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	<title>Archives des Ménopause - J&#039;ai piscine avec Simone</title>
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	<title>Archives des Ménopause - J&#039;ai piscine avec Simone</title>
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		<title>NICOLA STURGEON LA 1ÈRE MINISTRE DE L&#8217;ÉCOSSE PARLE OUVERTEMENT DE LA MÉNOPAUSE (ET ON LUI DIT MERCI)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Apr 2022 09:15:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[1ère ministre]]></category>
		<category><![CDATA[Ecosse]]></category>
		<category><![CDATA[Ménopause]]></category>
		<category><![CDATA[Nicola Sturgeon]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nicola Sturgeon, la première ministre de l&#8217;Ecosse a parlé des ses interrogations au sujet de la ménopause. Une parole très libre et inhabituelle pour une personnalité politique qui souhaite que les dirigeantes s&#8217;expriment sur ce sujet encore si tabou. Agée de 51 ans, Nicola Sturgeon s&#8217;est confiée dans l&#8217;émission de télévision Loose Women au sujet [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nicola Sturgeon, la première ministre de l&#8217;Ecosse a parlé des ses interrogations au sujet de la ménopause. Une parole très libre et inhabituelle pour une personnalité politique qui souhaite que les dirigeantes s&#8217;expriment sur ce sujet encore si tabou.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Agée de 51 ans, Nicola Sturgeon s&#8217;est confiée dans l&#8217;émission de télévision <em><a href="https://player.stv.tv/summary/loose-women"> Loose Women</a></em> au sujet de la ménopause. La 1ère ministre a évoqué ses inquiétudes sur la manière dont elle allait gérer les effets de ce changement physiologique. <em>« Il est évident que je suis au pied du mur. J&#8217;ai été assez anxieuse &#8211; étant donné la nature publique de mon travail &#8211; de savoir comment je vais faire face à l&#8217;impact de tout cela, à quoi cela va ressembler. »</em> a-t-elle déclaré. Des interrogations qui n&#8217;épargnent aucune femme qui, souvent peu informée redoute cette nouvelle période de vie. Une carence expliquée en France par  l&#8217;interruption de la formation de gynécologie médicale entre 1986 et 2003.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nicola Sturgeon a également évoqué la stigmatisation des traitements hormonaux de substitution, qualifiés selon elle de <em>« chose terrible »</em> par les femmes de sa génération qui ont mis un point d&#8217;honneur à ne pas y recourir. En 2002, la publication d&#8217;une étude américaine contreversée avait lancé la polémique sur le risque accru de cancers. La parole de la première ministre est positive dans un contexte toujours tabou lorsque l&#8217;on parle de ménopause. La première ministre a par ailleurs regretté que les femmes politiques ne s&#8217;expriment pas sur ce sujet. <em>« Si je pouvais lire Angela Merkel ou Hilary Clinton dire &#8220;voilà comment j&#8217;ai vécu la ménopause et comment j&#8217;y ai fait face&#8221;, je pense que cela m&#8217;aiderait en ce moment ». </em></p>



<h2 class="wp-block-heading">La ménopause : des ressources perdues par les entreprises</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La prise de parole de Nicola Sturgeon pose plus largement la question de la prise en compte du corps des femmes, toujours sous le regard de la société. Et si l&#8217;intime devient politique, c&#8217;est parce que la stigmatisation des différentes étapes physiologiques de la vie des femmes a un incidence sur l&#8217;économie. Dans une <a href="https://www.jaipiscineavecsimone.com/au-womens-forum-la-question-de-la-menopause-en-entreprise-est-enfin-sur-la-table/">table ronde du Women&#8217;s Forum,</a> la ménopause s&#8217;est invitée en 2021 au titre des ressources perdues par les entreprises. <em>« Il est urgent d’ouvrir la conversation sur ce sujet sans tabou pour que les femmes restent dans l’emploi »</em> affirmait alors Tanuj Kapilashrami, directrice des ressources humaines de Standard Chartered Bank.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pulvériser le tabou de la ménopause, porte d&#8217;entrée de l&#8217;invisibilisation des femmes passera par la libération de la parole sur ces parcours de vie. Un meToo sur le sujet est indispensable et c&#8217;est pourquoi les réflexions de Nicola Sturgeon doivent conduire d&#8217;autres femmes à prendre la parole. Les actrices qui ont passé la quarantaine commencent à le faire, il est d&#8217;utilité publique que les femmes politiques leur emboitent le pas.</p>
