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	<title>Catégorie Culture - J&#039;ai piscine avec Simone</title>
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	<title>Catégorie Culture - J&#039;ai piscine avec Simone</title>
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		<title>MICHELLE OBAMA : UN DISCOURS D’AMOUR À CHICAGO</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jun 2026 13:32:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lors de l’inauguration du Centre présidentiel Obama à Chicago, Michelle Obama a rendu hommage à son mari dans un discours très personnel. L’ancien président américain a essuyé ses larmes. Michelle Obama a pris la parole jeudi 18 juin 2026 à Chicago, lors de la cérémonie d’inauguration du Centre présidentiel Obama. L’événement a réuni Barack Obama, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lors de l’inauguration du Centre présidentiel Obama à Chicago, Michelle Obama a rendu hommage à son mari dans un discours très personnel. L’ancien président américain a essuyé ses larmes.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Michelle Obama a pris la parole jeudi 18 juin 2026 à Chicago, lors de la cérémonie d’inauguration du Centre présidentiel Obama. L’événement a réuni Barack Obama, leurs filles Malia et Sasha, ainsi que les anciens présidents Joe Biden, George W. Bush et Bill Clinton et leurs épouses. La présence de ces anciens occupants de la Maison-Blanche a donné à la cérémonie une portée institutionnelle. Aux États-Unis, les présidents sortants s’inscrivent depuis Franklin D. Roosevelt dans la tradition des bibliothèques présidentielles, conçues pour rassembler les traces d’un mandat et les rendre accessibles au public. Le Centre présidentiel Obama reprend cet héritage, tout en l’élargissant à un musée, des espaces culturels et un campus civique dans le South Side de Chicago.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur scène, l’ancienne First Lady s’est adressée directement à son mari. <em>« Barack, tu dois me regarder »</em>, a-t-elle lancé, <em>« Tu m’as dit, il y a toutes ces années, que tu ne pouvais pas me promettre le monde, mais que tu pouvais me promettre une vie intéressante. Bien sûr, tu t’es surpassé : tu as réussi à m’offrir les deux. »</em> Michelle Obama a ensuite évoqué les huit années passées à la Maison-Blanche. <em>« Huit années dans le creuset, et pas une seule fois tu n’as fondu sous la chaleur. Pas une seule fois tu ne l’as laissée te durcir. »</em> Elle a salué son <em>« optimisme têtu »</em>, son <em>« courage sans faille »</em>, sa <em>« décence sans prétention »</em>, «<em> son éthique de travail acharnée »</em> et sa <em>« fibre morale absolument inébranlable »</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Barack Obama a essuyé une larme pendant l’intervention de son épouse qui a aussi rendu hommage à leurs filles, Malia et Sasha, présentes lors de la cérémonie. Elle les a remerciées d’avoir apporté <em>« tant de joie, d’esprit et d’énergie à une vie »</em> qu’elles «<em> n’avaient pas choisi »</em>. Le Centre présidentiel Obama ouvre au public du 19 au 21 juin 2026, lors d’un week-end inaugural organisé par la Fondation Obama. Le site, situé dans le South Side de Chicago, comprend notamment un musée, une bibliothèque, des espaces culturels, un centre sportif, des jardins et une place dédiée à John Lewis, figure historique du mouvement des droits civiques et ancien élu démocrate de Géorgie, mort en 2020.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La cérémonie a également réuni plusieurs personnalités politiques et artistiques, Angela Merkel,  Justin Trudeau, Kamala Harris, Nancy Pelosi, et a accueilli les performances de Stevie Wonder, Bruce Springsteen, Jennifer Hudson, John Legend, Common, Eddie Vedder, Bono et The Edge. Dans son discours, Barack Obama a présenté le centre comme un lieu de mémoire et d’engagement civique. <em>« J’espère que ce centre servira d’affirmation de ce que notre démocratie a de spécial et de précieux »,</em> a-t-il déclaré devant le public réuni à Chicago.</p>
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		<title>SORCIÈRES : L&#8217;HISTOIRE DES FEMMES QUI DÉRANGENT À LA LOUPE D&#8217;UNE EXPO</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mathilde Doiezie]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Jun 2026 06:55:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À Nantes, une exposition retrace l&#8217;une des plus vastes persécutions de l&#8217;histoire en mettant en avant les ressorts historiques et l&#8217;évolution des regards artistiques sur les femmes accusées de sorcellerie. Avant de rentrer dans la pop culture avec des figures sympathiques comme Samantha dans la série «&#160;Ma sorcière bien-aimée&#160;» ou Hermione Granger dans «&#160;Harry Potter&#160;», [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>À Nantes, une exposition retrace l&#8217;une des plus vastes persécutions de l&#8217;histoire en mettant en avant les ressorts historiques et l&#8217;évolution des regards artistiques sur les femmes accusées de sorcellerie.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant de rentrer dans la pop culture avec des figures sympathiques comme Samantha dans la série «&nbsp;Ma sorcière bien-aimée&nbsp;» ou Hermione Granger dans «&nbsp;Harry Potter&nbsp;», la sorcière s&#8217;est traînée une terrible réputation au cours des siècles. Aujourd’hui, de nombreuses femmes ont retourné le stigmate en revendication féministe, avec moult badges et autocollants, mais les ancêtres ont craint pendant plusieurs siècles précédents d&#8217;être considérées comme des sorcières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&#8217;autrice féministe Mona Chollet avait analysé le phénomène et ses retombées contemporaines dans son célèbre essai <a href="https://www.editionsladecouverte.fr/sorcieres-9782355221224">«&nbsp;Sorcières&nbsp;: la puissance invaincue des femmes&nbsp;»</a> (La Découverte, 2018). Cette année, le musée d&#8217;Histoire de Nantes y consacre une exposition qui revient jusqu&#8217;au 28 juin sur quatre siècles de persécutions en Europe, ayant fait périr jusqu&#8217;à 90 000 victimes – dont les trois-quarts étaient des femmes – selon les estimations les plus pessimistes. L&#8217;idée&nbsp;: dévoiler la<em> «&nbsp;réalité historique qui se cache derrière cet imaginaire que nous connaissons tous&nbsp;»</em>, explique la commissaire Krystel Gualdé, directrice scientifique du musée d’Histoire de Nantes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Racines antiques</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&#8217;exposition remonte à l&#8217;Antiquité pour explorer les racines du phénomène, bien avant l&#8217;apparition même du mot «&nbsp;sorcier&nbsp;» ou « sorcière » au 12e siècle. Déjà, les philosophes comme Platon et Aristote considèrent les femmes comme des hommes inachevés. Une «&nbsp;faiblesse&nbsp;» définit par des hommes qui portera atteinte aux femmes tout au long des siècles suivants&#8230; Une amphore représentant Médée égorgeant ses enfants rappelle que les sorcières ont pu être aussi soupçonnées d’infanticides.