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	<title>Sophie Lizoulet, auteur/autrice sur J&#039;ai piscine avec Simone</title>
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	<title>Sophie Lizoulet, auteur/autrice sur J&#039;ai piscine avec Simone</title>
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		<title>MA MÈRE LE COVID ET MOI</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Lizoulet]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Dec 2020 08:34:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Covid]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sophie Lizoulet chronique régulièrement les livres chez Simone. Aujourd&#8217;hui elle témoigne de l&#8217;expérience de la maladie vécue par sa mère Françoise, bientôt 80 ans. Une chronique belge de ces semaines angoissantes qui bouleverse nos rapports les plus intimes. Samedi 10/10 &#8211; 10h35 : appel de ma mère, elle pense s’être déchirée un ligament croisé et [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sophie Lizoulet chronique régulièrement les livres chez Simone. Aujourd&#8217;hui elle témoigne de l&#8217;expérience de la maladie vécue par sa mère Françoise, bientôt 80 ans. Une chronique belge de ces semaines angoissantes</strong> <strong>qui bouleverse nos rapports les plus intimes.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Samedi 10/10 &#8211; 10h35 : appel de ma mère, elle pense s’être déchirée un ligament croisé et désire se rendre aux urgences. Je l’y dépose.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même jour &#8211; 16h00 : diagnostic confimé après trois heures aux urgences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dimanche 11/10 &#8211; 15h00 : Je dépose mon fils et ma chienne chez ma mère car je me déplace à Paris pour le travail (moins de 48h suivant les directives). Mon fils aidera ma mère qui se déplace avec difficulté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lundi 12/10 &#8211; 18h00 : Je prends des nouvelles, ma mère se sent fébrile, mon fils fait les courses, elle se sent soulagée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mardi 13/10 &#8211; 18h00 : C’est l’heure de l’appel, assise dans le train du retour. Ma mère a de la fièvre et tousse, la doctoresse a planifié un test Covid pour le lendemain matin. J’appelle mon médecin pour que mon fils et moi passions le test.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mercredi 14/10 &#8211; 13h00 : Tests passés. Attente des résultats. Ma mère a toujours de la fièvre et sa toux ne se calme pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jeudi 15/10 &#8211; 18h00 : Les résultats tombent pour ma mère : elle est positive au Covid. Mon fils et moi continuons notre quarantaine n’ayant pas nos résultats mais aucun symptômes n’apparaissent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vendredi 16/10 &#8211; 15h00 : Ma mère n’a plus de fièvre, la toux se calme un peu. Elle est sous antibiotiques. La doctoresse appelle quotidiennement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Samedi 17/10 &#8211; 17h00 : Nous lui apportons des vivres. Nous restons à dix mètres d’elle. Elle est faible. Le médecin lui a expliqué comment monitorer son souffle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">« Je suis à l’hôpital depuis hier soir »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dimanche 18/10 &#8211; 10H35 : Un texto sur mon portable « Je suis à l’hôpital depuis hier soir ». 10h36 : Je l’appelle. Elle a une voix d’outre-tombe, son état s’est aggravé en quelques heures. Elle a de l’eau dans les poumons, de la fièvre, un toux imposante et se trouve sous un masque à oxygène dans l’unité Covid 44 en médecine interne. Elle a juste la force de me donner ces quelques informations. L’équipe ne se prononce pas sur le futur, les tests sont en cours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lundi 19/10 &#8211; 10h30 : Je l’appelle, son portable ne répond pas. J’appelle l’unité Covid 44 en médecine interne. L’infimière me dit ne pas avoir ce nom sur sa liste, je l’entends interroger le médecin qui prend l’appareil et m’informe que ma mère a été transférée aux soins intensifs durant la nuit. Pourquoi personne ne m’a informé ? Pas assez de personnel, c’était dimanche. </p>



<p class="wp-block-paragraph">10h42 : J’appelle les soins intensifs, une infirmière charmante décroche et m’explique la situation : ma mère était en grave insuffisance respiratoire qui nécessitait une prise en charge plus importante. Elle se trouve à ses cotés et me la passe. A partir de ce jour et pendant les dix qui suivront nos conversations ne dépasseront pas les trente secondes tant cela lui demande un effort. Nos conversations se résumerons à s’accorder sur le fait qu’elle ne subisse aucun acharnement thérapeutique aux pires moments de souffrance, qui seront nombreux et de s’assurer que l’équipe médicale soit au courant qu’elle a signé les papiers pour l’euthanasie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">14h00 : Mon fils et moi sommes négatifs. Il peut retrouver son école et ses copains.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Notre dernier lien</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une routine s’installe, matin et soir je l’appelle. C’est notre dernier lien. Aucune visite possible, ni aux patients ni à l’équipe soignante. Il ne reste que la voix pour communiquer. Cette voix qui n’a plus de force et les médecins qui affirment que malgré son cœur affaibli et son état général, extrêmement diminué, elle peut se remettre, que l’euthanasie n’est pas envisagée pour le moment.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et deux fois par jour, cette souffrance au bout du fil. Et mon impuissance à l’autre bout.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les amis, la famille nous soutiennent, les messages affluent de tous côtés. Il faut s’organiser. J’aurais un point de contact chez ses amis, un autre chez ses voisins qui relayent l’état de ma mère.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vivre avec le portable allumé 24/7, ce qui ne m’arrive jamais. Se dire qu’elle pourrait partir sans qu’on ne puisse la revoir, la toucher une dernière fois. Ne pas pouvoir être à ses cotés, est usant. Les jours passent et se ressemblent, cinq jours aux soins intensifs. Retour en unité Covid 44 médecine interne. Recommencer les conversations sur l’euthanasie et l’acharnement thérapeutique. Être entendue et pourtant se sentir sans ressource face à l’envie de lâcher de ma mère.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Continuer à travailler, il n’y a rien d’autre à faire. Surtout s’occuper, marcher, prendre soin de soi. Accueillir la peine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’épuisement mine son moral</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les conversations reprennent avec l’équipe soignante : au bout de dix-sept jours ma mère doit laisser sa place à quelqu’un d’autre car elle n’a plus besoin d’apport d’oxygène. C’est la première bonne nouvelle, la seule. Elle a perdu huit kilos, alors qu’elle était déjà mince, sa tension est trop basse, son cœur instable. Son désir : rester à l’hôpital pour la suite de sa convalescence. Ce sera impossible car elle est toujours infectieuse et doit être en unité Covid. Après d’âpres discussions avec l’hôpital et les médecins, ma mère sera envoyée en centre de revalidation à deux heures de route de chez nous.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://www.jaipiscineavecsimone.com/wp-content/uploads/2020/12/IMG_2177-1024x768.jpg" alt="ma mère le Cocod et mo" class="wp-image-21840"/><figcaption>Françoise</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ma chance : elle est la première patiente à être envoyée dans ce centre qui vient d’ouvrir une unité Covid, la ministre et une chaîne de télévision belge sont sur place pour filmer l’évènement. Le soir de ce fameux mardi, elle passera au journal de 19h00 sur la première chaîne privée RTL. Quelques images inespérées. La voir dialoguer avec le personnel, bouger dans son lit, me font un bien incroyable. Une partie de moi est rassurée, le pire semble dernière nous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Commence l’acte deux : L’épuisement mine son moral. Elle peine a se lever, à pouvoir être autonome. Un autre volet s’ouvre celui de la revalidation. Presque trois semaines sans bouger, ses muscles ont fondu. Son but : pouvoir rentrer chez elle en étant capable de pouvoir monter les deux volées d’escalier de son duplex. Elle est claire, elle n’ira jamais en maison de repos. Alors chaque jour, elle va trouver la volonté de sortir de son lit, s’entraîner avec sa kinésithérapeute et seule dans les couloirs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette période va durer six semaines. Le samedi, mon fils et moi lui rendons visite. Les premières fois ce sera à travers la fenêtre de sa chambre au troisième étage, portable à la main, pendant cinq minutes. Elle n’a pas la force de plus. Elle est toujours en unité Covid.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le 15 dec, je pourrais la serrer dans mes bras</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Fin novembre, un nouveau transfert, elle n’est plus infectieuse. Elle passera encore deux semaines dans le centre. Les restrictions sanitaires nous empèche toujours d’être auprès à d’elle. On peut rester à cinq mètres, rien de plus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 15 décembre, je pourrais la serrer dans mes bras, c’est la date prévue pour sa sortie. Une sortie sur laquelle nous n’aurions pas parié. Une sortie, debout, ce qui n’est pas le cas de tous les patients Covid.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Covid, ce microscopique virus qui a changé nos vies depuis dix mois, qui ne nous permet pas d’accompagner les membres de nos familles hopitalisés. L’humain coupé de l’humanité.<br>Le dernier contact : le personnel soignant qui malgré un travail titanesque reste efficace, charmant et disponible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aucune personne dans l’entourage de ma mère n’a eu la Covid, ce qui nous fait croire qu’elle l’aurait attraper aux urgences.</p>