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		<title>AU WOMEN&#8217;S FORUM LA QUESTION DE LA MÉNOPAUSE EN ENTREPRISE EST ENFIN SUR LA TABLE</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Nov 2021 17:14:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Ménopause]]></category>
		<category><![CDATA[ménopause en entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[no country for old women]]></category>
		<category><![CDATA[Women's Forum]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Women&#8217;s Forum qui se tenait jusqu&#8217;au 19 novembre à Paris s&#8217;est intéressé à la santé des femmes qui vieillissent, et tout particulièrement à la place de la ménopause en entreprise. Un thème bienvenu alors que la pandémie a accru les inégalités en matière de soins pour cette génération des 45-55 ans. Intitulée &#8221; No [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Women&#8217;s Forum qui se tenait  jusqu&#8217;au 19 novembre à Paris s&#8217;est intéressé à la santé des femmes qui vieillissent, et tout particulièrement à la place de la ménopause en entreprise.</strong> <strong>Un thème bienvenu alors que la pandémie a accru les inégalités en matière de soins pour cette génération des 45-55 ans.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Intitulée <em>&#8221; No country for old women</em> <em>: Gendered access to better ageing »</em>, <a href="https://events.womens-forum.com/global-meeting-2021">cette table ronde</a> a posé la question de la place des femmes qui vieillissent au sein des entreprises. Pour la première fois le mot ménopause a fait son entrée dans le temple du business au féminin. Preuve que les mentalités évoluent mais aussi que l&#8217;invisibilisation des femmes de plus de 45 ans a également un coût pour les entreprises qui les délaissent. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Facteur d&#8217;opportunité ou d&#8217;effacement, la ménopause considérée du point de vue de l&#8217;entreprise est une période de multiples transitions comme l&#8217;ont rappelé unanimement les invitées de ce panel. Tanuj Kapilashrami, directrice des ressources humaines de Standard Chartered Bank a souligné <a href="https://www.jaipiscineavecsimone.com/les-femmes-face-a-la-menopause-un-suivi-medical-souvent-insuffisant-en-france/">le défaut d&#8217;informations sur cette transition </a>dans la vie des femmes. Alors même que les femmes sont au sommet de leur carrière, elles sont en première ligne comme &#8220;soignantes en chef&#8221; auprès des parents vieillissants. Karima Silvent à la tête des RH d&#8217;Axa définit son profil type : une femme de 59 ans qui consacre 20h par semaine à cette charge du &#8220;care&#8221;.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&#8217;invisibilisation </h2>



<p class="wp-block-paragraph">La fin des fonctions reproductives ne signifie pas l&#8217;arrêt de la productivité en entreprise. Elisabeth Jeffords, PDG de Hawkeye Therapeutics, entreprise mondiale de la tech dénonce l&#8217;invisibilisation qui accompagne cette transition. <em>« La ménopause n&#8217;est pas la fin de la vie, mais seulement son milieu (&#8230;) Il reste beaucoup d&#8217;années à vivre et c&#8217;est le moment où les femmes ont de moins en moins de ressources même lorsqu&#8217;elles bénéficient de pensions »</em>. Une évidence pour qui sait compter. Valérie Perruchot Garcia à la tête de la communication et des affaires publiques du laboratoire Jenssen dénonce le <em>&#8220;silence assourdissant&#8221;</em>  de cette période de vie pour laquelle les femmes ne sont pas préparées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, il est urgent de considérer la situation de ces femmes qui sont souvent en capacité de leadership, d&#8217;être promues. L&#8217;entreprise doit les soutenir affirme Valérie Perruchot Garcia. <em>« Nous devons trouver des solutions et cela doit commencer avec nous au sein des grandes entreprises internationales »</em>. Un rôle nouveau inéluctable au vu du délitement des carrières des femmes après 45 ans. Tanuj Kapilashrami s&#8217;appuie sur une étude réalisée sur l&#8217;impact de la ménopause au sein des services financiers de son groupe. Sur les 250 000 réponses recueillies, la moitié des femmes affirment qu&#8217;elles seraient moins enclin à postuler pour une promotion et <a href="https://www.jaipiscineavecsimone.com/menopause-merci-de-cesser-de-nous-definir-par-notre-biologie/">un quart d&#8217;entre elles envisageraient de quitter leur travail</a> en prenant leur retraite ou en choisissant une reconversion.