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	<title>Mathilde Doiezie, auteur/autrice sur J&#039;ai piscine avec Simone</title>
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	<title>Mathilde Doiezie, auteur/autrice sur J&#039;ai piscine avec Simone</title>
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		<title>WORLD WITH WOMEN : LA MOBILISATION QUI VEUT TOUTES NOUS METTRE SUR PAUSE</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mathilde Doiezie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Oct 2026 07:57:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Inspirée par l&#8217;initiative des Islandaises en 1975, une mobilisation ambitionne de mettre les femmes à l&#8217;arrêt en France le 13 octobre pour faire avancer les enjeux d&#8217;égalité femmes-hommes. « Les femmes sauveront-elles le monde ? » C&#8217;est au moment d&#8217;une conférence lors des Universités d&#8217;été de l&#8217;économie de demain, fin août 2025, que l&#8217;entrepreneuse Marie Eloy a évoqué [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Inspirée par l&#8217;initiative des Islandaises en 1975, une mobilisation ambitionne de mettre les femmes à l&#8217;arrêt en France le 13 octobre pour faire avancer les enjeux d&#8217;égalité femmes-hommes.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Les femmes sauveront-elles le monde ? » C&#8217;est au moment d&#8217;une conférence lors des <a href="https://2025.ued.eco/eventagenda">Universités d&#8217;été de l&#8217;économie de demain</a>, fin août 2025, que l&#8217;entrepreneuse Marie Eloy a évoqué son ouvrage éponyme et, surtout le manque de parité dans le monde et son cocktails d&#8217;effets délétères. Puis elle a rappelé comment 90 % des Islandaises s&#8217;étaient soulevées contre les inégalités en octobre 1975, se mettant toutes en grève de travail et de tâches ménagères, afin que l&#8217;ensemble de la société comprenne leur rôle crucial et la nécessité d&#8217;appliquer l&#8217;égalité femmes-hommes. Un moment fondateur qui entraîna des changements de législation en faveur des femmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dominique Crochu, 75 ans, se souvient de cette anecdote, puisqu&#8217;elle était assise dans l&#8217;auditoire. Cette figure du développement du football féminin en France évoque les bruissements qui ont parcouru l&#8217;assemblée. <em>« Et si on s&#8217;inspirait des Islandaises ? Et si on faisait la même chose ici, en France ? »</em> Un enthousiasme fédérateur. Très vite, un cercle de personnes convaincues par l&#8217;idée se constitue : Marie Eloy, la journaliste Caroline Blaes, l&#8217;ancienne ministre à l&#8217;Égalité entre les femmes et les hommes Élisabeth Moreno, la cofondatrice de My Little Paris Céline Orjubin, le fondateur de Diversidays Anthony Babkine&#8230;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>« La mixité n&#8217;est pas une option »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ensemble, ce groupe initie le mouvement baptisé World with women. Fin mars, celui-ci annonce la mobilisation à venir : <em>« le 13 octobre 2026, World With Women appelle toutes les femmes qui le peuvent à suspendre leurs activités professionnelles et privées, et à ne pas consommer. Pendant 24 heures, dans toutes les régions du monde, nous nous retrouverons pour une mobilisation joyeuse et positive. »</em> Le but ? Promouvoir plus de mixité, avec davantage de répartition entre les femmes et les hommes dans les différentes sphères professionnelles, sociales ou personnelles. <em>« La mixité n’est pas une option. Elle est la condition pour répondre aux crises multiples »</em>, écrit d&#8217;ailleurs World With Women.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car les faits sont tenaces : encore aujourd&#8217;hui, <a href="https://www.unwomen.org/en/digital-library/publications/2025/03/women-in-politics-map-2025">88 % des chefs d&#8217;État sont des hommes</a>, <a href="https://www.eba.europa.eu/publications-and-media/press-releases/eba-report-shows-persistent-gender-imbalance-and-pay-gaps-eu-banking-leadership">88 % des dirigeants de banques européennes sont des hommes</a>, <a href="https://www.laboratoiredelegalite.org/2220-2/">78 % des algorithmes sont conçus par des hommes</a>, <a href="https://www.liberation.fr/sciences/des-prix-nobel-toujours-tres-masculins-et-de-plus-en-plus-ages-20211011_YKTNPXRUZVB7FBWZCANHTWHAOQ/">94 % des prix Nobel sont attribués à des hommes</a>… Autant de chiffres qui font dire à Dominique Crochu que <em>« ça ne va pas »</em>. Alors la septuagénaire s&#8217;est investie depuis le mois de mars dans le comité de pilotage de World with women. <em>« Je me suis rendue compte que finalement, la mixité, on n&#8217;avait jamais essayé. Or, plus il y en aura, plus on aura de chances d&#8217;avoir un monde qui va mieux. Car là, on ne peut pas dire qu&#8217;avec cette situation, il va bien »</em>, ironise-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme l&#8217;ensemble du mouvement, Dominique Crochu insiste sur la notion de mixité, plus qu&#8217;elle ne parle directement de féminisme. Les ambitions sont les mêmes, mais World with women insiste pour dire qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;imaginer le <em>« monde avec les femmes »</em>, sans être <em>« contre les hommes »</em>. Une manière de ne pas froisser certains de ces messieurs qui se sentent encore exclus par l&#8217;adjectif féministe. <em>« Il faut que les hommes soient nos alliés, sinon c&#8217;est encore plus difficile »</em>, plaide Dominique Crochu. Plusieurs hommes sont ainsi engagés directement au sein de l&#8217;organisation. World with women invite aussi l&#8217;ensemble d&#8217;entre eux à soutenir l&#8217;initiative <em>« en prenant le relais des tâches habituellement assumées par les femmes »</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Antennes locales et mouvement international</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis l&#8217;annonce de l&#8217;événement, plus de 200 associations ont rejoint le mouvement World with women. Qui se démultiplie à travers la France, grâce à plus d&#8217;une <a href="https://engage.worldwithwomen.com/carte">trentaine de comités locaux</a>, de Nantes à Marseille en passant par Annecy, Orléans, Ribeauvillé, Dreux&#8230; À Paris, le rendez-vous aura lieu à partir de 11h30 place de la Bastille. Le 13 octobre, la mobilisation aura aussi une portée internationale, avec des actions dans une quarantaine de pays&nbsp;: Autriche, Italie, Rwanda, Tunisie&#8230; et bien sûr l&#8217;Islande&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concrètement, le 13 octobre, toutes les femmes sont appelées à s&#8217;arrêter : en prenant un journée de congé ou de RTT, en suspendant leurs activités lorsqu&#8217;elles le peuvent&#8230; Pas de caisse de grève prévue pour soutenir celles qui voudraient s&#8217;arrêter de travailler, mais hésitent en raison de l&#8217;impact sur leurs revenus. Mais Dominique Crochu explique que le soutien au mouvement peut se traduire par d&#8217;autres actes : s&#8217;arrêter juste une heure, porter un badge ou un tee-shirt de soutien, ne pas se rendre à la réunion d&#8217;un club ou d&#8217;une association dans laquelle on est engagée, réduire les tâches ménagères&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Il s&#8217;agit d&#8217;une première fondation, mais on ne va pas s&#8217;arrêter là »</em>, insiste l&#8217;enthousiaste septuagénaire. World with women ambitionne que cette journée serve de prise de conscience, pour ensuite accélérer la demande de mesures concrètes en faveur de l&#8217;égalité femmes-hommes : accès universel aux soins de santé sexuelle et reproductive, loi intégrale de lutte contre les violences sexuelles, inscription de l&#8217;égalité dans la Constitution, parité dans toutes les instances de décisions publiques et privées, revalorisation financière des missions d&#8217;éducation, de soin et de service portées majoritairement par les femmes&#8230; Alors, on s&#8217;arrête ? Pour mieux repartir.</p>
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		<title>OBJETS DE CHOIX : QUAND L&#8217;HISTOIRE DU PLANNING FAMILIAL S&#8217;EXPOSE</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mathilde Doiezie]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Oct 2026 06:49:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Incontournable dans la vie des femmes, l&#8217;association Le Planning familial fête ses 70 ans cette année. L&#8217;occasion, pour le Musée des féminismes en préfiguration à Angers, de la célébrer en retraçant l&#8217;histoire de ses différentes luttes. Le spéculum est rentré dans une boîte en bois. En position ouverte, il donne accès à une image&#160;: la [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Incontournable dans la vie des femmes, l&#8217;association Le Planning familial fête ses 70 ans cette année. L&#8217;occasion, pour le Musée des féminismes en préfiguration à Angers, de la célébrer en retraçant l&#8217;histoire de ses différentes luttes.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le spéculum est rentré dans une boîte en bois. En position ouverte, il donne accès à une image&nbsp;: la photographie d&#8217;un col de l&#8217;utérus. Un élément de l&#8217;appareil génital de la moitié de l&#8217;humanité&#8230; et pourtant si peu connu, si peu vu, tellement tabou. Juste à côté, des plantes reconnues pour leurs propriétés abortives. Plus loin, un fauteuil gynécologique où chacun·e est libre de s&#8217;asseoir pour ressentir la position de vulnérabilité dans laquelle les femmes se retrouvent lorsqu&#8217;elles sont examinées. Sur un autre panneau, des outils de prévention comme une «&nbsp;capote de verre&nbsp;» pour se protéger contre la soumission chimique ou l&#8217;outil du violentomètre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l&#8217;Hôtel des Pénitentes, belle bâtisse au cœur du quartier de la Doutre à Angers, l&#8217;association Afémuse a pris ses quartiers mi-septembre. Créée en 2022, celle-ci vise à concrétiser la création du premier Musée des féminismes en France. Après une première exposition en 2025 («&nbsp;Les femmes sont dans la rue&nbsp;!&nbsp;»), l&#8217;Afémuse a choisi cette année de rendre hommage à une association incontournable dans le paysage féministe&nbsp;: le Planning familial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette année, celui-ci fête ses 70 bougies. Un anniversaire célébré dans un contexte de plus en plus difficile pour elle, face à la montée de discours masculinistes, anti-féministes et de l&#8217;extrême droite. Aussi, en raison de <a href="https://www.planning-familial.org/fr/le-planning-familial-de-maine-et-loire-49/le-planning-familial/cp-lextreme-droite-coupe-les">nombreuses coupes budgétaires</a> auxquelles la confédération et ses différentes associations départementales font face, réduisant son champ d&#8217;action.