<h2 class="wp-block-heading">C’est l’histoire d’une famille unie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Covid, ma mère et moi :<br>C’est l’histoire d’une famille unie dernière la volonté de la personne hospitalisée. C’est la chance de ne pas avoir peur d’affronter la mort et d’en parler ouvertement alors que les sujets peuvent paraître difficiles : l’acharment thérapeutique et l’euthanasie.<br>C’est habiter dans un pays où le droit à la dignité existe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette pandémie c’est l’opportunité de se rendre compte que nous ne sommes pas immortels, que la mort fait partie du processus de la vie. L’un n’existe pas sans l’autre mais, la mort est devenue invisible. Faire son deuil n’est plus une expression courante. Covid nous rappelle à l’ordre. Ouvrons le dialogue. C’est une preuve d’amour.</p>
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		<title>LE JEU DE LA DAME : LA MINI SÉRIE QUI MET LES FEMMES AU CENTRE DE L&#8217;ÉCHIQUIER</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Lizoulet]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Nov 2020 09:59:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Le jeu de la dame]]></category>
		<category><![CDATA[Netflix]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dernière née chez Netflix, la mini série de 7 épisodes &#8220;Le jeu de la dame&#8221; déroule au coeur de la guerre froide, la vie d&#8217; Elisabeth Harmon jeune prodige des échecs. Suite au décès de sa mère dans un accident de voiture, la jeune Beth, rescapée, est emmenée par les services sociaux dans un orphelinat [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dernière née chez Netflix, la mini série de 7 épisodes &#8220;Le jeu de la dame&#8221; déroule au coeur de la guerre froide, la vie d&#8217; Elisabeth Harmon jeune prodige des échecs. </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Suite au décès de sa mère dans un accident de voiture, la jeune Beth, rescapée, est emmenée par les services sociaux dans un orphelinat pour filles. Dans le Kentucky des années 50, l’ambiance stricte de l’institution ne respire pas la liberté et la joie. La jeune fille se fait une amie, Jolene, et s’ennuie passablement durant les cours. Un jour elle découvre dans le sous-sol de l’école, le concierge face à un échiquier. Elle n’a jamais rien vu de tel, elle est subjuguée. En le regardant joué, elle capte les règles et très vite lui demande de l’initier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ses capacités sont tellement impressionnantes, qu’il fera venir le responsable du club d’échecs local. Elisabeth finira par jouer en simultané, contre tous les membres du club, composé exclusivement d’hommes. Elle gagne contre tous. Mais L’institution mettra fin à sa passion car Beth tente de voler des tranquillisants qui lui permettent lors de ses hallucinations de visualiser l’échiquier au plafond du dortoir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une dame dans un univers masculin</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Jeune adolescente, Elisabeth sera adoptée par un couple, sans enfant. Rapidement le père disparaît laissant les deux femmes face à face. Beth reprend sa passion où elle l’a laissée et commence à participer aux tournois d’échecs, de sa région. Elle gagne, alors qu’elle n’a jamais été classée, accumulant les victoires contre ses homologues masculins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Très vite son prodige éblouit le monde très fermé de l’échiquier. Une nouvelle vie commence aux côtés de sa mère adoptive qui devient son manager. Les compétions s’enchaînent, jusqu’au sommet. Le sommet, bien entendu, ce sont les soviétiques. En pleine guerre froide, ils sont la nation à battre. Elisabeth arrivera-t-elle à gagner sur leur territoire?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Echecs et addictions</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les échecs, ce n’est pas un sujet qui vous tente? A priori, moi non plus. Mais ici, dès la première minute le jeu des acteurs nous happe. l’intensité et la tension présentes sans relâche. Que dire de la mise en scène ultra léchée et des décors bluffant ? Tout est fait pour vous emporter dans cet univers peu médiatisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est la première fois, qu’autant de parties sont présentes à l’écran. Sur les sept épisodes pas moins de 300 parties sont filmées. Un tour de force pour les acteurs qui ont du apprendre le vocabulaire, la gestuelle et le language corporel, spécifiques à cette discipline. La série s’offre pour l’occasion, les services du champion Garry Kasparov et de l’entraineur international Bruce Pandolfini, en tant que consultants.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le jeu d&#8217;Anya Taylor Joy</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La jeune Anya Taylor Joy qui joue Elisabeth Harmon est éblouissante à chaque instant. Son jeu nous fait entrer dans la complexité de la personnalité du personnage, à la fois brillante avec l’échiquier et perdue dans sa relation aux autres et à elle-même. Se réfugiant dans l’alcool et les drogues. C’est l’occasion pour la production de revenir sur la place des femmes dans la société américaine des années 50 et 60, les préjugés ambiants, la limitation de leurs champ d’activité, exceptionnellement interprétée par <a href="https://www.leparisien.fr/culture-loisirs/series/le-jeu-de-la-dame-sur-netflix-qui-est-anya-taylor-joy-revelation-de-la-serie-08-11-2020-8407201.php">Anya Taylor Joy</a> dont le regard fascine et Marielle Heller la mère adoptive, elle aussi au prise avec l&#8217;alcool.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette mini-série, mettant en scène une femme comme héroïne n’est pas chose nouvelle pour le géant du streaming, après <em>Unortodox</em> et <em>Unbelievable,</em> <em>Le jeu de la dame</em>, continue à surfer sur la vague des femmes courageuses et puissantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce film est l&#8217;adaptation d’un livre écrit Walter Tevis en 1983. L&#8217;auteur lui-même joueur averti et alcoolique regrettait que la discipline ne soit pas plus ouverte aux femmes. Il décède à peine un an plus tard et ne verra jamais l’exploit des <a href="https://www.lexpress.fr/informations/l-enfance-d-une-reine_593489.html">sœurs Polgar,</a> dont la plus jeune Judit, surnommée la reine des échecs et plus grande joueuse de tous les temps, reste la seule femme à avoir battu Kasparov.</p>



<figure class="wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
https://www.youtube.com/watch?v=R806rj28TUA&#038;feature=emb_logo
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



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		<title>KDRAMA : DES SÉRIES CORÉENNES CODIFIÉES ET POPULAIRES AUPRÈS DES FEMMES</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Lizoulet]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 Oct 2020 10:41:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[K drama]]></category>
		<category><![CDATA[Oh my Baby]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Phénomène audiovisuel coréen les &#8220;Kdrama&#8221; ou drame coréen sont des séries très populaires en Asie. Abordant de nombreux genres différents, du policier au fantastique, ces séries fonctionnent sur une trame très codifiée qui aborde aussi des sujets de société. Les Kdrama qui font des scores d&#8217;audience en Corée du Sud sont des séries quotidiennes ou [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Phénomène audiovisuel coréen les &#8220;Kdrama&#8221; ou drame coréen sont des séries très populaires en Asie. Abordant de nombreux genres différents, du policier au fantastique, ces séries fonctionnent sur une trame très codifiée qui aborde aussi des sujets de société. </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les <em>Kdrama</em> qui font des scores d&#8217;audience en Corée du Sud sont des séries quotidiennes ou bi-hedomadaires conçues selon une trame relativement rigide. Avec des ingrédients bien calibrés. Environ seize épisodes, d’une durée d’une heure avec un basculement dans l’intrigue au neuvième épisode. Les protagonistes sont souvent des duos amoureux dont les histoires jonglent avec les clichés sociaux. Riches arrogants vs pauvres courageux et honnêtes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois afin de contre-balancer ce canevas trop stéréotypés, des sujets de société s&#8217;invitent avec l&#8217;objectif de faire changer les mentalités. C&#8217;est le cas de &#8220;Oh my baby&#8221; difusé en 2020 qui s&#8217;attache à la question de la maternité et de l&#8217;infertilé chez les femmes passé 40 ans.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Fertilité et endométriose</h2>



