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	<title>J&#039;ai piscine avec Simone</title>
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	<title>J&#039;ai piscine avec Simone</title>
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	<item>
		<title>KRISTI NOEM ET PAM BONDI : CE QUE LEUR LIMOGEAGE DIT DE LA PLACE DES FEMMES DANS LE SYSTÈME TRUMP</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 14:00:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Limogées à un mois d’intervalle par Donald Trump, Kristi Noem, à la tête de la Sécurité intérieure, et Pam Bondi, ministre de la Justice, éclairent la manière dont l’accès des femmes au pouvoir reste conditionné dans les systèmes les plus conservateurs, entre incarnation forte et maillons serviles du chef. Kristi Noem d’abord, Pam Bondi ensuite. [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://jaipiscineavecsimone.com/kristi-noem-et-pam-bondi-ce-que-leur-limogeage-dit-de-la-place-des-femmes-dans-le-systeme-trump/">KRISTI NOEM ET PAM BONDI : CE QUE LEUR LIMOGEAGE DIT DE LA PLACE DES FEMMES DANS LE SYSTÈME TRUMP</a> est apparu en premier sur <a href="https://jaipiscineavecsimone.com">J&#039;ai piscine avec Simone</a>.</p>
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<p><strong>Limogées à un mois d’intervalle par Donald Trump, Kristi Noem, à la tête de la Sécurité intérieure, et Pam Bondi, ministre de la Justice, éclairent la manière dont l’accès des femmes au pouvoir reste conditionné dans les systèmes les plus conservateurs, entre incarnation forte et maillons serviles du chef.</strong></p>



<p>Kristi Noem d’abord, Pam Bondi ensuite. En l’espace de quelques semaines, deux femmes parmi les plus visibles du trumpisme ont été écartées. La première a été limogée le 5 mars 2026 de la Sécurité intérieure, La seconde a été renvoyée le 2 avril 2026 du ministère de la Justice. Pris isolément, ces départs peuvent passer pour un énième épisode de la brutalité managériale de Donald Trump, illustrée notamment dans l&#8217;émission de télé réalité qu&#8217;il animait, <em>The apprentice</em>. Mais mis en perspective, ils racontent la place très particulière que le trumpisme réserve aux femmes qu’il met au pouvoir. Leur accession à ces postes clés récompense l&#8217;incarnation des codes du Président, à savoir : dureté, loyauté personnelle et combativité médiatique.</p>



<p>Reuters décrit Kristi Noem comme l’un des visages les plus offensifs de la politique migratoire de Trump. L’agence souligne aussi que le ministère de la Justice dirigé par Bondi s’est éloigné de sa tradition d’indépendance pour s’aligner de plus en plus étroitement sur les objectifs politiques du président. Pour être légitime dans la galaxie MAGA, une femme ne doit pas apparaître comme une alternative aux codes virils du pouvoir, mais doit au contraire prouver qu’elle sait les manier. <a href="https://www.vox.com/culture/410239/kristi-noem-karoline-leavitt-maga-womanhood-femininity">Ce que le média Vox analyse comme une féminité très codée</a>, hypertravaillée, immédiatement lisible, combinée à une rhétorique martiale et à une loyauté sans faille.</p>



<p>Kristi Noem a parfaitement rempli cette fonction de vitrine spectaculaire de la fermeté trumpiste, jusqu’à cette campagne publicitaire fédérale de 220 millions de dollars très personnalisée autour de sa propre image, et devenue l’un des symboles de ses dérives. Pam Bondi a occupé le rôle de l’exécutante loyale, au service d’une politisation croissante du Department of Justice et d’une stratégie judiciaire de plus en plus enchâssée dans les intérêts politiques de Trump. Dans ce système, la proximité avec Trump ne produit pas un pouvoir autonome, ces femmes peuvent être très visibles, très exposées, très utilisées. Elles n’en restent pas moins remplaçables. <a href="https://www.newyorker.com/magazine/2025/11/17/laura-loomers-endless-payback?">Le <em>New Yorker</em>, file la métaphore</a> : ce sont des mégaphones utiles, des agents efficaces, mais fondamentalement jetables.</p>



<p>Le départ de Kristi Noem intervient après une accumulation de controverses, la mort de Renee Good et Alex Pretti lors d’opérations menées par des agents fédéraux, des critiques bipartisanes sur sa gestion de la sécurité intérieure et les soupçons autour d’un contrat publicitaire sans appel d’offres attribué à des alliés républicains. Sa spectaculaire visibilité ne l’a pas protégée. Elle a au contraire amplifié le coût politique de son maintien. Pam Bondi a connu la même logique quelques semaines plus tard. <a href="https://www.reuters.com/world/us/trump-says-he-fired-bondi-appoints-blanche-acting-us-attorney-general-2026-04-02/">Selon Reuters, Trump s’est montré de plus en plus frustré par sa gestion du dossier Epstein</a> et par ce qu’il percevait comme un manque d’agressivité contre ses opposants politiques. Là encore, la loyauté affichée, pourtant centrale dans sa trajectoire, n’a pas suffi.</p>



<p>Leur mise en visibilité a d’abord servi à masquer la permanence du vieux pouvoir masculin.  Le trumpisme ne promeut pas des femmes pour féminiser l’autorité. Il les promeut lorsqu’elles savent la rejouer dans sa propre grammaire. Il s&#8217;agit de  servir le pouvoir jusqu’à ce qu’un autre visage fasse mieux l’affaire, celui de Markwayne Mullin dans le cas de Kristi Noem.</p>



<p></p>
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		<item>
		<title>LA SECONDE PARTIE DE CARRIÈRE RESTE MAL PENSÉE PAR LES ENTREPRISES, ESTIME BLANDINE MERCIER, COFONDATRICE DE HELLO MASTERS</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Mar 2026 13:50:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ancienne directrice générale de l’agence Marcel au sein du groupe Publicis, Blandine Mercier accompagne les entreprises depuis plus de vingt ans dans leurs transformations business, culturelles et organisationnelles. Avec Hello Masters, qu’elle a cofondé, elle défend aujourd’hui une autre lecture de la seconde partie de carrière, loin des discours convenus sur les “seniors” et au [&#8230;]</p>
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<p><strong>Ancienne directrice générale de l’agence Marcel au sein du groupe Publicis, Blandine Mercier accompagne les entreprises depuis plus de vingt ans dans leurs transformations business, culturelles et organisationnelles. Avec Hello Masters, qu’elle a cofondé, elle défend aujourd’hui une autre lecture de la seconde partie de carrière, loin des discours convenus sur les “seniors” et au plus près des enjeux de gouvernance, de transmission et de valeur au travail.</strong></p>