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ouvrir la conversation sur la ménopause</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une question majeure qui sort la ménopause de l&#8217;intime pour la révéler comme une question économique. <em>« Il est urgent d&#8217;ouvrir la conversation sur ce sujet sans tabou pour que les femmes restent dans l&#8217;emploi »</em> propose Tanuj Kapilashrami. Une éducation et une prise de conscience qui doivent conduire à une politique de management flexible renchérit Elisabeth Jeffords. Karima SIlvent souligne que les femmes ont négligé leur santé au cours de la pandémie, reconnaissant toutefois que les questions de santé ont pris place au sein des entreprises. La directrice des RH alerte sur le sacro saint <em>&#8220;culte de la performance&#8221;</em>. <em>« Il est difficile de reconnaitre qu&#8217;on n&#8217;est pas au meilleur de sa forme »</em> ajoute-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et cette culture du secret sur la ménopause est illustrée par une anecdote racontée par Elisabeth Jeffords. <em>« J&#8217;étais enceinte et devais faire une présentation importante et j&#8217;étais très essouflée et je n&#8217;ai pas cherché à le cacher. Au moment de la ménopause, en pleine levée de fonds, j&#8217;ai eu des bouffées de chaleur, ai-je retiré ma veste ? Non »</em>. L&#8217;inconscient avec lequel les femmes ont appris à &#8220;dealer&#8221; avec leurs symptômes est prégnant. Aujourd&#8217;hui, Valérie Perruchot Garcia propose d&#8217;instaurer un lien intergénérationnel entre les femmes pour éviter l&#8217;effet &#8220;silo&#8221;. Car des 3 M (Mentruations, Maternité, Ménopause), seule la maternité a fait son entrée dans l&#8217;entreprise. </p>
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		<title>MÉNOPAUSE : MERCI DE CESSER DE NOUS DÉFINIR PAR NOTRE BIOLOGIE !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Oct 2021 09:08:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[journée mondiale de la ménopause]]></category>
		<category><![CDATA[Ménopause]]></category>
		<category><![CDATA[vieillissement des femmes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une étude britannique conduite sur 3800 femmes affirme que la ménopause serait un frein à la carrière des femmes. Une étude parmi d&#8217;autres qui indique l&#8217;ampleur de l&#8217;inégalité des femmes face au vieillissement. Un agisme aux multiples incidences. Aujourd&#8217;hui 18 octobre, la journée mondiale de la ménopause fait son retour. Les femmes ont droit à [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une étude britannique conduite sur 3800 femmes affirme que la ménopause serait un frein à la carrière des femmes. Une étude parmi d&#8217;autres qui indique l&#8217;ampleur de l&#8217;inégalité des femmes face au vieillissement. Un agisme aux multiples incidences.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd&#8217;hui 18 octobre, la journée mondiale de la ménopause fait son retour. Les femmes ont droit à cette occasion de parler de ce phénomène biologique autrement qu&#8217;en catimini. Manque d&#8217;informations de la part des médecins, moqueries et lieux communs affectent toujours cette période de transition dans la vie des femmes. Katerine Muir, écrivaine, réalisatrice et activiste dénonce dans le<em>« une culture sexiste et âgiste qui a maintenu la ménopause &#8211; et la stigmatisation qui lui est associée &#8211; cachée pendant des décennies »</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, la parole se libère et de plus en plus de femmes demandent à ce que cette période soit définit autrement que par un manque d&#8217;hormones handicapant. <a href="https://www.youtube.com/watch?v=slg3OrUS1ak&amp;t=3s">La comtesse Sophie de Wessex</a> (toujours les anglais) se saisit du sujet en qualité de royale ambassadrice de la cause. La présidente de l&#8217;association « Wellbeing of Women », 56 ans, écrit <em>« Nous sommes fabuleuses à 40 ans et nous sommes encore plus merveilleuses à 50, 60 et 70 ans, nous devons célébrer cela ».