<p class="wp-block-paragraph">«Oh my baby» est moins léger que son titre le laisserait supposer. Hari a 39 ans, elle brigue le post d’éditrice en chef du magasine « My Baby » où elle travaille depuis plus de dix ans. Le premier problème, c’est sa crédibilité, elle parle d’un sujet dont elle ne fait pas l’expérience : la maternité. L’équipe dirigeante du magasine est frileuse à l’idée de la nommer. Pourtant devenir mère est le souhait central de la vie d’Hari. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Malheureusement, elle est célibataire. En Corée, devenir mère célibataire est impensable, aucune clinique n’acceptera que vous ayez accès à une PMA. Elle essaye d’acheter le sperme d’un donneur au marché noir, se fait dénoncer et passe au journal télévisé du soir. Son histoire jette l’opprobre sur le magasine et sa famille. Hari est obligée de s’excuser et d’expliquer son problème : non seulement elle est célibataire, ayant presque la quarantaine mais surtout elle souffre d’endométriose ce qui rend ses chances de grossesse encore plus mince et l’urgence encore plus grande.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son dernier espoir : trois hommes de son entourage : un jeune collaborateur, un photographe et un ami d’enfance. Lequel choisir pour procréer en toute légalité ? Elle choisira le photographe, qui omet un détail majeur : lui aussi souffre d’infertilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’originalité de cette série, ce sont les sujets abordés : l’endométriose (Hari en parle avec la gynécologue et se tord de douleurs lors d’une crise dans son salon). On suit un couple qui en est à sa quatrième PMA, et le plus inattendu, le compagnon d’Hari infertile, se rend chez son médecin, subit un traitement et parle des effets secondaires.<br>Le couple fera-t-il le deuil de la parentalité? Qu’elle est leur priorité respective? Comment traverser cette épreuve? Une vision inédite des questions de société dans une culture où la place des femmes se mesurent encore à l&#8217;aune de<a href="https://www.jaipiscineavecsimone.com/les-codes-de-la-beaute-asiatique-normes-culturelles-ou-diktat-2/"> leur physique</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi : </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.jaipiscineavecsimone.com/corset-free-la-revolte-des-coreennes-contre-la-dictature-de-la-beaute/">CORSET FREE : LA RÉVOLTE DES CORÉENNES CONTRE LA DICTATURE DE LA BEAUTÉ.</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.jaipiscineavecsimone.com/kin-jiyoung-nee-en-1982-le-premier-roman-coreen-feministe/">“KIN JIYOUNG, NÉE EN 1982” : LE PREMIER ROMAN CORÉEN FÉMINISTE</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Disponible sur <a href="https://www.viki.com/tv/37072c-oh?locale=fr">Rakuten Viki </a>en VO sous-titrée en français.</p>



<figure class="wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="[MV] I’ll (아일) - Love is all around | Oh My Baby 오 마이 베이비 OST Part 1" width="1104" height="621" src="https://www.youtube.com/embed/MtPF5DSjbC8?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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		<title>BIBLIOTHÈQUE IDÉALE : 2 ROMANS GRAPHIQUES SUR DES ICONES FÉMINISTES QUI FINISSENT MÂLE</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Lizoulet]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Oct 2020 08:18:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[féministes]]></category>
		<category><![CDATA[les filles de Salem]]></category>
		<category><![CDATA[Olympe de Gouges]]></category>
		<category><![CDATA[ROMANS GRAPHIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Voyage dans le temps. Cette chronique nous embarque en Nouvelle-Angleterre à la fin du XVIIè et à Paris aux portes de la Révolution au XVIIIe. Sous forme de romans graphiques, des histoires d&#8217;héroïnes, sorcières et féministe très connues qui finissent mal Quand le genre dominant vous cantonnait aux corvées de la maison, ou au rôle [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Voyage dans le temps. Cette chronique nous embarque en Nouvelle-Angleterre à la fin du XVIIè et à Paris aux portes de la Révolution au XVIIIe. <strong>Sous forme de romans graphiques,</strong> des histoires d&#8217;héroïnes, sorcières et féministe très connues qui finissent mal  Quand le genre dominant vous cantonnait aux corvées de la maison, ou au rôle de potiche divertissante, si vous décidiez de vous rebeller, la seule issue était une fin précoce.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces deux <a href="https://www.actuabd.com/Qu-est-ce-que-le-roman-graphique-1-2">romans graphiques</a> proposent de revisiter pour l’un l’histoire des “sorcières” de Salem, pour l’autre, de mieux faire connaissance avec Olympe de Gouges, auto-proclamée première femme qui milite pour les droits de son genre.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><em>Les filles de Salem</em>  </strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&#8217;auteur nous plonge dans l&#8217;univers terrifiant de ce célèbre événement, le procès des “sorcières” de Salem. Ce petit village isolé entouré par des tribus amérindiennes, se replie autour du fanatisme religieux institué par le révérend Parris.&nbsp;<br>L&#8217;histoire est contée à travers les yeux d’Abigail Hobbs, jeune adolescente tranquille qui profite d’une vie paisible au sein de sa communauté. Elle aime se promener dans la forêt environnante pour aller à la rivière chercher de l&#8217;eau. La réalité la rattrape vite, le sang coule entre ses jambes et les hommes commencent à la convoiter. Avec ses amies, elles s&#8217;échappent dans les bois et volent des heures de bonheur, à la surveillance de leurs familles.&nbsp;</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Quel enfer ? Celui de ne pouvoir marcher la tête haute ? l&#8217;enfer d&#8217;être jugée pour ce que je ne suis pas ? L&#8217;enfer d&#8217;être née femme à Salem ? Mais j&#8217;y suis déjà, en enfer ! L&#8217;enfer, c&#8217;est ce village hypocrite ! Jamais je ne m&#8217;excuserai pour avoir bafoué votre morale absurde !&nbsp;</p></blockquote>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">Le mythe des sorcières</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le village est régi par deux lois opposées, celle de la foi et celle de la débauche à la taverne. Le révérend Parris ne supportant pas la réussite financière de la tenancière et de sa fille, deux mécréantes catholiques, n&#8217;aura de cesse de se venger.&nbsp;<br>La faim s&#8217;installe à la suite d’intempéries qui ruinent les récoltes et à l’attaque des tribus avoisinantes qui brûlent les réserves. S&#8217;installe un climat de peur, de délation, de haine.<br>Un jour, Abigail entre dans l&#8217;église et tombe sur le révérend s&#8217;accouplant avec la “simplette” du village. Pris au piège, il cèle le sort de la jeune fille.<br>Lors du procès sommaire, un témoin fera basculer l’histoire, le jeune Peter, secrètement amoureux d’Abigail, l’a surprise dans les bois, lors de ses promenades, s&#8217;amusant avec ses amies et un indien. Fou de jalousie, pris de démence, il racontera les avoir vues danser, volées avec l&#8217;ennemi, le diable.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://www.jaipiscineavecsimone.com/wp-content/uploads/2020/10/Capture-décran-2020-10-05-à-11.43.55.png" alt="" class="wp-image-20867" width="516" height="186"/><figcaption>Extrait &#8220;LES FILLES DE SALEM&#8221; Thomas GILBERT &#8211; DARGAUD</figcaption></figure>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>J&#8217;ai reconnu les femmes du village. Le petit groupe dansait gaiement autour d&#8217;un bouc noir. Elles se sont déshabillées. Elles ondulaient nues! Je les ai vues, de mes yeux vues! Je voulais hurler&#8230;Mon coeur battait à tout rompre. Je me mordais les lèvres jusqu&#8217;au sang, pour ne pas hurler.<br>J&#8217;ai cru défaillir!<br>Qu&#8217;elle vision abjecte !<br>Elles flottaient ainsi&#8230; Tels des feux follets&#8230;<br>Abigaīl, Hobbs, Tituba, Sarah Good, mais aussi Mary Warren, Bethiah Carter&#8230;<br>Et, j&#8217;ai vu la Bête&#8230; De mes yeux vu. Et j&#8217;ai vu votre fille, révérend ! Betty était présente pendant le sabbat.&nbsp;</p></blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Pendues pour calmer &#8220;la rage des villageois&#8221;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Elles finiront dans un cachot sordide, attendant un “vrai” procès présidé par le juge Sewall. Ce dernier comprend les tourments du village et l’emprise du révérend. Il réussira à sauver la majorité des femmes. Mais dix-neuf d&#8217;entre-elles dont la jeune Abigail finiront pendue en public pour calmer la rage des villageois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&#8217;est une histoire cruelle, une histoire ou la justice est partiale et les hommes veulent la joie, le bonheur et le rire des stigmates du diable. L&#8217;auteur les nomment les filles de Salem car elles n&#8217;ont rien du diable. Une bande dessinée au rythme soutenu, même si l&#8217;issue est connue, la lectrice est engloutie par l&#8217;histoire de ces femmes et ne veut pas y croire jusqu&#8217;au bout. Une belle réussite. Avec des dessins d’hallucinations qui donnent la chair de poule.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La biographie d&#8217;<strong>Olympe de Gouges </strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le couple Catel &#8211; Bocquet nous entraîne dans une biographie passionnante dont ils ont le secret : Olympe naît Marie Gouze dans une famille bourgeoise de province du sud de la France. Fille adultérine d&#8217;un académicien à particule qui ne la reconnaîtra jamais et d&#8217;une roturière veuve d&#8217;un boucher.&nbsp;<br>Mariée très jeune contre son gré à un homme qu&#8217;elle n&#8217;aimera jamais, La féministe révolutionnaire connaitra le salut grâce à un veuvage rapide. Mère d&#8217;un garçon, elle décidera de rester libre jusqu&#8217;au bout.<br>Ce roman graphique de quatre-cents pages, prend le temps de poser les jalons de la vie et de l&#8217;évolution de Marie/Olympe. Passionnée de lettres, elle s&#8217;instruit avec les textes des grands auteurs de son temps et grâce aux nombreuses rencontres qu&#8217;elle fera au cours de ses trente années de vie d’adulte. Car Olympe n’est pas devenue Olympe en une nuit. Si l’Histoire retient son texte avant-guardiste <em>“Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne” </em>comme sa marque indélébile. Olympe ne l’a écrit qu’à la fin de sa vie.