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des combats qui ont évolué au cours de l&#8217;histoire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les combats portés par le Planning familial sont pourtant d&#8217;intérêt général. À Angers, sept parties couvrent sept enjeux qu&#8217;il a défendu ou défend encore. <em>«&nbsp;Son combat initial portrait sur l&#8217;accès à la contraception. Puis lors de l&#8217;obtention de la</em> <a href="https://www.planning-familial.org/fr/la-loi-neuwirth-legalisant-la-contraception-est-adoptee-161"><em>loi Neuwirth en 1967</em></a><em>, il y a eu une rupture entre les membres historiques et la base militante, qui souhaitait continuer à défendre les droits sexuels et reproductifs des femmes. 1975 a marqué un autre tournant, avec la</em> <a href="https://www.planning-familial.org/fr/la-loi-veil-autorise-livg-157"><em>légalisation de l&#8217;avortement</em></a> <em>et de nouvelles luttes sont encore apparues&nbsp;»</em>, explique Lucile Devulder, cheffe de projet à l&#8217;Aéfmuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et pour donner à voir et à comprendre ces différents combats, l&#8217;Afémuse s&#8217;est reposé sur la <em>«&nbsp;matérialité des objets&nbsp;»</em>. Des objets qui touchent beaucoup à l&#8217;intime, au quotidien et qu&#8217;on voit peu dans les musées. <em>«&nbsp;L&#8217;idée, c&#8217;est de donner à voir et à tester&nbsp;»</em>, complète Christine Bard, professeure d&#8217;histoire contemporaine spécialiste de l&#8217;histoire des femmes et du genre, co-commissaire de l&#8217;exposition. La plupart d&#8217;entre eux ont été prêtés ou donnés par des militantes. Comme la valise abortive basée sur la méthode de Karman par aspiration, gardée par une membre du MLAC pendant 40 ans sous son lit, une anecdote racontée lors de l&#8217;inauguration.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Objets de connaissance, objets de lutte</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces objets ont permis aux femmes de mieux comprendre le fonctionnement de leurs organes reproductifs ou de mieux cerner ce qu&#8217;il se passait lors d&#8217;un accouchement. Comme avec cette reproduction du mannequin pédagogique en tissu de la sage-femme Angélique Le Boursier du Coudray, véritable pionnière qui parcourut la France au 18e siècle pour former des sage-femmes et des chirurgiens partout sur le territoire.<br><br>Il s&#8217;agit aussi d&#8217;objets de lutte contre les discriminations ou la violence conjugale, avec le bureau-type d&#8217;une écoutante. D&#8217;objets de controverse, rappelant par exemple les scandales médicaux avec la contraception forcée ou les tests forcés de contraceptifs sur des femmes racisées, dans une perspective raciale et coloniale. D&#8217;objets comme des banderoles ayant contribué à porter haut et fort les revendications féministes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Prochaine installation pérenne</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La plupart d&#8217;entre eux font désormais partie de la collection du Musée des féminismes en préfiguration. Pour lequel les planètes paraissent s&#8217;aligner&#8230; L&#8217;Hôtel des Pénitentes où l&#8217;exposition est hébergée semble être un lieu tout trouvé pour poser ses fondations définitives. L&#8217;endroit permettrait d&#8217;effectuer un véritable retournement du stigmate, comme les féministes l&#8217;ont fait pendant des années. Car ici, entre le 17e et le 19e siècle, l&#8217;édifice a servi de lieu d&#8217;enfermement pour des «&nbsp;femmes et filles de mauvaise vie&nbsp;», avant de servir de prison pour femmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La conclusion d&#8217;études architecturales donnera prochainement le mot final à ces recherches, afin de savoir si ce lieu deviendra le siège des archives de l&#8217;émancipation féminine. Le maire d&#8217;Angers, Christophe Béchu (LR), a en tout cas confirmé que l&#8217;association Afémuse aurait accès en 2027 à une «&nbsp;maison de projet&nbsp;» dans la ville, avant un lieu définitif où s&#8217;établir. En attendant, l&#8217;association Afémuses prévoit de nombreuses actions culturelles autour de l&#8217;exposition, auprès de publics variés à Angers. Avant de la faire circuler ailleurs en France, pour démultiplier l&#8217;accès à la connaissance de l&#8217;histoire des femmes à travers ces objets ayant jalonné leur vie.<br><br></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Objets de choix, une autre histoire du Planning familial. Corps, intimité, politique.<br>Organisé par le Musée des féminismes, porté par l&#8217;association Afémuse<br>Hôtel des Pénitentes &#8211; 23 boulevard Descazeaux, 49100 Angers<br>Du 19 septembre 2026 au 3 janvier 2027<br>Tarif libre</em></p>
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		<title>DU FOOT EN MARCHANT : L&#8217;EMANCIPATION PAR LE TERRAIN APRES 50 ANS</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mathilde Doiezie]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Jul 2026 09:14:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À côté de la Coupe du monde de football masculin occupant le terrain médiatique, de plus en plus de femmes pratiquent le football passé 50 ans. Elles se tournent en particulier vers le foot en marchant, une discipline plus douce, où elles sont largement les bienvenues. «&#160;Je n&#8217;avais pas pu faire de football quand j&#8217;étais [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>À côté de la Coupe du monde de football masculin occupant le terrain médiatique, de plus en plus de femmes pratiquent le football passé 50 ans. Elles se tournent en particulier vers le foot en marchant, une discipline plus douce, où elles sont largement les bienvenues.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;Je n&#8217;avais pas pu faire de football quand j&#8217;étais jeune, parce qu&#8217;il n&#8217;y avait pas d&#8217;équipe féminine dans le club de mon village&nbsp;»</em>. Isabelle Boudais, 54 ans, a grandi à Plumeleuc, une vingtaine de kilomètres à l&#8217;ouest de Rennes. Son père était arbitre de foot et elle, mordue de la discipline. Tous les dimanches, au stade, elle suivait les matchs et jouait à côté du terrain avec les garçons de son âge. Mais officiellement, c&#8217;est au basket qu&#8217;elle était inscrite. Un autre sport collectif, tel qu&#8217;elle affectionne toute pratique physique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Adulte, elle s&#8217;investit dans le club de football de ses enfants, le Football Club Hermitage Chapelle Cintré (Ille-et-Vilaine), et se retrouve à prendre la responsabilité du développement d&#8217;une équipe de foot en marchant. La discipline vient du Royaume-Uni et a débarqué en France au cours des années 2010. Aujourd&#8217;hui, plus de 145 équipes dédiées sont réparties un peu partout dans le pays (voir la <a href="https://www.walkingfootballfrance.com/listeclubs%20">liste de Walking Football France</a>).</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une version alternative du football</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Finalement, Isabelle Baudais se laisse tenter elle-même.<em> «&nbsp;J&#8217;ai toujours fait du sport, mais je me suis arrêtée deux fois car je m&#8217;étais cassé les ligaments croisés au basket. J&#8217;avais repris le badminton entre mes opérations, mais le foot en marchant m&#8217;a ensuite tentée, car c&#8217;est un &#8220;sport santé&#8221;&nbsp;»</em>, décrit-elle entre le retour de son travail et une réunion au club. Le «&nbsp;sport santé&nbsp;» désigne toute activité physique visant à améliorer la qualité de vie et à lutter contre la sédentarité, avec ou sans pathologie, d&#8217;après la Stratégie nationale sport-santé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le foot en marchant, lui, est une «&nbsp;<em>version lente du football avec des règles aménagées permettant une pratique loisir totalement sécurisée et accessible à tous et toutes (intergénérationnelle, mixité hommes-femmes et/ou sociale, inclusion)&nbsp;»</em>, décrit la Fédération française de football. Il se pratique à effectif réduit, à 5 contre 5 ou à 6 contre 6. Plusieurs règles diffèrent&nbsp;: interdiction de courir, pas de hors-jeu, tacles et contacts interdits&#8230;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Toucher un ballon pour la première fois</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces aménagements ont permis à Cynthia Valette, 42 ans, de toucher pour la première fois de sa vie à un ballon. Arrivée en Bretagne depuis sa Polynésie natale en 2019, elle cherchait à s&#8217;intégrer davantage dans la région et à faire des rencontres. C&#8217;est la mère d&#8217;une copine de sa fille qui lui a parlé de l&#8217;équipe dans laquelle elle pratiquait. Elle est allée par curiosité à l&#8217;un de leurs entraînements&#8230; et cela fait désormais trois ans qu&#8217;elle pratique. <em>«&nbsp;La bonne ambiance entre les joueurs et les joueuses m&#8217;a plu. Et les règles obligent à mener un jeu collectif. Cela permet à des personnes comme moi de pouvoir débuter et jouer, alors qu&#8217;au foot normal un joueur peut faire la partie quasiment à lui tout seul&nbsp;»</em>, dit-elle. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Auparavant, Cynthia Valette n&#8217;avait jamais fait de sport en club. Juste un peu de pirogue, de natation ou de volley avec des copains ou des copines. Puis son arrivée en Bretagne, la recherche d&#8217;un boulot, son travail trouvé en tant qu&#8217;aide à domicile avec des horaires en décalé&#8230; ne l&#8217;ont pas aidée à s&#8217;inscrire à un sport. Aujourd&#8217;hui, c&#8217;est elle qui gère l&#8217;équipe de foot en marchant au club Roz Chas à Le Trévoux (Finistère). La doyenne a 67 ans et est arrivée l&#8217;an dernier, sans jamais avoir touché un ballon auparavant non plus.