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	<title>Sophie Dancourt, auteur/autrice sur J&#039;ai piscine avec Simone</title>
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	<title>Sophie Dancourt, auteur/autrice sur J&#039;ai piscine avec Simone</title>
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		<title>RACHIDA DATI, QUATRE ANS DE PRISON ET CINQ ANS D’INÉLIGIBILITÉ REQUIS PAR LE PARQUET</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Sep 2026 16:51:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Parquet national financier a requis lundi 28 septembre quatre ans de prison, dont deux ferme, et cinq ans d’inéligibilité contre Rachida Dati. L’ancienne ministre est jugée pour corruption et trafic d’influence dans l’affaire Renault-Nissan. Elle conteste les faits et demande sa relaxe. Rachida Dati est jugée depuis le 16 septembre devant le tribunal correctionnel [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><strong>Le Parquet national financier a requis lundi 28 septembre quatre ans de prison, dont deux ferme, et cinq ans d’inéligibilité contre Rachida Dati. L’ancienne ministre est jugée pour corruption et trafic d’influence dans l’affaire Renault-Nissan. Elle conteste les faits et demande sa relaxe.</strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Rachida Dati est jugée depuis le 16 septembre devant le tribunal correctionnel de Paris dans l’affaire Renault-Nissan. La justice cherche à déterminer si les 900 000 euros qu’elle a perçus entre 2010 et 2012 ont rémunéré un véritable travail d’avocate ou des interventions liées à son mandat de députée européenne. Le Parquet national financier soutient la seconde hypothèse et estime qu’un « pacte de corruption » a été conclu avec Carlos Ghosn, alors à la tête de Renault-Nissan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’affaire trouve son origine dans une convention d’honoraires signée en octobre 2009. Elle prévoit une rémunération annuelle de 300 000 euros hors taxes versée par RNBV, la holding néerlandaise de l’alliance Renault-Nissan. <a href="https://fr.euronews.com/2026/09/28/proces-dati-ghosn-quatre-ans-de-prison-requis-contre-rachida-dati-dont-deux-ferme?">Rachida Dati, alors eurodéputée, reçoit au total 900 000 euros sur trois ans. </a>Depuis le début de la procédure, elle affirme que cette somme correspond à des missions juridiques réalisées pour le groupe automobile, notamment sur des dossiers internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est la réalité de ces prestations qui concentre une grande partie des débats. Les juges d’instruction ont relevé n’avoir retrouvé que très peu de preuves permettant d’établir précisément le travail accompli en contrepartie des sommes versées. Au procès, Rachida Dati a expliqué avoir travaillé notamment sur le Maroc, l’Algérie, la Turquie et l’Iran. Elle invoque également la confidentialité attachée à son activité d’avocate.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que le parquet retient de son activité d’eurodéputée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’accusation s’intéresse aussi à plusieurs interventions de Rachida Dati au Parlement européen. Trois questions parlementaires liées au secteur automobile ainsi que des documents retrouvés lors d’une perquisition chez Renault figurent au dossier. Certains portent la mention de son assistante parlementaire ou ont été envoyés depuis la mairie du 7e arrondissement de Paris. Le parquet y voit des éléments susceptibles d’étayer l’existence d’une activité d’influence au profit du constructeur. Rachida Dati conteste cette interprétation et affirme que ces démarches relèvent de son activité parlementaire ou d’une veille juridique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Parquet National financier considère que la convention d’avocate a servi à masquer cette activité. Au terme de son réquisitoire, il a demandé quatre ans d’emprisonnement, dont deux ans ferme aménageables, ainsi que 450 000 euros d’amende. Il réclame également cinq ans d’inéligibilité, cinq ans d’interdiction de la fonction publique et cinq ans d’interdiction d’exercer la profession d’avocate. Le parquet demande l’exécution provisoire des peines complémentaires. Si le tribunal prononce une peine d’inéligibilité assortie de cette mesure, elle s’appliquera immédiatement, même en cas d’appel. Rachida Dati perdrait alors son mandat de maire du 7e arrondissement de Paris.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Carlos Ghosn est poursuivi dans le même dossier pour corruption, trafic d’influence, abus de confiance et abus de pouvoir. Installé au Liban et visé par un mandat d’arrêt international, l’ancien dirigeant de Renault-Nissan est jugé en son absence.</p>
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		<title>SUSAN SARANDON ARRÊTÉE À NEW YORK LORS D’UNE MANIFESTATION CONTRE BENJAMIN NETANYAHOU</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Sep 2026 08:25:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ailleurs]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Susan Sarandon, 79 ans, a été arrêtée jeudi 24 septembre à New York lors d’une manifestation organisée près du siège des Nations unies, quelques heures avant le discours du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu devant l’Assemblée générale. Susan Sarandon fait partie des manifestants interpellés jeudi 24 septembre par la police new-yorkaise à proximité du siège de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Susan Sarandon, 79 ans, a été arrêtée jeudi 24 septembre à New York lors d’une manifestation organisée près du siège des Nations unies, quelques heures avant le discours du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu devant l’Assemblée générale.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Susan Sarandon fait partie des manifestants interpellés jeudi 24 septembre par la police new-yorkaise à proximité du siège de l’ONU. Des images diffusées par les agences de presse montrent l’actrice de <em>Thelma &amp; Louise</em> assise parmi les manifestants, puis emmenée par des policiers, les mains attachées dans le dos. Elle portait, comme de nombreux participants, un tee-shirt blanc sur lequel était inscrit « Fund people, not bombs » (« Des fonds pour les gens, pas pour les bombes »). La manifestation avait été organisée par <strong><em>Jewish Voice for Peace</em></strong>, mouvement juif américain engagé en faveur des droits des Palestiniens, avec plusieurs autres organisations. Les participants demandaient notamment l’arrêt des livraisons d’armes américaines à Israël. Reuters estime qu’environ 200 personnes étaient rassemblées devant l’ONU. l&#8217;association organisatrice avance de son côté le chiffre de 400 participants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon la police new-yorkaise, une partie du rassemblement bloquait une intersection. Après avoir demandé à plusieurs reprises aux participants de quitter la chaussée, les policiers ont interpellé ceux qui étaient restés assis sur place, parmi lesquels Susan Sarandon. Susan Sarandon n’était pas la seule personnalité présente dans le cortège. L’actrice Hannah Einbinder, connue pour la série <em>Hacks</em>, et Chelsea Manning ont également été interpellées, aux côtés de plusieurs élus new-yorkais. Cynthia Nixon, Elliot Page, Lucy Dacus et Julien Baker participaient eux aussi à la manifestation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une manifestation organisée au moment du discours de Netanyahu</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rassemblement se tenait alors que Benjamin Netanyahu s’apprêtait à prendre la parole devant la 81e Assemblée générale des Nations unies. De nombreux délégués ont quitté la salle au début de son intervention. Le Premier ministre israélien a défendu les opérations militaires menées par Israël et rejeté les accusations de génocide formulées contre son gouvernement. À l’extérieur, les manifestants ont dénoncé la guerre à Gaza et réclamé l’arrêt des livraisons d’armes américaines à Israël. Dans le cortège, le slogan « Let Gaza live » — « Laissez Gaza vivre » — a notamment été scandé. Le gouvernement israélien rejette de son côté les accusations de génocide et a réaffirmé que ses opérations militaires visent le Hamas.</p>



<blockquote class="instagram-media" data-instgrm-captioned data-instgrm-permalink="https://www.instagram.com/p/Dc_D9miOkGI/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" data-instgrm-version="14" style=" background:#FFF; border:0; border-radius:3px; box-shadow:0 0 1px 0 rgba(0,0,0,0.5),0 1px 10px 0 rgba(0,0,0,0.15); margin: 1px; max-width:540px; min-width:326px; padding:0; width:99.375%; width:-webkit-calc(100% - 2px); width:calc(100% - 2px);"><div style="padding:16px;"> <a href="https://www.instagram.com/p/Dc_D9miOkGI/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" style=" background:#FFFFFF; line-height:0; padding:0 0; text-align:center; text-decoration:none; width:100%;" target="_blank"> <div style=" display: flex; flex-direction: row; align-items: center;"> <div style="background-color: #F4F4F4; border-radius: 50%; flex-grow: 0; height: 40px; margin-right: 14px; width: 40px;"></div> <div style="display: flex; flex-direction: column; flex-grow: 1; justify-content: center;"> <div style=" background-color: #F4F4F4; 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<p class="wp-block-paragraph">L’arrestation de Susan Sarandon intervient quelques semaines après de nouvelles déclarations de l’actrice sur les conséquences professionnelles de ses prises de position. Début septembre, au Festival de Venise, elle expliquait continuer à perdre des rôles et affirmait que certaines agences déconseillaient encore aux studios de l’engager. En novembre 2023, son agence hollywoodienne UTA avait cessé de la représenter après des propos tenus lors d’un rassemblement pro-palestinien à New York. Elle avait alors suscité une polémique en comparant la peur ressentie par certains Juifs américains après les attaques du 7 octobre à ce que vivent les musulmans aux États-Unis.</p>