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, à l&#8217;époque, des magiciennes – autant craintes que vénérées – font aussi partie de la société et sont reconnues pour leurs pouvoirs multiples&nbsp;: celui de composer des philtres, de prédire l&#8217;avenir, de soigner, de jeter ou guérir d’une malédiction&#8230; La magie, le mysticisme, la protection contre le mauvais sort font partie du quotidien, alors que l&#8217;absence de sciences capables d&#8217;expliquer certains phénomènes manque cruellement.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Spécificité féminine</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À partir du 11e siècle, pour asseoir son pouvoir dans la société, l&#8217;Église catholique combat de manière véhémente toutes les pratiques et croyances qu&#8217;elle associe au paganisme. Elle s&#8217;attaque alors aux magiciennes et aux sorcières, devenues responsables de tous les maux&nbsp;inexplicables : épidémies, famines, meurtres, vols, décès&#8230; Des juridictions dédiées à la lutte contre l&#8217;hérésie et à la sorcellerie apparaissent. En particulier à partir de la publication en 1487 du «&nbsp;Malleus Maleficarum&nbsp;», dont un exemplaire est exposé, qui donne un cadre aux crimes de sorcellerie et les associe à une spécificité féminine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu&#8217;au 15e siècle, la féminisation du crime de sorcellerie n&#8217;est pas encore complètement partagée, comme le démontrent des images représentant des hommes initiés. Pourtant, de premières représentations d&#8217;Ève, chassée du paradis avec Adam, montrent le poids de la religion chrétienne dans les liens entre ce qui est considéré comme le péché originel et la première femme de l&#8217;humanité. Les femmes deviennent davantage associées aux forces obscures et à la figure du Diable, en particulier lorsqu&#8217;elles sortent des normes. Et il suffit parfois simplement d&#8217;une dénonciation d&#8217;un voisin pour qu&#8217;une accusation fonde sur elles…</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Discriminations associées</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&#8217;art s&#8217;empare de cette panique morale. Cela passe par des miniatures dans des parchemins ou des livres de théologie. Où des femmes apparaissent surmontant divers animaux ou avec un balai entre les jambes. Les représentations de scènes de «&nbsp;sabbat&nbsp;» – cérémonies qui détourneraient les sacrements de l&#8217;Église – deviennent de plus en plus nombreuses. Le terme est dérivé du «&nbsp;shabbat&nbsp;» des personnes juives, elles aussi régulièrement persécutées. L&#8217;exposition rappelle ainsi à quel point les personnes minorisées et discriminées sont souvent assimilées dans les esprits obtus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les artistes de l&#8217;époque, s&#8217;emparer du sujet est un moyen de s&#8217;émanciper des représentations religieuses, les seules véritablement admises, nous apprend l&#8217;exposition. Elle permet de découvrir des gravures d’Albrecht Dürer et de Hans Baldung Grien . Ainsi qu&#8217;une quantité de peintures sorties des collections de différents musées, qui dépeignent des scènes de réunions démoniaques, de personnages effrayants, de monstres surréalistes à la manière de Jérôme Bosch.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Lutte contre la persécution et réinvention de la figure</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les violences dont sont victimes les femmes accusées de sorcellerie ont presque toujours été dénoncées, mais pas toujours été entendues. Comme d’autres violences faites aux femmes. Certaines voix se sont élevées plus fort que d’autres, comme celle de Christine de Pisan, philosophe et poétesse du 15e siècle, à la pensée féministe. Les aveux obtenus sous torture, faisant foi pour les procès, finissent par être combattus, notamment par le Parlement de Paris, première juridiction qui prend des sanctions contre les juges qui condamnent sans preuve établie. Au fur et à mesure, les élites prennent de la distance vis-à-vis de ces dénonciations, qui se calment. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis la figure de la sorcière évolue. Des liens entre les sorcières et les premières revendications des femmes sont mis en avant. Elles deviennent alors des femmes fatales et dominatrices sous le pinceau des artistes, proches de la nature en devenant guérisseuses ou naturopathes plus tard, rebelles au système patriarcal et à la modernité.</p>



<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph"><br><em>Sorcières<br>Château des ducs de Bretagne – Musée d&#8217;histoire de Nantes<br>Jusqu&#8217;au 28 juin<br></em><a href="https://www.chateaunantes.fr/expositions/sorcieres/"><em>https://www.chateaunantes.fr/expositions/sorcieres/</em></a><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br></p>
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			</item>
		<item>