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Du temps pour la pratique collective</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Leurs parcours ressemblent à ce que Melissa-Asli Petit a pu observer sur différents terrains. Sociologue du sport, spécialiste du vieillissement, elle étudie particulièrement la pratique du football par des femmes de plus de 50 ans. Elle s&#8217;est rendu compte que<em> «&nbsp;l&#8217;arrivée des femmes dans le monde du travail ou l&#8217;arrivée des enfants les conduit souvent à moins pratiquer de sport collectif et davantage de sport individuel comme la course à pied, la piscine&#8230; Une activité sur laquelle elles ont un pouvoir d&#8217;organisation temporelle&nbsp;»</em>, élabore-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis, passé 50 ans <em>«&nbsp;les femmes acquièrent une plus grande liberté dans leur gestion du temps, leurs enfants deviennent grands, elles deviennent davantage maîtresses de leur désir et se décalent du regard des autres&nbsp;»</em>, poursuit la spécialiste. La médiatisation d&#8217;initiatives portées par des femmes plus âgées participe à l&#8217;effet boule de neige pour le football. Comme le Tournoi de foot international des mamies (Grannies International Football Tournament, en anglais) porté par <a href="https://france3-regions.franceinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/rhone/lyon/football-l-equipe-des-z-amies-foot-des-femmes-toutes-survivantes-d-un-cancer-prepare-un-tournoi-international-en-2027-3382648.html">«&nbsp;Mama Beka&nbsp;»</a>, de son vrai nom Rebecca Beka Ntsanwisi. Ou l&#8217;association<a href="https://footeuses-a-tout-age.fr/"> Footeuses à tout âge</a>, en France.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Emancipation par le ballon</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Et qu&#8217;importent les regards posés sur soi. <em>«&nbsp;Quand on entend foot en marchant, on a l&#8217;impression que c’est une balade, mais c’est vachement cardio, il faut tenir la cadence&nbsp;»</em>, raconte Cynthia Valette. <em>«&nbsp;Tout de suite les gens rigolent, mais on fait régulièrement des portes ouvertes ou des démonstrations dans des lycées. Et tout le monde remarque bien que c&#8217;est assez physique et technique. Puisqu&#8217;il n&#8217;y a pas le droit de courir, il faut que la passe soit réalisée au bon endroit pour être réceptionnée&nbsp;»</em>, complète Isabelle Baudais.&nbsp; </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux femmes prennent énormément de plaisir à pratiquer le football ainsi et montent en compétences physiques. Isabelle Baudais fait même partie de l&#8217;équipe de France féminine des 50 ans et plus de football en marchant, où elle est la seule joueuse (excepté la buteuse) à ne jamais avoir fait de football auparavant. L&#8217;an dernier, elle était en Espagne pour la Coupe du monde, d&#8217;où son équipe est revenue victorieuse. <em>«&nbsp;C&#8217;est beaucoup d&#8217;émotion quand même de représenter son pays, d&#8217;entonner l&#8217;hymne national, même si c&#8217;est pour le foot en marchant&nbsp;»</em>, rapporte-t-elle.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Mixité choisie ou subie&nbsp;?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En Ille-et-Vilaine, son club s&#8217;est même davantage ouvert aux femmes sur le terrain. Une section féminine de foot à 7 a été créée l&#8217;an dernier<em>. «&nbsp;Je vais les aider de temps en temps. Donc je me suis mise au foot traditionnel, mais uniquement lorsqu’elles ont besoin, car elles ont quand même 30 ans de moins que moi&nbsp;»</em>, souffle-t-elle. Sinon, la pratique du foot pour les filles et les femmes reste mixte dans son club. </p>



<p class="wp-block-paragraph">C&#8217;est d&#8217;ailleurs l&#8217;un des traits particuliers du foot en marchant, avec de nombreuses équipes où les femmes et les hommes se mélangent. Le club Roz Chas à Le Trévoux, où Cynthia Valette s&#8217;entraîne, se targue d&#8217;être le premier à avoir accueilli une équipe de foot féminine de foot en marchant. Mais depuis quelques années, elle aussi est devenue mixte, avec 34 adhérents, dont 10 femmes. Les femmes continuent cependant de disputer des matchs avec d&#8217;autres équipes féminines.<br><br>La mixité n&#8217;est pas un sujet pour Cynthia ou Isabelle. Même plutôt une source de plaisir. Seule Melissa-Asli Petit s&#8217;interroge&nbsp;: <em>«&nbsp;S&#8217;il y avait plus de sections Vétéranes +, est-ce qu&#8217;il n&#8217;y aurait pas plus de possibilités pour les femmes de constituer des équipes&nbsp;? Est-ce que la mixité est autorisée pour le foot en marchant par la fédération juste parce qu&#8217;elle le considère comme une deuxième division du football&nbsp;?&nbsp;» </em>Un soupçon de questionnement politique pour pousser les raisonnements d&#8217;un sport qui revendique surtout sa bonne ambiance. Ainsi que la qualité de ses troisièmes mi-temps.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://jaipiscineavecsimone.com/du-foot-en-marchant-lemancipation-par-le-terrain-apres-50-ans/">DU FOOT EN MARCHANT : L&#8217;EMANCIPATION PAR LE TERRAIN APRES 50 ANS</a> est apparu en premier sur <a href="https://jaipiscineavecsimone.com">J&#039;ai piscine avec Simone</a>.</p>
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		<title>Loi intégrale contre les violences sexuelles : contexte, contenu, calendrier&#8230;</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mathilde Doiezie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 06:23:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tous les lundis, depuis l&#8217;affaire Lyhanna, des personnes manifestent devant les tribunaux pour dénoncer le traitement des violences sexuelles et réclamer une loi intégrale. Qu&#8217;est-ce que c&#8217;est ? Tour d&#8217;horizon de son fonctionnement et de ses perspectives. La tragédie du décès de Lyhanna, 11 ans, tuée et victime d&#8217;agressions sexuelles, a fait enfler la colère des [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Tous les lundis, depuis l&#8217;affaire Lyhanna, des personnes manifestent devant les tribunaux pour dénoncer le traitement des violences sexuelles et réclamer une loi intégrale. Qu&#8217;est-ce que c&#8217;est ? Tour d&#8217;horizon de son fonctionnement et de ses perspectives.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La tragédie du décès de Lyhanna, 11 ans, tuée et victime d&#8217;agressions sexuelles, a fait enfler la colère des féministes et des enfantistes, qui défendent les droits des enfants et luttent contre la domination adulte envers eux. Une rage qui a débordé devant le ministère de la Justice et surtout devant les tribunaux, tous les lundis depuis le 8 juin. Sur place, une revendication est scandée : une loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes et aux enfants.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le contexte</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Lyhanna, c’est l’injustice de trop. Parce qu’elle rejoint aujourd’hui la longue liste des femmes et des enfants victimes de viol, d’inceste, de féminicide ou d’infanticide que notre pays n’a pas su protéger »</em>, déclarait le 8 juin la Coalition féministe et enfantiste loi intégrale contre les violences sexuelles. Car les faits ne font que s&#8217;ajouter les uns aux autres. Tandis que les chiffres sont connus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En France, 160 000 enfants sont victimes chaque année de violences sexuelles, selon la CIIVISE (Commission indépendante sur l&#8217;inceste et les violences sexuelles faites aux enfants), créée en 2020 par le gouvernement. En 2023, 277 000 femmes âgées de 18 ans ou plus ont été victimes de viols, tentatives de viol et/ou agressions sexuelles, d&#8217;après l&#8217;Observatoire national des violences faites aux femmes. Et 107 femmes ont également été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis #MeToo en 2017, le nombre de plaintes pour violences sexistes et sexuelles a été multiplié par 3. Mais <a href="https://www.ipp.eu/publication/le-traitement-judiciaire-des-violences-sexuelles-et-conjugales-en-france/">86 % des plaintes pour violences sexuelles sont classées sans suite</a> et 94 % pour les viols, rapportait l&#8217;Institut des politiques publiques en 2024.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&#8217;Espagne, source d&#8217;inspiration</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces tragédies qui perdurent, plus de 130 associations, collectifs, juristes, se sont réunis en 2024 au sein de la <a href="https://www.loi-integrale.fr/">Coalition féministe et enfantiste loi intégrale contre les violences sexuelles</a>, dans le sillage du procès de Mazan concernant les viols subis par Gisèle Pelicot. La coalition a mené un travail collaboratif, inspiré de l&#8217;Espagne, pour imaginer près de 140 propositions afin de répondre globalement à ce problème massif.<br><br>L&#8217;Espagne s&#8217;est dotée d&#8217;une telle loi en 2004, portée par le gouvernement socialiste de José Luis Zapatero. Celle-ci touche à presque tous les domaines, d&#8217;où le surnom de « loi intégrale », ou « loi cadre » : de la protection juridique à l&#8217;éducation, jusqu’à l’assistance sanitaire, sociale et professionnelle. Elle a changé la donne et a placé l&#8217;Espagne comme pays modèle dans le combat contre les violences sexistes et sexuelles. Elle a également été <a href="https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/cultures-monde/affaire-de-la-manada-en-espagne-nommer-un-viol-un-viol-3750003">renforcée au cours des années suivantes</a>. Depuis son instauration, le nombre de féminicides a baissé d&#8217;environ un tiers, d&#8217;après les données du ministère espagnol de l&#8217;Égalité.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ce qu&#8217;elle contient</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les propositions de la Coalition féministe et enfantiste ont déjà inspiré une <a href="https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/textes/l17b2169_proposition-loi">proposition de loi déposée en novembre 2025</a>, avant l&#8217;affaire Lyhanna. Portée par la députée socialiste Céline Thiébault-Martinez et par une coalition parlementaire de plus de 140 députés de tous bords (sauf le Rassemblement national, l’Union des droites pour la République et La France insoumise), celle-ci contient 78 articles.