</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Célébrer la ménopause</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Et c&#8217;est bien une fête qu&#8217;il faudrait évoquer. Car des hormones en ébullition n&#8217;effacent pas la carrière professionnelle des femmes, ni leur expérience de vie. Aux injonctions d&#8217;invisibilisation toujours véhiculées, il est temps d&#8217;opposer la puissance des femmes qui devraient occuper toute la place au sein de la société et des entreprises. Car souligne <a href="https://www.forbes.com/sites/avivahwittenbergcox/">Avivah Wittenberg-Cox</a> <em>« cette génération de femmes d&#8217;âge mûr est appelée à (&#8230;) abattre le dernier bastion du féminisme »</em> : L&#8217;agisme et le sexisme. L&#8217;experte du leadership féminin souligne que c&#8217;est <em>«la première vague vraiment massive de femmes professionnelles éduquées et indépendantes qui font jouer leurs muscles, leur argent et leur pouvoir politique et social</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une raison de plus pour disparaitre sous la ménopause, enfouie sous une pathologisation et un lexique négatif. <a href="https://www.jaipiscineavecsimone.com/et-si-la-menopause-netait-quune-construction-sociale-un-enjeu-de-pouvoir/">La carence et le déficit </a>peuplent les articles et les faibles informations destinées aux femmes. L&#8217;étude menée par Louise Newson et Davina McCall en Grande Bretagne a le mérite de montrer que stigmatisées ou peu soutenues en entreprise, les femmes choisissent de s&#8217;effacer.<em>« L&#8217;âge moyen de la ménopause au Royaume-Uni est de 51 ans, précisément au moment où de nombreuses femmes sont au sommet de leur carrière avec une abondance de compétences et d&#8217;expérience à offrir ».</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Le soutien des entreprises</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais peut-être plus pour très longtemps en tout cas au Royaume Uni puisque le sujet est débattu au Parlement. La chambre législative soutient l&#8217;initiative de la chaine Channel 4 qui a mis en place ces derniers jours une politique dédiée aux femmes ménopausées. Courrier International relève que « <em>Les femmes auront accès à des horaires de travail flexibles et à des espaces de travail plus frais et plus calmes</em> ». Une première étape qui doit interesser toutes les femmes, car il ne s&#8217;agit pas d&#8217;une question à seule destination des « femmes vieillissantes ». </p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les féministes s&#8217;emparent du sujet c&#8217;est l&#8217;ensemble de la société qui y gagnera. Comme le souligne la psychanaliste Catherine Grangeard dans <a href="https://www.instagram.com/tv/CVIWAzMqa0F/?utm_medium=copy_link">notre récente conversation </a>( à suivre sur Instagram), l&#8217;idéal serait de pouvoir sortir de réunion pour changer de tampon ou se mettre au frais quelques instants sans avoir à trouver de prétexte.</p>
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		<item>
		<title>MÉNOPAUSE : SES EFFETS SERAIENT TEMPORAIRES SUR LE CERVEAU</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Aug 2021 09:36:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Etudes]]></category>
		<category><![CDATA[cerveau]]></category>
		<category><![CDATA[Ménopause]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une récente étude publiée dans Scientific Reports conclut que si la ménopause modifie le cerveau des femmes, ses effets seraient temporaires. Une nouvelle réjouissante qui cependant exclut les femmes présentant un risque de développer la maladie d&#8217;Alzheimer. C&#8217;est encore une fois les chercheurs anglo saxons qui donnent des informations précieuses sur la ménopause, temps de [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://jaipiscineavecsimone.com/menopause-ses-effets-seraient-temporaires-sur-le-cerveau/">MÉNOPAUSE : SES EFFETS SERAIENT TEMPORAIRES