<p>La seconde partie de carrière reste trop souvent reléguée à un sujet RH, presque périphérique, alors qu’elle devrait être pensée comme un enjeu de gouvernance. Avec <a href="https://hello-masters.com/qui-sommes-nous/">Hello Masters, qu’elle a cofondé</a>, Blandine Mercier cherche à la rendre plus lisible, en réunissant dans un même écosystème des ressources, des opportunités et des services pensés pour les profils expérimentés. <em>« Le sujet n’est pas encore relu par les bonnes personnes qui décident sur les enjeux de gouvernance »,</em> dit-elle. À ses yeux, tant que cette question restera cantonnée aux ressources humaines, les entreprises continueront à la traiter trop tard et trop mal. <em>« C’est une prise de décision qui doit se faire au sein des codirs, au sein des comex (…) Sinon, on se trompe de combat. »</em></p>



<p>Cette séquence de vie professionnelle demeure mal traitée parce que l’entreprise continue d’imposer des cadres trop étroits à des parcours qui, eux, ont changé. Blandine Mercier relie cette impasse à des réalités très concrètes : l’aidance, l’usure, le besoin d’aménager autrement le travail, mais aussi le départ vers d’autres formes d’activité<em>. « Pourquoi tant de gens se mettent à leur compte ? Mais c’est parce que l’entreprise (…) n’envisage pas les contours adaptés à leur vie et à leurs exigences »</em>, observe-t-elle. Continuer à reléguer le sujet serait, selon elle, une erreur stratégique. <em>« Si on veut remettre de la priorisation, il faut en faire un sujet qui améliore la performance globale et améliore la rétention (…)il va falloir retenir les talents. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quand l’expérience des femmes bute sur des murs de verre</strong></h2>



<p>Dans ce paysage, voir les talents sortir du radar bien avant 50 ans relève, pour Blandine Mercier, de l’absurde. <em>« C’est une hérésie</em> », tranche-t-elle. Non pas parce que l’expérience manquerait de valeur, mais parce que l’entreprise continue à mal l’identifier. «<em> On a du mal à lire les compétences »</em>  souligne-t-elle, en décrivant un pilotage encore <em>« très déclaratif »,</em> incapable de cartographier précisément ce que les personnes savent réellement faire. Le travail reste alors organisé autour d’intitulés de poste, là où il faudrait raisonner en missions, en combinaisons de compétences et en contribution effective. <em>« On organise le travail en fonction d’intitulé le poste, et on met les gens dans des formes de cases »</em>, résume-t-elle.</p>



<p>Le diagnostic se resserre encore lorsqu’elle parle des femmes. Le plafond de verre ne suffit plus à décrire ce qui se joue. <em>« En seconde partie carrière, c’est plus des murs de verre auxquels on va faire face »</em>, glisse l&#8217;experte. Les mobilités deviennent moins visibles, beaucoup se joue en off, et les femmes ne sont pas toujours les premières informées ni les premières à se positionner. Elles demandent moins souvent des promotions ou des changements de mission, alors même que ces évolutions ne passent plus forcément par une hausse de salaire. «<em>L’entreprise ne sait gérer la carrière que d’une manière verticale, très linéaire »</em>, observe-t-elle. Or, à ce stade de la vie professionnelle, l’enjeu n’est plus seulement de monter, mais d’élargir et de redéployer ses champs de contribution.</p>



<p>Le constat se durcit encore lorsqu’elle évoque le rapport des femmes à leur propre trajectoire. <em>« À compétence égale, les latitudes ne sont pas les mêmes »</em>. Blandine Mercier, se dit <em>« estomaquée </em>» par l’écart qu’elle observe. Elle y voit l’effet d’un conditionnement ancien, manque de rôles modèles, moindre propension à lever la main sur les mobilités, plus grande transparence sur les contraintes personnelles, autocensure au moment de se projeter. Ce qu’elle décrit n’est pas un défaut d’ambition, mais une projection de soi peu à peu bridée.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les angles morts de l’entreprise</strong></h2>



<p>D’où la nécessité de penser autrement cette séquence professionnelle. Les cadres expérimentés ne demandent pas forcément plus d’argent. Ils recherchent souvent autre chose, davantage d’impact, plus d’autonomie, ou des marges de manœuvre nouvelles dans l’organisation de leur temps. <em>« Ils vont plutôt demander du temps »</em>, observe Blandine Mercier, en évoquant par exemple un jour par mois pour un autre projet ou un aménagement du travail pour s’occuper d’un parent âgé. Sa formule est frappante <em>: « On ne sait pas rémunérer en temps, en entreprise.</em> » Elle dit beaucoup d’un modèle encore peu capable de reconnaître la valeur autrement que par le salaire ou le statut, y compris lorsqu’il s’agit de retenir des profils clés.</p>



<p>C’est précisément dans cet angle mort de l’organisation du travail que la ménopause apparaît. Blandine Mercier constate que le sujet reste peu priorisé dans l’entreprise, comme s’il allait de soi, comme s’il n’y avait <em>« rien de nouveau sous le soleil »</em>. C’est justement ce qui contribue à son invisibilisation. Or la donne a changé. Non par effet de mode, mais parce que la démographie oblige désormais les organisations à regarder autrement ces profils devenus plus rares et plus précieux. La question n’est donc pas, dit-elle, de savoir si l’entreprise veut <em>“avoir bon cœur</em>”, mais <em><a href="https://jaipiscineavecsimone.com/6-constats-que-vous-ne-pouvez-plus-ignorer-sur-lagisme-en-entreprise/">« quels risques on ne prend en le faisant pas »</a>.</em> Sa réponse n’est pas de créer un dispositif à part, mais d’adapter l’outil de travail pour que ces salariées puissent continuer à contribuer <em>« au mieux de leur performance »,</em> dans des conditions enfin ajustées à leur réalité, sans continuer à sous-estimer la valeur de leur contribution.</p>



<p>Cette difficulté à reconnaître autrement la valeur du travail se retrouve aussi dans la manière dont les entreprises abordent l’IA. Blandine Mercier n’en fait pas un épouvantail, mais un test de lucidité. Elle y voit même <em>« une formidable opportunité »</em>, à condition de sortir des fantasmes qui l’entourent encore. Car tout ne se transfère pas à un outil,  ni le jugement, ni l’intuition, ni la mémoire d’une organisation. <em>« La prise de décision restera humaine »</em>, rappelle-t-elle, en insistant sur la capacité à analyser une réponse, à la challenger, à vérifier ses sources. Le vrai sujet, ajoute-t-elle, c’est aussi de savoir <em>« quelles données on va donner à l’IA et qu’est-ce qu’on est prêt à mettre en risque dans l’entreprise »</em>. Et c’est précisément là que les profils expérimentés redeviennent centraux, pour poser le cadre, établir des protocoles, fixer des guidelines, arbitrer les usages. Autrement dit, avant de demander à l’IA d’absorber l’expertise, encore faut-il savoir reconnaître celles et ceux qui sont capables d’en organiser le bon usage.</p>