<br><br>Parmi les mesures réclamées, côté police et justice : création d&#8217;unités spécialisées au sein de la police judiciaire pour traiter les violences sexistes et sexuelles (VSS) ; suppression des cours criminelles départementales pour rétablir la compétence des cours d’assises pour juger les crimes sexuels ; formation obligatoire aux violences sexistes et sexuelles du personnel judiciaire et policier ; définition d&#8217;un socle d&#8217;enquête obligatoire dans les affaires de VSS pour éviter les classements sans suite ; suppression du devoir conjugal&#8230;<br><br>Un second volet est dédié à la protection des enfants : création d’un crime spécifique d’inceste, y compris entre cousin·es germain·es ; criminalisation de l’envoi non sollicité d’images ou de vidéos représentant des organes génitaux à des enfants ; interdiction  systématique de toute activité, rémunérée ou bénévole, en contact avec des mineur·es pour une personne condamnée pour violences sexuelles ; mise en place d&#8217;un entretien individuel annuel pour chaque enfant dès l’école maternelle pour dépister toute forme de violence&#8230;<br><br>Et un troisième axe renforce la prévention et la prise en charge des violences sexistes et sexuelles dans le monde du travail : formation obligatoire des salarié·es ; création d&#8217;un protocole‑type de signalement et de traitement&#8230;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un calendrier avec des nuances</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu&#8217;à présent, la proposition de loi n&#8217;avait pas encore été inscrite à l&#8217;ordre du jour de l&#8217;Assemblée nationale. Début juin, juste après la découverte du corps de Lyhanna, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a d&#8217;abord annoncé une série de mesures devant intégrer le projet de loi sur la protection des enfants préparé par le gouvernement. Finalement, il s&#8217;est rangé la semaine dernière à l&#8217;examen de la proposition de loi intégrale et a promis qu&#8217;elle serait étudiée début octobre.<br><br>Toutefois, il a aussi soumis cette proposition de loi à un examen du Conseil d’État, du Conseil économique, social et environnemental et à de nouveaux échanges avec des associations. Ce qui pourra conduire à des modifications. D&#8217;ailleurs, sans attendre leurs retours, le Premier ministre a déjà commencé à faire le tri : sur les 78 mesures, il relève que dix-sept sont déjà « satisfait[es] », que huit figurent déjà dans des textes actuellement en navette parlementaire, que quatre présentent un « risque constitutionnel ou communautaire », que six sont intégrées au « projet de loi sur la protection de l&#8217;enfance »&#8230; Au point d&#8217;écrémer à « 18 mesures autonomes qui doivent faire l&#8217;objet d&#8217;un travail précis ».<br><br>Ravies de l&#8217;annonce de l&#8217;inscription de la proposition de loi à l&#8217;agenda de l&#8217;Assemblée nationale, les organisations féministes promettent d&#8217;être très vigilantes sur l&#8217;ambition de la loi à venir. Et d&#8217;ici là, elles appellent à continuer à faire bloc et à continuer d&#8217;exiger une meilleure protection des femmes et des enfants, avec un <a href="https://www.loi-integrale.fr/appel-a-la-marche-du-4-juillet-2026/">appel pour une manifestation le 4 juillet</a>, un peu partout en France.<br><br></p>
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		<title>SORCIÈRES : L&#8217;HISTOIRE DES FEMMES QUI DÉRANGENT À LA LOUPE D&#8217;UNE EXPO</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mathilde Doiezie]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Jun 2026 06:55:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À Nantes, une exposition retrace l&#8217;une des plus vastes persécutions de l&#8217;histoire en mettant en avant les ressorts historiques et l&#8217;évolution des regards artistiques sur les femmes accusées de sorcellerie. Avant de rentrer dans la pop culture avec des figures sympathiques comme Samantha dans la série «&#160;Ma sorcière bien-aimée&#160;» ou Hermione Granger dans «&#160;Harry Potter&#160;», [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>À Nantes, une exposition retrace l&#8217;une des plus vastes persécutions de l&#8217;histoire en mettant en avant les ressorts historiques et l&#8217;évolution des regards artistiques sur les femmes accusées de sorcellerie.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant de rentrer dans la pop culture avec des figures sympathiques comme Samantha dans la série «&nbsp;Ma sorcière bien-aimée&nbsp;» ou Hermione Granger dans «&nbsp;Harry Potter&nbsp;», la sorcière s&#8217;est traînée une terrible réputation au cours des siècles. Aujourd’hui, de nombreuses femmes ont retourné le stigmate en revendication féministe, avec moult badges et autocollants, mais les ancêtres ont craint pendant plusieurs siècles précédents d&#8217;être considérées comme des sorcières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&#8217;autrice féministe Mona Chollet avait analysé le phénomène et ses retombées contemporaines dans son célèbre essai <a href="https://www.editionsladecouverte.fr/sorcieres-9782355221224">«&nbsp;Sorcières&nbsp;: la puissance invaincue des femmes&nbsp;»</a> (La Découverte, 2018). Cette année, le musée d&#8217;Histoire de Nantes y consacre une exposition qui revient jusqu&#8217;au 28 juin sur quatre siècles de persécutions en Europe, ayant fait périr jusqu&#8217;à 90 000 victimes – dont les trois-quarts étaient des femmes – selon les estimations les plus pessimistes. L&#8217;idée&nbsp;: dévoiler la<em> «&nbsp;réalité historique qui se cache derrière cet imaginaire que nous connaissons tous&nbsp;»</em>, explique la commissaire Krystel Gualdé, directrice scientifique du musée d’Histoire de Nantes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Racines antiques</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&#8217;exposition remonte à l&#8217;Antiquité pour explorer les racines du phénomène, bien avant l&#8217;apparition même du mot «&nbsp;sorcier&nbsp;» ou « sorcière » au 12e siècle. Déjà, les philosophes comme Platon et Aristote considèrent les femmes comme des hommes inachevés. Une «&nbsp;faiblesse&nbsp;» définit par des hommes qui portera atteinte aux femmes tout au long des siècles suivants&#8230; Une amphore représentant Médée égorgeant ses enfants rappelle que les sorcières ont pu être aussi soupçonnées d’infanticides.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, à l&#8217;époque, des magiciennes – autant craintes que vénérées – font aussi partie de la société et sont reconnues pour leurs pouvoirs multiples&nbsp;: celui de composer des philtres, de prédire l&#8217;avenir, de soigner, de jeter ou guérir d’une malédiction&#8230; La magie, le mysticisme, la protection contre le mauvais sort font partie du quotidien, alors que l&#8217;absence de sciences capables d&#8217;expliquer certains phénomènes manque cruellement.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Spécificité féminine</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À partir du 11e siècle, pour asseoir son pouvoir dans la société, l&#8217;Église catholique combat de manière véhémente toutes les pratiques et croyances qu&#8217;elle associe au paganisme. Elle s&#8217;attaque alors aux magiciennes et aux sorcières, devenues responsables de tous les maux&nbsp;inexplicables : épidémies, famines, meurtres, vols, décès&#8230; Des juridictions dédiées à la lutte contre l&#8217;hérésie et à la sorcellerie apparaissent. En particulier à partir de la publication en 1487 du «&nbsp;Malleus Maleficarum&nbsp;», dont un exemplaire est exposé, qui donne un cadre aux crimes de sorcellerie et les associe à une spécificité féminine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu&#8217;au 15e siècle, la féminisation du crime de sorcellerie n&#8217;est pas encore complètement partagée, comme le démontrent des images représentant des hommes initiés. Pourtant, de premières représentations d&#8217;Ève, chassée du paradis avec Adam, montrent le poids de la religion chrétienne dans les liens entre ce qui est considéré comme le péché originel et la première femme de l&#8217;humanité. Les femmes deviennent davantage associées aux forces obscures et à la figure du Diable, en particulier lorsqu&#8217;elles sortent des normes. Et il suffit parfois simplement d&#8217;une dénonciation d&#8217;un voisin pour qu&#8217;une accusation fonde sur elles…</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Discriminations associées</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&#8217;art s&#8217;empare de cette panique morale. Cela passe par des miniatures dans des parchemins ou des livres de théologie. Où des femmes apparaissent surmontant divers animaux ou avec un balai entre les jambes. Les représentations de scènes de «&nbsp;sabbat&nbsp;» – cérémonies qui détourneraient les sacrements de l&#8217;Église – deviennent de plus en plus nombreuses. Le terme est dérivé du «&nbsp;shabbat&nbsp;» des personnes juives, elles aussi régulièrement persécutées. L&#8217;exposition rappelle ainsi à quel point les personnes minorisées et discriminées sont souvent assimilées dans les esprits obtus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les artistes de l&#8217;époque, s&#8217;emparer du sujet est un moyen de s&#8217;émanciper des représentations religieuses, les seules véritablement admises, nous apprend l&#8217;exposition. Elle permet de découvrir des gravures d’Albrecht Dürer et de Hans Baldung Grien . Ainsi qu&#8217;une quantité de peintures sorties des collections de différents musées, qui dépeignent des scènes de réunions démoniaques, de personnages effrayants, de monstres surréalistes à la manière de Jérôme Bosch.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Lutte contre la persécution et réinvention de la figure</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les violences dont sont victimes les femmes accusées de sorcellerie ont presque toujours été dénoncées, mais pas toujours été entendues. Comme d’autres violences faites aux femmes. Certaines voix se sont élevées plus fort que d’autres, comme celle de Christine de Pisan, philosophe et poétesse du 15e siècle, à la pensée féministe. Les aveux obtenus sous torture, faisant foi pour les procès, finissent par être combattus, notamment par le Parlement de Paris, première juridiction qui prend des sanctions contre les juges qui condamnent sans preuve établie. Au fur et à mesure, les élites prennent de la distance vis-à-vis de ces dénonciations, qui se calment. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis la figure de la sorcière évolue. Des liens entre les sorcières et les premières revendications des femmes sont mis en avant. Elles deviennent alors des femmes fatales et dominatrices sous le pinceau des artistes, proches de la nature en devenant guérisseuses ou naturopathes plus tard, rebelles au système patriarcal et à la modernité.</p>



<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph"><br><em>Sorcières<br>Château des ducs de Bretagne – Musée d&#8217;histoire de Nantes<br>Jusqu&#8217;au 28 juin<br></em><a href="https://www.chateaunantes.fr/expositions/sorcieres/"><em>https://www.chateaunantes.fr/expositions/sorcieres/</em></a><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br></p>
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		<item>