		<title>« POU POU PIDOU » : MARILYN MONROE AURAIT EU 100 ANS</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 May 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cent ans après sa naissance, Marilyn Monroe reste l’un des visages les plus iconiques du cinéma. Derrière la blonde ultra-sexualisée fabriquée par Hollywood, une actrice précise, ambitieuse et bien plus consciente de son jeu que sa légende ne l’a longtemps laissé croire. Norma Jeane Mortenson, née à Los Angeles, aurait eu 100 ans lundi 1er [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cent ans après sa naissance, Marilyn Monroe reste l’un des visages les plus iconiques du cinéma. Derrière la blonde ultra-sexualisée fabriquée par Hollywood, une actrice précise, ambitieuse et bien plus consciente de son jeu que sa légende ne l’a longtemps laissé croire.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Norma Jeane Mortenson, née à Los Angeles, aurait eu 100 ans lundi 1er juin. La bouche carmin, les cheveux platine, la robe blanche gonflée par l’air d’une grille de métro, le satin rose des <em>Hommes préfèrent les blondes</em>&#8230; Autant de clichés qui façonnent Marilyn Monroe, au point d’éclipser parfois l’actrice hors norme qu’elle a été. Cette succession d’images a fait sa gloire autant qu’elle l’a enfermée. Marilyn Monroe en a très tôt mesuré le prix. Dans son dernier entretien accordé à <em>Life</em>, publié en août 1962, elle refuse cette réduction à une image désirable. <em>« Un sex-symbol devient un objet. Je déteste être un objet. »</em>. L’actrice devient indissociable d’une image que le cinéma, la photographie, la publicité et la culture populaire ne cessent de reproduire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette contradiction accompagne toute sa postérité. Elle a joué pour Howard Hawks, Billy Wilder, Fritz Lang, George Cukor ou John Huston. Elle a traversé la comédie musicale, le film noir, la satire, la comédie romantique et le drame. Malgré cette diversité, la force de son image a longtemps pris le dessus. La 20th Century Fox comprend très vite la force commerciale de son image et l’installe dans un type de personnage immédiatement identifiable. La blonde désirable, faussement naïve, offerte au regard masculin, devient une formule rentable. Marilyn Monroe la joue avec une finesse qui échappe souvent aux lectures rapides. Le cinéaste Billy Wilder, qui l’a dirigée dans<em> Sept ans de réflexion</em> et <em>Certains l’aiment chaud</em>, l’a formulé ainsi dans<a href="https://www.vanityfair.com/news/1999/10/billy-wilder-199910"> Vanity Fair</a>. <em>« Elle était, croyez-le ou non, une excellente actrice de dialogue. Elle savait où se trouvait le rire. »</em> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette intelligence du jeu traverse aussi ses grands rôles comiques. Dans <em>Sept ans de réflexion</em>, elle pourrait rester le fantasme du voisin marié. Marilyn Monroe rend le personnage plus drôle et imprévisible. Avec <em>Certains l’aiment chaud</em>, elle confirme ce sens du rythme comique dans l’un de ses rôles les plus connus. Cette maîtrise de l’image se prolonge hors plateau. Le photographe Lawrence Schiller, qui l’a photographiée à la fin de sa vie, l’a dit au<a href="https://www.theguardian.com/film/2026/may/28/marilyn-monroe-remembered-by-her-closest-confidants"> Guardian</a> . <em>« Très peu de gens comprennent vraiment la lumière. Marilyn la comprenait. »</em> Cette conscience nourrit son ambition artistique. Dans <em>Arrêt d’autobus</em>, elle cherche une autre voie, plus dramatique, nourrie par sa formation à l’Actors Studio. Don Murray, son partenaire dans le film, l’a rappelé dans un entretien à<a href="https://filmtalk.org/2014/12/11/don-murray-i-never-understood-why-marilyn-monroe-was-not-nominated-for-bus-stop/"> Film Talk</a>. <em>« Elle voulait être une vraie actrice. »</em> </p>



<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi <a href="https://jaipiscineavecsimone.com/blonde-deconstruit-le-mythe-de-marylin-monroe-dans-un-biopic-schizophrene/">:</a></strong><a href="https://jaipiscineavecsimone.com/blonde-deconstruit-le-mythe-de-marylin-monroe-dans-un-biopic-schizophrene/"> «BLONDE» DÉCONSTRUIT LE MYTHE DE MARYLIN MONROE DANS UN BIOPIC SCHIZOPHRÈNE</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi : </strong><a href="https://jaipiscineavecsimone.com/a-la-cinematheque-marilyn-monroe-retrouve-sa-place-dactrice/">À LA CINÉMATHÈQUE, MARILYN MONROE RETROUVE SA PLACE D’ACTRICE</a></p>



<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading"><em>« Une collègue constamment en quête de perfection»</em></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Son exigence se confirme en 1955, lorsqu’elle fonde<a href="https://themarilynreport.com/2022/09/29/the-rise-and-fall-of-marilyn-monroe-productions/"> Marilyn Monroe Productions</a> avec le photographe Milton H. Greene. Le geste reste rare dans une industrie encore structurée par le pouvoir patriarcal des studios. Elle part à New York, se forme, réclame de meilleurs rôles et cherche à reprendre la main sur sa carrière. Lee Strasberg, son professeur à l’Actors Studio, la décrit dans son<a href="https://speakola.com/eulogy/for-marilyn-monroe-lee-strasberg"> éloge funèbre</a> comme<em> « une collègue constamment en quête de perfection ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le centenaire relance cette lecture de l&#8217;icône. À Paris, la Cinémathèque française consacre son exposition<a href="https://www.cinematheque.fr/cycle/marilyn-monroe-1553.html"> Marilyn Monroe, 100 ans !</a> à l’actrice au travail, à ses films, à ses tenues de scène, à ses archives et à la manière dont son talent a été longtemps sous-estimé. À Los Angeles, l’Academy Museum of Motion Pictures ouvre<a href="https://www.academymuseum.org/exhibitions/marilyn-monroe-hollywood-icon"> Marilyn Monroe: Hollywood Icon</a> avec des costumes, des lettres, des scripts annotés et des objets personnels. Toutes deux documentent le travail, les choix et l’ambition d’une actrice longtemps réduite à son pouvoir de séduction. Parmi ces pièces, la robe rose portée dans <em>Les hommes préfèrent les blondes</em> raconte très bien cette histoire. William Travilla la conçoit après le scandale des photos de nu, au moment où la Fox cherche à reprendre la main sur l’image publique de Marilyn Monroe. Le mythe va perdurer, mais Norma Jeane est effacée à jamais.</p>



<div style="height:100px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