<p>Derrière cette bataille pour la reconnaissance de l’expérience, c’est une autre conception du travail qui se dessine, moins rigide, plus lisible, plus ouverte à la diversité des trajectoires et des moments de vie.. Car la seconde partie de carrière ne recouvre ni les mêmes besoins, ni les mêmes contraintes, ni les mêmes aspirations pour tout le monde. Ce que Blandine Mercier cherche à remettre au centre, c’est donc la possibilité du choix. <em>« Ce pour quoi on travaille, c’est pour donner plus de choix en seconde partie carrière (…) et moi je suis convaincue que le choix est l’ingrédient numéro 1 de la liberté. »</em> Une manière de rappeler que cette séquence n’a rien d’un épilogue. Elle peut encore durer vingt ou trente ans.</p>
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		<item>
		<title>AU DANEMARK DES TRICOTEUSES HABILLENT DES STATUES DE FEMMES NUES</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Mar 2026 13:46:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En habillant de tricot des statues de femmes nues, des Danoises relancent le débat sur la manière dont les femmes sont montrées ou oubliées dans l’espace public. Au Danemark, la question de la place des femmes dans l’espace public a surgi d’une manière inattendue et colorée. Des vêtements et accessoires tricotés sont venus recouvrir des [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>En habillant de tricot des statues de femmes nues, des Danoises relancent le débat sur la manière dont les femmes sont montrées ou oubliées dans l’espace public.</strong></p>



<p>Au Danemark, la question de la place des femmes dans l’espace public a surgi d’une manière inattendue et colorée. Des vêtements et accessoires tricotés sont venus recouvrir des statues de femmes nues. L’initiative est née avec Louise Møhrup, consultante RH, face à une statue de Vénus nue portant son enfant dans un jardin public de Copenhague. Elle s’interroge alors sur la manière dont les femmes sont représentées. Pourquoi sont-elles si souvent montrées comme des corps à regarder, et si rarement comme des figures historiques à célébrer ? Une invisibilisation qu’elle choisit de combattre à coups d’aiguilles et de laine.</p>



<p>Le geste aurait pu rester isolé. Il a pris une tout autre ampleur lorsqu’il a été relayé sur Instagram par <a href="https://www.instagram.com/maren_uthaug/">l’écrivaine et dessinatrice Maren Uthaug</a>, qui a invité d’autres femmes à se joindre au mouvement. Très vite, les images de statues rhabillées ont commencé à circuler, d’abord comme un clin d’œil visuel, puis comme une forme d’interpellation politique. D’une ville à l’autre, d’autres participantes se sont mises à tricoter robes, écharpes ou accessoires pour habiller à leur tour des figures féminines de bronze ou de pierre. Ce qui n’était au départ qu’une intervention ponctuelle s’est ainsi transformé en mobilisation collective, portée par un ton à la fois ludique, ironique et résolument féministe.</p>



<p>Si cette initiative a trouvé un tel écho, c’est aussi parce qu’elle repose sur un déséquilibre désormais documenté. <a href="https://kum.dk/aktuelt/nyheder/kortlaegning-af-statuer-flere-statuer-af-halvnoegne-kvinder-end-af-historiske-kvinder">La première cartographie nationale des statues</a>, réalisée par le Museum of Art in Public Spaces, recense 1 538 statues au Danemark. Parmi elles, 854 représentent des hommes et 519 des femmes. Mais l’écart devient vertigineux dès qu’il s’agit de figures historiques identifiées, le pays ne compte que 43 statues de femmes ayant marqué l’histoire, contre 484 pour les hommes. Plus frappant encore, le Danemark compte 120 statues de femmes nues ou partiellement nues, soit près de trois fois plus que de femmes historiques honorées dans l’espace public.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le tricot comme artisanat féministe militant</h2>



<p>Cette mobilisation est venue percuter un débat déjà ouvert au sommet de l’État. Au Danemark, le ministre de la Culture, Jakob Engel-Schmidt, a jugé absurde qu’il existe davantage de statues de femmes à demi nues que de femmes ayant marqué l’histoire du pays. Le sujet avait déjà conduit les autorités à vouloir rééquilibrer la représentation des femmes dans l’espace public, en mettant en place un comité chargé d’identifier des figures féminines oubliées dignes d’être commémorées. Mais l’initiative n’a pas fait l’unanimité. <a href="https://www.jezebel.com/danish-women-are-fashion-bombing-statues-to-protest-most-statues-being-dead-guys">La députée Katrine Daugaard </a>a ainsi dénoncé ces habillages tricotés comme du «<em> vandalisme »</em>. Maren Uthaug dit aussi avoir reçu de nombreux messages hostiles, dont certains lui reprochaient de <em>« couvrir de beaux corps féminins »</em></p>



<p>Cette campagne danoise s’inscrit dans un courant plus large de militantisme textile, souvent désigné sous le nom de <em>yarn bombing. </em>Depuis les années 2000, cette pratique consiste à investir l’espace public avec du tricot ou du crochet, en détournant un savoir-faire longtemps cantonné à la sphère domestique. Derrière son apparente douceur, ce geste porte souvent une charge politique. Il réintroduit dans la rue, les parcs ou sur les statues des techniques associées au féminin pour interroger ce que nos villes choisissent de montrer, d’honorer ou d’ignorer. Au Danemark, cette forme d’activisme textile trouve ainsi un terrain particulièrement parlant en venant se poser sur des corps de femmes figés dans la pierre ou le bronze. Louise Møhrup a conclu dans un post LinkedIn : <em>« ce que nous choisissons de reconnaître façonne la culture que nous recevons. »</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>CE QUE LE GOUVERNEMENT JOSPIN A CHANGÉ POUR LES DROITS DES FEMMES</title>
		<link>https://jaipiscineavecsimone.com/ce-que-le-gouvernement-jospin-a-change-pour-les-droits-des-femmes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Mar 2026 17:19:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ancien Premier ministre socialiste de 1997 à 2002, et candidat malheureux à la présidentielle de 1995 et 2002, Lionel Jospin est mort dimanche à l&#8217;âge de 88 ans. Sous son gouvernement, plusieurs lois ont durablement transformé les droits des femmes en France. Ancien Premier ministre de 1997 à 2002 sous la présidence de Jacques Chirac, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://jaipiscineavecsimone.com/ce-que-le-gouvernement-jospin-a-change-pour-les-droits-des-femmes/">CE QUE LE GOUVERNEMENT JOSPIN A CHANGÉ POUR LES DROITS DES FEMMES</a> est apparu en premier sur <a href="https://jaipiscineavecsimone.com">J&#039;ai piscine avec Simone</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Ancien Premier ministre socialiste de 1997 à 2002, et candidat malheureux à la présidentielle de 1995 et 2002, Lionel Jospin est mort dimanche à l&#8217;âge de 88 ans. Sous son gouvernement, plusieurs lois ont durablement transformé les droits des femmes en France.</strong></p>