		<title>CLAIRE RICHARD : « J’AI COMPRIS QUE JE N&#8217;ÉTAIS PAS SEULE À AVOIR PEUR DE RESSEMBLER À MA MÈRE  »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mathilde Doiezie]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 May 2026 06:30:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans son ouvrage « Pardonner à nos mères », la documentariste radio et autrice de 40 ans explore les relations tumultueuses qui unissent les filles et leurs mères, dans le contexte du patriarcat. Vous avez grandi en vous répétant un mantra : « Je ne serai jamais comme elle ». Pourquoi avez-vous cherché à comprendre ce qui sépare les filles [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans son ouvrage « Pardonner à nos mères », la documentariste radio et autrice de 40 ans explore les relations tumultueuses qui unissent les filles et leurs mères, dans le contexte du patriarcat.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous avez grandi en vous répétant un mantra : « Je ne serai jamais comme elle ». Pourquoi avez-vous cherché à comprendre ce qui sépare les filles de leurs mères ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Parce que j&#8217;étais prise depuis très jeune dans un faisceau de difficultés avec ma mère. C&#8217;était assez douloureux, mais je n&#8217;en parlais jamais avec mes amies, je gardais cela privé. Je vivais la situation comme un problème interpersonnel plus que comme quelque chose de sociologique. Puis en 2019, alors que j&#8217;étais enceinte et traversée de plein de sentiments ambivalents, j&#8217;ai découvert le terme de « matrophobie », développé par la théoricienne féministe américaine Adrienne Rich*. Dans son livre « Naître d&#8217;une femme », elle parle de la peur des filles de devenir comme leur mère, notamment à travers l&#8217;expérience de la maternité, en raison de l&#8217;impossible équation que constitue cette institution dans une société patriarcale. C&#8217;est venu clarifier ce que je ressentais de puis longtemps.</p>



<p class="wp-block-paragraph"> <strong>À ce moment-là, vous découvrez aussi que vous n&#8217;êtes pas seule à chercher à tout prix à éviter de ressembler à votre mère. Qu&#8217;est-ce que cela a changé pour vous ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu&#8217;alors, je n&#8217;avais eu droit qu&#8217;à des explications psychologiques sur la relation avec ma mère qui ne me parlaient pas du tout. Là, tout à coup, je tenais une explication politique. Je me rendais compte qu&#8217;il y avait une expérience partagée autour de cette situation. L&#8217;appel à témoignages pour le livre est venu confirmé cela. Le concept de matrophobie m&#8217;est alors apparu comme une idée puissante que j&#8217;ai eu envie de faire voyager pour mieux la faire connaître.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En quoi une lecture féministe aide-t-elle à comprendre ces différends entre générations de femmes ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand j&#8217;étais adolescente, je n&#8217;avais pas les outils féministes pour comprendre pourquoi je cherchais ainsi à m&#8217;opposer à ma mère et à m&#8217;éloigner de l&#8217;image et du rôle de la féminité qu&#8217;elle me renvoyait. Puis en grandissant, je me suis beaucoup intéressée aux théories féministes. Je trouve que lorsqu&#8217;on met le doigt sur un mécanisme, cela permet d&#8217;être moins à sa merci. Alors j&#8217;ai souhaité contribuer à cette cartographie féministe, sur ce que le patriarcat fait à nos relations intimes. Ceci dit, j&#8217;ai eu très peur de trahir la cause féministe, en pointant du doigt les mères. Surtout que les idées sexistes continuent de circuler vigoureusement parmi les jeunes générations et l&#8217;on pourrait être tentée de se concentrer sur la défense basique du féminisme. Jusqu&#8217;à ce que je me rende compte que cette thématique résonnait chez d&#8217;autres femmes et qu&#8217;il y a un enjeu féministe à explorer la question de la complicité des femmes dans la transmission du patriarcat.</p>



<p class="wp-block-paragraph"> <br><strong>Cette lecture féministe aide-t-elle forcément à « pardonner à nos mères », comme l&#8217;évoque le titre de votre essai ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">J&#8217;ai mis du temps à accepter ce titre, qui était plutôt une suggestion de mon amie et éditrice Victoire Tuaillon <em>[qui dirige la collection Les Renversantes, aux éditions Leduc]</em>. Souvent, la question du devenir des liens familiaux est posée à travers le pardon. Aussi parce que nous vivons dans une société très influencée par la pensée chrétienne. Personnellement, ce n&#8217;est pas un terme que j&#8217;utilise. Ce n&#8217;est pas parce qu&#8217;il s&#8217;agit de nos mères qu&#8217;il faut tout pardonner. J&#8217;ai d&#8217;ailleurs eu des remarques au sujet de ce titre, qui peut créer des malentendus, en particulier pour des personnes victimes de violences physiques ou psychologiques. Avec ce titre, mon souhait était finalement plutôt de s&#8217;interroger sur ce qu&#8217;on fait de cette relation à nos mères et de cette injonction au pardon.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Qu&#8217;est-ce qui peut quand même permettre de comprendre à vos yeux pourquoi un tel décalage s&#8217;opère entre les mères et leurs filles aujourd&#8217;hui ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut comprendre que beaucoup de nos mères<em> [Claire Richard a 40 ans]</em> sont nées avant la généralisation de l&#8217;avortement. Elles font partie de la première génération ayant eu accès à la maîtrise de la contraception. Elles ont pu ouvrir pour la première fois ouvrir un compte à leur nom <em>[à partir de 1965 – voir </em><a href="https://jaipiscineavecsimone.com/60-ans-de-liberte-bancaire-pour-les-femmes/"><em>notre article</em></a><em>]</em>. Elles ont davantage travaillé, tout en devant assumer la double journée à plein pot. Même si la question de l&#8217;inégalité face au travail domestique avait été théorisé par les féministes dès les années 1970, cela a mis du temps à imprégner les mentalités. Surtout, il y a eu un gros <em>backlash [retour en arrière]</em> féministe dans les années 1980 et 1990. Nos mères ont grandi dans un monde encore plus sexiste que le nôtre, donc elles ont reproduit à un certain degré les structures sociales dans lesquelles elles ont elles-mêmes grandi, de manière inconsciente ou parfois dans une forme de protection pour tenter de nous adapter à ce monde inégalitaire. Il faut aussi se souvenir que toutes nos mères sont des filles, qui elles-mêmes ont grandi avec une mère en lutte ou en proie à la société patriarcale et les normes de son époque.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong> Les relations filles-mères sont-elles condamnées à ces difficultés ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Non, je ne pense pas. Du moins, je n&#8217;espère pas. J&#8217;ai justement entamé ce travail en imaginant qu&#8217;il pourrait aussi constituer une sorte d&#8217;archive d&#8217;une forme affective d&#8217;un temps donné. Je remarque qu&#8217;aujourd&#8217;hui, il y a de plus en plus de parents qui se préoccupent de la façon d&#8217;élever des filles de façon plus égalitaire. Il existe plus d&#8217;outils pour cela aussi.</p>



<p class="wp-block-paragraph"> <strong>Votre mère a-t-elle lu votre livre et est-ce venu réparer des choses entre vous ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n&#8217;est pas un livre sur notre relation, j&#8217;en dis d&#8217;ailleurs assez peu de choses. Mais bien sûr elle l&#8217;a lu, c&#8217;était très important pour moi qu&#8217;elle puisse le lire avant qu&#8217;il soit publié. Elle m&#8217;a même dit qu&#8217;elle lirait deux fois, une fois de façon brute et une deuxième de façon plus analytique. Mais elle ne m&#8217;en a pas encore parlé, sans doute qu&#8217;elle n&#8217;y est pas prête. Pourtant, j&#8217;ai l&#8217;impression que depuis l&#8217;écriture et la publication du livre, quelque chose s&#8217;est déjà dénoué entre nous.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.placedeslibraires.fr/listeliv.php?base=allbooks&amp;mots_recherche=pardonner+%C3%A0+nos+m%C3%A8res"><em>Pardonner à nos mères</em></a><em>, coll. Les Renversantes, éditions Leduc, 192 pages, 17 euros, version numérique 12,99 euros</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">*Adrienne Rich, <em>« Naître d&#8217;une femme : la maternité en tant qu&#8217;expérience et institution »</em>, paru pour la première fois aux États-Unis en 1976, puis publié en français chez Denoël / Gonthier en 1981. Une réédition française vient également de paraître en avril chez Hors d&#8217;atteinte, sous le titre <em>« La Maternité obligatoire. De l’expérience intime au poids de l’institution ».</em><br><br><br></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br> </p>
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		<title>S&#8217;IMPLIQUER DANS LES MOBILISATIONS FÉMINISTES PASSÉ 50 ANS</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mathilde Doiezie]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Mar 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l&#8217;occasion du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, J&#8217;ai piscine avec Simone a donné la parole à plusieurs femmes pour questionner leur place dans les mobilisations féministes. Elles nous ont raconté leurs différents héritages, leur prise de conscience tardive ou leur ancrage dans un engagement plus quotidien. Dans les cortèges du 8 [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://jaipiscineavecsimone.com/simpliquer-dans-les-mobilisations-feministes-passe-50-ans/">S&#8217;IMPLIQUER DANS LES MOBILISATIONS FÉMINISTES PASSÉ 50 ANS</a> est apparu en premier sur <a href="https://jaipiscineavecsimone.com">J&#039;ai piscine avec Simone</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>À l&#8217;occasion du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, J&#8217;ai piscine avec Simone a donné la parole à plusieurs femmes pour questionner leur place dans les mobilisations féministes. Elles nous ont raconté leurs différents héritages, leur prise de conscience tardive ou leur ancrage dans un engagement plus quotidien.