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		<title>« TESTOSTÉRONE » UN STAND-UP TRÈS POLITIQUE SIGNÉ MADAME MEUF</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 May 2026 10:20:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans son nouveau spectacle Testosterone, l’humoriste, podcasteuse et autrice Hélène Vézier, alias Madame Meuf, puise dans son expérience du cancer une matière comique et politique. Le corps des femmes, la ménopause, la patiente acceptable et la résilience obligatoire entrent dans une langue drôle, crue et férocement lucide. Le cancer arrive au moment où sa trajectoire [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://jaipiscineavecsimone.com/testosterone-un-stand-up-tres-politique-signe-madame-meuf/">« TESTOSTÉRONE » UN STAND-UP TRÈS POLITIQUE SIGNÉ MADAME MEUF</a> est apparu en premier sur <a href="https://jaipiscineavecsimone.com">J&#039;ai piscine avec Simone</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans son nouveau spectacle <em>Testosterone</em>, l’humoriste, podcasteuse et autrice Hélène Vézier, alias Madame Meuf, puise dans son expérience du cancer une matière comique et politique. Le corps des femmes, la ménopause, la patiente acceptable et la résilience obligatoire entrent dans une langue drôle, crue et férocement lucide.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cancer arrive au moment où sa trajectoire artistique prend de l’élan. À 45 ans, Hélène Vézier a déjà quitté la politique pour la scène. <a href="https://jaipiscineavecsimone.com/madame-meuf-le-recit-dun-univers-tres-tres-feutre/">Son livre vient de paraître</a>, un nouveau spectacle se dessine, sa quarantaine lui plaît. <em>« Je commence à travailler mon nouveau spectacle et bam, on arrête tout, on reporte tout, opération, chimio. »</em> Deux ans plus tôt, elle a présenté à Avignon <em>Madame Meuf dit femmes</em>. Elle en garde quelques blagues, mais casse <em>« toute la structure et tout le sens »</em>. <a href="https://www.billetreduc.com/spectacle/helene-vezier-dans-madame-meuf-dit-femmes-355073">Le titre <em>Testosterone</em> </a>arrive pendant l’écriture. Le cancer, lui, entre dans la matière du spectacle avec l’hôpital, les médecins, les commentaires culpabilisants, la pensée positive et tout ce qui lui <em>« attaque la gueule »</em>. <em>« La baston avec l’hôpital public, la relation complètement déconnectée, froide, distante des médecins, tout ça a été là-dedans. »</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette matière raconte aussi un corps directement atteint par les traitements, qui lui imposent une ménopause brutale.. <em>« L’hormonothérapie ne veut pas dire qu’on te donne des hormones, ça veut dire qu’on te squeeze des hormones. »</em> Bouffées de chaleur, douleurs articulaires, symptômes mêlés au post-cancer, Madame Meuf qualifie sa ménopause de <em>« bien vénère </em>». À ce corps bousculé s’ajoutent les mots que l’on plaque sur la maladie. La battante, la résiliente, la malade inspirante. <em>« Toutes les personnes malades ou toutes les personnes qui décèdent, de toute façon, la phrase dédiée, ce sera “elle s’est bien battue”. » </em>Derrière ces formules, claquent les injonctions à tenir, à rassurer, à rester présentable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cette rhétorique du courage, elle oppose l’autodérision. Quand une journaliste lui demande, pendant son cancer, si elle se bat, elle répond par l’absurde.<em> « Si on attend de moi que je me batte contre le cancer, alors que j’ai fait Sciences Po Toulouse, on sera emmerdé, parce que je sais faire des plans en deux parties. »</em> Même le droit d’aller mal se trouve vite contraint. <em>« On m’a dit tout le temps “tu as le droit d’aller mal”</em>, <em>mais pas trop trop.</em> » Même entourée, Hélène Vézier se sent prise au piège.<em> « J’avais l’impression d’être enfermée dans un cube transparent, où je me cognais de tous côtés, entre l’angoisse, la tristesse de regarder les autres faire et puis toi, tu es empêchée. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’hôpital aussi, Madame Meuf refuse le rôle de la patiente docile. Elle annonce la couleur aux médecins. <em>« Je suis hyper speed, je suis hyper anxieuse, je suis très nerveuse, et je suis en plus un bulldozer de paroles. Je vais balancer des gros mots dans tous les sens, c’est ma manière d’appréhender le truc. »</em> Une réaction hors des clous. <em>« La colère, ce n’est jamais bien pour les femmes. C’est comme la bonne victime, la bonne patiente. »</em> La maladie met au jour une même logique de pouvoir. Dans l’hôpital comme en politique, la même architecture verticale se dessine. <em>« Les sachants, les exécutants, les exécutés, c’est la pyramide, c’est Jésus, les apôtres et la plèbe. »</em> synthétise l&#8217;humoriste. Le vocabulaire de la “femme puissante” ne renverse pas cette pyramide. Il installe les femmes dans une reconnaissance symbolique, sans modifier les places réelles. <em>« Moi, je veux des femmes au pouvoir. Femme puissante, c’est du vernis. »</em> s&#8217;agace-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Contre cet enrobage, elle assume une langue bicéphale, moitié Sciences Po, moitié humour potache. Cette dualité affleure jusque dans son nom de scène. <em>« Dans Madame, il y a le côté sérieux, j’ai des trucs à dire. Et dans Meuf, il y a le langage fleuri »</em>, décode-t-elle. Dans <em>Testosterone</em>, le cancer, la ménopause, l’hôpital et la colère empruntent ce registre-là. Sérieuse sur le fond, indocile dans la forme. Dans cette matière très chargée, le rôle du metteur en scène, Papy, devient essentiel. L&#8217;autrice du roman <em>Très, très feutré</em> arrive avec beaucoup de texte, de références, de colère, de <em>« pâté »</em>, résume-t-elle. Avec lui, elle coupe, resserre, cherche la forme juste. Le travail repose sur une complicité de ton. <em>« On a une connerie assez commune, ça c’est quand même fondamental »</em>, explique-t-elle. Quand Madame Meuf reprend la scène, elle se rappelle, « <em>je sais faire</em> » ! Une sacrée bonne nouvelle pour sa santé, car glisse-t-elle <em><a href="https://jaipiscineavecsimone.com/madame-meuf-le-recit-dun-univers-tres-tres-feutre/">« franchement, j’aurais continué à faire des amendements et des tableaux Excel, je serais encore en arrêt maladie. »</a></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vieillissement entre alors dans la conversation. Madame Meuf ne cherche pas à se convaincre que le temps embellit tout. Elle dit avoir été <em>« mieux à 17 ans »</em> physiquement, mais <em>« teubée »</em> intellectuellement, trop sûre d’elle pour être vraiment curieuse. La maturation lui va bien, malgré les bajoues qui <em>« bajoutent »</em>, <em>« la peau qui tombe d’un étage tous les six mois »</em>. Son fils lui parle de ses 47 ans qui approchent. Cette fois, l’âge lui fait plaisir. <em>« Avec l’année de merde que j’ai passée ! </em>»</p>



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		<item>