<p>L’article <a href="https://jaipiscineavecsimone.com/susan-sarandon-arretee-a-new-york-lors-dune-manifestation-contre-benjamin-netanyahou/">SUSAN SARANDON ARRÊTÉE À NEW YORK LORS D’UNE MANIFESTATION CONTRE BENJAMIN NETANYAHOU</a> est apparu en premier sur <a href="https://jaipiscineavecsimone.com">J&#039;ai piscine avec Simone</a>.</p>
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		<title>ELIF ERALP : QUI EST LE NOUVEAU VISAGE DE LA GAUCHE À BERLIN ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Sep 2026 14:20:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À 45 ans, Elif Eralp vient de mener la gauche radicale allemande en tête des élections régionales à Berlin. Longtemps peu connue du grand public, cette juriste peut désormais prétendre diriger la capitale allemande. Dimanche 20 septembre 2026, Die Linke, le parti de la gauche radicale allemande, arrive pour la première fois en tête à [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>À 45 ans, Elif Eralp vient de mener la gauche radicale allemande en tête des élections régionales à Berlin. Longtemps peu connue du grand public, cette juriste peut désormais prétendre diriger la capitale allemande.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dimanche 20 septembre 2026, Die Linke, le parti de la gauche radicale allemande, arrive pour la première fois en tête à Berlin avec 25,7 % des voix. Derrière lui, la CDU, le parti conservateur de centre droit du chancelier Friedrich Merz, obtient 18,8 %. L’AfD, classée à l’extrême droite, recueille 16,3 %, devant les Verts, écologistes de centre gauche, à 14,3 %, et le SPD, parti social-démocrate de centre gauche, à 12,1 %. Ces résultats sont encore provisoires. À la tête de Die Linke pour cette campagne,<strong> </strong>Elif Eralp, 45 ans,<strong> </strong>jusque-là peu connue au-delà de Berlin. Sa victoire la place désormais parmi les principales figures d’une gauche radicale allemande qui a profondément renouvelé ses dirigeants ces dernières années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elif Eralp est née en 1981 à Munich. Ses parents, militants socialistes originaires de Turquie, avaient quitté le pays après le coup d’État militaire de 1980. Elle étudie ensuite le droit à l’université de Hambourg, avec une spécialisation en criminologie. À partir de 2010, elle travaille comme conseillère en politique juridique pour le groupe parlementaire de Die Linke au Bundestag. Elle siège à la direction berlinoise du parti entre 2018 et 2023, avant d’être élue au parlement régional de Berlin en novembre 2021. En 2024, elle devient vice-présidente du groupe Die Linke au parlement berlinois, puis vice-présidente du parti à Berlin en 2025. Son parcours tranche avec celui de responsables politiques installés très jeunes dans les appareils de parti. Pendant plusieurs années, elle reste une élue relativement peu connue du grand public, davantage identifiée aux dossiers juridiques et au logement qu’aux premiers rôles politiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une ascension accélérée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Son changement de dimension est récent. En 2025, Die Linke la choisit pour mener sa campagne à Berlin. Sa candidature accompagne alors le renouveau d’un parti qui avait traversé plusieurs années de divisions et de recul électoral. Die Linke a notamment rajeuni ses cadres et ses adhérents. Selon <em>Le Monde</em>, ses effectifs sont passés d’environ 60 000 membres fin 2024 à 123 000 fin 2025, tandis que l’âge moyen des adhérents a fortement baissé. Elif Eralp s’inscrit dans cette nouvelle génération aux côtés d’Heidi Reichinnek, présidente du groupe parlementaire au Bundestag, et d’Ines Schwerdtner, coprésidente du parti.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le parti a parallèlement recentré son discours sur des sujets très concrets : coût de la vie, pauvreté, inégalités et surtout logement. À Berlin, ce dernier thème devient central dans la campagne d’Elif Eralp.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.reuters.com/world/far-left-party-wins-berlin-election-pledging-nationalise-housing-2026-09-20/">En effet, Berlin connaît depuis plusieurs années une forte hausse des loyers et une pénurie de logements</a>. Elif Eralp fait de cette question son principal terrain politique. Elle défend notamment le passage sous contrôle public d’environ 220 000 logements détenus par de grands groupes immobiliers privés. Cette proposition reprend une revendication déjà approuvée lors d’un référendum local en 2021, lorsque près de 58 % des votants avaient soutenu le principe d’une reprise publique des logements appartenant aux plus grands propriétaires privés. Le projet reste très controversé. Son coût potentiel se chiffre en milliards d’euros et ses modalités juridiques et financières font débat. Reuters rapporte également qu’un sondage récent ne donnait plus que 37 % de soutien à cette mesure.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Gagner l’élection ne suffit pas pour devenir maire de Berlin</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Arriver en tête du scrutin ne suffit toutefois pas à faire d’Elif Eralp la maire de Berlin. Dans la capitale allemande, le ou la maire-gouverneure est élu par le parlement régional. Avec 25,7 % des voix, Die Linke est largement trop loin de la majorité pour gouverner seul.La coalition actuellement envisagée réunirait Die Linke, à la gauche radicale, les Verts, au centre gauche écologiste, et le SPD, social-démocrate. Les trois partis se situent à gauche ou au centre gauche, mais leurs programmes et leurs positions ne sont pas identiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un premier point de friction est déjà apparu. Les Verts demandent notamment à Die Linke de clarifier certaines positions internes liées à Israël et à l’antisémitisme avant tout accord. Die Linke rejette les accusations d’antisémitisme systémique et affirme lutter contre l’antisémitisme, le racisme et les autres formes de discrimination.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Elif Eralp, le prochain défi est donc double, obtenir une majorité capable de l’élire à la tête de Berlin et négocier avec ses partenaires sans abandonner les mesures qui ont porté sa campagne, notamment sur le logement. Si elle obtient cette majorité, elle deviendrait la première personnalité issue de Die Linke à diriger la capitale allemande. Le résultat du 20 septembre lui a ouvert la voie. Les négociations des prochaines semaines détermineront si elle peut aller jusqu’à la mairie.</p>
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		<title>« NOT A PRETTY PICTURE », LE FILM DE MARTHA COOLIDGE QUI PARLAIT DÉJÀ DU CONSENTEMENT EN 1976</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Sep 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Projeté dans sa version restaurée au Festival du cinéma américain de Deauville 2026, Not a Pretty Picture revient sur le viol subi par Martha Coolidge lorsqu’elle avait 16 ans. Cinquante ans plus tard, son premier film frappe moins par son âge que par la modernité des questions qu’il pose sur le consentement, la culpabilité et [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Projeté dans sa version restaurée au Festival du cinéma américain de Deauville 2026,</strong> <em><strong>Not a Pretty Picture</strong></em> <strong>revient sur le viol subi par Martha Coolidge lorsqu’elle avait 16 ans. Cinquante ans plus tard, son premier film frappe moins par son âge que par la modernité des questions qu’il pose sur le consentement, la culpabilité et la représentation des violences sexuelles.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a des films que leur restauration ramène à leur époque. <em>Not a Pretty Picture</em> produit l’effet inverse. Projeté le 12 septembre au Festival du cinéma américain de Deauville, dans la section « Premières », le premier long métrage de Martha Coolidge date de 1976. Pourtant, les conversations qu’il donne à entendre pourraient presque avoir lieu aujourd’hui. Sur le consentement. Sur la culpabilité des victimes. Sur les justifications masculines. Et sur la manière même de montrer un viol à l’écran. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Martha Coolidge part de sa propre histoire. À 16 ans, en 1962, elle est violée par un autre étudiant. Plus d’une décennie plus tard, devenue documentariste, elle décide de reconstituer les faits devant une caméra. Mais <em>Not a Pretty Picture</em> n’est ni tout à fait une fiction ni tout à fait un documentaire. Michele Manenti interprète Martha adolescente. Jim Carrington joue son agresseur. Entre les scènes reconstituées, Coolidge filme les répétitions, les discussions avec les comédiens, leurs hésitations et leurs réactions face à ce qu’ils sont en train de rejouer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce dispositif ne relève pas d’un effet de mise en scène trouvé au montage. Il constitue le projet même du film. Dans un entretien accordé à <em>Filmmaker Magazine</em> en 2022, Martha Coolidge raconte que l’idée naît après la projection de <em>…No Lies</em>, court métrage de Mitchell Block dans lequel une jeune femme raconte un viol à un cameraman. Elle y voit plusieurs formes d’exploitation, celle du personnage, celle de l’actrice et celle du spectateur happé par le récit. Sa réaction tient en quelques mots : <em>« je pensais pouvoir faire mieux ».</em> Elle choisit donc de rendre visible la fabrication des images, ce que la fiction efface généralement. La réalisatrice apparaît à l’écran. Elle parle avec ses acteurs. Elle les laisse confronter leurs expériences et leurs représentations de la sexualité. Le spectateur ne peut jamais oublier qu’il regarde une reconstitution.