<p>Ancien Premier ministre de 1997 à 2002 sous la présidence de Jacques Chirac, Lionel Jospin est mort ce lundi 23 mars 2026. Figure majeure de la vie politique française à la fin des années 1990, il dirige alors une majorité plurielle dans un contexte de cohabitation. Si son action est souvent associée à de grandes réformes sociales, une partie de son héritage concerne les avancées législatives qui ont contribué à <a href="https://www.vie-publique.fr/eclairage/19590-histoire-des-droits-des-femmes-chronologie-de-la-revolution-nos-jours">transformer concrètement les droits des femmes</a>. Entre 1997 et 2002, son gouvernement fait adopter plusieurs textes structurants, qui agissent à la fois sur la représentation politique, l’accès aux droits reproductifs et les conditions de travail.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Parité en politique (2000)</strong></li>
</ul>



<p>Adoptée en 2000, la loi sur la parité impose aux partis politiques de présenter un nombre égal de femmes et d’hommes aux élections. Elle intervient dans un contexte de forte sous-représentation : au début des années 2000, les femmes ne représentent qu’environ 6 % des parlementaires, comme le rappelle Public Sénat. Cette réforme transforme en obligation légale ce qui relevait jusque-là de l’engagement des partis et marque un tournant dans la représentation des femmes. Elle repose sur une révision constitutionnelle adoptée l’année précédente, qui lève un verrou juridique en rendant possible l’instauration de quotas, jusque-là refusés par le Conseil constitutionnel au nom du principe d’égalité devant la loi.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Allongement du délai légal de l’IVG (2001)</strong> </li>
</ul>



<p>Adoptée en 2001, la loi relative à l’interruption volontaire de grossesse porte le délai légal de 10 à 12 semaines. Elle intervient dans un contexte d’inégalités d’accès persistantes : faute de structures disponibles ou de prise en charge dans les délais, certaines femmes sont alors contraintes de se rendre à l’étranger. En allongeant ce délai, le législateur entend mieux prendre en compte ces situations et sécuriser l’accès à un droit déjà reconnu. La réforme s’inscrit plus largement dans une évolution du cadre légal visant à garantir l’effectivité du droit des femmes à disposer de leur corps.<br></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Accès à la contraception facilité (2001)</strong></li>
</ul>



<p>Au début des années 2000, l’accès à la contraception reste inégal, en particulier pour les plus jeunes, confrontées à des obstacles financiers et à des délais incompatibles avec l’urgence de certaines situations. La loi adoptée en 2001 modifie ce cadre en facilitant l’accès à la contraception d’urgence et en instaurant sa gratuité pour les mineures. Elle répond à une réalité documentée : des grossesses non désirées liées à un recours tardif ou empêché à ces dispositifs. En levant ces freins, la réforme vise à rendre effectif un accès qui, jusque-là, restait en partie théorique.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Égalité professionnelle (2001)</strong></li>
</ul>



<p>Au début des années 2000, les inégalités salariales persistent et les carrières restent fortement différenciées selon le sexe. La loi adoptée en 2001 intervient dans ce contexte en levant l’interdiction du travail de nuit pour les femmes et en imposant aux entreprises d’ouvrir des négociations sur l’égalité salariale. Elle vise à aligner les règles d’accès à l’emploi tout en rendant les écarts de rémunération plus visibles et discutables dans le cadre professionnel. En inscrivant ces obligations dans la durée, le texte cherche à déplacer la question de l’égalité du registre des principes vers celui des pratiques.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Lutte contre les discriminations (2001)</strong></li>
</ul>



<p>Au début des années 2000, les discriminations liées au sexe restent difficiles à identifier et à sanctionner, souvent reléguées à des situations individuelles. Refus d’embauche en raison d’une grossesse, écarts de rémunération injustifiés, évolution de carrière freinée : ces pratiques, largement documentées, peinent encore à être reconnues comme des discriminations à part entière. La loi adoptée en 2001 renforce le cadre juridique en élargissant leur définition et en facilitant leur reconnaissance devant les tribunaux. En structurant ces recours, le texte vise à faire exister juridiquement des inégalités souvent diffuses.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Délégations aux droits des femmes au Parlement (1999)</strong></li>
</ul>



<p>À la fin des années 1990, les questions liées aux droits des femmes restent peu structurées dans le travail parlementaire et apparaissent de manière dispersée selon les textes. En 1999, des délégations aux droits des femmes sont créées à l’Assemblée nationale et au Sénat afin d’inscrire ces enjeux dans le fonctionnement ordinaire du Parlement. Elles sont chargées d’évaluer l’impact des lois, de formuler des recommandations et de rendre visibles des inégalités souvent reléguées au second plan. En installant ces instances dans la durée, la réforme contribue à faire des droits des femmes un objet de travail politique à part entière, dont les évolutions récentes montrent qu’<a href="https://jaipiscineavecsimone.com/la-resistance-ecarlate-violaine-de-filippis-abate-decrypte-le-recul-des-droits-des-femmes/">ils peuvent aussi être fragilisés</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://jaipiscineavecsimone.com/ce-que-le-gouvernement-jospin-a-change-pour-les-droits-des-femmes/">CE QUE LE GOUVERNEMENT JOSPIN A CHANGÉ POUR LES DROITS DES FEMMES</a> est apparu en premier sur <a href="https://jaipiscineavecsimone.com">J&#039;ai piscine avec Simone</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>6 CONSTATS QUE VOUS NE POUVEZ PLUS IGNORER SUR L&#8217;ÂGISME EN ENTREPRISE</title>
		<link>https://jaipiscineavecsimone.com/6-constats-que-vous-ne-pouvez-plus-ignorer-sur-lagisme-en-entreprise/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Mar 2026 14:18:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Etudes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La diversité s’impose comme un enjeu central en entreprise, mais l’âge en reste le grand angle mort. Derrière les discours, les trajectoires professionnelles demeurent largement conditionnées par l’âge, une mécanique mise en lumière par la dernière étude de Grandes Écoles au Féminin. On continue de le reléguer au second plan, comme un sujet périphérique. Pourtant, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>La diversité s’impose comme un enjeu central en entreprise, mais l’âge en reste le grand angle mort. Derrière les discours, les trajectoires professionnelles demeurent largement conditionnées par l’âge, une mécanique mise en lumière par la dernière étude de Grandes Écoles au Féminin.</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>L’âgisme structure déjà les inégalités, au même titre que le diplôme ou le handicap</strong></li>
</ul>



<p>On continue de le reléguer au second plan, comme un sujet périphérique. Pourtant, l’âge s’impose aujourd’hui comme l’un des principaux facteurs d’inégalité au travail, perçu comme le troisième critère de discrimination (52 %), derrière le diplôme (65 %) et le handicap (63 %), mais devant le genre (50 %). Il agit directement sur l’employabilité pour 66 % des répondants, sur la progression de carrière pour 50 % et sur la rémunération pour 40 %. <a href="https://grandesecolesaufeminin.fr/etude-10-age-et-travail-age-pour-etre-performant/">Ce qui ressort de l’étude</a>, c’est moins une perception isolée qu’un système de tri implicite, l’âge devient un critère de lecture des profils, intégré dans les décisions sans jamais être explicitement assumé.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Le sujet est identifié, documenté… et pourtant maintenu hors champ</strong></li>
</ul>