SUR LE CERVEAU</a> est apparu en premier sur <a href="https://jaipiscineavecsimone.com">J&#039;ai piscine avec Simone</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une récente étude publiée dans Scientific Reports conclut que si la ménopause modifie le cerveau des femmes, ses effets seraient temporaires. Une nouvelle réjouissante qui cependant exclut les femmes présentant un risque de développer la maladie d&#8217;Alzheimer. </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&#8217;est encore une fois les chercheurs anglo saxons qui donnent des informations précieuses sur <a href="https://www.jaipiscineavecsimone.com/les-femmes-face-a-la-menopause-un-suivi-medical-souvent-insuffisant-en-france/">la ménopause</a>, temps de transformation physiologique qui intéresse si peu la recherche française. Une étude menée sur environ 160 femmes âgées de 40 à 65 ans a comparé leur scanners cérébraux à celui de 125 hommes du même âge. Et cela sur une période de 2 ans après le début de la ménopause. Les résultats ont montré une baisse de volume de la matière grise mais de manière transitoire. <em>« Ce qui nous a vraiment ouvert les yeux, c&#8217;est que la matière grise du cerveau était élevée chez les femmes préménopausées, qu&#8217;elle a diminué pendant la périménopause, puis qu&#8217;elle s&#8217;est stabilisée ou même rétablie dans de nombreuses parties du cerveau après la ménopause »</em> a déclaré Lisa Mosconi, autrice principale de l&#8217;étude.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La professeure associée de neurologie et directrice de la Women&#8217;s Brain Initiative au Weill Cornell Medicine à New York estime que <em>« l&#8217;étude suggère que le cerveau a la capacité de trouver une nouvelle normalité après la ménopause chez la plupart des femmes »</em>. Les chercheurs ont constaté que la transition vers la ménopause modifie la structure du cerveau, sa consommation d&#8217;énergie et sa connectivité relaie <a href="https://www.wsj.com/articles/the-surprising-good-news-on-how-menopause-changes-your-brain-11623698003?mod=searchresults_pos4&amp;page=1">le Wall Sreet Journal</a>. Selon l&#8217;étude, les régions du cerveau associées à la mémoire et à la perception présentent également une baisse du taux de glucose. Mais <em>« le cerveau des femmes compense au moins partiellement ces baisses par une augmentation du flux sanguin et de la production d&#8217;une molécule appelée ATP,  principale source d&#8217;énergie des cellules ».</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Ménopause et Alzheimer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&#8217;étude a divisé les femmes en trois catégories, celles qui celles qui n&#8217;étaient pas encore ménopausées, celles qui étaient en périménopause et celles qui étaient ménopausées. Pour environ 20% de ces femmes (sans préciser à quel groupe elles appartenaient), il n&#8217;y a pas eu de récupération significative indique l&#8217;étude. Les scientifiques s&#8217;intéressent tout particulièrement aux liens entre ménopause et maladie d&#8217;Alzheimer car pour l&#8217;instant il faut encore déterminer <em>« si les changements neurologiques montrés dans l&#8217;étude sont en fait déclenchés par la ménopause ou plutôt par le vieillissement »</em> a déclaré Jessica Caldwell, directrice du Women&#8217;s Alzheimer&#8217;s Movement Prevention Centre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La chercheuse a montré dans ses travaux qu&#8217;il y aurait pour les femmes à risque d&#8217;Alzheimer une « résilience de la mémoire » pendant un « certain temps » au moment de la ménopause. L&#8217;étude menée par Lisa Mosconi ouvre de nouvelles perspectives pour étudier la question de la mémoire. <em>«&nbsp;Cette recherche pourrait montrer pourquoi les femmes à risque de maladie d&#8217;Alzheimer présentent un déclin significatif et potentiellement plus rapide que les hommes après un certain stade »</em> a estimé Jessica Caldwell.</p>