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les cortèges du 8 mars, les pancartes colorées et les slogans scandés donnent souvent l’image d’un féminisme porté par les jeunes générations. Pourtant, de nombreuses femmes de plus de 50 ans participent aussi aux combats féministes. Parfois dans la rue, parfois autrement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certaines ont grandi dans un univers déjà traversé par les luttes féministes. C&#8217;est le cas de Sophie Khalifa, 54 ans. <em>« Mon arrière-grand-mère était suffragette. Je suis tombée dedans petite. »</em> Ensuite, sa grand-tante a élevé sa mère, puis elle et sa sœur, alors que ses parents avaient divorcé en 1977<em>, «&nbsp;l&#8217;année où l&#8217;ONU a reconnu la Journée internationale des droits des femmes&nbsp;»</em>, souligne-t-elle. Une histoire personnelle qui a tracé sa trajectoire féministe. Depuis 15 ans, succédant à un engagement de sa mère, elle s&#8217;est investie au sein du réseau Soroptimist, avec lequel elle participe régulièrement à des actions en faveur des femmes. <em>«&nbsp;J&#8217;ai aussi fait des marches pour l&#8217;égalité salariale, pour l&#8217;endométriose ou pour inscrire l&#8217;IVG dans la Constitution&nbsp;»</em>, décrit-elle. Mais le 8 mars reste un moment essentiel de visibilité des engagements féministes pour elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Beaucoup de femmes racontent une prise de conscience plus tardive, en prise avec des inégalités salariales.<em>« Je suis née dans les années 1970 et je crois qu&#8217;à cette époque, tellement de choses était en train de changer que nous avions l&#8217;impression que l&#8217;égalité des droits était acquise, </em>relate Céline Wienhold, 55 ans.<em>J&#8217;ai fait de super études. Je n&#8217;ai pas eu l&#8217;impression d&#8217;être freinée dans ma carrière. Le féminisme n&#8217;était pas un sujet pour moi »</em>. Puis, en avançant dans sa carrière, elle a pris conscience du décalage qui s&#8217;est créé avec son ex-conjoint, qui ne s&#8217;est pas arrêté pour prendre du temps avec les enfants. <em>« Pour ma génération, l’émancipation est beaucoup passée par les études, par une forme de <em>girl power, </em></em>continue de son côté Fanny Guyomard, 56 ans<em><em>. </em>J&#8217;ai eu une carrière extrêmement riche, mais il a fallu se battre contre les remarques déplacées ou des situations qui relèveraient aujourd’hui du harcèlement sexuel selon la définition actuelle. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Le féminisme au prisme du dialogue entre générations</h2>



<p class="wp-block-paragraph">D&#8217;autres ont été encouragées dans cette voie par leurs filles, qui ont entrevu une brèche dans les questionnements de leur mère. Sandrine Missakian, 53 ans, explique que son féminisme s’est affirmé après une longue carrière au sein d&#8217;une entreprise dont l&#8217;univers était très masculin.<em> «&nbsp;Je me suis questionnée sur mon rôle de manageuse. Je me suis rendu compte que j&#8217;avais été plus dure avec les femmes qu&#8217;avec les hommes, que j&#8217;avais tendance à materner. Mes filles – qui ont 23 et 26 aujourd&#8217;hui – m&#8217;ont encouragée dans mes questionnements en m&#8217;offrant &#8220;Nous sommes toutes des féministes&#8221; de Chimananda Ngozie Adichie. Depuis, j&#8217;ai véritablement fait mon </em>coming out <em>féministe et cela transpire dans toutes mes activités.&nbsp;»</em> Sandrine met cela en application dans plusieurs réseaux d’entrepreneures et dans le monde du sport, en tant que coach de basket, où elle constate que le chemin est encore «<em>&nbsp;très long&nbsp;» </em>pour les jeunes auprès desquels elle est impliquée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Gaëlle Pineda, 53 ans, évoque aussi les discussions avec sa fille de 20 ans, venues percuter son travail de sémiologue sur l&#8217;invisibilisation des femmes de plus 50 ans dans l&#8217;univers des médias et de la culture. Il y a deux ans, elle s&#8217;est rendue à sa première manifestation féministe du 8 mars à Paris, avec sa fille et sa mère.<em> «&nbsp;Nous étions trois générations différentes, avec la même intention pour défendre quelque chose&nbsp;»</em>, se souvient-elle. Elle n&#8217;avait jamais participé à une manifestation auparavant, mais s&#8217;y est sentie très à l&#8217;aise, grâce à la <em>«&nbsp;diversité de profils et d&#8217;âge&nbsp;»</em>. <em>«&nbsp;J&#8217;ai découvert qu&#8217;on pouvait avoir un féminisme qui ne s&#8217;exprime pas que par le prisme intellectuel. Qu&#8217;il pouvait aussi être jubilatoire en s&#8217;exprimant dans la rue, rien que par le fait d&#8217;être toutes ensemble.&nbsp;»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Des façons différentes de militer selon les générations</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour autant, son <em>« militantisme à elle »</em> passe davantage par son travail, plus que par les manifestations. Pareil pour Céline Wienhold, 55 ans, qui accompagne des femmes dans la création d&#8217;entreprises. <em>« Je suis très sensible à la journée du 8 mars, mais je suis plutôt une féministe du quotidien. Si on doit faire bouger les choses, c’est à travers les décisions qu’on prend et les actions qu’on mène au jour le jour »</em>, affirme-t-elle. D&#8217;autant qu&#8217;elle n&#8217;est tout simplement pas très à l&#8217;aise dans la foule. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutes observent en tout cas un changement de rapport au féminisme entre les générations. <em>« Ma fille — et je pense que ses amies aussi — ne laissent plus du tout passer certaines choses. Elles les imposent. C’est plus radical. »</em>, dépeint Gaëlle Pineda.<em>« Un jour, ma fille de 22 ans m&#8217;a dit : &#8220;Tu as accepté des choses dans ta vie que je n’accepterai jamais&#8221;</em>, décrit de son côté Fanny Guyomard. <em>C&#8217;est très bien, poursuis le travail, je lui ai répondu. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Isabelle Thiery-Fuchs, 62 ans, constate aussi des différences générationnelles dans son engagement régulier au sein de l&#8217;association Osez le féminisme 67. Elle fait partie des plus âgées de son organisation. <em>« J’ai 20 ou 25 ans de plus que la personne la plus âgée après moi »</em>, dit-elle. Ce qui bouscule les priorités militantes. <em>« À mon époque, nous parlions beaucoup d’égalité salariale. Aujourd’hui, j’ai l’impression qu’on parle surtout des violences sexuelles. »</em> Si elle reconnaît l’importance de ces combats, elle regrette que cela prenne trop de place, au détriment d&#8217;autres enjeux devenus moins visibles. «<em>Il serait aussi important de parler des femmes modèles, du sexisme ordinaire ou de la place des femmes dans les sciences »</em>, donne-t-elle pour exemple.<br><br>Certaines, comme Sophie Khalifa, sont aussi décontenancées par certaines attitudes, comme la nudité dans les manifestations ou la cohabitation avec d&#8217;autres combats autour du genre ou l&#8217;adoption pour les personnes homosexuelles. <em>« C&#8217;est tout aussi important, mais différent. Et chacune a le droit de s&#8217;exprimer comme elle le souhaite, mais je pense qu&#8217;il faut qu&#8217;on reste digne si l&#8217;on veut que notre corps soit respecté »</em> Quoi qu&#8217;il en soit, elle sera bien dans les rues dimanche à Paris pour la manifestation féministe. <em>« C&#8217;est important de continuer à manifester pour que nos droits deviennent de vrais acquis et qu&#8217;on ne puisse pas revenir en arrière. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><br><br></em></p>



<div style="height:100px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi </strong>: <a href="https://jaipiscineavecsimone.com/femmes-de-50-ans-et-si-on-adoptait-5-strategies-collectives-pour-mettre-fin-a-linvisibilite/">FEMMES DE 50 ANS : ET SI ON ADOPTAIT 5 STRATÉGIES COLLECTIVES POUR METTRE FIN À L’INVISIBILITÉ ?</a></p>



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			</item>
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		<title>RUE MÁLAGA : LA VIEILLESSE COMME ÉMANCIPATION</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mathilde Doiezie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Feb 2026 08:12:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans son nouveau film, la réalisatrice marocaine Maryam Touzani signe une ode vibrante à l&#8217;indépendance des femmes âgées. Une lettre d&#8217;amour aux femmes de sa famille et à Tanger. Nul besoin de courir les rues pour embrasser le monde et partir à la découverte de soi. Une seule peut suffire. Maryam Touzani et son héroïne [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans son nouveau film, la réalisatrice marocaine Maryam Touzani signe une ode vibrante à l&#8217;indépendance des femmes âgées. Une lettre d&#8217;amour aux femmes de sa famille et à Tanger.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Nul besoin de courir les rues pour embrasser le monde et partir à la découverte de soi. Une seule peut suffire. Maryam Touzani et son héroïne Maria Angeles ont ça en commun. Il s&#8217;agit de la rue Málaga, à Tanger. Celle dans laquelle la réalisatrice marocaine a grandi et celle qu&#8217;arpente Maria Angeles (Carmen Maura) depuis ses jeunes années. Si Maryam Touzani a été voir du pays – allant étudier à Londres, installée à Casablanca depuis, tout en ayant une carrière qui l&#8217;emmène régulièrement à l&#8217;étranger – elle revient dans <em>Rue Málaga</em> explorer son passé, tout comme le temps qui passe.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Maria Angeles, 79 ans, coule une vie douce en papotant avec son voisinage, en prenant soin de ses géraniums et en écoutant la musique qu&#8217;elle laisse défiler sur son meuble-platine. L&#8217;Espagnole fait partie de la communauté qui a fui la dictature de Franco installée en 1936. Tanger est devenue une ville refuge, habituée à converser en espagnol dans certains quartiers. Maryam Touzani elle aussi a grandi en parlant espagnol avec sa grand-mère qui avait emménagé là, puis avec sa mère. En filigrane dans <em>Rue Málaga</em>, elle rend hommage à cette communauté dont les derniers membres sont vieillissants, alors que leurs enfants ont souvent retrouvé le chemin de l&#8217;Espagne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&#8217;est d&#8217;ailleurs le cas de la fille de Maria Angeles, qui habite à Madrid. Un jour, celle-ci lui rend visite, avec sa tristesse et ses soucis dans les bagages. Et elle lui annonce une décision qu&#8217;elle a prise seule&nbsp;: pour s&#8217;en sortir financièrement, elle va vendre l&#8217;appartement où vit Maria, dont son père l&#8217;avait fait hérité juste avant son décès. Maria n&#8217;aura qu&#8217;à venir vivre avec elle à Madrid. Comme ça, elle verra davantage ses petits-enfants. Mais Maria n&#8217;a pas son mot à dire. Parce qu&#8217;elle a 79 ans&nbsp;? Parce qu&#8217;on attend d&#8217;une grand-mère qu&#8217;elle ne fasse plus ses propres choix et qu&#8217;elle ait forcément envie de consacrer ses dernières années à ses petits-enfants&nbsp;?