		<title>CANNES 2026 : VIRGINIE EFIRA ET TAO OKAMOTO REMPORTENT LE PRIX D&#8217;INTERPRÉTATION FÉMININE POUR « SOUDAIN »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 May 2026 10:04:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En attribuant conjointement le prix d’interprétation féminine à Virginie Efira et Tao Okamoto pour Soudain, de Ryusuke Hamaguchi, le Festival de Cannes 2026 a distingué deux trajectoires d’actrices très différentes. L’une s’est imposée comme une figure majeure du cinéma francophone. L’autre est passée des podiums internationaux au cinéma. Le film les réunit autour d’un sujet [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>En attribuant conjointement le prix d’interprétation féminine à Virginie Efira et Tao Okamoto pour <em>Soudain</em>, de Ryusuke Hamaguchi, le Festival de Cannes 2026 a distingué deux trajectoires d’actrices très différentes. L’une s’est imposée comme une figure majeure du cinéma francophone. L’autre est passée des podiums internationaux au cinéma. Le film les réunit autour d’un sujet rarement placé au centre d’une grande compétition, le soin aux personnes âgées, la maladie et le temps accordé aux autres.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce palmarès 2026 qui a octroyé la Palme d’or à <em>Fjord</em>, de Cristian Mungiu, le prix d’interprétation féminine remis à Virginie Efira et Tao Okamoto a récompensé les deux héroïnes de <em>Soudain</em>, de Ryusuke Hamaguchi. Virginie Efira y incarne une directrice d’Ehpad. Tao Okamoto joue une metteuse en scène japonaise atteinte d’un cancer incurable. À travers leurs personnages, le film inscrit le soin, le vieillissement et la maladie au centre d’un récit inspiré d’une matière documentaire. <em>Soudain</em> adapte librement <em>When Life Suddenly Takes a Turn</em>, un livre construit à partir de vingt lettres échangées entre Maoko Miyano, philosophe atteinte d’un cancer du sein en phase terminale, et Maho Isono, anthropologue. Ryusuke Hamaguchi transpose cette correspondance dans un établissement pour personnes âgées en banlieue parisienne, où l’équipe du film a vécu pendant le tournage au contact des résidents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Virginie Efira, ce prix s’inscrit dans une trajectoire déjà largement reconnue par le cinéma français. Après ses débuts à la télévision et plusieurs comédies populaires, l’actrice s’est imposée dans un registre plus dramatique avec <em>Victoria</em>, <em>Un amour impossible</em>, <em>Adieu les cons</em>, <em>Benedetta</em>, <em>Revoir Paris</em> ou <em>L’Amour et les forêts</em>. Son César de la meilleure actrice, obtenu en 2023 pour <em>Revoir Paris</em>, avait confirmé ce basculement. Dans un article consacré <a href="https://www.festival-cannes.com/en/2026/the-making-of-soudain-all-of-a-sudden-by-ryusuke-hamaguchi/" type="link" id="https://www.festival-cannes.com/en/2026/the-making-of-soudain-all-of-a-sudden-by-ryusuke-hamaguchi/">au making of du film, publié sur le site du Festival de Cannes,</a> elle décrit ainsi l’expérience du tournage :<em> « Je n’ai pas eu le sentiment que la caméra filmait ce que je jouais ou ce que je cherchais à exprimer, mais plutôt ce que j’étais en train de vivre. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La récompense cannoise donne aussi une visibilité nouvelle au parcours de Tao Okamoto. Avant le cinéma, l’actrice japonaise a mené une carrière internationale dans la mode, comme visage de Ralph Lauren, Kenzo ou Emporio Armani, avant ses débuts face à Hugh Jackman dans <em>The Wolverine</em>. <a href="https://www.vogue.com/article/breaking-out-talking-to-tao-okamoto-of-the-wolverine">Dans un entretien accordé à <em>Vogue</em></a>, elle expliquait que le mannequinat l’avait préparée au jeu :<em> « Comme mannequin, j’ai toujours aimé quand un photographe donnait un arrière-plan très précis à un personnage. J’ai toujours aimé ce type de prises de vue, donc la transition a été très naturelle pour moi. »</em>. Ce passage au cinéma s’est construit dans la durée. British <em>Vogue</em> rappelle qu’après <em>The Wolverine</em>, Tao Okamoto a joué dans <em>Westworld</em>, <em>Batman v Superman</em> et <em>Hannibal</em>.</p>
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		<title>EYE HAÏDARA, PREMIÈRE ACTRICE NOIRE MAÎTRESSE DE LA CÉRÉMONIE D&#8217;OUVERTURE À CANNES</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 May 2026 12:33:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Eye Haïdara ouvre ce soir le 79e Festival de Cannes. Première actrice noire maîtresse de cérémonie d’ouverture, elle assure l’un des rôles les plus exposés du Festival, dans un cinéma français où les femmes racisées restent encore très minoritaires au centre des récits. Pour cette première soirée cannoise, la comédienne franco-malienne aura la charge de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Eye Haïdara ouvre ce soir le 79e Festival de Cannes. Première actrice noire maîtresse de cérémonie d’ouverture, elle assure l’un des rôles les plus exposés du Festival, dans un cinéma français où les femmes racisées restent encore très minoritaires au centre des récits.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Pour cette première soirée cannoise, la comédienne franco-malienne aura la charge de lancer la cérémonie, d’accueillir le jury présidé par Park Chan-wook et de donner le tempo d’une ouverture scrutée par tout le cinéma. À 43 ans, Eye Haïdara arrive sur la scène du Palais des Festivals avec une trajectoire déjà solide, de <em>Regarde-moi</em> d’Audrey Estrougo au <em>Sens de la fête</em>, qui lui vaut une nomination au César du meilleur espoir féminin, jusqu’à <em>En thérapie</em>, <em>La Maison des femmes</em> ou <em>Furies</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette première arrive huit ans après la montée des marches de <em>Noire n’est pas mon métier</em>, le livre-manifeste porté par seize actrices noires et métisses, parmi lesquelles Aïssa Maïga, Firmine Richard, Nadège Beausson-Diagne et Eye Haïdara. En 2018, elles dénonçaient les rôles stéréotypés, les assignations et le racisme ordinaire dans le cinéma français. En 2026, la présence d’Eye Haïdara au pupitre de la cérémonie d’ouverture dit que certaines lignes ont bougé. Les chiffres rappellent pourtant que les actrices racisées restent encore très minoritaires au centre des récits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l<a href="https://collectif5050.com/wordpress/wp-content/uploads/2022/05/Cinegalite-s-Rapport.pdf">’étude <em>Cinégalités – Qui peuple le cinéma français ?</em>,</a> menée par le Collectif 50/50 sur 115 films français sortis en 2019, un chiffre résume l’écart. Les femmes perçues comme non blanches représentent seulement 6 % des personnages principaux. La rareté ne se joue donc pas seulement dans les cérémonies ou les lieux de prestige. Elle commence dans l’écriture des rôles, dans les personnages proposés et dans la place accordée aux actrices à l’écran. L’annonce d’Eye Haïdara comme maîtresse de cérémonie a d’ailleurs déclenché de nombreux commentaires racistes sur les réseaux sociaux, signe que cette présence au premier plan continue de provoquer des résistances. La comédienne, elle, a choisi d’aborder ce rendez-vous autrement. <em>« Les cérémonies d’ouverture font partie des grands rendez-vous marquants de l’année. J’ai envie d’être sincère, de m’amuser et d’en profiter. Ce sont mes trois lignes directrices »</em>, a-t-elle confié à France Télévisions.<br><strong><br></strong>La cérémonie d&#8217;ouverture de la 79e édition du Festival de Cannes sera retransmise en direct le 12 mai sur les antennes et le site de France Télévisons à partir de 19h.<br><br><br><br><br></p>