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Derrière la reconstitution, les mécanismes du viol</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La caméra continue de tourner lorsque les acteurs quittent leurs personnages. Michele Manenti, qui joue Martha, a elle-même subi un viol, une expérience que Martha Coolidge recherchait chez son interprète et qui nourrit directement le film. Plus troublantes encore sont les conversations avec Jim Carrington, l’acteur qui interprète l’agresseur. Il tente de comprendre son personnage et formule devant la caméra des raisonnements qui, cinquante ans plus tard, relèvent clairement de ce que l’on nomme la culture du viol. Le film souligne les raisonnements qui peuvent permettre de minimiser, de justifier ou de reporter la responsabilité de cette violence sur celle qui l’a subie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mot « consentement » n’occupe pas encore dans l’espace public la place qu’il prendra des décennies plus tard. Pourtant, tout est déjà là. La peur, l’intimidation. l&#8217;impossibilité de faire entendre un refus. La manière dont l’entourage notamment féminin interprète ensuite les faits. les rumeurs et la culpabilité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un engagement féministe</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Not a Pretty Picture</em> ouvre une carrière qui conduira Martha Coolidge bien au-delà du cinéma documentaire. Elle réalise notamment <em>Valley Girl</em> en 1983, avec Nicolas Cage, puis <em>Rambling Rose</em> en 1991, qui vaut à Laura Dern et Diane Ladd des nominations aux Oscars. Elle travaille également beaucoup pour la télévision et signe en 1999 <em>Introducing Dorothy Dandridge</em>, avec Halle Berry. En 2002, elle devient surtout la première femme élue présidente de la Directors Guild of America, après plusieurs années d’engagement au sein de l’organisation sur les conditions de travail et la place des réalisatrices. Une trajectoire qui donne une autre dimension à ce premier film : les rapports de pouvoir que Coolidge interroge devant sa caméra en 1976 resteront au cœur d’une partie de son parcours professionnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cinquante ans plus tard, <em>Not a Pretty Picture</em> revient donc à Deauville dans une version restaurée. L’Academy Film Archive et The Film Foundation ont restauré le film en 4K à partir des éléments 16 mm conservés par la réalisatrice. Cette restauration a permis de remettre en circulation un film longtemps difficile à voir. Sa redécouverte française ne s’arrête pas au festival. Une nouvelle projection est annoncée le 13 octobre au mk2 Bibliothèque dans le cadre de la programmation du Centre Pompidou, avant une sortie française en salles prévue en 2027.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>CATHERINE RINGER EST MORTE À 68 ANS</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2026 11:03:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La chanteuse des Rita Mitsouko est morte à 68 ans, emportée par un cancer foudroyant, a annoncé sa famille dans un communiqué transmis à l’AFP. Figure majeure de la musique française, Catherine Ringer a traversé plus de quarante ans de carrière sans se laisser enfermer dans son âge, son image ou les rôles assignés aux [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>La chanteuse des Rita Mitsouko est morte à 68 ans, emportée par un cancer foudroyant, a annoncé sa famille dans un communiqué transmis à l’AFP. Figure majeure de la musique française, Catherine Ringer a traversé plus de quarante ans de carrière sans se laisser enfermer dans son âge, son image ou les rôles assignés aux femmes.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec Fred Chichin, rencontré en 1979, elle forme l’un des duos les plus singuliers de la musique française. Leur premier album, <em>Rita Mitsouko</em>, paraît en 1984. <em>Marcia Baïla</em>, hommage à la danseuse argentine Marcia Moretto, morte d’un cancer du sein en 1983, les fait connaître du grand public. Suivent notamment <em>Andy</em>, <em>C’est comme ça</em>, <em>Les Histoires d’A</em> ou <em>Le Petit Train</em>. Leur musique mêle rock, pop, funk, rythmes latino-américains et influences électroniques dans un univers difficile à classer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Catherine Ringer impose aussi une présence qui tranche avec les représentations habituelles des chanteuses de l’époque. Sa voix, sa gestuelle, ses costumes et son goût de la transformation font partie intégrante des Rita Mitsouko. Elle ne cherche ni la discrétion ni la conformité et construit, avec Fred Chichin, une œuvre où l’excentricité n’empêche jamais la gravité. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Continuer après les Rita Mitsouko</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La mort de Fred Chichin, en novembre 2007, met fin au duo après vingt-huit années de vie et de création communes. Catherine Ringer continue pourtant à monter sur scène. Elle racontera plus tard au <em>Parisien</em> les derniers mots professionnels de son compagnon lorsqu’il tombe malade. « Continue sans moi. Je suis remplaçable en tant que guitariste. C’est toi qui fais le show. » Elle reprend la tournée puis poursuit sous son propre nom. Son premier album solo, <em>Ring n’Roll</em>, sort en 2011.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette deuxième partie de carrière ne se construit pas sur la nostalgie des Rita Mitsouko. Catherine Ringer multiplie les concerts, les collaborations et les projets. En 2012, elle reçoit la Victoire de la musique de l’artiste interprète féminine de l’année. Elle retourne régulièrement au répertoire du duo tout en travaillant sur de nouvelles créations, notamment avec Plaza Francia ou, plus récemment, autour de la poésie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle parle aussi très tôt d’un sujet que beaucoup d’artistes préfèrent alors contourner, son propre vieillissement. En 2017, à 60 ans, elle ouvre son album <em>Chroniques et Fantaisies</em> avec <em>Senior</em>. « Senior ? J’adore », chante-t-elle. Interrogée par Europe 1, elle explique son intention sans détour. <em>« C’est une lutte contre le jeunisme. »</em> À rebours du culte de la jeunesse, elle défend l’idée que l’avancée en âge apporte connaissances et expérience. La même année, sur RTL, elle parle aussi de la ménopause, fait encore rare dans la parole publique d’une artiste. <em>« Quand on a la ménopause vers la cinquantaine, on se sent passer un cap »</em>, raconte-elle, avant d’évoquer son rapport au temps qui passe. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Le désir ne disparait pas avec l&#8217;âge</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Son travail des dernières années prolonge cette réflexion sur l’âge autrement. Catherine Ringer porte sur scène <em>L’Érotisme de vivre</em>, construit à partir des poèmes d’Alice Mendelson. La poétesse, morte à 100 ans, écrit sur le désir, le corps, les hommes, la vieillesse et le plaisir de vivre sans considérer que l’un doive disparaître avec l’autre. Catherine Ringer défend ces textes jusqu’en 2026. <em>« Ces textes parlent surtout du plaisir de vivre, de faire l’amour »</em>, explique-t-elle. Quelques semaines plus tard, elle reprend à son compte l’une des formules d’Alice Mendelson : <em>« Oui ! C’est un bon conseil, de ne pas bâcler les choses en général. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa liberté s’exprime aussi publiquement lors de la cérémonie organisée place Vendôme après l’inscription dans la Constitution de la liberté garantie de recourir à l’IVG. Elle interprète une <em>Marseillaise</em> remaniée. « Citoyens, citoyennes » remplace la seule adresse aux citoyens et « une loi pure dans la Constitution » se substitue au vers sur le « sang impur ». À 68 ans, Catherine Ringer continue encore à présenter le travail d’Alice Mendelson et à parler du désir, du vieillissement et de la finitude sans les édulcorer. Interrogée sur ce qu’elle considère comme sa plus grande réussite, elle refuse même d’établir un palmarès personnel : «<em> Je ne réfléchis pas en disant “C’est le plus grand truc que j’ai fait”, ce n’est pas du tout ma tournure d’esprit. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br></p>
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		<title>POURQUOI AVONS-NOUS BESOIN D’UNE ÉDUCATION AU VIEILLIR ? LA SOCIOLOGUE MÉLISSA-ASLI PETIT DÉCONSTRUIT LE RÉCIT DU DÉCLIN</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Sep 2026 15:53:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>CONVERSATION AVEC MÉLISSA-ASLI PETIT Dans S’autoriser à vieillir, la sociologue Mélissa-Asli Petit interroge ce qui nous empêche encore d’envisager l’avancée en âge autrement que sous l’angle du déclin. Créativité, engagement, transmission, corps, inégalités sociales, urbanisme ou politiques publiques, elle défend une véritable « éducation au vieillir » et des parcours moins enfermés dans les catégories [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://jaipiscineavecsimone.com/pourquoi-avons-nous-besoin-dune-education-au-vieillir-la-sociologue-melissa-asli-petit-deconstruit-le-recit-du-declin/">POURQUOI AVONS-NOUS BESOIN D’UNE ÉDUCATION AU VIEILLIR ? LA SOCIOLOGUE MÉLISSA-ASLI PETIT DÉCONSTRUIT LE RÉCIT DU DÉCLIN</a> est apparu en premier sur <a href="https://jaipiscineavecsimone.com">J&#039;ai piscine avec Simone</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>CONVERSATION AVEC MÉLISSA-ASLI PETIT</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans <em>S’autoriser à vieillir</em>, la sociologue Mélissa-Asli Petit interroge ce qui nous empêche encore d’envisager l’avancée en âge autrement que sous l’angle du déclin. Créativité, engagement, transmission, corps, inégalités sociales, urbanisme ou politiques publiques, elle défend une véritable « éducation au vieillir » et des parcours moins enfermés dans les catégories d’âge.