<p>72 % des répondants considèrent que la question de l’âge va devenir centrale dans les années à venir, mais seuls 18 % estiment qu’elle est aujourd’hui suffisamment traitée dans les entreprises. Dans le même temps, 52 % jugent qu’il existe de fortes inégalités liées à l’âge et 52 % parlent d’un sujet encore tabou. Ce décalage dit quelque chose de profond, l’âgisme n’est pas ignoré, il est contourné. Comme si le fait de le nommer obligeait à remettre en cause des équilibres organisationnels que l’on préfère laisser intacts.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>La performance reste pensée à travers une “fenêtre d’âge” implicite</strong></li>
</ul>



<p>Le discours officiel affirme que la performance n’a pas d’âge, une conviction partagée par 92 % des répondants. Dans les faits, elle est fortement associée à une tranche bien précise de la carrière, 57 % considérant que les profils d’âge intermédiaire sont les plus valorisés. Entre 38 et 50 ans, les profils sont perçus comme au sommet de leur valeur. Avant, ils doivent encore faire leurs preuves. Après, ils entrent dans une zone de doute. Cette représentation structure les trajectoires sans jamais être formalisée, elle influence les promotions, les mobilités, les arbitrages. Elle installe une forme de date de péremption invisible.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Les femmes cumulent les effets de l’âge et du genre et les subissent plus tôt</strong></li>
</ul>



<p>L’étude montre que 43 % des répondants estiment que la question de l’âge touche davantage les femmes. Cette perception s’accentue avec le temps : 48 % des jeunes femmes perçoivent des inégalités, contre 36 % des hommes, et 63 % des femmes seniors, contre 36 % des hommes du même âge. Elles entrent plus tôt dans une zone de fragilisation, où leur légitimité est questionnée, leur engagement suspecté, leur trajectoire relue à l’aune d’un déclin supposé. À cela s’ajoute une exposition plus forte aux remarques liées à l’âge, 78 % des jeunes femmes déclarent en avoir déjà reçu. Ce que <a href="https://jaipiscineavecsimone.com/qui-est-lessayiste-americaine-susan-sontag-qui-sera-incarnee-dans-un-biopic-par-kristen-stewart/">l&#8217;essayiste américaine Susan Sontag </a>a appelé le « double standard du vieillissement ».</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Avec l’âge, les marges de manœuvre se réduisent et les risques augmentent</strong></li>
</ul>



<p>74 % des répondants estiment qu’il est plus facile de changer de travail quand on est jeune, 68 % de trouver un emploi et 46 % d’être promu. À l’inverse, 81 % évoquent un risque accru de placardisation et 41 % de licenciement pour les profils plus âgés. Les opportunités ne disparaissent pas du jour au lendemain, elles se resserrent. Changer de poste devient plus complexe, rebondir après une période de chômage plus incertain. Cela se traduit concrètement : 29 % des seniors déclarent être bloqués dans leur progression et 23 % rencontrent des difficultés à rebondir après une période de chômage. L’âge agit comme un basculement progressif, rarement brutal, mais toujours structurant</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>L’âgisme s’inscrit directement dans les pratiques de l’entreprise</strong></li>
</ul>



<p>38 % des répondants estiment que les politiques de recrutement renforcent les stéréotypes liés à l’âge, 31 % pointent les critères de promotion et 30 % la posture du management. Ce que cela révèle, c’est que l’âgisme ne relève pas uniquement de biais individuels ou de représentations culturelles. Il se fabrique concrètement, à travers les décisions et les règles internes. À chaque étape du parcours professionnel, des mécanismes viennent renforcer une lecture de l’âge comme un risque plutôt que comme une ressource.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>OSCARS 2026 : AUTUMN DURALD ARKAPAW, PREMIÈRE FEMME SACRÉE À LA PHOTOGRAPHIE</title>
		<link>https://jaipiscineavecsimone.com/oscars-2026-autumn-durald-arkapaw-premiere-femme-sacree-a-la-photographie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Mar 2026 17:23:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dimanche 15 mars 2026, lors de la cérémonie des Oscars à Los Angeles, la directrice de la photographie américaine Autumn Durald Arkapaw est entrée dans l’histoire. Récompensée pour son travail sur Sinners de Ryan Coogler, elle devient la première femme à remporter l’Oscar de la meilleure photographie depuis la création de la catégorie en 1929. [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Dimanche 15 mars 2026, lors de la cérémonie des Oscars à Los Angeles, la directrice de la photographie américaine Autumn Durald Arkapaw est entrée dans l’histoire. Récompensée pour son travail sur <em>Sinners</em> de Ryan Coogler, elle devient la première femme à remporter l’Oscar de la meilleure photographie depuis la création de la catégorie en 1929.</strong></p>



<p>Dans l’histoire des Oscars, ce prix est l’un des plus masculins. Avant elle, seules quelques femmes avaient réussi à être nommées, dont Rachel Morrison pour <em>Mudbound</em> en 2018 ou Ari Wegner pour <em>The Power of the Dog</em> en 2022. Aucune n’avait encore gagné. Mais au-delà du symbole, c’est son discours qui a marqué la soirée. Sur scène, Autumn Durald Arkapaw a interrompu ses remerciements pour s’adresser directement aux femmes présentes dans la salle. <em>« J’aimerais que toutes les femmes dans cette salle se lèvent, parce que je sais que je ne serais pas arrivée ici sans vous »</em>.  La cheffe-opératrice a poursuivi visiblement émue : <em>« ’ai ressenti tellement d’amour de la part des femmes tout au long de cette campagne. Des moments comme celui-ci arrivent grâce à vous. »</em></p>



<p>Ce moment a transformé son Oscar individuel en victoire collective. Car dans les métiers techniques du cinéma — et particulièrement dans les départements image — les femmes restent encore très minoritaires. Âgée de 46 ans, Autumn Durald Arkapaw s’est imposée ces dernières années comme l’une des directrices de la photographie les plus remarquées d’Hollywood. Formée à l’American Film Institute, elle s’est d’abord illustrée dans le cinéma indépendant avant de signer l’image de projets très visibles, comme <em>Black Panther: Wakanda Forever</em> ou la série <em>Loki</em>.</p>



<p>Sa collaboration avec <a href="https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-info-de-france-inter/l-info-de-france-inter-4108280">le réalisateur Ryan Coogler</a> sur <em>Sinners</em> marque une nouvelle étape dans sa carrière. Originaire de Los Angeles et d’ascendance philippine et afro-créole, elle a progressivement imposé une signature visuelle très remarquée à Hollywood. Lors de la cérémonie, la cheffe-opératrice a également évoqué son histoire familiale, expliquant avoir apporté avec elle la photo de son grand-père, Guillermo Pagan Bautista, résistant philippin pendant la Seconde Guerre mondiale.</p>