<div style="height:100px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur J&#8217;ai Piscine Avec SImone : </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.jaipiscineavecsimone.com/menopause-des-stereotypes-dun-autre-age/">MÉNOPAUSE : DES STÉRÉOTYPES D’UN AUTRE ÂGE</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.jaipiscineavecsimone.com/menopausees-le-doc-qui-libere-la-parole-des-femmes/">“MÉNOPAUSÉES” LE DOC QUI LIBÈRE LA PAROLE DES FEMMES</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">A<strong> écouter le poscast « Vieille ? C&#8217;est à quelle heure ? »</strong>  <a href="https://podcast.ausha.co/vieille-c-est-a-quelle-heure/menopause-le-grand-mechant-tabou">Episode 2 : Ménopause, le grand méchant tabou</a></p>
<p>L’article <a href="https://jaipiscineavecsimone.com/menopause-ses-effets-seraient-temporaires-sur-le-cerveau/">MÉNOPAUSE : SES EFFETS SERAIENT TEMPORAIRES SUR LE CERVEAU</a> est apparu en premier sur <a href="https://jaipiscineavecsimone.com">J&#039;ai piscine avec Simone</a>.</p>
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		<title>&#8220;MÉNOPAUSÉES&#8221; LE DOC QUI LIBÈRE LA PAROLE DES FEMMES</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine George Hoyau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Sep 2020 13:57:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Ménopause]]></category>
		<category><![CDATA[ménopausées]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le documentaire Infrarouge Ménopausées diffusé le 29 septembre, sept femmes &#8220;sans ordonnance&#8221; brisent le tabou de la ménopause.&#160; Gaëlle a banni les miroir de la salle de bains, «&#160;vieillir oui, grossir non!&#160;», Fabienne regrette que personne ne l’ait jamais prévenu du séisme, «&#160;tous ces symptômes je les ai reliés à la dépression&#160;», Zahra enfin [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans le documentaire Infrarouge <em>Ménopausées</em> diffusé le 29 septembre, sept femmes &#8220;sans ordonnance&#8221; brisent le tabou de la ménopause.&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Gaëlle a banni les miroir de la salle de bains, «&nbsp;<em>vieillir oui, grossir non!</em>&nbsp;», Fabienne regrette que personne ne l’ait jamais prévenu du séisme, «&nbsp;<em>tous ces symptômes je les ai reliés à la dépression</em>&nbsp;», Zahra enfin témoigne à visage caché. Sa mère l’a mise en garde&nbsp;: il ne faut jamais parler de «&nbsp;<em>ça&nbsp;</em>», l’a-t-elle prévenue, car la ménopause c’est devenir «&nbsp;<em>vieille, ridée et ne plus servir à rien&nbsp;!</em>». A quoi Florentina répond en écho&nbsp;: «&nbsp;<em>Montrez-moi un homme nu de mon âge&nbsp;: il n’est pas parfait non plus&nbsp;! &nbsp;Pourquoi moi je devrai accepter son gros ventre alors que je fais tant d’effort&nbsp;? Quand on n’est plus un objet sexuel, les valeurs s’inversent. Alors, on s’interroge&nbsp;: finalement cet homme, il me plait ou pas&nbsp;?&nbsp;</em>»</p>



<h2 class="wp-block-heading">Libérer la parole sur la ménopause</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour réaliser le doc Infrarouge <a href="https://www.france.tv/la1ere/guyane/infrarouge/1959197-menopausees.html">Ménopausées</a>, diffusé en replay sur France 2,&nbsp; Blandine Grosjean et Joëlle Oosterlinck ont interviewé 51 femmes «&nbsp;<em>ce qui correspond à l’âge moyen de la ménopause qui se situe à 51,3 ans&nbsp;</em>», précise la réalisatrice Joëlle Oosterlinck. <em>Notre intention était de libérer une parole qui concerne la moitié des femmes dans le monde et qui en France a du mal à émerger ce qui n’est pas le cas en Belgique par exemple où de nombreux Ménopause Café(s) encouragent les échanges </em>». </p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://www.jaipiscineavecsimone.com/wp-content/uploads/2020/09/98194431_10157628580034069_7936495299764158464_o-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-20830"/></figure>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">Le ressenti des femmes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au final, sept d’entre elles ont été retenues pour s’exprimer sur le sujet tabou et son cortège de maux et d’incompréhension :&nbsp; absence d’information, <a href="https://www.jaipiscineavecsimone.com/la-menopause-le-dernier-tabou/">début d’invisibilisation</a>, repli sur soi, pensées suicidaires, sentiment d’injustice, de quoi justifier quelques sautes d’humeur devant une tisane à la sauge. «<em>&nbsp;On voulait créer un doc société et c’était beaucoup plus fort d’avoir le ressenti des femmes plutôt que de passer par le prisme du médical et de l’analyse,&nbsp;» </em>poursuit la réalisatrice qui avoue, à quarante ans, commencer à discuter de la ménopause avec ses copines. Même si elle a une bonne longueur d’avance :&nbsp; «&nbsp;<em>L’information me parait essentiel</em>. <em>Après l’enregistrement, certaines femmes ont montré le film à leurs filles pour qu’elles comprennent ce qu’elles subissaient. Or dans le documentaire, la seule qui a vraiment traversé cette période sans trop de difficultés, c’est Florentina qui échangeait beaucoup avec sa mère sur la sexualité féminine</em>».