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le titre, <em>S’autoriser à vieillir</em>, m’a fait penser à Susan Sontag et à ce qu’elle écrivait sur le vieillissement des femmes. Est-ce une référence ? Et qu’est-ce que cette idée d’« autorisation » dit du rapport entre ce qui vient de nous et ce que la société nous impose ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Susan Sontag, je l’ai moins eue en tête au moment de choisir le titre. Au début, le titre, c’était <em>Oser vieillir</em>. C’était une des premières idées, puis ça a basculé vers <em>S’autoriser à vieillir</em>, que je trouve beaucoup mieux. Mais, bien évidemment, j’ai pensé à elle à différents moments dans le texte, comme à d’autres autrices américaines qui portent un regard différent du nôtre sur le féminisme et sur l’âge. Sur cette idée d’« autorisation », je pense que ça vient aussi de la société. L’idée du titre, c’était d’engager le lecteur dans sa propre responsabilité, dans son autorisation et dans son rapport au vieillissement. Parce que le vieillissement, ce n’est pas quelque chose d’extérieur à soi. C’est aussi très ancré et incarné en chacun de nous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais il y a évidemment tout ce qui relève de la société. J’en parle davantage dans la dernière partie, à travers les politiques publiques, l’impact de l’âgisme, les représentations sociales négatives liées à l’âge ou encore les questions de pension de retraite. Tout cela joue aussi sur notre manière de vieillir et de nous autoriser à vieillir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oui, et je trouve que ça résonne particulièrement en ce moment. On vient de perdre deux grandes figures féministes, Gloria Steinem et Robin Morgan, qui ont fait de leur colère et de leur engagement une force, et qui ont continué à inspirer bien au-delà de leur génération. Je pensais aussi à Susan Sarandon, à ses engagements, et au fait qu’elle raconte aujourd’hui être écartée de certains rôles. Ce sont des femmes de plus de 70 ou 80 ans qu’on regarde d’abord pour ce qu’elles disent, ce qu’elles défendent, ce qu’elles incarnent. La question de leurs cheveux gris ou de leurs rides devient presque secondaire. Est-ce que, finalement, le militantisme peut être une façon de s’autoriser à vieillir ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je pense qu’il y a plusieurs choses. D’abord, ce ne sont pas forcément les rides ou les cheveux blancs que l’on voit chez elles. Elles incarnent ce qu’elles sont, ce qui est important pour elles dans leur propre vie. Gloria Steinem avec l’activisme, Robin Morgan également. Je pense aussi à Jane Goodall, qui n’était pas dans le féminisme mais qui a porté jusqu’à un âge très avancé un engagement extrêmement fort.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et je crois que c’est aussi ce que j’essaie de dire, on oublie beaucoup la joie dans le vieillissement. Vieillir dans la joie, ça ne veut pas dire nier les difficultés. Mais être porté par une joie dans la créativité, dans l’engagement, ça nourrit quelque chose d’essentiel, une part de soi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que je trouve intéressant dans les figures que l’on vient d’évoquer, c’est qu’elles continuent à être ce qu’elles étaient, ce qu’elles sont et ce qu’elles deviennent. Et il y a aussi des femmes ou des hommes qui commencent des activités ou prennent des engagements qu’ils n’avaient jamais osé avoir auparavant, et qui contribuent à nourrir cette joie. Donc je ne dirais pas forcément que c’est le militantisme. C’est plutôt l’engagement, effectivement. Et la créativité.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">On oublie beaucoup la joie dans le vieillissement.</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mais c’est vrai qu’on continue à associer très fortement la créativité à la jeunesse, alors qu’on oublie tous ceux qui se mettent à écrire, à créer, à inventer bien après 50 ans. Comme si l’âge pouvait aussi donner une liberté qu’on n’avait pas forcément auparavant. Vous rencontrez beaucoup de personnes plus âgées, est-ce que cette dimension très positive du vieillissement ressort aussi dans leurs récits ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je crois que c’est la créativité, mais aussi la liberté, et le fait que les années d’expérience nourrissent cette créativité. Si on prend l’exemple d’un roman, le texte sera différent. Si c’est de la couture, ce sera différent aussi. Dans tous les cas, ce sera nourri par l’expérience de l’individu, ou plutôt par ses expériences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui ressort des analyses et des entretiens que je peux faire, c’est qu’à chaque fois, c’est aussi un corps qui est remis en mouvement à travers cette créativité. Et quand je parle de créativité, ça peut être une activité sportive qui fait sens parce qu’elle nourrit des liens sociaux et une part de soi. En fait, ce qui compte, c’est que le corps reste en mouvement. Et quand il ne l’est plus, c’est parfois là que le vieillissement commence à grincer. Je dirais que, quelle que soit la classe sociale, cette question du corps en mouvement est essentielle pour aller chercher cette liberté et cette créativité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ça ne répond pas forcément directement à la question sur le fait de se sentir plus libre, mais il y a une forme de liberté évidente après 50 ans, et encore davantage chez certains jeunes retraités, notamment les baby-boomers. Mais cette liberté se heurte aussi aux représentations sociales négatives. On peut encore entendre : « À ton âge, pourquoi tu vas te lancer dans cette société ? » Donc le parcours de l’individu, son entourage, tout cela joue aussi dans cette capacité à se demander : qu’est-ce qui est important pour moi ? Mais il y a bien un mouvement de libération, ça, c’est certain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oui, je trouve intéressant ce lien entre le corps, les engagements et le vieillissement. Parce que ce que la société nous renvoie reste très souvent une image du déclin, de la vulnérabilité, du manque, de ce qu’on perd avec l’âge. Et ce que vous racontez dans le livre va justement à l’encontre de cette vision.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous parlez aussi beaucoup de vos grands-parents, et notamment de la manière dont votre grand-mère a nourri votre travail. Est-ce que vous pensez que les grands-parents occupent aujourd’hui une place différente dans notre rapport au vieillissement ? J’entends beaucoup de gens parler de grands-mères qui ont été des figures extrêmement fortes, qui leur ont transmis énormément de choses. Est-ce qu’on sous-estime leur rôle dans les modèles que l’on se construit pour envisager son propre vieillissement ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je pense qu’on n’a pas conscience de tout ce qu’ils peuvent transmettre. On en prend souvent conscience quand on devient jeune adulte, parfois plus tard, ou quelques années après leur mort. Mais je crois que la société ne prend pas suffisamment en compte tout ce qu’ils peuvent transmettre. À un moment, je dis qu’ils sont des « passeurs d’histoire » et des « semeurs de graines ». Ils nous accompagnent aussi dans ce que j’appelle l’éducation au vieillir. Ils nous amènent à prendre conscience de la temporalité, du présent, de l’histoire, mais aussi de la mort, du cycle de la vie, de l’ancrage et du rapport au sacré. Je crois que ce sont surtout ces dimensions-là qui sont importantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On est beaucoup, j’ai l’impression, dans un quotidien qui valorise la pratique : une grand-mère ou un grand-père qui s’occupe de leur petite-fille le mercredi après-midi, l’emmène à son cours de théâtre… Je caricature un peu. Mais ce qui compte vraiment, ce sont ces rencontres. Les grands-parents n’élèvent pas leurs petits-enfants comme des parents. Ils les rencontrent. Ils prennent du temps avec eux, dans quelque chose de plus informel, et il se transmet des choses qui ne se perçoivent pas forcément tout de suite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et je suis persuadée que ça continue aujourd’hui. Quand je vois ma fille avec son grand-père, mon propre père, je le vois incarner une forme de grand-parentalité qui m’étonne parfois chez lui. Je pense qu’il y a aussi quelque chose qui se transforme là, notamment chez des hommes issus de générations marquées par un patriarcat très fort.