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		<title>« J&#8217;AI AVALÉ MA MÈRE » : JULIANE GROSPIRON CROQUE DES ARISTOCRATES EN QUÊTE D&#8217;ÉMANCIPATION FÉMININE</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 May 2026 09:28:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans J’ai avalé ma mère, joué à La Divine Comédie jusqu’au 17 juin 2026, Juliane Grospiron incarne quatre cousines façonnées par leur milieu, leur quartier et leur éducation. Derrière l’humour social, la comédienne raconte l’héritage des mères, les injonctions faites aux femmes et le désir de monter sur scène à 50 ans passés. Juliane Grospiron [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans J’ai avalé ma mère, joué à La Divine Comédie jusqu’au 17 juin 2026, Juliane Grospiron incarne quatre cousines façonnées par leur milieu, leur quartier et leur éducation. Derrière l’humour social, la comédienne raconte l’héritage des mères, les injonctions faites aux femmes et le désir de monter sur scène à 50 ans passés.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Juliane Grospiron suit quatre cousines aux racines aristocratiques, chacune ancrée dans un territoire finement délimité. Une Versaillaise, une Parisienne du 16ᵉ, une autre du 7ᵉ et une Montreuilloise se succèdent sur scène. Quatre femmes immédiatement reconnaissables, mais jamais réduites à leur caricature. Le dispositif pourrait tenir du pur jeu social, mais derrière ces silhouettes ancrées d’ouest en est, les accents de classe, les réflexes de quartier, les certitudes bien élevées et les contradictions assumées, l’humoriste fait affleurer une mémoire familiale et collective. La première, surnommée « le fossile », installe d’emblée un enjeu féministe sous les traits d’une grenouille de bénitier. Mère d’une tribu de garçons, tous porteurs de la même combinaison de prénoms, et d’une seule fille enregistrée à l’état civil sous le prénom de Machine, elle transmet une éducation où <em>« les garçons portent le nom, les filles portent le reste ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce point de départ donne au spectacle sa matière intime et générationnelle. Juliane Grospiron voulait écrire quelque chose de <em>« féminin voire féministe »</em>, sans en faire un manifeste. Elle y apporte aussi une mécanique comique déjà rodée. Depuis dix ans, elle publie<a href="https://www.instagram.com/julianelelundi/"> sur Instagram des scènes courtes</a> qui lui ont appris à installer un personnage en quelques secondes, à trouver une voix, un rythme, une faille. Cette pratique nourrit l’écriture de <em>J’ai avalé ma mère</em>, où la précision comique sert une histoire plus profonde que la simple satire sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&#8217;humoriste se reconnaît dans cette génération de femmes prises entre la promesse d’indépendance et la persistance des rôles domestiques. Elles ont pu travailler, mais elles ont continué à porter les enfants, la maison, le couple et la disponibilité familiale. L’émancipation se négocie avec sa clause en petits caractères. Le théâtre fait partie de ces chemins longtemps empêchés. À 17 ans, Juliane Grospiron voulait monter sur scène. <em>« On n’est pas des saltimbanques », </em>lui oppose sa mère qui fait pourtant partie des rares femmes de son entourage à travailler. Des décennies plus tard, la comédienne reprend ce fil interrompu. À 50 ans, elle revient, dit-elle, <em>« au début »</em> de ce désir de scène laissé en suspens depuis l’adolescence. Mais cette arrivée tardive change surtout le regard des autres. <em>« On ne dit pas c’est courageux à quelqu’un qui démarre à 25 ans et qui fait des comedy clubs. À 50, on te le dit »</em>, observe-t-elle. </p>



<p class="wp-block-paragraph">De Versailles à Montreuil, Juliane Grospiron met en jeu son propre cheminement, d’un univers <em>« hyper tradi »</em>, selon ses mots, vers une forme d’émancipation progressive. Ces 4 femmes appartiennent à un même milieu, mais chacune révèle une fracture. Le quartier devient un moule, une langue, une posture. Il fabrique des réflexes, des peurs, des supériorités et des assignations. C’est mordant parce que cela déborde largement les frontières d&#8217;un parisiannisme étroit. La comédienne le sait. Même ailleurs, dit-elle,<em> « tout le monde connaît une quiche et une méprisante ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette justesse tient au fait qu’elle observe ce monde depuis l’intérieur, sans prétendre s’en être totalement extraite. Le rire vient de ces contradictions que la comédienne ne cherche pas à lisser. Elle peut se moquer des milieux qu’elle connaît, reconnaître qu’elle en porte encore quelque chose, puis faire surgir une Montreuilloise comme un pas de côté. Reste une comédie très personnelle sur ce que l’on reçoit, ce que l’on garde malgré soi, et la place que l’on finit par reprendre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Réservation :</strong> <em><a href="https://www.ticketac.com/spectacles/juliane-grospiron">J&#8217;ai avalé ma mère</a>,</em> Divine Comédie, 2 rue saulnier &#8211; 75009 Paris </p>