<br><br>Maryam Touzani cherchait à explorer la vieillesse d&#8217;une femme dans son film, à travers lequel elle rend hommage à sa grand-mère comme l&#8217;indique un mot à la fin. <em>«&nbsp;C&#8217;était une femme avec beaucoup de personnalité, qui n&#8217;en faisait qu&#8217;à sa tête. Une Andalouse arrivée à l&#8217;âge de sept ans à Tanger&nbsp;»</em>, nous décrit-elle en amont d&#8217;une avant-première à Nantes. À travers <em>Rue Málaga</em>, c&#8217;est aussi à sa mère que Maryam Touzani s&#8217;adresse. Elle a eu l&#8217;idée du film – dont elle co-signe le scénario avec son mari et comparse de cinéma Nabil Ayouch – après la <em>«&nbsp;douleur de sa perte&nbsp;»</em>. Pour apaiser ses tourments, elle a voulu <em>«&nbsp;faire un film qui célébrait la vie, à son image&nbsp;», </em>et qui la ramenait dans la rue où elle a grandi, où elle visitait régulièrement sa mère, avec laquelle elle a toujours parlé en espagnol.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pari est rempli : le film est effectivement une ode à la vie, qui n&#8217;est pas terminée lorsque les cheveux sont gris et les rides creusées. Maria Angeles ne dit mot à sa fille, mais lui tient tête. Elle ré-emménage dans son appartement vide, rachète au fur et à mesure ses meubles qui racontent sa vie, innove pour trouver de l&#8217;argent en accueillant les hommes du quartier pour visionner des matchs de foot et leur proposer des tapas. Dans cette aventure venue bousculer son quotidien, Maria pétille et se sent pousser des ailes. Maria est femme, voisine, amante ; elle échappe à son rôle de mère ou grand-mère. <em>« Je me suis toujours demandé ce que cela faisait de prendre de l&#8217;âge et d&#8217;avoir une image posée sur nous différente de celle qu&#8217;on a l&#8217;intérieur de soi. J&#8217;avais envie d&#8217;explorer les enjeux autour des attentes concernant la vieillesse, sur ce qu&#8217;on est censé se permettre ou ne plus se permettre   »</em>, décrit Maryam Touzani.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et la réalisatrice affronte un autre tabou tenace : celui de la sexualité des personnes âgées. Maria Angeles redécouvre son corps et ses sensations, qu&#8217;elle raconte à son amie religieuse qui a fait vœu de mutisme, donnant lieu à des scènes assez truculentes. Maryam Touzani filme de près les corps qui s&#8217;emmêlent. Les rides, ce <em>« si beau privilège qui raconte les souvenirs ». Les « fleurs du cimetière », </em>ces tâches qui apparaissent sur la peau. Carmen Maura s&#8217;est prêtée au jeu, même s&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;un défi pour elle. <em>« J&#8217;ai tourné dans plus de 200 films et one ne m&#8217;avait encore jamais demandé de me déshabiller</em>, a-t-elle déclaré à Maryam.<em> Si on me l&#8217;avait demandé il y a 10 ans, je t&#8217;aurais dit non, mais là, j&#8217;ai envie de te dire oui. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Rue Málaga</em> est une véritable ode au temps qui passe, aux femmes de caractère, aux doubles cultures, aux liens en dehors de la famille, à l&#8217;attachement à un lieu, à l&#8217;amour et à la vie qu&#8217;il ne faut jamais enterrer trop tôt.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br><br><br><br></p>
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		<item>
		<title>TUNNEL DE LA COMÉDIENNE DE 50 ANS : « LA MAJORITÉ DE LA POPULATION EST TRAITÉE COMME UNE MINORITÉ INVISIBLE »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mathilde Doiezie]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Feb 2026 07:31:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l&#8217;occasion d&#8217;un colloque anniversaire, retour sur une décennie d&#8217;actions et de plaidoyer de la commission de l&#8217;association des Actrices et acteurs de France associés dédiée à la place des femmes de plus de 50 ans au cinéma, avec sa coréférente Catherine Piffaretti. Il y a 10 ans, l&#8217;AAFA [Actrices &#38; acteurs de France associés] [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>À l&#8217;occasion d&#8217;un colloque anniversaire, retour sur une décennie d&#8217;actions et de plaidoyer de la commission de l&#8217;association des Actrices et acteurs de France associés dédiée à la place des femmes de plus de 50 ans au cinéma, avec sa coréférente Catherine Piffaretti.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Il y a 10 ans, l&#8217;AAFA [Actrices &amp; acteurs de France associés] créait sa commission dédiée au « tunnel de la comédienne de 50 ans ». Qu&#8217;est-ce qui avait conduit à cette création ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout est parti d&#8217;un ressenti individuel de la part de la comédienne Marina Tomé, du mien, et de celui d&#8217;autres comédiennes. Mais plus précisément, lors d&#8217;une visite à la médecine du travail pour les intermittents du spectacle [CMB, devenue Thalie Santé], Marina avait été très étonnée par des questions ciblées sur son âge, sur les difficultés et l&#8217;évolution de sa carrière. Elle avait alors appris que le CMB voyait de moins en moins de comédiennes passé leurs 50 ans et qu&#8217;une étude avait été réalisée sur le sujet, que la direction avait toutefois voulu garder confidentielle. Pour Marina, cela a été le déclencheur : <em>« Non seulement c&#8217;est compliqué de vieillir en tant que comédienne, individuellement nous avons chacune affaire au même problème, et en plus il ne faudrait pas que ça se sache ? » </em>Elle a alors cherché une association pour l&#8217;aider à travailler sur ce sujet et depuis, avec notre commission, nous sommes des lanceuses d&#8217;alerte sur la place des femmes de plus de 50 ans au cinéma.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment la création de cette commission a-t-elle été accueillie par votre secteur professionnel ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au début, on nous a répondu qu&#8217;on se trompait de combat, qu&#8217;il y avait Catherine Deneuve, Isabelle Huppert&#8230; Mais elles sont l&#8217;arbre qui cache la forêt. Nous n&#8217;arrivions pas à faire ressentir ce que nous vivions. Depuis que nous sommes jeunes, nous savons que nous sommes d&#8217;abord employées comme fille du personnage principal, puis jeune fille, puis maîtresse, puis femme de, puis mère de, puis plus rien&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quelle première action avez-vous mise en place ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de notre première réunion, une comédienne nous a dit que lorsqu&#8217;elle allait au cinéma, elle comptait les femmes de plus de 50 ans qu&#8217;elle voyait à l&#8217;image. On s&#8217;est dit que c&#8217;était une super idée, qu&#8217;il nous fallait des chiffres pour prouver notre ressenti. En 2015, nous avons réalisé notre premier comptage du cinéma français : les femmes de plus de 50 ans avaient récolté 8 % des rôles, alors qu&#8217;une femme sur deux a plus de 50 ans en France. Ce qui signifie qu&#8217;une majorité de la population est donc traitée comme une minorité invisible.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En 2016, vous publiiez un </strong><a href="https://www.change.org/p/manifeste-aafa-tunnel-des-50%20"><strong>manifeste</strong></a><strong>. Comment vos propositions ont-elles été accueillies ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://jaipiscineavecsimone.com/le-manifeste-des-comediennes-de-50-ans/">Il avait très bien accueilli</a>. Toutes les associations et syndicats de nos partenaires scénaristes, réalisateur·rice, producteur·rices, comédien·nes&#8230; avaient signé le manifeste. Souvent, face à nos demandes d&#8217;accorder plus de rôles aux femmes de 50 ans, on nous rétorquait que « chacun est libre de représenter ce qu&#8217;il veut ». Alors nous avons proposé des choses très concrètes qui, selon nous, ne touchent pas à la liberté de création sacrée. Comme l&#8217;idée de dégenrer les rôles de fonction, comme ceux d&#8217;avocat·e, de policier·ère ou de docteur·esse, qui n&#8217;ont pas de fonction particulière dans l&#8217;intrigue autre que leur métier. Au lieu de proposer « un juge » sur un scénario et dans une annonce de casting, écrire « juge (F/H) » peut donner la possibilité d&#8217;étudier aussi bien les candidatures des femmes que des hommes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Et depuis les 10 ans de la création de la commission, qu&#8217;est-ce qui a concrètement bougé ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons surtout brisé l&#8217;omerta, en mettant le sujet sur la table, en interpellant les médias et nos tutelles comme le ministère de la culture, le CNC [Centre national du cinéma et de l&#8217;image animée], Arcom [Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique]&#8230; Elles-mêmes ont pris conscience du sujet et produit leurs propres études venues conforter ce que nous mettions sur la table dès le début.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Toutefois, les chiffres de représentativité ne bougent pas&#8230; En 2023, nous étions à 9 % de femmes de plus de 50 ans dans la répartition des rôles au cinéma.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>C&#8217;est vrai, les chiffres bougent peu. Nous sommes sur un frémissement. Ces batailles-là sont très longues, nous le savions en commençant. Elles se déploient sur du long terme, comme pour toutes les batailles féministes.<br>Pour le moment, chacun se renvoie la balle. Le scénariste dit qu&#8217;il écrit des rôles pour les femmes de plus de 50 ans, mais que les producteurs leur demandent de les rajeunir. Les producteurs répondent que ce sont les réalisateurs qui préfèrent avoir jeune femme à l’écran car elle renvoie mieux la lumière. Les instances nous disent : « Nous ne devons pas influer sur la liberté de création »&#8230; Nous sommes face à un « conformisme provisoire », que décrit le sociologue Éric Macé : chacun attend que les autres bougent, ce qui crée une espèce d&#8217;inertie. Lors de notre colloque, nous allons donc rappeler à tous les différents acteurs de la chaîne l&#8217;importance de bouger ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quoi qu&#8217;il en soit, nous continuons d&#8217;être sur le front. Ce que nous disons depuis 10 ans, c&#8217;est que nous ne portons pas un combat de comédiennes en mal de rôles, mais une lutte  sur un enjeu de société. Car le cinéma, même s&#8217;il est un objet artistique, est vecteur de normes qui contribuent à fabriquer l&#8217;inconscient collectif du public. Or, si l’inconscient collectif se construit autour d&#8217;une absence comme celle des femmes de plus de 50 ans, la société fait perdurer des concepts sexistes et âgistes, d&#8217;où le fameux plafond de verre auquel se heurte toutes les femmes en entreprise. Notre combat n&#8217;est pas corporatiste : si nous, les femmes de plus de 50 ans, ne sommes pas représentées à l&#8217;image, nous n’existons pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Et personnellement, comment les choses ont avancé pour vous ?</strong><br><br>Ce qui a bougé pour moi, comme pour toutes les « filles du tunnel » comme on aime s&#8217;appeler, c&#8217;est d&#8217;appartenir à un groupe solidaire, d&#8217;être portée par cette sororité pour  traverser cette période. Beaucoup d&#8217;entre nous se sont lancées dans des projets perso parce qu&#8217;elles en avait marre d&#8217;attendre. De mon côté, je collabore beaucoup avec La Subversive, la compagnie d&#8217;Aurore Evain qui cherche à remettre au plateau des autrices effacées du patrimoine théâtral, alors que certaines ont écrit des choses magnifiques sur la place des femmes aux alentours du 17e siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Colloque « L&#8217;étrange et fabuleux destin du personnage féminin de 50 ans : le retour ! »<br>19 février 2026, de 10h à 13H<br>Forum des images, au Forum des Halles, 2 rue du Cinéma 75 001 PARIS<br>Réservation indispensable par mail à </em><a href="mailto:aafa.tunneldes50@gmail.com"><em>aafa.tunneldes50@gmail.com</em></a><br><br></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><br><br></p>