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oui, et est-ce que ça entre justement dans cette « éducation au vieillir » que vous défendez? Qu’est-ce que ce serait, concrètement, une éducation au vieillissement ? Parce qu’on nous parle sans cesse de « bien vieillir », de « vieillir avec grâce », avec derrière l’idée que la manière dont on vieillit dépendrait essentiellement de nous. On finit encore par porter la responsabilité de ce que l’on devient avec l’âge. Comment sortir de cette injonction, et qu’est-ce qu’on devrait apprendre, idéalement, pour mieux appréhender le vieillissement ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant d’entrer dans le pratique, pour moi, l’éducation au vieillir, c’est d’abord accepter tous les corps vieillissants, sans mettre de jugement sur l’un ou sur l’autre. Parce que chacun vieillit en fonction de son parcours de santé, de son parcours de vie, des difficultés d’emploi qu’il a pu rencontrer, des traumatismes physiques ou psychologiques. Tout cela joue sur nous et sur le corps vieillissant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De manière plus pratique, l’éducation au vieillir commence dès l’enfance. Ça passe par la littérature jeunesse, les dessins animés, le fait de pouvoir rencontrer des personnes plus âgées, de créer des espaces qui nous amènent à rencontrer le vieillissement dans sa pluralité et sa diversité, sans stéréotypes. C’est pour ça que je parle aussi de toute la culture, parce qu’elle joue ensuite sur les représentations des enfants. Je prends par exemple <em>La Petite Sirène</em>, où la sorcière vole la voix de la plus jeune et où elle est représentée avec tous les stigmates associés à la vieille sorcière. Ça contribue à nourrir quelque chose dans l’imaginaire collectif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et bien évidemment, cette éducation au vieillir se poursuit tout au long de la vie. On en parlait avec Susan Sarandon : il y a une nécessité d’avoir une diversité de profils d’acteurs et d’actrices, mais aussi dans les séries et dans la littérature. Je vois de plus en plus de livres qui racontent des histoires avec des personnes plus âgées. J’ai vu aussi la bande-annonce d’une série anglo-saxonne autour de la ménopause, avec des femmes qui montent un groupe de rock. Je pense qu’on a besoin de ça à tous les âges, d’être nourris par cette diversité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis, de manière très concrète, il faut aussi sortir des injonctions. Cela passe par la responsabilité des entreprises, par exemple autour des produits anti-âge, mais aussi par les mots que l’on utilise pour parler du vieillissement. Les médias ont leur propre responsabilité. Il y a donc à la fois un niveau individuel, notamment dans nos actes d’achat, et un niveau beaucoup plus global, qui concerne les entreprises et, bien évidemment, les politiques publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oui, mais justement, vous parliez des politiques publiques. J’ai l’impression qu’elles contribuent beaucoup à associer le vieillissement à la vulnérabilité, à la fragilité, à la dépendance. Je n’ai quasiment jamais vu de campagne qui propose une représentation positive ou simplement plus diverse de l’avancée en âge. Et ça commence très tôt : à 65 ans, on peut déjà recevoir des publicités pour des monte-escaliers ou des équipements liés à la perte d’autonomie.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Il y a aussi quelque chose d’étrange dans le vocabulaire. Pour l’enfance et la jeunesse, on multiplie les catégories — enfant, préado, ado, jeune adulte — puis, passé 50 ou 60 ans, tout semble se fondre dans un immense mot-valise : « vieillissement ». Est-ce que les politiques publiques ne participent pas, finalement, à entretenir cette vision très réductrice de l’âge ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème avec les politiques publiques est de plusieurs ordres. D’abord, elles contribuent à cet amalgame en parlant beaucoup du grand âge, sans forcément résoudre les problématiques qui lui sont propres. Dans les années 2000, on avait des politiques autour du « bien vieillir », très centrées sur les jeunes retraités, avec aussi de fortes injonctions à la responsabilité individuelle. Aujourd’hui, le discours s’est beaucoup focalisé sur le grand âge, la perte d’autonomie, la vie à domicile ou en institution.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Il manque une vision des différentes étapes du vieillissement.</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Il manque donc une vision des différentes étapes du vieillissement. Et au-delà de la communication ou du choix des mots, la vraie question est celle des politiques publiques mises en place à chacune de ces étapes. Il y a aussi toute une réflexion à avoir sur la prévention. Si les éléments qui favorisent le vieillissement en bonne santé — même si je ne sais pas si c’est le bon terme — sont le sentiment d’utilité sociale, le lien social et une bonne santé, alors comment développe-t-on des actions qui les favorisent à tous les âges de la vie, et encore davantage après 50 ou 60 ans ? Ces réflexions existent, il y a eu des rapports publics, mais elles ne sont pas réellement inscrites dans les politiques mises en œuvre. Il y a donc de grandes problématiques qui, aujourd’hui, ne sont pas véritablement prises en charge par les pouvoirs publics.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oui, et on voit bien que ça passe aussi par des choses qui, à première vue, semblent éloignées du sujet, comme l’urbanisme. La manière dont on construit les villes peut très vite isoler les personnes qui ont moins de mobilité parfois, il devient difficile simplement de sortir de chez soi ou de trouver, au pied de son immeuble, un lieu où rencontrer d’autres personnes.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Finalement, on n’anticipe pas vraiment le vieillissement jusque dans ces choix très structurants. Est-ce que des politiques publiques pensées aussi sous cet angle permettraient de réduire une partie de l’angoisse liée à l’avancée en âge, en rendant possible une vie sociale et autonome plus longtemps ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, cette logique de l’habitat et de la mobilité est cruciale. La question ne peut pas s’arrêter au logement, sinon les gens finissent par être enfermés chez eux. Il faut penser l’ancrage dans la ville, la mobilité, les mobilités douces. Et surtout, arrêter de segmenter les populations et les sujets. Comment est-ce qu’on réussit à créer du lien ? Les espaces de pause dans la ville sont essentiels, mais ça vaut aussi dans les espaces périurbains. J’ai été frappée, par exemple, par certains endroits où il n’y a pratiquement pas de trottoir et où je me suis dit que je ne pourrais pas circuler si j’avais une canne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut penser l’espace public à partir des usages et des besoins de chacun : pouvoir circuler avec une canne, accéder à des toilettes, trouver des endroits où s’arrêter, bénéficier d’un éclairage adapté. Ce sont des questions qui concernent à la fois le vieillissement, le handicap et, plus largement, l’accessibilité. Et tout cela permet aussi un vieillissement visible. Dans cette éducation au vieillir, on a besoin que les personnes plus âgées circulent dans la ville et dans l’espace public, qu’on puisse les voir. Parce que tout ce que l’on ne voit pas n’existe pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oui, ce que vous dites me fait penser à Ashton Applewhite, qui pose une question très simple à propos des femmes qui se teignent les cheveux, comment penser le vieillissement si les femmes que l’on voit n’ont jamais de cheveux blancs ? À force de gommer les signes de l’âge, on finit aussi par rendre le vieillissement presque invisible.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous citez une étude norvégienne qui montre que la segmentation par âge renforce l’âgisme. Or toute notre société fonctionne comme ça : les catégories administratives, la santé, l’entreprise avec les juniors et les seniors… On nous classe constamment par âge. Comment est-ce qu’on peut commencer à défaire quelque chose d’aussi profondément inscrit dans nos structures et dans nos façons de penser ? Quelles politiques pourraient réellement agir là-dessus, au-delà de l’éducation dont vous parliez tout à l’heure ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une question compliquée parce qu’elle remet en cause le système en profondeur. Il y a déjà ce sujet de la segmentation à l’école. Comment créer des classes multiniveaux où les uns peuvent aider les autres ? Céline Alvarez, notamment, a beaucoup travaillé sur l’intérêt de ce type de fonctionnement. J’avais aussi vu l’exemple d’un collège où une classe multiniveaux travaillait davantage par projets que par disciplines, avec des acquis comparables à ceux d’une classe de sixième plus classique.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">L’âge nourrit l’expérience et l’expérience nourrit l’âge.</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Les parcours ne sont pas linéaires et le seront de moins en moins. La question est donc aussi de savoir comment valoriser l’expérience. Je pense que l’âge nourrit l’expérience et que l’expérience nourrit l’âge. Dans l’entreprise, il faut aussi imaginer, à travers la diversité et l’inclusion, des parcours qui ne soient pas séquencés par l’âge, mais davantage par l’expérience. Je n’ai pas de réponse toute faite. C’est vraiment cette question de la fluidité des parcours qui sera un enjeu demain. Et en matière de politiques publiques, la retraite en est un exemple : pour moi, c’est une aberration de fixer un âge butoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oui, parce que la norme très linéaire — je me forme, je travaille, puis je m’arrête — correspond de moins en moins aux parcours réels. Les temps de la vie sont en train de se recomposer, alors que les politiques publiques continuent largement à raisonner avec des catégories qui deviennent de moins en moins adaptées.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mais vous évoquez aussi la question des classes sociales. Cette possibilité de réinventer son rapport au vieillissement, de continuer à apprendre, à créer, à avoir des projets, est-ce qu’elle est réellement accessible à tout le monde ? Parce que pour certaines personnes, l’enjeu reste d’abord d’avoir suffisamment de ressources pour se loger, se nourrir et vivre correctement. Comment penser une « éducation au vieillir » sans gommer ces inégalités très concrètes ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui. On peut évidemment penser au système de retraite. Mais cela suppose déjà d’accepter de réduire les inégalités de retraite et de pension, <a href="https://jaipiscineavecsimone.com/melissa-asli-petit-le-systeme-actuel-de-retraite-repose-toujours-sur-un-modele-patriarcal/">les inégalités sociales et celles entre les hommes et les femmes.