A l’heure estivale où les corps féminins doivent être lisses, minces et toniques le collectif « Nous sommes 52 » investit les murs des stations de métro. Et affiche des photos de femmes non retouchées et non stéréotypées pour un « été décomplexé ».
Les injonctions à la minceur atteignent des sommets dès les beaux jours. Pour avoir une chance de survivre en maillot de bain à la plage prière de se ruiner en cosmétiques et exercices avant d’oser tremper l’orteil. La publicité poursuit sa dictature des corps « parfaits ». Le collectif féministe « Nous sommes 52 » réagit en promettant un « été décomplexé. Sous forme d’affichage sauvage sur les murs des quais et dans certaines rames des femmes en maillot ont pris la pose. » Six corps de femmes non retouchés. Des corps de tous âges, couleurs et corpulences. Des femmes qui osent se montrer telles qu’elles sont réellement : belles et bien dans leur peau pour redonner à tout.e.s les voyageuses et voyageurs une note juste et optimiste de la femme. »
Le corps des femmes se doit d’être parfait, jeune, lisse, blanc, sexué, désirable.
52% de la population française
Le collectif « Nous sommes 52 » (pour le % de la population française) exprime le ras-le-bol du manque de diversité dans la représentation des femmes. « Pourquoi nous réduire à l’image uniformisée d’une jeune créature désirable qui n’a d’autres objectifs que de consommer pour mieux séduire et de séduire pour mieux consommer ? » interroge le site féministe. La campagne « Nous sommes 52 à la plage » démarrée le 16 juillet répond à l’axe artistique du mouvement en créant un « imaginaire collectif dans lequel les femmes peuvent se projeter ». Un message également à destination de la RATP pas toujours vigilantes en matière de sexisme publicitaire.