</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://www.jaipiscineavecsimone.com/wp-content/uploads/2020/10/Capture-décran-2020-10-05-à-11.34.52.png" alt="" class="wp-image-20864"/><figcaption>Extrait &#8211; CATEL MULLER &#8211; EDITIONS CASTERMAN</figcaption></figure>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Oui, la Nation doit comprendre l&#8217;injustice qui est faite aux femmes. J&#8217;ai défendu les Noirs ; mes soeurs sont-elles mieux traitées ? Quand une épouse adultère ou une fille insoumise peut se retrouver enfermée à vie dans un couvent par la seule volonté de son époux ou père tout-puissant, n&#8217;est-ce pas un scandale ? </p></blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Des écrits engagés</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Elle fera une rencontre capitale, rapidement après le décès de son époux, un noble lyonnais aisé du nom de Jacques Biétrix de Rozières. Malgré l&#8217;amour qu&#8217;ils se portent, Olympe ne l&#8217;épousera pas. La liberté comme étendard. Mais Jacques lui assurera une rente confortable  lui permettant d’entrer dans les milieux les plus influents.<br>Passionnée de théâtre, Olympe écrit et joue. Ses textes vont à l’encontre des moeurs de l’époque : contre l’esclavage, pour l’égalité pour toutes et tous. Sur ce chemin elle fera de belles rencontres et aura de nombreux alliés et autant d’ennemis.<br>Robespierre n&#8217;apprécie pas ses critiques et malgré tous ses amis, elle ne pourra pas échapper à l’échafaud, considérée comme rebelle face au pouvoir en place.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rigueur historique des auteurs est leur marque de fabrique, tout comme les planches en noir et blanc. On regrettera les dessins des visages trop similaires qui rendent difficilement identifiables les divers protagonistes masculins. Malgré quelques longueurs, c’est une lecture passionnante pour qui n’est pas familier de l’histoire de cette féministe avant l’heure.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Thomas Gilbert, Les filles de Salem, Dargaud, 200 pages, 2018 &#8211; Catel et Bocquet, Olympe de Gouges, Casterman BD, 488 pages, &nbsp;2012</strong></p>
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		<title>&#8220;LES AÉROSTATS&#8221; : L&#8217;ODE À LA LECTURE D&#8217;AMÉLIE NOTHOMB</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Lizoulet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Aug 2020 08:56:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Amélie Nothomb]]></category>
		<category><![CDATA[Les aérostats]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour son 29 ème roman, la romancière belge revient à la source de sa vie, l&#8217;amour de la lecture. Depuis 1992, Amélie Nothomb publie de façon métronomique avec une prédilection pour les familles dysfonctionnelles. &#8220;Les aérostats&#8221; n&#8217;y échappe pas. Ce qui impressionne chez Amélie Nothomb, c’est la fluidité de son écriture. D’un mot à l’autre, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour son 29 ème roman, la romancière belge revient à la source de sa vie, l&#8217;amour de la lecture. Depuis 1992, Amélie Nothomb publie de façon métronomique avec une prédilection pour les familles dysfonctionnelles. &#8220;Les aérostats&#8221; n&#8217;y échappe pas.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui impressionne chez Amélie Nothomb, c’est la fluidité de son écriture. D’un mot à l’autre, d’une phrase à l’autre, tout coule, comme l’eau limpide de la rivière. Son écriture est épurée, toujours empreinte d’un humour caustique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette année, l’autrice nous entraîne dans sa ville natale, Bruxelles. Elle suit le sillage d’Ange, jeune <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Philologie">philologue </a>de dix-neuf ans, passionnée de lettres classiques, cohabitant avec Donate, maniaque compulsive. Ange c’est Amélie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les pouvoirs de la lecture</h2>



<p class="wp-block-paragraph">On est loin de <em><a href="https://www.jaipiscineavecsimone.com/bibliotheque-ideale-soif-le-nouveau-roman-damelie-nothomb-est-le-livre-de-sa-vie/">Soif,</a></em> qui marquait une transition dans l’univers de l’écrivaine. Avec <em>Aérostats</em>, elle revient à ses fondamentaux, un univers contemporain, un huis clos à l’air vicié. C’est une ode à la lecture et à ses pouvoirs ; celui qui fait grandir et celui qui aide à vivre. Une tragédie grecque car &#8220;<em>tout roman est soit une Illiade soit une odyssée&#8221;.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ange n’a pas de vie sociale, jusqu’au jour ou elle devient la tutrice de français du jeune Pie. Pie a seize ans, il est dyslexique et n’a jamais lu un livre de sa vie malgré la bibliothèque parentale aux étagères débordantes.</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>&#8211; Cela suffira pour aujourd’hui, dis-je. Pour la prochaine fois je veux que vous ayez fini &#8220;Le rouge et le noir&#8221;.</p><p>&#8211; Il va me falloir des semaines ! S’écria-t-il.</p><p>&#8211; Votre père veut que je vienne chaque jour. Théoriquement, il faudrait que vous l’ayez lu pour demain. Et c’est extrêmement possible.</p><p>&#8211; Attendez ! Protesta-t-il. J’ai jamais lu un bouquin de ma vie et vous, vous voudriez que j’ai achevé ce pavé pour demain ? L’objection me paru recevable. </p><p>&#8211; Je reviendrais donc après-demain. Au revoir.<br>Je quittait le garçon effondré qui ne me salua pas.</p></blockquote>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">S’engage entre eux un dialogue littéraire des plus jubilatoire, un joute qui superpose littérature et vie personnelle. Pie se révèle être un jeune homme passionné et passionnant. Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, la dyslexie de Pie disparaissant à la première lecture.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une famille dysfonctionnelle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est sans compter sur les excentriques géniteurs. Grégoire Roussaire est cambiste, l’argent est un outil sans limite. Il rémunère Ange généreusement et l’observe à travers le miroir sans tain de son bureau. Rien ne lui échappe des leçons de son fils. La mère collectionne les céramiques sur internet. Jamais ne sont livrées à leur domicile, celles qu’elle achète aux enchères. Tout est immatériel comme son existence.</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Désormais, chaque jour de la semaine, je me rendis chez les Roussaire. Puisque je n’étais plus censée guérir un dyslexique, je me permettais de lui parler parfois de choses et d’autres. Cela me valut des réflexions de la part du père&#8230; Je détestais ce type, mais je m’entendais de mieux en mieux avec Pie, que je trouvais de plus en plus intéressant. </p></blockquote>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">Ce court roman est une excellente entrée en matière de la saison littéraire, il vous emportera loin de la réalité le temps d’un après-midi ou d’une soirée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Amélie Nothomb, Les Aérostats, Albin Michel, 2020, 176 pages</strong></p>
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		<title>BIBLIOTHÉQUE IDÉALE : &#8220;LES FEMMES ET LE POUVOIR&#8221; UN MANIFESTE UNIVERSEL</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Lizoulet]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jul 2020 13:04:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[les femmes et le pouvoir]]></category>
		<category><![CDATA[Mary Beard]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;été nous invite à relire les ouvrages de référence. Parmi eux, le manifeste de Mary Beard publié en 2018 est hélas toujours d&#8217;actualité. La professeure d’histoire antique à l’université de Cambridge analyse l’origine de l’exclusion des femmes dans toutes les enceintes du pouvoir. Et cela depuis Homère. La troisième vague du féminisme permet une large [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://jaipiscineavecsimone.com/bibliotheque-ideale-les-femmes-et-le-pouvoir-un-manifeste-universel/">BIBLIOTHÉQUE IDÉALE : &#8220;LES FEMMES ET LE POUVOIR&#8221; UN MANIFESTE UNIVERSEL</a> est apparu en premier sur <a href="https://jaipiscineavecsimone.com">J&#039;ai piscine avec Simone</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>L&#8217;été nous invite à relire les ouvrages de référence. Parmi eux, le manifeste de Mary Beard publié en 2018 est hélas toujours d&#8217;actualité. La professeure d’histoire antique à l’université de Cambridge analyse l’origine de l’exclusion des femmes dans toutes les enceintes du pouvoir. Et cela depuis Homère.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">La troisième vague du féminisme permet une large réflexion sur la place du genre féminin au sein de la société. Ces dernières années la parole se libère malgré la résistance du genre dominant. Perdre un pouvoir qui vient de l’Antiquité ou plutôt le partager et le repenser semble encore délicat. Alors pour mieux comprendre d’où vient ce statut de citoyen de seconde classe, je vous recommande ce manifeste édifiant !</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8220;<em>Mère retourne dans tes appartements, reprends tes travaux (&#8230;) discourir est l’affaire des hommes.&#8221;</em> Voici comment dans l’Odysée d’Homère, Télémarque s’adresse à sa mère. Avec ce court texte, Mary Beard revient à la racine des codes antiques du pouvoir masculin et explique de quelle façon les femmes en furent évincer. Un texte érudit, reprenant un grand nombre d’exemples illustrés en résonnance perpétuelle avec l’actualité contemporaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La voix publique des femmes </h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’art de discourir, tel qu&#8217;il est encore conçu aujourd’hui, remonte directement à Aristote et Cicéron. Nombreux sont les hommes politiques qui construisent leur interventions publiques sur ce modèle. Notre culture occidentale doit, des millénaires plus tard, encore beaucoup aux maîtres antiques. Une époque où les femmes n’avaient aucune place dans la vie publique et certainement encore moins le droit de s’y exprimer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plutarque écrit <em>&#8220;Devant des étrangers, tout aussi pudiquement qu’elle se garde d’ôter ses vêtements une femme doit se garder d’exposer sa voix.