500 organisations. L’objectif est d’aider les employeurs à mieux recruter, retenir et faire évoluer les personnes de 50 ans et plus. Le dispositif invite les entreprises à analyser leurs données d’âge, à revoir leurs pratiques de recrutement, à développer la flexibilité, à soutenir la formation tout au long de la vie et à mieux accompagner les questions de santé au travail. La formule choisie par l&#8221;association résume bien l’enjeu : <em>« Et si une main-d’œuvre vieillissante était considérée comme un avantage, plutôt qu’un obstacle ? »</em> </p>



<p class="wp-block-paragraph">En France, ce décalage reste particulièrement visible. France Travail a lancé une <strong>Mobilisation 50+</strong> pour répondre à la situation des demandeurs d’emploi seniors. L’organisme rappelle que les personnes de 50 ans et plus restent en moyenne presque deux fois plus longtemps au chômage que les 25-49 ans, et que seuls 25 % retrouvent un emploi dans les six mois, contre 41 % des moins de 50 ans. Le sujet dépasse donc largement la question des seniors. Il oblige à repenser ce que l’on appelle talent, potentiel et innovation. Tant que la nouveauté sera confondue avec la jeunesse, les entreprises passeront à côté d’une partie décisive de la valeur disponible. Et tant que les plus de 50 ans seront considérés comme une catégorie à gérer plutôt que comme une puissance à intégrer, l’économie de la longévité restera un marché immense, mais mal compris.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les femmes sont au coeur du sujet de la longévité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parler de longévité sans parler des femmes revient à passer à côté du cœur du sujet. Elles vivent plus longtemps, avancent plus souvent dans l’âge avec des parcours professionnels fragmentés, assument une part majeure du soin aux autres et arrivent à la retraite avec des pensions plus faibles. <a href="https://jaipiscineavecsimone.com/femmes-de-plus-de-50-ans-mener-monde/">Elles sont à la fois les grandes actrices de cette révolution démographique </a>et celles qui en supportent le plus durement les angles morts. L’<strong>AARP</strong> rappelle que la population mondiale des femmes de 60 ans et plus devrait presque doubler d’ici 2050, passant de <strong>605 millions en 2020 à 1,14 milliard</strong>. L’organisation souligne aussi leur rôle majeur dans l’économie de la longévité. <a href="https://www.youtube.com/watch?v=0yDeW64YHQw">Les femmes de plus de 50 ans travaillent, consomment, soutiennent leurs proches, prennent des décisions financières, assurent une part considérable du care</a> et contribuent à la croissance par du travail rémunéré comme par du travail invisible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette puissance reste pourtant très mal reconnue. Les femmes qui vieillissent cumulent plusieurs formes d’effacement. Dans l’emploi, elles subissent à la fois le sexisme et l’âgisme. Dans la famille, elles restent souvent désignées comme les grandes organisatrices du soin. Dans les récits médiatiques, elles disparaissent plus vite que les hommes du champ de la désirabilité, de l’ambition et du pouvoir. La longévité ne produit donc pas les mêmes effets selon le genre. Pour les femmes, vivre plus longtemps signifie aussi avancer dans une société qui continue de sous-estimer leur valeur à mesure qu’elles prennent de l’âge. En France, les chiffres du Défenseur des droits donnent un appui très clair à ce constat. <a href="https://www.defenseurdesdroits.fr/discriminations-dans-lemploi-des-plus-de-50-ans-un-tiers-des-seniors-se-disent-inquiets-quant-leur" type="link" id="https://www.defenseurdesdroits.fr/discriminations-dans-lemploi-des-plus-de-50-ans-un-tiers-des-seniors-se-disent-inquiets-quant-leur">Son baromètre 2024 montre que les discriminations dans l’emploi touchent davantage les femmes seniors que les hommes seniors</a>, avec <strong>26 % des femmes de plus de 50 ans concernées, contre 20 % des hommes</strong>. L’âge ne s’ajoute pas simplement au genre. Il le reconfigure. Le vieillissement d&#8217;une femme reste jugé à l&#8217;aune de norme plus sévères.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La ménopause dans le radar du vieillissement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La ménopause illustre parfaitement cette zone aveugle. Elle concerne des millions de femmes au moment même où elles possèdent de l’expérience, de l’autorité, des compétences et une connaissance fine de leur métier. Pourtant, elle reste encore trop rarement intégrée dans les politiques de santé au travail. Au Royaume-Uni, l’initiative <strong>Menopause Workplace Pledge</strong>, portée par <strong>Wellbeing of Women</strong>, a été signée par plus de <strong>7 800 organisations</strong>. Le dispositif appelle les employeurs à mieux soutenir les personnes concernées par la ménopause, à former les managers et à adapter les environnements de travail. <em>« Les femmes représentent près de la moitié de la main-d’œuvre britannique, mais beaucoup se sentent contraintes de réduire leurs horaires, de renoncer à des promotions ou même de quitter leur emploi faute de soutien autour de la ménopause. » </em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La longévité féminine ne peut donc pas être pensée uniquement comme une avancée biologique ou démographique. Elle oblige à regarder ce que les femmes donnent tout au long de leur vie, ce qu’elles produisent, transmettent. Travail rémunéré, charge mentale, soutien aux enfants adultes, aide aux parents âgés, engagement associatif, consommation, expertise professionnelle, mémoire collective. Une grande partie de l’économie repose déjà sur elles, mais cette contribution reste souvent dispersée, naturalisée, peu comptabilisée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pour ces multiples raisons que la révolution de la longévité devient un enjeu féministe. Elle peut ouvrir une période nouvelle, faite de reconversions, de puissance économique, de transmission et de liberté. Elle peut aussi reconduire les vieux déséquilibres si elle se contente d’ajouter des années à des vies déjà traversées par les inégalités. La question centrale n’est donc pas seulement de vivre plus longtemps. <a href="https://fondationdesfemmes.org/note/le-cout-de-la-seniorite-des-femmes/">Elle est de savoir dans quelles conditions les femmes avancent dans l’âge, avec quelle reconnaissance, quelle sécurité financière, quelle place dans le travail et quelle visibilité dans la société.</a> Les femmes de 50 ans et plus ne sont pas une sous-catégorie du vieillissement. Elles sont l’un des visages les plus puissants de la longévité. Les regarder comme telles, c’est changer de perspective. Ce n’est plus leur demander de s’adapter à un monde qui les efface trop tôt. </p>
<p>L’article <a href="https://jaipiscineavecsimone.com/pourquoi-les-femmes-de-50-ans-sont-au-coeur-de-la-prochaine-revolution-economique/">POURQUOI LES FEMMES DE 50 ANS SONT AU CŒUR DE LA PROCHAINE RÉVOLUTION ÉCONOMIQUE</a> est apparu en premier sur <a href="https://jaipiscineavecsimone.com">J&#039;ai piscine avec Simone</a>.</p>
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