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		<title>À COACHELLA, SABRINA CARPENTER MET EN SCÈNE SON PROPRE VIEILLISSEMENT AVEC SUSAN SARANDON</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Apr 2026 11:29:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À Coachella, le 10 avril 2026, Sabrina Carpenter a transformé son concert en fiction pop hollywoodienne. Au cœur de ce dispositif baptisé “Sabrinawood”, l’apparition de Susan Sarandon, dans le rôle d’une Sabrina Carpenter plus âgée, a introduit l&#8217;image rare dans la pop féminine d’une star projetée au-delà de sa jeunesse Sabrina Carpenter a transformé la [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>À Coachella, le 10 avril 2026, Sabrina Carpenter a transformé son concert en fiction pop hollywoodienne. Au cœur de ce dispositif baptisé “Sabrinawood”, l’apparition de Susan Sarandon, dans le rôle d’une Sabrina Carpenter plus âgée, a introduit l&#8217;image rare dans la pop féminine d’une star projetée au-delà de sa jeunesse</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sabrina Carpenter a transformé la scène principale de Coachella en décor de cinéma. Pour son premier set en tête d’affiche, la chanteuse américaine a déployé un spectacle pensé comme un récit à part entière, baptisé “Sabrinawood”, avec faux générique hollywoodien, séquence filmée en noir et blanc, références à <em>Psycho</em> et au <em>Magicien d’Oz</em>, et une scénographie inspirée du Walk of Fame.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au milieu de ce show très écrit, Susan Sarandon est apparue dans une voiture vintage installée sur un décor de drive-in. Dans cette arrivée au cœur du désert californien affleure aussi l’ombre de <em>Thelma et Louise</em>, l’un des rôles iconiques de l’actrice. Pendant près de sept minutes, elle a livré un monologue dans la peau d’une Sabrina Carpenter plus âgée. Ce basculement a suspendu le rythme du spectacle pour ouvrir un espace plus introspectif, presque crépusculaire. À travers ce double vieilli, la chanteuse fait surgir dans la pop féminine l&#8217;image rare d’une star confrontée à ce que le temps fait à son visage, à son identité et à la manière dont les autres continuent, ou non, de la regarder. Elle insiste sur l’écart entre les images anciennes et la femme qu’elles sont censées raconter. La nièce du personnage, dit-elle, peine d’ailleurs à reconnaître dans les photos du passé la femme qu’elle a devant elle.  <em>« Tante Sabrina est heureuse, mais elle ne sourit pas. »</em><br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce choix scénique prend une résonance particulière dans une industrie où la visibilité des femmes reste étroitement liée à la jeunesse. Susan Sarandon a déjà évoqué la faiblesse des rôles proposés aux actrices plus âgées. En 2016, <em>Vanity Fair</em> relevait qu’elle suivait le conseil d’Helen Mirren en refusant les <em>« seconds rôles sans intérêt </em>» souvent réservés aux actrices vieillissantes. Cette séquence intervient aussi après une période de forte controverse pour l’actrice, <a href="https://www.theguardian.com/film/2023/nov/21/susan-sarandon-pro-palestinian-remarks-uta-dropped">lâchée par son agence après ses prises de position pro-palestiniennes</a>. Sa présence à Coachella dépasse donc le simple clin d’œil prestigieux. Elle charrie aussi une histoire plus large, celle d’Hollywood et de sa façon d’exposer, de célébrer puis de déplacer ses actrices.</p>
<p>L’article <a href="https://jaipiscineavecsimone.com/a-coachella-sabrina-carpenter-met-en-scene-son-propre-vieillissement-avec-susan-sarandon/">À COACHELLA, SABRINA CARPENTER MET EN SCÈNE SON PROPRE VIEILLISSEMENT AVEC SUSAN SARANDON</a> est apparu en premier sur <a href="https://jaipiscineavecsimone.com">J&#039;ai piscine avec Simone</a>.</p>
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		<title>À LA CINÉMATHÈQUE, MARILYN MONROE RETROUVE SA PLACE D&#8217;ACTRICE</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Apr 2026 16:43:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour le centenaire de sa naissance, la Cinémathèque française consacre une exposition à Marilyn Monroe en choisissant de remettre au premier plan son travail d’actrice, longtemps éclipsé par la fabrication d’une icône immortelle. Du 8 avril au 26 juillet 2026, la Cinémathèque française présente l’exposition Marilyn Monroe : 100 ans !. Son parti pris tient [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour le centenaire de sa naissance, la Cinémathèque française consacre une exposition à Marilyn Monroe en choisissant de remettre au premier plan son travail d’actrice, longtemps éclipsé par la fabrication d’une icône immortelle.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Du 8 avril au 26 juillet 2026, la Cinémathèque française présente l’exposition <em>Marilyn Monroe : 100 ans !</em>. Son parti pris tient en une formule simple : <em>« Célébrer la star, exposer l’actrice. »</em> Un parti pris qui éloigne le regard des clichés attachés à la blonde hollywoodienne pour le ramener vers ce que Marilyn Monroe était avant tout, une comédienne. L’exposition réunit costumes originaux, extraits de films, photographies et documents rares pour redonner du relief à un travail longtemps relégué derrière la machine à fantasmes qu’est devenue Marilyn Monroe au fil des décennies. La Cinémathèque le rappelle, la star a souvent éclipsé la comédienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Marilyn Monroe reste l’une des figures les plus célèbres du XXe siècle, tout en étant restée une actrice souvent minorée. Sa carrière à Hollywood, entre 1946 et 1962, a été happée par <a href="https://jaipiscineavecsimone.com/blonde-deconstruit-le-mythe-de-marylin-monroe-dans-un-biopic-schizophrene/">le récit de l’icône, de la femme désirable, de la célébrité traquée</a>. L’exposition rappelle aussi qu’elle a tourné plus de trente longs métrages sous la direction de cinéastes majeurs comme Howard Hawks, Fritz Lang, Billy Wilder, George Cukor ou John Huston. Une filmographie considérable, longtemps relue sous le prisme de sa vie privée et de ses fragilités supposées. La rétrospective programmée en parallèle par la Cinémathèque prend le contrepied de ce récit en invitant à revoir ses films cultes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Revoir ces films permet alors de retrouver ce que le mythe Marilyn Monroe a longtemps masqué, une présence, un rythme, une intelligence du jeu qui ne se réduisent ni au glamour ni au personnage auquel on l’a réduite. Comme le rappelle Florence Tissot, commissaire de l’exposition, <em>« au mieux, on concède que Monroe était une bonne actrice de comédies, mais l’idée la plus courante est qu’elle ne jouait que son propre rôle »</em>.</p>



<div style="height:100px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Infos pratiques</strong><br>Rétrospective Marilyn Monroe du 8 avril au 24 mai 2026</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cinémathèque française<br>51 rue de Bercy, 75012 Paris<br>Réservation du créneau de visite obligatoire<br></p>