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			</item>
		<item>
		<title>SOPHIE GOURION : « IL N&#8217;Y A PAS FORCÉMENT BESOIN DE TOUT PLAQUER POUR TROUVER SON CHEMIN  »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mathilde Doiezie]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Dec 2025 15:27:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Initiatives]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après avoir elle-même connu des errances professionnelles, puis avoir accompagné des centaines de femmes dans leur parcours professionnel, l&#8217;autrice publie « Cap sur vous ! Stratégies féministes pour une carrière choisie ». Sophie Gourion le confesse. Elle-même a navigué à vue pendant des années dans le monde du travail. Elle est passée par de nombreuses étapes, dont [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Après avoir elle-même connu des errances professionnelles, puis avoir accompagné des centaines de femmes dans leur parcours professionnel, l&#8217;autrice publie « Cap sur vous ! Stratégies féministes pour une carrière choisie ».</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://jaipiscineavecsimone.com/sophie-gourion-2/">Sophie Gourion</a> le confesse. Elle-même a navigué à vue pendant des années dans le monde du travail. Elle est passée par de nombreuses étapes, dont le burn-out, la reconversion rêvée mais précaire, un beau poste au ministère des Droits des femmes, puis l&#8217;auto-entrepreneuriat après s&#8217;être pris des murs lorsqu&#8217;elle postulait passée 45 ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Désormais cheffe du bureau du développement des compétences au département de la Seine-Saint-Denis où elle encadre une équipe de huit personnes, elle a pris le temps de réunir ses conseils et outils pratiques dans un ouvrage aussi ludique que didactique&nbsp;: <a href="https://www.alisio.fr/produit/1461/9782379355592/cap-sur-vous">« Cap sur vous ! Stratégies féministes pour une carrière choisie »</a> (Alisio, novembre 2025). Forte de son expérience de consultante en gestion de carrières, elle emmène toutes celles qui doutent sur le chemin d&#8217;une meilleure connaissance de ses envies face au travail, tout en décrivant les freins qui entravent encore souvent les carrières des femmes. Afin de composer soi-même le slalom qui convient le mieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous écrivez que vous avez mis des années à trouver votre place. Qu’est-ce qui vous en empêchait ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui m’en a empêchée, c’est le manque de temps de cerveau disponible. À aucun moment de mon parcours scolaire, quelqu&#8217;un n’a vraiment pris le temps de l’introspection avec moi pour savoir ce que j’aimais faire, mes qualités, mes forces, ce que j’avais envie de devenir. Comme j’étais nulle en maths, on m&#8217;a dit que je pouvais devenir soit prof, soit traductrice. Mais je ne voulais être ni l’une ni l’autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je me suis mise à chercher du travail tout de suite après mon BTS de commerce international. Il fallait que je travaille, peu importe dans quoi, car j’étais sous contrainte financière. Tout mon parcours a ensuite été fait d’errance professionnelle : passer d’un poste à l’autre, sans fil rouge. Dès que ça n&#8217;allait pas, j&#8217;allais voir ailleurs, sans véritable remise en question, ni personnelle ni professionnelle. Et en 2011, j’ai fait un burn-out. Ça a été l&#8217;occasion de faire émerger quelque chose qui couvait en moi. Je suis devenue journaliste, un projet que j’avais en tête depuis longtemps et pour lequel mes parents m&#8217;avaient découragée. C’était très épanouissant personnellement, mais pas du tout financièrement. Cela m’a toutefois permis d’ouvrir un blog, qui m&#8217;a permis d&#8217;être repérée pour travailler au ministère des Droits des femmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après cette expérience, je suis restée deux ans au chômage. Je voulais travailler dans la communication, mais à 45 ans, on m&#8217;a fait remarquer que j&#8217;étais déjà trop vieille pour ce secteur. Je ne l’avais pas anticipé. À la fin de mes droits, j&#8217;ai dû me réinventer à nouveau. Je suis devenue consultante en gestion de carrière. J’accompagnais des femmes dans le cadre de bilans de compétences. Pour une fois, l&#8217;âge était un avantage.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong> Les obstacles qu&#8217;elles rencontraient ressemblaient-ils aux vôtres ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Très souvent, elles n’avaient jamais eu l’occasion de se poser sur leur parcours. Ensemble, nous retracions une ligne de vie professionnelle pour comprendre cela : les moments de sommet, agréables, et les moments de creux. Beaucoup réalisaient qu’elles n’avaient pas vraiment choisi suivant une voie tracée par leurs parents ou par des contraintes financières. Ou bien qu&#8217;elles s&#8217;étaient confrontées à des choix très stéréotypées. Comme devenir institutrice parce qu&#8217;on leur avait dit que c&#8217;était un métier très compatible avec une vie de femme. Beaucoup attendaient aussi qu’on vienne les chercher pour évoluer. Elles se disaient que travailler sérieusement suffirait, comme à l’école. Or le savoir-faire ne suffit pas : le faire-savoir est tout aussi essentiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br><strong>Que vous recommandez-vous à une personne qui se sent perdue et pas trop à sa place professionnellement&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">D’abord, je recommande de prendre le temps de l’introspection. Littéralement, de prendre rendez-vous avec soi-même, deux heures par semaine par exemple, pour réfléchir à ses réalisations professionnelles et personnelles&#8230; Rien ne sert d&#8217;attendre l’entretien annuel ou le burn-out. Dans le livre, je propose plusieurs outils pour réaliser cela. Cela permet notamment de s&#8217;interroger sur ses valeurs, pour savoir si elles sont alignées avec celles de l&#8217;entreprise pour laquelle on travaille. Je recommande aussi d&#8217;avoir une «&nbsp;work buddy&nbsp;», une partenaire sur ce parcours de remise en question. Dans les moments de doute, c&#8217;est bien d&#8217;être à deux, comme quand on a besoin de soutien pour se mettre au sport.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Tout plaquer est parfois une solution radicale, expliquez-vous. Pourquoi&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Beaucoup des femmes que je suivais arrivaient avec l&#8217;envie de tout plaquer, par exemple pour tenir une maison d&#8217;hôtes. Mais à la fin d&#8217;un bilan de compétences, seules 10 % des personnes suivent vraiment la voie de la reconversion. Je propose d&#8217;identifier ce qui est positif dans sa situation actuelle et ce qui est vraiment intolérable. On découvre alors des éléments positifs qu’on n’avait pas identifiés : le salaire, l’équilibre vie pro/vie perso, les collègues&#8230; Et souvent, au lieu de se reconvertir, de petits ajustements suffisent : développer une activité épanouissante à côté, discuter de ses besoins avec son manager, réduire son temps de travail si c&#8217;est possible, changer de secteur sans forcément changer de métier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une enquête métier permet aussi de déconstruire les fantasmes. J’ai accompagné une femme qui voulait devenir libraire. Elle a découvert que le conseil client représentait une petite partie du travail, alors que la partie manutention était énorme… pour un SMIC. Elle a finalement décidé de garder son emploi bancaire et de s’inscrire à un atelier d’écriture. Ce sont des ajustements réalistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous distinguez le bonheur au travail de l’épanouissement. Pourquoi ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour moi, le travail ne doit pas être le seul lieu du bonheur. Je tiens à rappeler que le principe même, c&#8217;est d&#8217;échanger sa force de travail contre une rémunération. Le discours selon lequel le travail doit rendre heureux est extrêmement toxique. Multiplier les sources d’épanouissement en dehors est essentiel. Sinon, on peut vite se griller dans des métiers passion&nbsp;; Et quand le travail va mal, tout s&#8217;écroule. Je l&#8217;ai vécu à un moment donné. Aujourd’hui j&#8217;ai trouvé un poste qui me permet de trouver du sens, tout en me laissant aussi le temps et l’énergie d’écrire, ce qui est essentiel pour moi.<br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><style>@font-face&amp;amp;amp;amp;lt;br> {font-family:"Cambria Math";&amp;amp;amp;amp;lt;br> panose-1:2 4 5 3 5 4 6 3 2 4;&amp;amp;amp;amp;lt;br> mso-font-charset:0;&amp;amp;amp;amp;lt;br> mso-generic-font-family:roman;&amp;amp;amp;amp;lt;br> mso-font-pitch:variable;&amp;amp;amp;amp;lt;br> mso-font-signature:-536870145 1107305727 0 0 415 0;}@font-face&amp;amp;amp;amp;lt;br> {font-family:"Arial Unicode MS";&amp;amp;amp;amp;lt;br> panose-1:2 11 6 4 2 2 2 2 2 4;&amp;amp;amp;amp;lt;br> mso-font-charset:128;&amp;amp;amp;amp;lt;br> mso-generic-font-family:swiss;&amp;amp;amp;amp;lt;br> mso-font-pitch:variable;&amp;amp;amp;amp;lt;br> mso-font-signature:-134238209 -371195905 63 0 4129279 0;}@font-face&amp;amp;amp;amp;lt;br> 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