&#8221; </em>Mary Beard explique que <em>&#8220;cette condition silencieuse</em>&#8221; dans le monde antique est une forme d’exclusion à toute vie publique, économique et sociale. Le manque d’autonomie de ces femmes rejaillit encore sur notre scène actuelle, car la prise de parole à travers l’histoire est associée à la voix et la prestance des hommes. La voix des femmes est considérée comme <em>&#8220;haut perchée&#8221;</em>, <em>&#8220;nasillarde&#8221;</em>. Alors Première ministre, <a href="https://www.jaipiscineavecsimone.com/perchoir-le-nouveau-monde-sans-les-femmes/">Edith Cresson</a> subit des railleries sexistes lors de son discours de politique générale. La forme et l’apparence physique féminine toujours plus commentée que le fond du discours, <a href="https://www.huffingtonpost.fr/2016/11/18/la-robe-qui-avait-valu-des-sifflets-a-cecile-duflot-a-lassemblee-nationale-entre-au-musee_a_21609212/">Cécile Duflot</a> en fait les frais pour une (simple et belle) robe fleurie dans l&#8217;hémyclique !</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<blockquote class="instagram-media" data-instgrm-captioned data-instgrm-permalink="https://www.instagram.com/p/BRBhxX3lfng/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" data-instgrm-version="12" style=" background:#FFF; border:0; border-radius:3px; box-shadow:0 0 1px 0 rgba(0,0,0,0.5),0 1px 10px 0 rgba(0,0,0,0.15); margin: 1px; max-width:540px; min-width:326px; padding:0; width:99.375%; width:-webkit-calc(100% - 2px); width:calc(100% - 2px);"><div style="padding:16px;"> <a href="https://www.instagram.com/p/BRBhxX3lfng/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" style=" background:#FFFFFF; line-height:0; padding:0 0; text-align:center; text-decoration:none; width:100%;" target="_blank" rel="noopener noreferrer"> <div style=" display: flex; flex-direction: row; align-items: center;"> <div style="background-color: #F4F4F4; border-radius: 50%; flex-grow: 0; height: 40px; margin-right: 14px; width: 40px;"></div> <div style="display: flex; flex-direction: column; flex-grow: 1; justify-content: center;"> <div style=" background-color: #F4F4F4; border-radius: 4px; flex-grow: 0; height: 14px; margin-bottom: 6px; width: 100px;"></div> <div style=" background-color: #F4F4F4; border-radius: 4px; flex-grow: 0; height: 14px; width: 60px;"></div></div></div><div style="padding: 19% 0;"></div> <div style="display:block; height:50px; margin:0 auto 12px; width:50px;"><svg width="50px" height="50px" viewBox="0 0 60 60" version="1.1" xmlns="https://www.w3.org/2000/svg" xmlns:xlink="https://www.w3.org/1999/xlink"><g stroke="none" stroke-width="1" fill="none" fill-rule="evenodd"><g transform="translate(-511.000000, -20.000000)" fill="#000000"><g><path d="M556.869,30.41 C554.814,30.41 553.148,32.076 553.148,34.131 C553.148,36.186 554.814,37.852 556.869,37.852 C558.924,37.852 560.59,36.186 560.59,34.131 C560.59,32.076 558.924,30.41 556.869,30.41 M541,60.657 C535.114,60.657 530.342,55.887 530.342,50 C530.342,44.114 535.114,39.342 541,39.342 C546.887,39.342 551.658,44.114 551.658,50 C551.658,55.887 546.887,60.657 541,60.657 M541,33.886 C532.1,33.886 524.886,41.1 524.886,50 C524.886,58.899 532.1,66.113 541,66.113 C549.9,66.113 557.115,58.899 557.115,50 C557.115,41.1 549.9,33.886 541,33.886 M565.378,62.101 C565.244,65.022 564.756,66.606 564.346,67.663 C563.803,69.06 563.154,70.057 562.106,71.106 C561.058,72.155 560.06,72.803 558.662,73.347 C557.607,73.757 556.021,74.244 553.102,74.378 C549.944,74.521 548.997,74.552 541,74.552 C533.003,74.552 532.056,74.521 528.898,74.378 C525.979,74.244 524.393,73.757 523.338,73.347 C521.94,72.803 520.942,72.155 519.894,71.106 C518.846,70.057 518.197,69.06 517.654,67.663 C517.244,66.606 516.755,65.022 516.623,62.101 C516.479,58.943 516.448,57.996 516.448,50 C516.448,42.003 516.479,41.056 516.623,37.899 C516.755,34.978 517.244,33.391 517.654,32.338 C518.197,30.938 518.846,29.942 519.894,28.894 C520.942,27.846 521.94,27.196 523.338,26.654 C524.393,26.244 525.979,25.756 528.898,25.623 C532.057,25.479 533.004,25.448 541,25.448 C548.997,25.448 549.943,25.479 553.102,25.623 C556.021,25.756 557.607,26.244 558.662,26.654 C560.06,27.196 561.058,27.846 562.106,28.894 C563.154,29.942 563.803,30.938 564.346,32.338 C564.756,33.391 565.244,34.978 565.378,37.899 C565.522,41.056 565.552,42.003 565.552,50 C565.552,57.996 565.522,58.943 565.378,62.101 M570.82,37.631 C570.674,34.438 570.167,32.258 569.425,30.349 C568.659,28.377 567.633,26.702 565.965,25.035 C564.297,23.368 562.623,22.342 560.652,21.575 C558.743,20.834 556.562,20.326 553.369,20.18 C550.169,20.033 549.148,20 541,20 C532.853,20 531.831,20.033 528.631,20.18 C525.438,20.326 523.257,20.834 521.349,21.575 C519.376,22.342 517.703,23.368 516.035,25.035 C514.368,26.702 513.342,28.377 512.574,30.349 C511.834,32.258 511.326,34.438 511.181,37.631 C511.035,40.831 511,41.851 511,50 C511,58.147 511.035,59.17 511.181,62.369 C511.326,65.562 511.834,67.743 512.574,69.651 C513.342,71.625 514.368,73.296 516.035,74.965 C517.703,76.634 519.376,77.658 521.349,78.425 C523.257,79.167 525.438,79.673 528.631,79.82 C531.831,79.965 532.853,80.001 541,80.001 C549.148,80.001 550.169,79.965 553.369,79.82 C556.562,79.673 558.743,79.167 560.652,78.425 C562.623,77.658 564.297,76.634 565.965,74.965 C567.633,73.296 568.659,71.625 569.425,69.651 C570.167,67.743 570.674,65.562 570.82,62.369 C570.966,59.17 571,58.147 571,50 C571,41.851 570.966,40.831 570.82,37.631"></path></g></g></g></svg></div><div style="padding-top: 8px;"> <div style=" color:#3897f0; font-family:Arial,sans-serif; font-size:14px; font-style:normal; font-weight:550; line-height:18px;"> Voir cette publication sur Instagram</div></div><div style="padding: 12.5% 0;"></div> <div style="display: flex; flex-direction: row; margin-bottom: 14px; align-items: center;"><div> <div style="background-color: #F4F4F4; border-radius: 50%; height: 12.5px; width: 12.5px; transform: translateX(0px) translateY(7px);"></div> <div style="background-color: #F4F4F4; height: 12.5px; transform: rotate(-45deg) translateX(3px) translateY(1px); width: 12.5px; flex-grow: 0; margin-right: 14px; margin-left: 2px;"></div> <div style="background-color: #F4F4F4; border-radius: 50%; height: 12.5px; width: 12.5px; transform: translateX(9px) translateY(-18px);"></div></div><div style="margin-left: 8px;"> <div style=" background-color: #F4F4F4; border-radius: 50%; flex-grow: 0; height: 20px; width: 20px;"></div> <div style=" width: 0; height: 0; border-top: 2px solid transparent; border-left: 6px solid #f4f4f4; 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font-family:Arial,sans-serif; font-size:14px; line-height:17px; margin-bottom:0; margin-top:8px; overflow:hidden; padding:8px 0 7px; text-align:center; text-overflow:ellipsis; white-space:nowrap;">Une publication partagée par <a href="https://www.instagram.com/devoratorium/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" style=" color:#c9c8cd; font-family:Arial,sans-serif; font-size:14px; font-style:normal; font-weight:normal; line-height:17px;" target="_blank" rel="noopener noreferrer"> Lys</a> (@devoratorium) le <time style=" font-family:Arial,sans-serif; font-size:14px; line-height:17px;" datetime="2017-02-27T17:44:17+00:00">27 Févr. 2017 à 9 :44 PST</time></p></div></blockquote> <script async src="//www.instagram.com/embed.js"></script>



<h2 class="wp-block-heading">Adopter les codes masculins du pouvoir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Quand Elisabeth 1er, reine d’Angleterre, s’adresse à son armée en 1588, elle dira <em>&#8220;Je sais que j’ai le corps d’une faible femme, mais j’ai le cœur et l’estomac d’un roi, et d’un roi d’Angleterre aussi</em>&#8220;. Preuve qu’il faille masquer sa féminité sous des traits masculins pour être entendue ! L’autrice explique : lors de ses apparitions télévisées, radiophoniques ou des ses interventions sur Twitter, elle endure &#8220;<em>des réactions que l’on pourrait par euphémisme juger &#8211; d’une hostilité inappropriée -, leur contenu dépassant les bornes d’une critique honnête, ou même d’une saine colère</em>&#8220;. Du moment qu’une femme s’aventure dans un domaine traditionnellement masculin, ce n’est pas ce qu’elle dit qui déclenche l’opprobre mais seulement le fait que cela vienne d’une femme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un état des lieux qui conduit certaines femmes à agir comme des hommes, en reproduisant les codes masculins, tel Margaret Tatcher qui prît des cours pour s’adresser à la nation avec une voix plus basse, pour Angela Merkel et Hilary Clinton ce sera le tailleur pantalon. Malheureusement même si cela permet d’être plus nombreuse sur la scène publique, cela déplace le problème. Ce sont les femmes qui s’adaptent aux codes en vigueur plutôt que de repenser ce qu’est la voix de l’autorité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">&#8220;Existe-t-il un modèle culturel qui exclut les femmes du pouvoir ?&#8221;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mary Beard fait à nouveau appel aux mythes de l’Antiquité, elle en déconstruit plusieurs pour démontrer à quel point les femmes au pouvoir n’étaient que des dieux ou citoyens de seconde zone. Le monde parfait étant celui où Zeus enfante de son crâne la déesse Athéna. L’exemple le plus saisissant reste le mythe de Médusa tuée par Persée, sculptée par Cellini, et repris lors de la campagne électorale de Donald Trump. Ses partisans remplacèrent la tête de Persée avec la sienne et celle de Médusa par celle d’Hilary Clinton. Cette image fut disponible sur des t-shirts, tasses, protection d’ordinateur avec pour slogan<em> &#8220;Triumph&#8221;</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réfléchir à la question du pouvoir comme à la question de la voix, doit permettre de sortir de ces exceptions, ces personnalités &#8220;haut de gamme&#8221;, r<em>ôle models</em> qui ont pris le pouvoir politique, en entreprise, ces pionnières qui ont pulvérisé le plafond de verre. Pour ce faire, il faut repenser la notion de pouvoir, pourquoi un genre devrait-il s’adapter aux codes d’un autre parce que celui-ci fait autorité depuis des millénaires ? Il fait dissocier le pouvoir du prestige public.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Cela suppose réfléchir en commun au pouvoir de ceux qui suivent, et pas seulement de ceux qui dirigent. Cela suppose surtout de penser le pouvoir en tant qu’attribut, ou même en temps que verbe (au sens de « conférer du pouvoir »), et non en tant que possession. </p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Mary Beard, Les femmes et le pouvoir &#8211; un manifeste, Pocket, 101 pages</p>