</a> Et je n’ai pas l’impression qu’on aille beaucoup dans cette direction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a donc des problématiques de classe sociale qui sont évidentes, notamment dans le rapport à la santé. Il y a un vrai sujet de fond sur la manière d’accompagner ceux qui exercent des métiers à risque, difficiles ou pénibles, et sur les conséquences que ces parcours professionnels ont sur leur santé. Après, tout devient évidemment beaucoup plus compliqué quand on doit composer avec d’importants problèmes de santé et avec la question de leur financement. Le coût de la santé et celui des mutuelles peuvent aussi participer à ces difficultés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>On a parfois l’impression que la vieillesse n’est prise au sérieux que si elle reste productive. Comme s’il fallait continuer à être utile, performant, actif, pour rester pleinement légitime socialement. Est-ce que ce rapport à la productivité ne pèse pas aussi sur notre manière de penser le vieillissement ? Et est-ce qu’on peut imaginer d’autres formes de contribution, qui ne passent pas forcément par les critères habituels de performance ou de travail ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui. À un moment, je parle justement de cette opposition entre vitesse et lenteur, productivité et inactivité. Notre société valorise la rapidité et la productivité, et dévalorise la lenteur ou la non-productivité économique. Mais ce sont déjà des jugements de valeur. La question est donc de savoir comment rééquilibrer la balance, pour ne pas considérer que certains seraient plus utiles ou plus valorisables que d’autres. Il y a là une réflexion culturelle de fond, d’autant plus compliquée que nous sommes portés par une société de l’accélération et de l’urgence. Mais à un moment donné, le hamster dans sa roue peut aussi se faire mal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il existe évidemment d’autres manières de créer et d’agir sur le monde. Et ça nous ramène à la question du sens de sa propre vie : qu’est-ce qui résonne en soi ? J’ai l’impression que cette société accélérée nous fait parfois oublier ce que nous désirons réellement et ce qui est important dans nos vies. Mais on peut retrouver ce sens en dehors de la vie professionnelle. On en parlait avec Gloria Steinem : elle a trouvé du sens dans son engagement. Et une fois à la retraite, on peut aussi continuer à créer et à agir sur le monde. Parce que, sinon, c’est comme si tout se construisait progressivement dans le négatif autour du vieillissement, alors que c’est faux. Et je crois que le fait de ne pas voir, de ne pas rencontrer, de ne pas échanger ou de ne pas lire joue beaucoup là-dedans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, il y a quand même une jolie profusion de littérature jeunesse sur le sujet, avec des personnages âgés. Mais je trouve qu’on manque encore de personnages retraités vraiment « badass ». Avec ma fille, qui a cinq ans, on a regardé tous les épisodes de <em>L’Âge de glace</em>, et on adore Mémé. Même si c’est un animal, elle incarne quelque chose de l’âge, au point qu’on s’est dit qu’on aimerait la retrouver dans l’épisode suivant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>S’autoriser à vieillir</em>, Mélissa-Asli Petit, éditions érès.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://jaipiscineavecsimone.com/pourquoi-avons-nous-besoin-dune-education-au-vieillir-la-sociologue-melissa-asli-petit-deconstruit-le-recit-du-declin/">POURQUOI AVONS-NOUS BESOIN D’UNE ÉDUCATION AU VIEILLIR ? LA SOCIOLOGUE MÉLISSA-ASLI PETIT DÉCONSTRUIT LE RÉCIT DU DÉCLIN</a> est apparu en premier sur <a href="https://jaipiscineavecsimone.com">J&#039;ai piscine avec Simone</a>.</p>
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		<title>LOI INTÉGRALE CONTRE LES VSS : LE NOUVEAU TEXTE ENTRE À L’ASSEMBLÉE NATIONALE</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Sep 2026 09:50:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deux mois après son inscription annoncée à l’agenda parlementaire, la proposition de loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles franchit une nouvelle étape. Réécrit pendant l’été, le texte compte désormais 69 articles et prévoit trois milliards d’euros par an de crédits entre 2027 et 2032. La proposition de loi dite « intégrale » contre [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Deux mois après son inscription annoncée à l’agenda parlementaire, la proposition de loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles franchit une nouvelle étape. Réécrit pendant l’été, le texte compte désormais 69 articles et prévoit trois milliards d’euros par an de crédits entre 2027 et 2032.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La proposition de loi dite « intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles entre ce lundi 7 septembre dans sa phase parlementaire. Une commission spéciale de l’Assemblée nationale doit commencer ses travaux à 15 heures sur le texte ainsi que sur une proposition de loi organique qui l’accompagne. Son examen dans l’hémicycle est prévu au début du mois d’octobre. Lorsque nous avions consacré <a href="https://jaipiscineavecsimone.com/loi-integrale-contre-les-violences-sexuelles-contexte-contenu-calendrier/">un premier article à la loi intégrale</a> le 1er juillet, le texte déposé en décembre 2025 comportait 79 articles. Depuis, le Conseil d’État a rendu son avis le 16 juillet et le texte a été retravaillé pendant l’été. Une nouvelle version, portée par la députée socialiste Céline Thiébault-Martinez et déposée le 11 août, comporte 69 articles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le principe reste celui défendu depuis 2024 par la coalition féministe et enfantiste à l’origine de quelque 140 propositions : traiter les violences sexuelles et sexistes dans leur ensemble, de la prévention au repérage des victimes, en passant par la police, la justice, la santé, le travail et la protection des enfants. La nouvelle proposition introduit notamment dans le code pénal une définition commune des violences sexuelles, sexistes et intrafamiliales. Elle prévoit aussi la création d’une Autorité de lutte contre les violences sexuelles et intrafamiliales chargée d’évaluer les politiques mises en œuvre et les moyens qui leur sont consacrés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Côté police et justice, le texte conserve plusieurs mesures structurantes : unités spécialisées de police judiciaire, socle minimal d’actes d’enquête dans les affaires de violences sexuelles, formations spécialisées au sein des juridictions, juge et procureur spécialisés. Le Conseil d’État a toutefois relevé que la spécialisation statutaire des magistrats nécessitait une loi organique. Une seconde proposition, distincte, a donc été déposée le 11 août pour adapter le statut de l’autorité judiciaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un texte remanié après l’avis du Conseil d’État</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les mesures particulièrement suivies figure également la création d’une définition autonome de l’inceste dans le code pénal. L’article 19 distingue le viol et l’agression sexuelle incestueux et étend notamment le périmètre familial concerné. Aurore Bergé s’est notamment félicitée de cette disposition, qui étend la qualification d’inceste aux cousins germains. La détection des violences faites aux enfants reste elle aussi au cœur du texte. L’article 30 prévoit un entretien individuel annuel pour chaque enfant dès la première année de maternelle afin d’évaluer son bien-être et de repérer d’éventuelles violences. Dans le monde du travail, plusieurs articles renforcent la prévention, les procédures de signalement et la protection des victimes. Le texte prévoit notamment d’intégrer ces risques au document unique d’évaluation des risques professionnels, de renforcer le rôle des référents et de permettre aux salariés et agents publics victimes de disposer d’absences rémunérées pour leurs démarches médicales, judiciaires ou administratives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutes les propositions initialement envisagées ne figurent cependant pas dans la loi. C’est notamment le cas de la généralisation effective de l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle, l’EVARS. Les auteurs du texte reconnaissent son importance mais estiment que sa mise en œuvre relève principalement de décisions budgétaires et réglementaires.<br></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Trois milliards d’euros par an, le point décisif</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est l’une des principales nouveautés par rapport au texte présenté dans notre précédent article. L’article 68 prévoit désormais une programmation de trois milliards d’euros par an de 2027 à 2032 pour lutter contre les violences sexuelles, sexistes et intrafamiliales. Ces crédits doivent notamment financer la justice et la police, la prévention, les soins, l’accompagnement des victimes, les associations et la création d’au moins un centre pluridisciplinaire de prise en charge des victimes de violences sexuelles dans chaque département.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé, assure que ce coût « ne sera pas un blocage ». Dans un entretien à l’AFP publié le 4 septembre, elle annonce une hausse du budget de son ministère en 2027 ainsi que de ceux de la Justice, de l’Intérieur et de l’Éducation nationale, sans toutefois détailler à ce stade les montants qui seront effectivement inscrits dans le projet de loi de finances.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément sur ce point que les associations maintiennent la pression. <em>« On reprend la mobilisation jusqu’à ce qu’on ait une loi intégrale, avec un budget vraiment intégré »</em>, déclare à l’AFP Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des femmes. Pour les associations, l’enjeu est désormais clairement budgétaire : le vote de la loi ne suffira pas si les moyens ne suivent pas. Les mobilisations reprennent d’ailleurs ce lundi devant les tribunaux, au moment où débute l’examen du texte en commission spéciale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le calendrier s’est par ailleurs légèrement décalé. Le texte devait initialement arriver dans l’hémicycle le 28 septembre lors d’une session extraordinaire. Le gouvernement y a renoncé. Sébastien Lecornu a annoncé que la proposition de<strong> </strong>loi intégrale serait le premier texte inscrit à l’ordre du jour lors de l’ouverture de la session ordinaire de l’Assemblée nationale, au début du mois d’octobre. Aurore Bergé affiche pour objectif une adoption définitive <em>« avant la fin du quinquennat ».</em></p>