</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://www.jaipiscineavecsimone.com/wp-content/uploads/2020/09/97979715_10157628579774069_8945873555615121408_o-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-20834"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi : <a href="https://www.jaipiscineavecsimone.com/et-si-la-menopause-netait-quune-construction-sociale-un-enjeu-de-pouvoir/">ET SI LA MÉNOPAUSE N’ÉTAIT QU’UNE CONSTRUCTION SOCIALE, UN ENJEU DE POUVOIR ?</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi : <a href="https://www.jaipiscineavecsimone.com/menopause-arte-documente-laffolement-de-nos-hormones/">MÉNOPAUSE : ARTE DOCUMENTE L’AFFOLEMENT DE NOS HORMONES</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ménopausées</em> c’est le doc qu’il faut absolument voir pour tout apprendre sur la ménopause seule ou en famille… Mais avant le 7 octobre,&nbsp;France 2 ne condescendant qu’à une semaine de replay après avoir diffusé le documentaire en catimini après 23 heures en milieu de semaine dans l’émission Infrarouge.&nbsp; C’est comme ça&nbsp;!</p>
<p>L’article <a href="https://jaipiscineavecsimone.com/menopausees-le-doc-qui-libere-la-parole-des-femmes/">&#8220;MÉNOPAUSÉES&#8221; LE DOC QUI LIBÈRE LA PAROLE DES FEMMES</a> est apparu en premier sur <a href="https://jaipiscineavecsimone.com">J&#039;ai piscine avec Simone</a>.</p>
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		<title>LA MÉNOPAUSE, LE DERNIER TABOU ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Aug 2019 13:46:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Ménopause]]></category>
		<category><![CDATA[tabou]]></category>
		<category><![CDATA[traitement hormonal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En France, six millions de femmes sont ménopausées. Une large population &#8220;abandonnée&#8221; par la médecine selon la gynécologue Brigitte Letombe, membre du comité scientifique du Groupe d&#8217;Etude sur la Ménopause et le Vieillissement Hormonal (GEMVI). Parler de sa ménopause demeure tabou. Les femmes qui vivent cette ultime transformation physiologique ne sont toujours pas écoutées. &#8220;Les [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>En France, six millions de femmes sont ménopausées. Une large population &#8220;abandonnée&#8221; par la médecine selon la gynécologue Brigitte Letombe, membre du comité scientifique du Groupe d&#8217;Etude sur la Ménopause et le Vieillissement Hormonal (GEMVI).  </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Parler de sa ménopause demeure tabou. Les femmes qui vivent cette ultime transformation physiologique ne sont toujours pas écoutées. &#8220;Les médecins généralistes sont trop peu formés par choix ou par manque de temps et les gynécologues obstétriciens sont débordés par les activités chirurgicales, échographiques et obstétricales&#8221;. Spécialiste de la ménopause, Brigitte Letombe analyse ce désintérêt à l&#8217;aune de l&#8217;arrêt de la formation en gynécologie médicale, discipline qui prend en charge la femme notamment au cours de la ménopause. Cette spécialisation a tout simplement été effacée du cursus universitaire en 1986.&#8221;La gynécologie médicale n’existant pas en dehors de la France, au nom de l&#8217;harmonisation européenne, elle devait disparaitre&#8221;.