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		<title>RUE MÁLAGA : LA VIEILLESSE COMME ÉMANCIPATION</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mathilde Doiezie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Feb 2026 08:12:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans son nouveau film, la réalisatrice marocaine Maryam Touzani signe une ode vibrante à l&#8217;indépendance des femmes âgées. Une lettre d&#8217;amour aux femmes de sa famille et à Tanger. Nul besoin de courir les rues pour embrasser le monde et partir à la découverte de soi. Une seule peut suffire. Maryam Touzani et son héroïne [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans son nouveau film, la réalisatrice marocaine Maryam Touzani signe une ode vibrante à l&#8217;indépendance des femmes âgées. Une lettre d&#8217;amour aux femmes de sa famille et à Tanger.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Nul besoin de courir les rues pour embrasser le monde et partir à la découverte de soi. Une seule peut suffire. Maryam Touzani et son héroïne Maria Angeles ont ça en commun. Il s&#8217;agit de la rue Málaga, à Tanger. Celle dans laquelle la réalisatrice marocaine a grandi et celle qu&#8217;arpente Maria Angeles (Carmen Maura) depuis ses jeunes années. Si Maryam Touzani a été voir du pays – allant étudier à Londres, installée à Casablanca depuis, tout en ayant une carrière qui l&#8217;emmène régulièrement à l&#8217;étranger – elle revient dans <em>Rue Málaga</em> explorer son passé, tout comme le temps qui passe.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Maria Angeles, 79 ans, coule une vie douce en papotant avec son voisinage, en prenant soin de ses géraniums et en écoutant la musique qu&#8217;elle laisse défiler sur son meuble-platine. L&#8217;Espagnole fait partie de la communauté qui a fui la dictature de Franco installée en 1936. Tanger est devenue une ville refuge, habituée à converser en espagnol dans certains quartiers. Maryam Touzani elle aussi a grandi en parlant espagnol avec sa grand-mère qui avait emménagé là, puis avec sa mère. En filigrane dans <em>Rue Málaga</em>, elle rend hommage à cette communauté dont les derniers membres sont vieillissants, alors que leurs enfants ont souvent retrouvé le chemin de l&#8217;Espagne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&#8217;est d&#8217;ailleurs le cas de la fille de Maria Angeles, qui habite à Madrid. Un jour, celle-ci lui rend visite, avec sa tristesse et ses soucis dans les bagages. Et elle lui annonce une décision qu&#8217;elle a prise seule&nbsp;: pour s&#8217;en sortir financièrement, elle va vendre l&#8217;appartement où vit Maria, dont son père l&#8217;avait fait hérité juste avant son décès. Maria n&#8217;aura qu&#8217;à venir vivre avec elle à Madrid. Comme ça, elle verra davantage ses petits-enfants. Mais Maria n&#8217;a pas son mot à dire. Parce qu&#8217;elle a 79 ans&nbsp;? Parce qu&#8217;on attend d&#8217;une grand-mère qu&#8217;elle ne fasse plus ses propres choix et qu&#8217;elle ait forcément envie de consacrer ses dernières années à ses petits-enfants&nbsp;?<br><br>Maryam Touzani cherchait à explorer la vieillesse d&#8217;une femme dans son film, à travers lequel elle rend hommage à sa grand-mère comme l&#8217;indique un mot à la fin. <em>«&nbsp;C&#8217;était une femme avec beaucoup de personnalité, qui n&#8217;en faisait qu&#8217;à sa tête. Une Andalouse arrivée à l&#8217;âge de sept ans à Tanger&nbsp;»</em>, nous décrit-elle en amont d&#8217;une avant-première à Nantes. À travers <em>Rue Málaga</em>, c&#8217;est aussi à sa mère que Maryam Touzani s&#8217;adresse. Elle a eu l&#8217;idée du film – dont elle co-signe le scénario avec son mari et comparse de cinéma Nabil Ayouch – après la <em>«&nbsp;douleur de sa perte&nbsp;»</em>. Pour apaiser ses tourments, elle a voulu <em>«&nbsp;faire un film qui célébrait la vie, à son image&nbsp;», </em>et qui la ramenait dans la rue où elle a grandi, où elle visitait régulièrement sa mère, avec laquelle elle a toujours parlé en espagnol.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pari est rempli : le film est effectivement une ode à la vie, qui n&#8217;est pas terminée lorsque les cheveux sont gris et les rides creusées. Maria Angeles ne dit mot à sa fille, mais lui tient tête. Elle ré-emménage dans son appartement vide, rachète au fur et à mesure ses meubles qui racontent sa vie, innove pour trouver de l&#8217;argent en accueillant les hommes du quartier pour visionner des matchs de foot et leur proposer des tapas. Dans cette aventure venue bousculer son quotidien, Maria pétille et se sent pousser des ailes. Maria est femme, voisine, amante ; elle échappe à son rôle de mère ou grand-mère. <em>« Je me suis toujours demandé ce que cela faisait de prendre de l&#8217;âge et d&#8217;avoir une image posée sur nous différente de celle qu&#8217;on a l&#8217;intérieur de soi. J&#8217;avais envie d&#8217;explorer les enjeux autour des attentes concernant la vieillesse, sur ce qu&#8217;on est censé se permettre ou ne plus se permettre   »</em>, décrit Maryam Touzani.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et la réalisatrice affronte un autre tabou tenace : celui de la sexualité des personnes âgées. Maria Angeles redécouvre son corps et ses sensations, qu&#8217;elle raconte à son amie religieuse qui a fait vœu de mutisme, donnant lieu à des scènes assez truculentes. Maryam Touzani filme de près les corps qui s&#8217;emmêlent. Les rides, ce <em>« si beau privilège qui raconte les souvenirs ». Les « fleurs du cimetière », </em>ces tâches qui apparaissent sur la peau. Carmen Maura s&#8217;est prêtée au jeu, même s&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;un défi pour elle. <em>« J&#8217;ai tourné dans plus de 200 films et one ne m&#8217;avait encore jamais demandé de me déshabiller</em>, a-t-elle déclaré à Maryam.<em> Si on me l&#8217;avait demandé il y a 10 ans, je t&#8217;aurais dit non, mais là, j&#8217;ai envie de te dire oui. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Rue Málaga</em> est une véritable ode au temps qui passe, aux femmes de caractère, aux doubles cultures, aux liens en dehors de la famille, à l&#8217;attachement à un lieu, à l&#8217;amour et à la vie qu&#8217;il ne faut jamais enterrer trop tôt.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br><br><br><br></p>
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