<p>À Hollywood, où les Oscars aiment écrire l’histoire, cette victoire en marque une. Après près d’un siècle d’attente, la statuette de la meilleure photographie revient enfin à une femme. Mais l’image qui restera de la soirée n’est peut-être pas celle du trophée. C’est celle d’une salle entière qui se lève.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>« AU BAIN DES DAMES » : DES SEPTUAGÉNAIRES, DES PUNCHLINES ET UN CÉSAR, C&#8217;EST MARSEILLE BÉBÉ !</title>
		<link>https://jaipiscineavecsimone.com/au-bain-des-dames-des-septuagenaires-des-punchlines-et-un-cesar-cest-marseille-bebe/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 12:52:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lauréate du César 2026 du meilleur court-métrage documentaire, la réalisatrice Margaux Fournier a posé sa caméra sur une plage populaire de Marseille. Là, une bande de femmes septuagénaires se retrouvent et parlent sans fard ni complexe de leur vie, de l’amour, du désir et des corps qui changent. Joëlle, bob blanc vissé sur la tête, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Lauréate du César 2026 du meilleur court-métrage documentaire, la réalisatrice Margaux Fournier a posé sa caméra sur une plage populaire de Marseille. Là, une bande de femmes septuagénaires se retrouvent et parlent sans fard ni complexe de leur vie, de l’amour, du désir et <strong>des corps qui changent</strong>.</strong></p>



<p>Joëlle, bob blanc vissé sur la tête, boucles d’oreilles et rouge à lèvres éclatant, rassemble autour d’elle une bande joyeuse et bruyante. Magali, Carmen, l&#8217;autre Joëlle et Régine composent ce carré de dames qui se retrouvent sur la plage pour se baigner, mais surtout pour parler. De leurs vies, de leurs amours, et de ces corps topless, tannés par le soleil, que des anonymes préféreraient voir dissimulés. Sur la digue qui longe la mer, un tag tranche dans le décor :<em> « Soutifs obligatoire les vieilles »</em>. En guise de réponse, elles lèvent leur majeur.</p>



<p>Le petit clan discute de tout. De ce foutu corps qui leur échappe parfois, mais aussi d’une farouche volonté de continuer la drague <em>« comme avant »</em>. «<em> Internet, c’est pas pour les vieilles comme nous »</em>, revendique Joëlle dans un éclat de rire qui ponctue chacune de ses phrases. Un rire qui sert aussi de respiration lorsque surgit l’indicible. Les violences conjugales qu’elle évoque avec pudeur. <em>« On dirait pas que j’ai vécu tout ça, hein ? </em>» Sous les punchlines qui fusent, il y a du vécu et de la profondeur. Et surtout une irrésistible envie de poursuivre sa vie amoureuse. La sexualité est au cœur des conversations. Ces dames parlent de capotes, s’esclaffent lorsque Joëlle — toujours la même — est qualifiée de cougar pour avoir eu une aventure avec un quinquagénaire.</p>



<p>Le verbe ne faiblit jamais. Sans filtre, les septuagénaires interpellent et jaugent le physique d&#8217;un homme qui passe. Elles savent aussi fse faire entendre lorsque des jeunes attablés un peu plus loin écoutent de la musique trop fort. Un improbable dialogue s’engage alors entre les deux générations. Les jeunes accèdent à leur demande et lancent Johnny Hallyday. <em>« Ça c&#8217;est de la musique »</em> s&#8217;exclame Joëlle qui bientôt entraînent dans son sillage ceux qui, quelques minutes plus tôt, se moquaient encore. </p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>S&#8217;IMPLIQUER DANS LES MOBILISATIONS FÉMINISTES PASSÉ 50 ANS</title>
		<link>https://jaipiscineavecsimone.com/simpliquer-dans-les-mobilisations-feministes-passe-50-ans/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Mathilde Doiezie]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Mar 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l&#8217;occasion du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, J&#8217;ai piscine avec Simone a donné la parole à plusieurs femmes pour questionner leur place dans les mobilisations féministes. Elles nous ont raconté leurs différents héritages, leur prise de conscience tardive ou leur ancrage dans un engagement plus quotidien. Dans les cortèges du 8 [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>À l&#8217;occasion du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, J&#8217;ai piscine avec Simone a donné la parole à plusieurs femmes pour questionner leur place dans les mobilisations féministes. Elles nous ont raconté leurs différents héritages, leur prise de conscience tardive ou leur ancrage dans un engagement plus quotidien.</strong></p>



<p>Dans les cortèges du 8 mars, les pancartes colorées et les slogans scandés donnent souvent l’image d’un féminisme porté par les jeunes générations. Pourtant, de nombreuses femmes de plus de 50 ans participent aussi aux combats féministes. Parfois dans la rue, parfois autrement.</p>



<p>Certaines ont grandi dans un univers déjà traversé par les luttes féministes. C&#8217;est le cas de Sophie Khalifa, 54 ans. <em>« Mon arrière-grand-mère était suffragette. Je suis tombée dedans petite. »</em> Ensuite, sa grand-tante a élevé sa mère, puis elle et sa sœur, alors que ses parents avaient divorcé en 1977<em>, «&nbsp;l&#8217;année où l&#8217;ONU a reconnu la Journée internationale des droits des femmes&nbsp;»</em>, souligne-t-elle. Une histoire personnelle qui a tracé sa trajectoire féministe. Depuis 15 ans, succédant à un engagement de sa mère, elle s&#8217;est investie au sein du réseau Soroptimist, avec lequel elle participe régulièrement à des actions en faveur des femmes. <em>«&nbsp;J&#8217;ai aussi fait des marches pour l&#8217;égalité salariale, pour l&#8217;endométriose ou pour inscrire l&#8217;IVG dans la Constitution&nbsp;»</em>, décrit-elle. Mais le 8 mars reste un moment essentiel de visibilité des engagements féministes pour elle.</p>



<p>Beaucoup de femmes racontent une prise de conscience plus tardive, en prise avec des inégalités salariales.<em>« Je suis née dans les années 1970 et je crois qu&#8217;à cette époque, tellement de choses était en train de changer que nous avions l&#8217;impression que l&#8217;égalité des droits était acquise, </em>relate Céline Wienhold, 55 ans.<em>J&#8217;ai fait de super études. Je n&#8217;ai pas eu l&#8217;impression d&#8217;être freinée dans ma carrière. Le féminisme n&#8217;était pas un sujet pour moi »</em>. Puis, en avançant dans sa carrière, elle a pris conscience du décalage qui s&#8217;est créé avec son ex-conjoint, qui ne s&#8217;est pas arrêté pour prendre du temps avec les enfants. <em>« Pour ma génération, l’émancipation est beaucoup passée par les études, par une forme de <em>girl power, </em></em>continue de son côté Fanny Guyomard, 56 ans<em><em>. </em>J&#8217;ai eu une carrière extrêmement riche, mais il a fallu se battre contre les remarques déplacées ou des situations qui relèveraient aujourd’hui du harcèlement sexuel selon la définition actuelle. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Le féminisme au prisme du dialogue entre générations</h2>