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		<title>CHRONIQUES DE LECTURES ESTIVALES</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Lizoulet]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Jul 2020 06:59:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[été]]></category>
		<category><![CDATA[lectures]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous démarrons l&#8217;été avec les romans d&#8217;Amanda Sthers et Marine Spaak. Deux narrations qui donnent toute leur place aux femmes avec un éveil à ses sens intimiste et un roman graphique puissant qui chronique le sexisme ordinaire. Des lectures estivales. &#8220;Letttre d’amour sans le dire&#8221; : Briser le carcan intérieur Avec une plume est sensuelle [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nous démarrons l&#8217;été avec les romans d&#8217;Amanda Sthers et Marine Spaak. Deux narrations qui donnent toute leur place aux femmes avec un éveil à ses sens intimiste et un roman graphique puissant qui chronique le sexisme ordinaire.</strong> <strong>Des lectures estivales.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8220;<strong>Letttre d’amour sans le dire</strong>&#8221; : <strong>Briser le carcan intérieur</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec une plume est sensuelle et délicate, <a href="https://www.instagram.com/amandasthers/?hl=fr">Amanda Sthers</a> une histoire de maux et d’amour. Alice, 48 ans, écrit une lettre.<br>La vie d’Alice est grise comme le Nord d’où elle est originaire. A la demande de sa fille, elle est venue habiter à Paris après une carrière d’enseignante.<br>Sa fille, la prunelle de ses yeux, a fait de brillantes études et s’est bien mariée. Alors le petit milieu d’où vient sa mère représente une gêne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alice le sait. Alice entre dans un salon de thé non loin du champ de Mars. Kyoto l’invite à pénétrer dans la petite salle aux tatamis, à enfiler un pyjama. Alice n’a pas pris rendez-vous, il y a erreur mais elle ne dit rien. Dans la vie, Alice ne se rebelle pas. Arrive le maître qui lui proposera un massage Shiatsu.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Je sais maintenant que le mot<a href="http://www.kichigai.com/Ukiyo.htm"> Ukiyo</a> n’existe pas dans mon langage, qu’il veut dire profiter de l’instant, hors du déroulement de la vie, comme une bulle de joie. Il ordonne de savourer le moment, détaché de nos préoccupations à venir et du poids de notre passé. Il était seize heures quand j’ai poussé la porte. </p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Après chaque séance, Alice renaît à elle-même. La vie revient peu à peu dans ce corps abandonné. Toute sa vie elle a emmuré les émotions, les déceptions amoureuses, les violences. Elle n’a pas dit ses douleurs. Alors Alice écrit l’amour sans le dire, l’amour pour cet homme dont les mains propagent la vie et l’émotion en l’effleurant.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Les hommes ont disposé de moi. Jamais je n’ai connu de gestes bienveillants. Je sais que les vôtres sont professionnels et je ne confonds pas. Pourtant, j’ai le sentiment que quelque chose nous dépasse. </p></blockquote>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://www.jaipiscineavecsimone.com/wp-content/uploads/2020/07/Capture-d’écran-2020-07-20-à-10.05.11.png" alt="" class="wp-image-19361"/></figure>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>&#8220;Sea, Sexisme and Sun&#8221; : Un Must </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Publié en 2019, la BD féministe de <a href="https://www.instagram.com/dansmontiroir/?hl=fr">Marine Spaak</a> est une référence. Avec son humour et ses planches intelligentes, l&#8217;autrice dresse la situation actuelle du sexisme dans nos sociétés occidentales. Oui, nous avons besoin d’une troisième vague féministe. Après les suffragettes au début du vingtième siècle et la vague des années soixante- dix, l’égalité et la parité sont encore loin. A travers douze chapitres, l&#8217;autrice traverse les domaines où le féminisme doit être présent. Tous les textes se basent sur des recherches avec une bibliographie exhaustive en fin d’ouvrage.</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Le sexisme nous l’exprimons d’abord intimement, au sein de notre famille, au travers de notre rapport aux autres et à nous-mêmes, dans la rue ; nous grandissons avec, sans même nous en rendre compte. </p></blockquote>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">Le dessin aéré laisse la part belle au propos, permettant une compréhesion claire et sans fioritures. Un excellent état des lieux du féminisme actuel et pourquoi se battre fait sens encore en 2020. Car le sexisme fait partie de notre culture et l’image caricaturale de la féministe raleuse, pleine de poils et vindicatrice à la peau dure.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://www.jaipiscineavecsimone.com/wp-content/uploads/2020/07/Capture-d’écran-2020-07-20-à-10.15.34.png" alt="" class="wp-image-19366"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Non, nous n’avons pas toujours envie de nous épiler, pourquoi nos poils seraient-ils plus disgracieux que ceux des hommes?<br>Nous ne sommes pas toutes prêtes à enfanter, certaines regrettent d’avoir eu des enfants, d’autres s’épanouissent dans la maternité et d’autres encore peine à être enceinte. Tous les cas de figure existent et c’est Ok. Pas besoin de se justifier sans cesse sur nos choix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les exemples pour chaque sujets font partie de nos vécus au quotidien, pour exprimer à quel point tout cela est ancré dans notre culture depuis des siècles.</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lettre d’amour sans le dire, Amanda Sthers, Grasset, 130 pages</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marine Spaak, Sea, Sexisme and Sun. First Editions, 144 pages</strong></p>
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		<title>LA MINI SÉRIE JAPONAISE QUI PARLE DU DÉSIR</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Lizoulet]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 May 2020 16:18:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[Kakafukaka]]></category>
		<category><![CDATA[mini série japonaise]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Se caler un marathon série est devenu l&#8217;activité incontournable du confinement. Si Netflix est notre copain d&#8217;insomnie, de pause, on est parfois à cours de recommandations. On vous conseille Kakafukaka, la série japonaise repérée sur la plateforme de streaming asiatique Rakuten Viki. Ce confinement c’était enfin l’occasion de venir à bout de ma PAL (pile [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Se caler un marathon série est devenu l&#8217;activité incontournable du  confinement. Si Netflix est notre copain d&#8217;insomnie, de pause, on est parfois à cours de recommandations. On vous conseille <strong>Kakafukaka</strong></strong>, <strong>la série japonaise repérée sur la plateforme de streaming asiatique</strong> <strong>Rakuten Viki.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce confinement c’était enfin l’occasion de venir à bout de ma PAL (pile à lire), de passer mes soirées (après les visioconférences, l’école à la maison, les repas familiaux..) installée dans mon canapé avec ma chienne et un bon livre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les premières semaines, la charge mentale était telle que j’ai lu un livre à peine par semaine et mes soirées se sont terminées, souvent à l’aube, derrière l’écran de mon iPad en compagnie de diverses séries plus douteuses les unes que les autres &#8230; surtout faire le vide. Une routine s’est installée où la lecture et le binge watching se sont côtoyés dans la sérénité. Bien entendu, je pourrais vous parler des deux mini-séries Netflix incontournables : <a href="https://www.youtube.com/watch?v=-zVhRId0BTw">Unorthodox </a>(sortie le mois dernier) et <a href="https://www.youtube.com/watch?v=IB8g39oIq40">Unbelievable </a>(sortie à l’automne 2019). Des bijoux comme sait en produire le géant du streaming. Deux histoires basées sur des faits réels, qui parlent de résilience dans la vie de ces femmes victimes d’épreuves effroyables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même si je vous recommande vivement ces deux séries, j’ai décidé de suivre une autre voie et de vous parler de <a href="https://www.viki.com/tv/36906c-kakafukaka">Kakafukaka, une mini-série japonaise </a> qui sort des sentiers battus. Adaptée d&#8217;un manga au titre éponyme, Kakafukaka, traduit par “Colocation d’adultes loufoques” aborde un sujet peu couvert dans nos sociétés patriarcales : le désir et le dysfonctionnement érectile.