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		<title>FIGURE HISTORIQUE DU FÉMINISME AMÉRICAIN, GLORIA STEINEM EST MORTE À 92 ANS</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Sep 2026 08:37:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Gloria Steinem est morte mercredi 2 septembre à son domicile de New York, à l’âge de 92 ans. Journaliste, militante et cofondatrice de Ms. Magazine, elle a consacré plus de cinquante ans à faire des expériences vécues par les femmes des sujets politiques à part entière. Gloria Steinem n’a ni inventé le féminisme américain ni [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Gloria Steinem est morte mercredi 2 septembre à son domicile de New York, à l’âge de 92 ans. Journaliste, militante et cofondatrice de</strong> <strong><em>Ms. Magazine</em>, elle a consacré plus de cinquante ans à faire des expériences vécues par les femmes des sujets politiques à part entière.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Gloria Steinem n’a ni inventé le féminisme américain ni porté seule sa « deuxième vague ». Mais elle a joué un rôle déterminant dans sa diffusion auprès du grand public. Sa mort, annoncée jeudi 3 septembre, referme plus d’un demi-siècle d’engagement durant lequel elle a utilisé le journalisme, les organisations militantes et la prise de parole publique pour défendre notamment l’égalité professionnelle, les droits reproductifs et la représentation politique des femmes. Elle est morte « paisiblement » chez elle à New York, entourée de proches, selon le communiqué publié sur son compte officiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son apport tient d’abord à une idée devenue familière depuis, mais encore profondément subversive dans l’Amérique des années 1960 et 1970 : <strong>ce qui arrive aux femmes dans leur vie quotidienne n’est pas seulement une affaire privée</strong>. Leur salaire, leur sexualité, l’avortement, la répartition des tâches, les discriminations professionnelles ou la manière dont leur corps est regardé relèvent aussi des rapports de pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La journaliste connaît elle-même les limites imposées aux femmes dans les rédactions. Au début de sa carrière, les journalistes femmes restent largement cantonnées aux pages consacrées à la mode ou à la vie domestique. Lorsqu’elle propose des sujets politiques au <em>New York Times Sunday Magazine</em>, un responsable lui répond qu’il ne la voit tout simplement pas dans ce registre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 1963, elle se fait embaucher clandestinement comme « Bunny » dans un Playboy Club de New York et raconte les conditions de travail des employées dans une enquête publiée par <em>Show</em>. Le reportage la rend célèbre mais produit un effet paradoxal : après avoir documenté le sexisme subi par ces femmes, elle peine elle-même à être considérée comme une journaliste sérieuse.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><em>Ms. Magazine</em>, un média qui parle autrement aux femmes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques années plus tard, elle choisit donc aussi de créer ses propres espaces. Avec d’autres journalistes et militantes, elle participe à la naissance de <em>Ms. Magazine</em>. Son numéro pilote paraît à la fin de 1971 dans <em>New York Magazine</em>, avant le lancement du magazine comme publication indépendante en 1972.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce nouveau titre rompt avec le modèle dominant de la presse féminine. Il ne s’agit plus seulement de parler aux femmes de vêtements, de couple ou de maison, mais de les considérer comme des citoyennes et des sujets politiques. Le premier numéro aborde notamment l’éducation non sexiste, le mariage et l’avortement. Un texte intitulé <em>We Have Had Abortions</em> rassemble les noms de plus de 50 femmes connues qui déclarent publiquement avoir avorté, alors que l’arrêt <em>Roe v. Wade</em> qui reconnaîtra un droit constitutionnel à l’avortement n’est pas encore rendu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette visibilité constitue une part essentielle de l’héritage de Steinem. Donner un nom à des expériences communes permet aussi de les sortir de l’isolement. Le magazine devient l’un des lieux où des situations vécues individuellement peuvent être identifiées comme des inégalités collectives. <em>« Un mouvement est une contagion de vérité : enfin, nous savons que nous ne sommes pas seules »</em>, <a href="https://msmagazine.com/2026/09/03/gloria-steinem-feminist/">écrira-t-elle des décennies plus tard</a> en racontant les centaines de lettres reçues par <em>Ms.</em> après son lancement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette prise de conscience passe également par sa propre histoire. À 22 ans, la militante avorte clandestinement à Londres. Elle en parle publiquement en 1969, lors d’une réunion organisée à New York pour demander la légalisation de l’avortement. Elle dira que cette rencontre avec les récits d’autres femmes a profondément modifié son engagement. <em>« La question n’est pas d’être pour ou contre l’avortement. La question est de savoir qui prend la décision : une femme et son médecin, ou le gouvernement »</em>, déclarait-elle en 2017.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Transformer la visibilité en pouvoir politique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais son influence ne se limite pas aux médias. l&#8217;activiste féministe participe à la création de plusieurs organisations destinées à transformer cette visibilité en pouvoir politique. Elle contribue notamment au National Women’s Political Caucus, créé pour favoriser la présence des femmes dans les fonctions électives, puis, plusieurs décennies plus tard, au Women’s Media Center avec Jane Fonda et Robin Morgan, afin d’accroître la présence et l’influence des femmes dans les médias. Elle milite également pour l’Equal Rights Amendment et pendant des décennies pour le droit à l’avortement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son rôle a parfois été résumé à celui de visage médiatique du féminisme américain, au risque d’effacer un mouvement beaucoup plus vaste et plus divers. Gloria Steinem travaille et prend notamment la parole aux côtés de la militante noire Dorothy Pitman Hughes dès le début des années 1970. Le mouvement auquel elle appartient est porté simultanément par des centaines de militantes, intellectuelles et organisations, avec des désaccords profonds sur la race, la classe sociale, la sexualité ou les stratégies politiques. <em>« Les femmes sont peut-être le seul groupe qui devient plus radical avec l’âge »</em>, affirmait-elle dès 1983.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que Steinem apporte de spécifique réside peut-être précisément dans sa capacité à <strong>f</strong>aire circuler les idées féministes entre ces espaces, des groupes militants aux médias, des expériences personnelles au débat politique, puis du débat public à la création d’organisations capables de durer. Cette logique reste au cœur de son travail jusqu’à un âge avancé. À 91 ans, quelques mois avant sa mort, l&#8217;autrice publie encore avec la militante libérienne et prix Nobel de la paix Leymah Gbowee <em>Rise, Girl, Rise</em>, un livre destiné aux jeunes générations et consacré à l’engagement collectif. <em>« Tout le monde connaît Gloria, quel que soit le continent d’où l’on vient »,</em> confiait alors Gbowee à l’Associated Press.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus de cinquante ans après la naissance de <em>Ms.</em>, une grande partie des combats auxquels Gloria Steinem a contribué reste ouverte. Aux États-Unis, le droit fédéral à l’avortement garanti par <em>Roe v. Wade</em> a disparu en 2022. Les inégalités professionnelles et politiques persistent. Mais une transformation à laquelle elle a largement participé demeure, les expériences des femmes ont acquis une légitimité politique et journalistique qu’elles n’avaient pas lorsque Steinem a commencé sa carrière.</p>
<p>L’article <a href="https://jaipiscineavecsimone.com/figure-historique-du-feminisme-americain-gloria-steinem-est-morte-a-92-ans/">FIGURE HISTORIQUE DU FÉMINISME AMÉRICAIN, GLORIA STEINEM EST MORTE À 92 ANS</a> est apparu en premier sur <a href="https://jaipiscineavecsimone.com">J&#039;ai piscine avec Simone</a>.</p>