<p>D&#8217;autres ont été encouragées dans cette voie par leurs filles, qui ont entrevu une brèche dans les questionnements de leur mère. Sandrine Missakian, 53 ans, explique que son féminisme s’est affirmé après une longue carrière au sein d&#8217;une entreprise dont l&#8217;univers était très masculin.<em> «&nbsp;Je me suis questionnée sur mon rôle de manageuse. Je me suis rendu compte que j&#8217;avais été plus dure avec les femmes qu&#8217;avec les hommes, que j&#8217;avais tendance à materner. Mes filles – qui ont 23 et 26 aujourd&#8217;hui – m&#8217;ont encouragée dans mes questionnements en m&#8217;offrant &#8220;Nous sommes toutes des féministes&#8221; de Chimananda Ngozie Adichie. Depuis, j&#8217;ai véritablement fait mon </em>coming out <em>féministe et cela transpire dans toutes mes activités.&nbsp;»</em> Sandrine met cela en application dans plusieurs réseaux d’entrepreneures et dans le monde du sport, en tant que coach de basket, où elle constate que le chemin est encore «<em>&nbsp;très long&nbsp;» </em>pour les jeunes auprès desquels elle est impliquée.</p>



<p>Gaëlle Pineda, 53 ans, évoque aussi les discussions avec sa fille de 20 ans, venues percuter son travail de sémiologue sur l&#8217;invisibilisation des femmes de plus 50 ans dans l&#8217;univers des médias et de la culture. Il y a deux ans, elle s&#8217;est rendue à sa première manifestation féministe du 8 mars à Paris, avec sa fille et sa mère.<em> «&nbsp;Nous étions trois générations différentes, avec la même intention pour défendre quelque chose&nbsp;»</em>, se souvient-elle. Elle n&#8217;avait jamais participé à une manifestation auparavant, mais s&#8217;y est sentie très à l&#8217;aise, grâce à la <em>«&nbsp;diversité de profils et d&#8217;âge&nbsp;»</em>. <em>«&nbsp;J&#8217;ai découvert qu&#8217;on pouvait avoir un féminisme qui ne s&#8217;exprime pas que par le prisme intellectuel. Qu&#8217;il pouvait aussi être jubilatoire en s&#8217;exprimant dans la rue, rien que par le fait d&#8217;être toutes ensemble.&nbsp;»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Des façons différentes de militer selon les générations</h2>



<p>Pour autant, son <em>« militantisme à elle »</em> passe davantage par son travail, plus que par les manifestations. Pareil pour Céline Wienhold, 55 ans, qui accompagne des femmes dans la création d&#8217;entreprises. <em>« Je suis très sensible à la journée du 8 mars, mais je suis plutôt une féministe du quotidien. Si on doit faire bouger les choses, c’est à travers les décisions qu’on prend et les actions qu’on mène au jour le jour »</em>, affirme-t-elle. D&#8217;autant qu&#8217;elle n&#8217;est tout simplement pas très à l&#8217;aise dans la foule. </p>



<p>Toutes observent en tout cas un changement de rapport au féminisme entre les générations. <em>« Ma fille — et je pense que ses amies aussi — ne laissent plus du tout passer certaines choses. Elles les imposent. C’est plus radical. »</em>, dépeint Gaëlle Pineda.<em>« Un jour, ma fille de 22 ans m&#8217;a dit : &#8220;Tu as accepté des choses dans ta vie que je n’accepterai jamais&#8221;</em>, décrit de son côté Fanny Guyomard. <em>C&#8217;est très bien, poursuis le travail, je lui ai répondu. »</em></p>



<p>Isabelle Thiery-Fuchs, 62 ans, constate aussi des différences générationnelles dans son engagement régulier au sein de l&#8217;association Osez le féminisme 67. Elle fait partie des plus âgées de son organisation. <em>« J’ai 20 ou 25 ans de plus que la personne la plus âgée après moi »</em>, dit-elle. Ce qui bouscule les priorités militantes. <em>« À mon époque, nous parlions beaucoup d’égalité salariale. Aujourd’hui, j’ai l’impression qu’on parle surtout des violences sexuelles. »</em> Si elle reconnaît l’importance de ces combats, elle regrette que cela prenne trop de place, au détriment d&#8217;autres enjeux devenus moins visibles. «<em>Il serait aussi important de parler des femmes modèles, du sexisme ordinaire ou de la place des femmes dans les sciences »</em>, donne-t-elle pour exemple.<br><br>Certaines, comme Sophie Khalifa, sont aussi décontenancées par certaines attitudes, comme la nudité dans les manifestations ou la cohabitation avec d&#8217;autres combats autour du genre ou l&#8217;adoption pour les personnes homosexuelles. <em>« C&#8217;est tout aussi important, mais différent. Et chacune a le droit de s&#8217;exprimer comme elle le souhaite, mais je pense qu&#8217;il faut qu&#8217;on reste digne si l&#8217;on veut que notre corps soit respecté »</em> Quoi qu&#8217;il en soit, elle sera bien dans les rues dimanche à Paris pour la manifestation féministe. <em>« C&#8217;est important de continuer à manifester pour que nos droits deviennent de vrais acquis et qu&#8217;on ne puisse pas revenir en arrière. »</em></p>



<p><em><br><br></em></p>



<div style="height:100px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><strong>Lire aussi </strong>: <a href="https://jaipiscineavecsimone.com/femmes-de-50-ans-et-si-on-adoptait-5-strategies-collectives-pour-mettre-fin-a-linvisibilite/">FEMMES DE 50 ANS : ET SI ON ADOPTAIT 5 STRATÉGIES COLLECTIVES POUR METTRE FIN À L’INVISIBILITÉ ?</a></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://jaipiscineavecsimone.com/simpliquer-dans-les-mobilisations-feministes-passe-50-ans/">S&#8217;IMPLIQUER DANS LES MOBILISATIONS FÉMINISTES PASSÉ 50 ANS</a> est apparu en premier sur <a href="https://jaipiscineavecsimone.com">J&#039;ai piscine avec Simone</a>.</p>
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		<item>
		<title>« TROPHÉES DU MASCULINISME » : LA NOUVELLE CAMPAGNE D&#8217;ENSEMBLE CONTRE LE SEXISME</title>
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					<comments>https://jaipiscineavecsimone.com/trophees-du-masculinisme-la-nouvelle-campagne-densemble-contre-le-sexisme/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 15:47:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’occasion du 8 mars, le collectif Ensemble contre le sexisme dévoile une campagne qui détourne les codes des cérémonies de récompenses. Trois trophées pour rappeler, chiffres à l’appui, l’ampleur des inégalités et des violences qui continuent de toucher les femmes. La progression des discours masculinistes est désormais bien documentée. Selon le Baromètre 2026 du [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>À l’occasion du 8 mars, le collectif <em>Ensemble contre le sexisme </em>dévoile une campagne qui détourne les codes des cérémonies de récompenses. Trois trophées pour rappeler, chiffres à l’appui, l’ampleur des inégalités et des violences qui continuent de toucher les femmes.</strong></p>