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La société japonaise vue du côté de l&#8217;intime</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier plan s’ouvre sur une jeune femme et un jeune homme, habillés en uniforme d’un supermarché japonais, ils se tiennent droits comme des i, attendant le client. Ils parlent sans se faire face. L’homme demande à la femme “qu’est-ce qui te motive dans la vie?” La jeune femme se décrit mieux par ce qu’elle n’a pas : ni hobby, ni passion, ni ambition. Elle n’attend rien de la vie. Terada san se laisse portée. Parce qu’elle découvre que son fiancé la trompe, elle part habiter en co-location où elle retrouve son premier amour de lycée. Aux sein de la maison vivent avec eux, une autre fille et un garçon, petit-fils du propriétaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce microcosme, ces jeunes proche de la trentenaire, parlent de leurs soucis existentiels. Hyongo, l’écrivain du groupe, s’exprime ouvertement sur son impuissance. Depuis deux ans, il ne bande plus et n’arrive plus à écrire. C’est un peu comme l’œuf et la poule qui est arrivé en premier? Grâce à Terada san, il retrouve de la vigueur, son corps répond à celui de la jeune femme. Elle va décidé de l’aider.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un mini &#8220;Friends&#8221; version Tokyoite</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le cadre est posé pour 10 épisodes de 24 minutes, qui vont couvrir  les soucis de la vie de ces jeunes, de leur sexualité sans tabou, des règles, de la grossesse possible si on ne se protège pas durant les relations sexuelles. Du travail, de la pression pour se marier. Tout est fait dans une délicatesse nipppone : le spectateur navigue entre légerté et profondeur. Les hommes et leurs faiblesses sont une réalité sans honte, les femmes ont aussi le droits d’avoir du désir et de le demander. Une grande palette des rapports humains et de leur complexité est abordée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le tour de force de cette série c’est de développer de l&#8217;empathie pour chaque personnage, car leurs défauts ne sont pas de l’ordre de la caricature. Entre Akari, l’ambitieuse jeune femme, Hase l’éditeur manipulateur jaloux, Hyongo l’écrivain un peu autiste impuissant et Teradasa san, qui se cherche, il y a de l’espace pour la bienveillance. Et chacun évolue grâce aux autres. Les hommes et les femmes ne sont pas enfermés dans un shéma, c’est un vent de fraîcheur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une belle découverte de confinement, qui permet d’explorer l’intimité et la vie dans une autre culture, de parler vrai et sans fard. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Kakafukaka, sur Viki rakuten, 10 épisodes de 24’, 2019 Kakafukaka “spécial episode”, 24’, 2020</p>



<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi : <a href="https://www.jaipiscineavecsimone.com/les-codes-de-la-beaute-asiatique-normes-culturelles-ou-diktat-2/">LES CODES DE LA BEAUTÉ ASIATIQUE : NORMES CULTURELLES OU DIKTAT ?</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi : <a href="https://www.jaipiscineavecsimone.com/bibliotheque-ideale-aki-shimazaki-lautrice-discrete/">BIBLIOTHÈQUE IDÉALE : AKI SHIMAZAKI, L’AUTRICE DISCRÈTE</a></p>
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		<title>LECTURES CONFINÉES</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Lizoulet]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Apr 2020 09:54:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deux romans lus par Sophie Lizoulet plutôt pertinents en temps de confinement. Un moment propice pour revenir à l&#8217;essentiel c&#8217;est-à-dire à soi avec le premier roman autobiographique d&#8217;Anaïs Vanel et une réflexion sur le rapport au corps féminin vécu par trois générations de femmes qui se côtoient dans les 20 m2 d&#8217;un appartement nippon. Tout [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Deux romans lus par Sophie Lizoulet plutôt pertinents en temps de confinement. Un moment propice pour revenir à l&#8217;essentiel c&#8217;est-à-dire à soi avec le premier roman autobiographique d&#8217;Anaïs Vanel et une réflexion sur le rapport au corps féminin vécu par trois générations de femmes qui se côtoient dans les 20 m2 d&#8217;un appartement nippon.</strong></p>



<ul class="wp-block-list"><li><span class="has-inline-color has-very-dark-gray-color"><strong><em>Tout quitter </em>d&#8217;Anais Vanel</strong> : <strong>un premier roman emprunt d’une douce sagesse <em>“je me sens chez moi là où je me sens bien”</em></strong></span></li></ul>



<p class="wp-block-paragraph">A trente-deux ans, Anaïs décide de laisser derrière elle une vie parisienne très remplie et une carrière d’éditrice de bande dessinées prospère. Qui n’a pas rêvé d’un jour larger les amarres et tout laisser derrière soi ? A travers les chapitres, se déroule le cheminement de l’autrice dans cette nouvelle vie. A la suite de son départ de la capitale, où tous ses biens tenaient dans le coffre de son Berlingo, se retrouver face à elle-même n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>On nous apprend à avoir de bonnes notes, à choisir une voie, un métier. A faire des concessions. Mais jamais à choisir un endroit où on se sentirait bien. Vivre dans un endroit où on se sent vivant, c&#8217;est créer un environnement propice à faire émerger nos passions profondes. C&#8217;est choisir de s&#8217;implanter sur un terreau fertile pour y laisser pousser nos rêves.</p></blockquote>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">Ne pas céder à la tentation de combler le temps</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’envie d’écrire des listes de choses à faire est tentante, ne pas prendre le temps d’une vie simple sans routine ni obligations pourrait refaire surface si elle n’y prend garde.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Avoir du temps surprend. On est tenté de le remplir. De l’employer. C’est ce qu’on sait faire. Employer le temps. J’ai parfois le réflexe de vouloir cocher toutes les cases d’une liste. Concrétiser ces projections faites d’une ancienne vie sur une aventure fantasmée. A la place, je m’accorde l’insolence de lézarder au soleil. C’est une activité bénéfique. Des pensées simples se présentent à moi. Il faut apprendre. Il faut redevenir un débutant. Il faut aller dehors. Se mettre en quête d’un terrain de jeux. [&#8230;]. Il faut s’offrir l’ivresse d’un nouveau monde. Et se laisser conquérir par lui.</p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Au détour de son enfance, de cette connection à l’être profondément enfoui en elle, Anaïs se surprend et retrouve ses sentations corporelles d’abord à travers la pratique quotidienne du surf, du skate et du yoga. Ses souvenirs de jeux dans le jardin familial, avec son frère, petit à petit vont la projeter dans ce désir de connection à la nature sous toutes ses formes. Cette nature oubliée au profit du bitume et des terrasses de la ville.</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://www.jaipiscineavecsimone.com/wp-content/uploads/2020/04/Capture-d’écran-2020-04-28-à-16.08.49.png" alt="Tout quitter de Anaïs Vanel" class="wp-image-17911"/></figure>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">Une reconnection à soi</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Elle fera ses courses au marché, écoutera les vagues et vivra au rythme des marées et des saisons. Le silence ou le bruit laissé par les voitures qui passent en bas de son appartement l’informent autant qu’une montre ou un calendrier. Lentement, elle se connectera à l’être perdu au fond d’elle et retrouvera cette joie enterrée dans une maison depuis longtemps disparue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Anais Vanel a un style léger et rythmé, grâce à de courts chapitres qui entremêlent passé et présent. C’est une lecture idéale en temps de confinement pour s&#8217;évader alors que le temps s&#8217;allonge et que la certitude de revoir les vagues cet été parait flou.</p>



<div style="height:100px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<ul class="wp-block-list"><li><strong><em>Seins et Œufs</em> de <strong>Mieko Kawakami</strong></strong> : <strong>un livre provocant sur trois générations de femmes japonaises et leur relation au corps, à la féminité.</strong></li></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Gare de Tokyo, Natsu attend sa sœur Makiko et sa nièce Midoriko. Elles arrivent d’Osaka pour le week-end. C’est la première fois en six ans, depuis le départ de Natsu pour la capitale, que les trois femmes se retrouvent. Natsu sait que Midoriko ne parle plus à sa mère qu’au travers d’un cahier de communication. L’adolescente de douze ans s’est tue après une enième dispute avec Makiko.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Je voudrais vite devenir adulte</h2>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Je repense souvent à la dispute que j&#8217;ai eue avec maman, pour une bête question d &#8216;argent, pendant laquelle je lui avais répondu par colère : &#8220;Pourquoi tu m&#8217;as mise au monde d&#8217;abord ?&#8221; sur le coup j&#8217;ai pensé, zut, c&#8217;est pas une chose à dire, ça m&#8217;a échappé. Elle était fâchée mais elle n&#8217;a rien dit, ça m&#8217;a laissé un sale goût dans la bouche. C&#8217;est à ce moment que j&#8217;ai décidé qu&#8217;il valait mieux ne plus parler avec maman, d&#8217;abord parce que quand on parle ça tourne tout de suite à la dispute, et c&#8217;est à moitié ma faute aussi parce que quand j&#8217;ouvre la bouche je lui dis des horreurs alors qu&#8217;elle est crevée à cause de son travail. </p><p>Non, pas à moitié, c&#8217;est cent pour cent de ma faute. Je voudrais vite devenir adulte pour pouvoir travailler et lui apporter de l&#8217;argent. Pour l&#8217;instant, puisque je ne peux pas encore, je voudrais être gentille avec elle au moins. Mais même ça, je n&#8217;y arrive pas. J&#8217;en pleure par moments.