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		<title>À LA MOSTRA DE VENISE, MAGGIE GYLLENHAAL DÉNONCE LES OBSTACLES « SYSTÉMIQUES » QUI FREINENT LES RÉALISATRICES</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Sep 2026 10:27:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Présidente du jury de la 83e Mostra de Venise, Maggie Gyllenhaal a dénoncé les difficultés persistantes rencontrées par les réalisatrices pour financer leurs films. Cette année, seuls deux des 21 longs-métrages en compétition sont réalisés ou coréalisés par des femmes. Mercredi 2 septembre, lors de la conférence de presse du jury qu’elle préside, Maggie Gyllenhaal [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Présidente du jury de la 83e Mostra de Venise, Maggie Gyllenhaal a dénoncé les difficultés persistantes rencontrées par les réalisatrices pour financer leurs films. Cette année, seuls deux des 21 longs-métrages en compétition sont réalisés ou coréalisés par des femmes.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mercredi 2 septembre, lors de la conférence de presse du jury qu’elle préside, Maggie Gyllenhaal a été interrogée sur la très faible présence des femmes parmi les cinéastes en compétition pour le Lion d’or. Le festival se tient du 2 au 12 septembre. Parmi les 20 films retenus lors de l’annonce initiale de la sélection, une seule réalisatrice, la cinéaste dano-égyptienne May el-Toukhy. pour le film<em>Woman Unknown</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 24 août, <a href="https://www.labiennale.org/en/news/new-film-has-been-added-program-83rd-venice-film-festival?">la Mostra a ajouté in extremis à la compétition le documentaire <em>NAZA</em>,</a> coréalisé par Yuval Abraham et Rachel Szor. La sélection compte désormais deux films réalisés ou coréalisés par une femme sur 21 candidats au Lion d’or. Interrogée sur ce déséquilibre, la présidente du jury a estimé que le problème ne se limitait pas aux choix des festivals. <em>« Il est plus difficile pour les femmes de faire financer leurs films »,</em> a-t-elle affirmé. Pour la réalisatrice de <em>The Lost Daughter</em>, <a href="https://www.theguardian.com/film/2026/sep/02/maggie-gyllenhaal-says-film-industry-has-a-systemic-problem-with-sexism?">cette entrave relève d’un problème <em>« systémique »</em>.</a></p>



<h2 class="wp-block-heading">Qui décide de ce qui est jugé suffisamment bon ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le directeur artistique de la Mostra, Alberto Barbera, défend de son côté la sélection du festival. Il souligne que <strong>24 % des films soumis cette année sont réalisés par des femmes, contre 30 % l’an dernier</strong>, et invoque la nécessité de préserver la qualité artistique de la programmation. Autrement dit, son argument revient à suggérer que si seulement deux films réalisés ou coréalisés par des femmes figurent parmi les 21 sélectionnés, c’est aussi parce qu’un plus grand nombre d’entre eux n’aurait pas atteint le niveau artistique requis par le festival. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La cinéaste met également en perspective cette situation avec son propre parcours. Révélée au public en tant qu’actrice, Maggie Gyllenhaal s’est ensuite tournée vers la réalisation avec <em>The Lost Daughter</em>, présenté à la Mostra de Venise en 2021. Le film lqui ui a valu le prix du meilleur scénario. Elle raconte avoir longtemps peiné à envisager une carrière derrière la caméra, faute de modèles féminins auxquels s’identifier. <em>« J’ai probablement toujours été réalisatrice. Mais je ne voyais aucune femme autour de moi qui le faisait »</em>, confie-t-elle.</p>
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		<title>RETRAITE DES MÈRES, TROIS NOUVELLES RÈGLES S’APPLIQUENT DEPUIS LE 1ER SEPTEMBRE 2026</title>
		<link>https://jaipiscineavecsimone.com/retraite-des-meres-trois-nouvelles-regles-sappliquent-depuis-le-1er-septembre-2026/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Sep 2026 12:39:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Calcul de la pension plus favorable, nouveaux trimestres pour les carrières longues, bonification dans la fonction publique. Depuis ce 1er septembre, plusieurs règles de retraite liées aux enfants évoluent. Deux décrets publiés au Journal officiel le 31 juillet 2026 modifient plusieurs règles concernant la retraite des mères et les droits accordés au titre des enfants. [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Calcul de la pension plus favorable, nouveaux trimestres pour les carrières longues, bonification dans la fonction publique. Depuis ce 1er septembre, plusieurs règles de retraite liées aux enfants évoluent.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux décrets publiés au <em>Journal officiel</em> le 31 juillet 2026 modifient plusieurs règles concernant la retraite des mères et les droits accordés au titre des enfants. Elles concernent principalement les femmes, dont les carrières restent davantage affectées par les interruptions d’activité, le temps partiel et les écarts de rémunération. L’enjeu n’est pas marginal. Fin 2024, la pension moyenne de droit direct des femmes résidant en France reste inférieure de <strong>36 %</strong> à celle des hommes, selon les dernières données de la Drees. Cet écart reflète notamment des carrières moins rémunératrices et plus souvent interrompues.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une ou deux mauvaises années pourront sortir du calcul</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Premier changement pour la retraite des mères, le calcul de la pension devient plus favorable pour les parents bénéficiant de trimestres ou de bonifications au titre de leurs enfants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu’à présent, dans les régimes où la retraite est calculée à partir des meilleures années de revenu, le salaire ou revenu annuel moyen était établi sur les <strong>25 meilleures années</strong>. Désormais, ce calcul porte sur les <strong>24 meilleures années pour un enfant</strong> et les <strong>23 meilleures années à partir de deux enfants</strong>. Sont notamment concernés le régime général, les régimes agricoles et certains indépendants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concrètement, la mesure permet d’écarter du calcul une ou deux années de revenus plus faibles. Elle peut donc être particulièrement favorable aux femmes dont la carrière comporte des périodes de temps partiel, des interruptions ou une progression salariale importante. L’effet ne sera toutefois pas spectaculaire pour toutes. Selon les estimations gouvernementales rapportées par <em>Le Monde</em>, le gain moyen atteindrait environ <strong>1 % de pension pour les femmes concernées</strong>, avec des écarts importants selon les parcours professionnels.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les trimestres pour enfants peuvent désormais aider à partir en carrière longue</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Deuxième évolution, les trimestres accordés au titre des enfants peuvent désormais être intégrés, dans certaines limites, au nombre de trimestres nécessaires pour bénéficier d’un départ anticipé pour carrière longue. Jusqu’ici, ces majorations n’entraient pas dans ce calcul. Jusqu’à <strong>deux trimestres liés aux enfants</strong> peuvent désormais être retenus. Cette modification peut permettre à certaines femmes ayant commencé à travailler jeunes d’atteindre plus tôt la durée d’assurance nécessaire pour partir avant l’âge légal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle ne crée cependant pas automatiquement un droit au départ anticipé. Les autres conditions du dispositif carrière longue restent applicables, notamment l’âge auquel l’activité professionnelle a commencé et le nombre de trimestres validés en début de carrière. Service-Public rappelle que le dispositif concerne les personnes ayant commencé à travailler avant 16, 18, 20 ou 21 ans, selon les situations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certaines majorations pour enfants pouvant également être attribuées aux pères, ces nouvelles règles ne sont pas exclusivement réservées aux femmes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une nouvelle bonification pour certaines fonctionnaires</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Troisième changement, les femmes fonctionnaires bénéficient d’une nouvelle bonification d’<strong>un trimestre par enfant né à partir du 1er janvier 2004</strong>, à condition d’avoir accouché après leur recrutement dans la fonction publique. Le décret précise que ce trimestre est intégré aux droits à pension des fonctionnaires concernées. La mesure vaut également pour certaines ouvrières des établissements industriels de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette bonification doit améliorer le calcul de la pension de certaines mères fonctionnaires. Elle ne modifie en revanche pas les règles applicables aux enfants nés avant 2004.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des mesures qui corrigent une partie seulement des inégalités</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces nouvelles règles sur la retraite des mères prennent davantage en compte les conséquences de la maternité sur les carrières. a<a href="https://jaipiscineavecsimone.com/comment-les-femmes-envisagent-leur-retraite/?">lors qu’une partie importante des écarts se construit plusieurs décennies auparavant. </a>En 2024, dans le secteur privé, le revenu salarial annuel moyen des femmes reste inférieur de <strong>21,8 %</strong> à celui des hommes. Même à volume de travail identique, l’écart atteint encore <strong>14 %</strong>, selon l’Insee. Le temps partiel plus fréquent chez les femmes et les écarts de salaire continuent ainsi de peser sur leurs droits futurs à la retraite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les nouvelles règles s’appliquent aux pensions prenant effet à compter du <strong>1er septembre 2026</strong>. Les personnes proches d’un départ à la retraite, en particulier celles susceptibles de relever du dispositif carrière longue, peuvent vérifier leur situation auprès de leur caisse de retraite ou via les simulateurs officiels d’Info Retraite et de l’Assurance retraite.</p>
<p>L’article <a href="https://jaipiscineavecsimone.com/retraite-des-meres-trois-nouvelles-regles-sappliquent-depuis-le-1er-septembre-2026/">RETRAITE DES MÈRES, TROIS NOUVELLES RÈGLES S’APPLIQUENT DEPUIS LE 1ER SEPTEMBRE 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://jaipiscineavecsimone.com">J&#039;ai piscine avec Simone</a>.</p>
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