<p>La progression des discours masculinistes est désormais bien documentée. <a href="https://www.haut-conseil-egalite.gouv.fr/rapport-2026-sur-letat-des-lieux-du-sexisme-en-france-la-menace-masculiniste">Selon le Baromètre 2026 du Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes</a>, 17 % des Français adhèrent à des formes de sexisme hostile, soit près de dix millions de personnes. Le phénomène est particulièrement visible chez les plus jeunes. L’étude indique que 66 % des hommes de moins de 34 ans disent connaître au moins un influenceur masculiniste et 37 % déclarent consulter ce type de contenus, preuve que ces discours circulent désormais largement, notamment sur les réseaux sociaux.</p>



<p>C’est dans ce climat que le collectif Ensemble contre le sexisme dévoile une nouvelle campagne. À l’approche du 8 mars, le réseau choisit de détourner les codes des cérémonies de récompenses pour mettre en lumière les mécanismes qui nourrissent encore ces inégalités. Un trophée célèbre la réussite, l’excellence ou la performance. <a href="https://jaipiscineavecsimone.com/et-si-cetait-lune-des-notres-la-campagne-du-collectif-ensemble-contre-le-sexisme/">La nouvelle campagne du collectif <em>Ensemble contre le sexisme</em> </a>choisit de renverser ce symbole. À l’approche de la Journée internationale des droits des femmes, trois trophéesdu masculinisme sont ainsi remis. Mais il ne s’agit pas ici de récompenser, mais de révéler ce que notre société continue, année après année, de tolérer ou de minimiser.</p>



<p>La campagne commence par aborder un sujet rarement mis au premier plan, celui du sexisme conjugué à l’âgisme. Entre 40 et 60 ans, une femme salariée perd en moyenne 7 862 euros par an par rapport à un homme du même âge. L’écart ne relève pas d’un simple détail statistique. Il traduit des carrières qui ralentissent, des promotions qui se raréfient et, à terme, des retraites moins élevées. Année après année, ces inégalités s’accumulent et finissent par peser durablement sur les trajectoires professionnelles. C&#8217;est ce que démontre<a href="https://fondationdesfemmes.org/note/le-cout-d-etre-retraitee/"> la dernière note publiée par la Fondation des Femmes</a>, « Le coût d&#8217;être retraitée ».</p>



<p>Autre réalité pointée par la campagne, la défiance persistante envers la parole des victimes. Alors même que les violences sexistes et sexuelles sont aujourd’hui largement documentées, 53 % des hommes estiment que les accusations sont trop souvent exagérées ou mensongères. Ce décalage entre les faits et les perceptions contribue à installer un climat de doute qui complique encore les démarches de celles qui choisissent de parler.</p>



<p>Enfin, la campagne rappelle la dimension la plus tragique de ces violences. En 2024, 107 féminicides conjugaux ont été recensés en France, auxquels s’ajoutent 270 tentatives de féminicides et 906 suicides ou tentatives liés aux violences conjugales. Derrière ces chiffres apparaissent des vies interrompues, des familles brisées et une violence qui continue de s’exercer au sein du couple.</p>



<p>Dans ce contexte, la progression des discours masculinistes inquiète de plus en plus les observateurs. Selon le Baromètre 2026 du Haut Conseil à l’Égalité, 17 % des Français adhèrent à des formes de sexisme hostile, soit près de dix millions de personnes. Le phénomène est particulièrement visible chez les plus jeunes. L’étude indique que 66 % des hommes de moins de 34 ans disent connaître au moins un influenceur masculiniste et 37 % déclarent consulter ce type de contenus, preuve que ces discours circulent désormais largement, notamment sur les réseaux sociaux.</p>
<p>L’article <a href="https://jaipiscineavecsimone.com/trophees-du-masculinisme-la-nouvelle-campagne-densemble-contre-le-sexisme/">« TROPHÉES DU MASCULINISME » : LA NOUVELLE CAMPAGNE D&#8217;ENSEMBLE CONTRE LE SEXISME</a> est apparu en premier sur <a href="https://jaipiscineavecsimone.com">J&#039;ai piscine avec Simone</a>.</p>
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		<title>MELANIA TRUMP PRÉSIDE LE CONSEIL DE SÉCURITÉ DEUX JOURS APRÈS LES FRAPPES AMÉRICAINES</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Mar 2026 13:58:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 3 mars, à New York, Melania Trump a pris place au siège de la présidence du Conseil de sécurité des Nations unies pour une séance consacrée aux enfants dans les conflits armés. C’est la première fois que l’épouse d’un dirigeant en exercice préside une réunion de l’instance la plus puissante de l’Organisation des Nations [&#8230;]</p>
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<p><strong>Le 3 mars, à New York, Melania Trump a pris place au siège de la présidence du Conseil de sécurité des Nations unies pour une séance consacrée aux enfants dans les conflits armés. C’est la première fois que l’épouse d’un dirigeant en exercice préside une réunion de l’instance la plus puissante de l’Organisation des Nations unies.</strong></p>



<p><br>Le thème choisi — protéger les enfants, défendre l’éducation en temps de guerre — ne prête à aucune contestation. Cause universelle, registre moral, figure associée à la protection : la scène est parfaitement calibrée. Mais elle intervient dans un contexte qui en modifie immédiatement la lecture. La réunion s’est tenue deux jours après des frappes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran. À la tribune, le représentant iranien auprès de l’ONU, Amir Saeid Iravani, a dénoncé une situation <em>« profondément honteuse et hypocrite »</em>, accusant Washington de présider une séance sur la protection des enfants tout en conduisant des frappes ayant touché des villes iraniennes, notamment des écoles.</p>



<p>Au-delà du contexte militaire, l’épisode interroge sur le plan institutionnel. Les règles de procédure du Conseil de sécurité prévoient une présidence mensuelle par rotation, exercée par le représentant permanent de l’État concerné. Ce rôle, traditionnellement assumé par des diplomates accrédités, a cette fois été occupé par une Première dame, sans mandat électif ni fonction diplomatique formelle. Une situation sans précédent dans le fonctionnement du Conseil.</p>



<p>Le contraste est accentué par d’autres décisions récentes de Washington. L’administration Trump a réduit ou retiré son soutien à plusieurs dispositifs internationaux consacrés à la protection de l’enfance, notamment le bureau chargé de documenter l’impact des conflits sur les enfants, <a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2025/07/22/les-etats-unis-annoncent-se-retirer-de-l-unesco-l-organisation-des-nations-unies-pour-l-education_6622972_3210.html">et s’est également retirée de l’UNESCO.</a></p>
<p>L’article <a href="https://jaipiscineavecsimone.com/melania-trump-preside-le-conseil-de-securite-deux-jours-apres-les-frappes-americaines/">MELANIA TRUMP PRÉSIDE LE CONSEIL DE SÉCURITÉ DEUX JOURS APRÈS LES FRAPPES AMÉRICAINES</a> est apparu en premier sur <a href="https://jaipiscineavecsimone.com">J&#039;ai piscine avec Simone</a>.</p>
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