</p></blockquote>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://www.jaipiscineavecsimone.com/wp-content/uploads/2020/04/Capture-d’écran-2020-04-28-à-16.08.01.png" alt="Seins et œufs de Mieko Kawakami" class="wp-image-17910"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi : <a href="https://www.jaipiscineavecsimone.com/bibliotheque-ideale-aki-shimazaki-lautrice-discrete/">BIBLIOTHÈQUE IDÉALE : AKI SHIMAZAKI, L’AUTRICE DISCRÈTE</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Et : <a href="https://www.jaipiscineavecsimone.com/le-port-des-talons-est-necessaire-et-approprie-pour-les-japonaises/">LE PORT DES TALONS EST “NÉCESSAIRE ET APPROPRIÉ” POUR LES JAPONAISES</a>  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Et pourquoi pas : <a href="https://www.jaipiscineavecsimone.com/au-japon-des-femmes-interdites-de-porter-des-lunettes/">AU JAPON DES FEMMES INTERDITES DE PORTER DES LUNETTES</a></p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">Le corps pour toute obsession</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette ambiance particulière, les trois femmes vont se côtoyer dans les vingt mètres carré de l’appartement de Natsu, ne sachant quoi se dire. Une gêne s&#8217;installe. Les non-dits emplissent l’espace. Alors Makiko sort les dépliants publicitaires des cliniques de chirurgie esthétique car son rêve c’est une poitrine opulante et tendue. Cette obsession lui permet de ne pas parler de son travail de serveuse dans un bar un peu minable, qui couvre à peine les dépenses de la vie quotidienne. Elle a quarante ans, le père de sa fille l’a quittée depuis longtemps. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand à Natsu, elle est désabusée par une vie faite de routine et de désillusions. Sa vie tokyoïte n’est pas baignée de sérénité, dans cette mégalopole ou tous sont étrangers les uns pour les autres. Midoriko du haut de ses douze ans se demande comment se passera le jour où ses règles apparaîtront. Elle ne veut pas de ces seins qui poussent. Elle ne veut pas d’enfant, tout ce corps la répugne. Mais à qui en parler ? Sa mère certainement pas, elle a des préoccupations opposées !</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le rapport à l&#8217;intime tabou japonais</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce court roman nous emporte dans une réflexion sur la condition féminine de trois générations, au cœur de ce Japon, <a href="https://www.jaipiscineavecsimone.com/les-codes-de-la-beaute-asiatique-normes-culturelles-ou-diktat-2/">qui n’aborde pas ce rapport au corps en public</a>. Ce livre transgresse ce tabou et entre dans l’intime. Son auteure Mieko Kawakami est romancière, actrice et musicienne a été élue “Femme de l’année” en 2008 par Vogue Japon.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Midoriko&#8230;La vérité&#8230; la vérité, bien sûr tout le monde croit que ça existe, tout le monde est sûr, sûr et certain qu&#8217;il y a une vérité pour tout. Tout le monde. Mais tu sais, Midoriko, la vérité, ben parfois il n&#8217;y en a pas. Parfois, il n&#8217;y a pas de vérité du tout.</p></blockquote>



<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Tout quitter, Anais Vanel</strong>, <strong>Flammarion 2019</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Seins et Œufs, <strong>Mieko Kawakami,</strong></strong> <strong>Acte Sud, 108 pages, 2012 pour la traduction française.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Retrouvez les conseils de lecture de Sophie Lizoulet sur son groupe Facebook </strong><a href="https://www.facebook.com/groups/1698309323772594/"><strong>“Lire, le voyage immobile”</strong></a><strong>.</strong></p>
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		<title>BIBLIOTHÉQUE IDÉALE : &#8220;NOS ESPÉRANCES&#8221; AU CŒUR DES AMITIÉS FÉMININES</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Lizoulet]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Apr 2020 14:38:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[amitié féminine]]></category>
		<category><![CDATA[Anna Hope]]></category>
		<category><![CDATA[Nos espérances]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#8220;Nos espérances&#8221; 3ème roman de l&#8217;écrivaine Anna Hope livre trois portraits de femmes, trois amies font le bilan de leurs bonheurs et leurs galères. Cate, Hannah et Lisa sont amies depuis 20 ans. Anna Hope, nous embarque dans le périple de leurs joies, leurs peines, leurs errements. Car la vie, en fait, c’est tout sauf [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em> &#8220;Nos espérances&#8221;</em> 3ème roman de l&#8217;écrivaine Anna Hope livre trois portraits de femmes, trois amies font le bilan de leurs bonheurs et leurs galères</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cate, Hannah et Lisa sont amies depuis 20 ans. Anna Hope, nous embarque dans le périple de leurs joies, leurs peines, leurs errements. Car la vie, en fait, c’est tout sauf un long fleuve tranquille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le roman débute alors que les jeunes femmes ont 35 ans, elles sont à la croisée de décisions importantes, qui influenceront profondément les années qui suivent. Le récit se tisse sur des flashbacks entre plusieurs périodes de leurs vies, style caractéristique de l’autrice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai plongé dans l’histoire de ces héroïnes du quotidien avec délectation, impossible de ne pas succomber à l’effet miroir de leurs vécus et de leurs tiraillements intérieurs. Lisa est actrice, peine à percer, galère dans sa vie amoureuse. Hannah est une “control freak” qui entame sa troisième FIV (fécondation in-vitro). Cate est mère d’un adorable bébé qui l’empèche de dormir et qui n’est pas certaine de trouver la vie à la campagne “so charming”.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les femmes sont au cœur des romans de Anna Hope</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Anna Hope a ce chic de vous happer dès la première phrase, elle a une écriture délicate, empathique et les pages se tournent avec bonheur. Son premier roman paru en 2014 <em><a href="https://www.babelio.com/livres/Hope-Le-chagrin-des-vivants/803010">“Le Chagrin des Vivants”</a></em> est une réussite saluée par la critique et le public. A lire de toute urgence si ce n’est pas fait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les femmes sont au cœur des romans de l’autrice, elle a ce besoin de raconter la vie depuis ce prisme : les besoins de sécurité, de rébellion, d’appartenance, comment arriver à combiner une vie à soi et une vie de famille. Comment s’épanouir ?</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://www.jaipiscineavecsimone.com/wp-content/uploads/2020/04/Capture-d’écran-2020-04-12-à-17.11.59.png" alt="" class="wp-image-17413"/></figure>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Elles aimeraient arrêter le temps &#8211; ici, maintenant dans ce parc, dans cette splendide lumière d&#8217;après midi. Elles aimeraient que les prix de l&#8217;immobilier restent abordables. Elles aimeraient fumer des cigarettes et boire du vin comme si elles étaient encore jeunes et que cela n&#8217;avait aucune répercussion. Elles aimeraient s&#8217;enfuir ici, dans la beauté de ce doux après-midi de ce mois de mai (&#8230;) Elles ont encore la majeure partie de la vie devant elles. Elles ont fait des erreurs, mais rien de fatal. Elles ne sont plus jeunes, mais ne se sentent pas vieilles. La vie est encore malléable et pleine de potentiel. L&#8217;entrée des chemins qu&#8217;elles n&#8217;ont pas empruntés ne s&#8217;est pas encore refermée. Il leur reste du temps pour devenir ce qu&#8217;elles seront&#8221;</p></blockquote>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">&#8220;Que garde-t-on du modèle de nos mères ?&#8221;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La mère de Lisa, est une féministe activiste, elle lui dira “<em>On est allées changer le monde pour vous. Pour nos filles. Et vous qu’en avez-vous fait?”</em> Roman intergénerationnel, qui  renvoie cette question existentielle : <em>“que garde-t-on du modèle de nos mères ?”</em> Cate a perdu la sienne à l’adolescence et se sent seule face à sa propre expérience de la maternité. Hannah regarde ces parents toujours joyeux après trois décennies ensemble qui ne demandent rien de particulier à la vie si ce n’est de regarder leur émission fétiche, aller se coucher tôt et aimer leurs enfants. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Que faire des renoncements ? Peut-on tout avoir? Quelles batailles choisir ? Chacune a un peu de ce que l’autre voudrait, l’amitié profonde pourrait se fissurer si elles n’y prennent pas garde. Depuis l’université elles se soutiennent contre vent et marées, en sera-t-il toujours de même ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elles sont à l’âge du deuil de la vie “parfaite”, l’âge des choix douloureux et de l’apaisement qui suit. Anna Hope en parle avec justesse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce roman se lit avec aisance et plaisir même si l’histoire est un peu convenue. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Anna Hope, Nos Espérances, Gallimard, 357 pages</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Retrouver l’actualité littéraire sur la <a href="https://www.facebook.com/groups/1698309323772594/">page Facebook de Sophie Lizoulet</a> </strong></p>
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