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une pénurie de consultations pour les femmes ménopausées</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une décision peu visionnaire qui mobilise <a href="https://www.liberation.fr/tribune/1999/10/05/la-disparition-des-gynecologues-medicaux-est-programmee-depuis-1986-la-petition-qui-defend-cette-spe_285456">300 000 pétitionnaires</a> à la fin des années 90. En 2003, un Diplôme d&#8217;Etudes Spécialisées de gynécologie médicale refait surface après une interruption  de 17 ans. &#8220;Aujourd&#8217;hui on retrouve un tissu gynécologique médical avec 90 postes sur tout le territoire, mais avec des gynécologues beaucoup plus jeunes que leurs patientes qui ne sont pas encore très à l&#8217;écoute&#8221;. Maud Petit, députée du Val-de-Marne constate dans <a href="https://www.lequotidiendumedecin.fr/liberal/exercice/penurie-de-gynecologues-medicaux-buzyn-veut-rattraper-vingt-ans-dindigence">Le Quotidien du Médecin</a> : &#8220;Dans 6 départements métropolitains (&#8230;) la pénurie se ressent : il faut des mois pour un rendez-vous, les consultations sont parfois éloignées du domicile, alors les femmes renoncent à se soigner&#8221;. Idem sur le territoire, les femmes qui entrent dans cette période n&#8217;ont souvent d&#8217;autres choix que l&#8217;automédication. &#8220;Elles achètent de la phytotéraphie. Elles font tout ce qui est alternatif et quand vraiment elles ne vont pas bien, elles essaient de trouver un gynéco qui peut les prendre en charge&#8221; explique Brigitte Letombe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&#8217;étude qui crée la défiance sur le traitement hormonal</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Se pose alors la question du Traitement Hormonal de la Ménopause qui continue à être rejeté par certains médecins et les femmes elles-mêmes. En cause l&#8217;étude américaine <a href="http://www.menopauseafem.com/afem/index.php/articles-enquetes/128-whi-women-health-initiative">Women Health Initiative de 2002</a>. Cette première étude à grande échelle comparait le Traitement hormonal à un placebo. &#8220;Elle a montré que le traitement hormonal augmentait le risque de phlébites, des accidents vasculaires cérébraux et des infarctus du myocarde alors qu’on pensait l’inverse&#8221;. Seule étude randomisée sur le sujet, elle avait pris en compte des femmes de 63 ans en moyenne qui avaient plus de dix ans de ménopause installée. Condition indispensable, pour que l&#8217;on puisse utiliser le placebo. Cela n&#8217;aurait pas fonctionner sur des femmes en début de ménopause sujettes aux bouffées de chaleur. &#8220;Ce n&#8217;était pas la bonne population et ce n&#8217;était pas le bon traitement&#8221; souligne la gynécologue.</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>L&#8217;attention des médias autour de la publication des premiers résultats de WHI en 2002 a suscité la crainte et la confusion quant à l&#8217;utilisation de l&#8217;hormonothérapie après la ménopause. Cela a conduit à une réduction spectaculaire des ordonnances de HT aux États-Unis et dans le monde. Bien qu&#8217;en 2002, les résultats concernaient toutes les femmes recevant l&#8217;HT, des études ultérieures de la Women&#8217;s Health Initiative (WHI) et d&#8217;autres ont clairement montré que les femmes plus jeunes et celles proches de la ménopause présentaient un rapport bénéfice / risque très avantageux.</p><cite>The Journal of Clinical Endocrinology &amp; Metabolism &#8220;Where Are We 10 Years After the Women&#8217;s Health Initiative?</cite></blockquote>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">LIRE AUSSI : <a href="https://www.jaipiscineavecsimone.com/menopause-au-travail-des-salles-de-pleurs-pour-les-policieres-de-nottinghamshire/">MÉNOPAUSE AU TRAVAIL : DES “SALLES DE PLEURS” POUR LES POLICIÈRES DE NOTTINGHAMSHIRE</a></p>



<h2 class="wp-block-heading">Se préparer à cette nouvelle tranche de vie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La peur du traitement hormonal conjuguée à la disparition de la gynécologie médicale laisse les femmes ménopausées à l&#8217;abandon selon Brigitte Letombe. Avec pour conséquence une population de femmes se débrouillant comme elles peuvent avec leurs symptômes. &#8220;50% des femmes en début de ménopause souffrent franchement de bouffées de chaleur, de troubles sexuels et de l’humeur&#8221;. Plus alarmant, les femmes ménopausées au début des années 2000 présenteraient des fractures graves faute de prise en charge hormonale. Brigitte Letombe insiste sur l&#8217;importance de préparer les femmes à vivre cette période. &#8221; Les deux, trois années qui précèdent la ménopause et l’année qui suit sont les moments les plus difficiles à passer&#8221;. Ce passage est d&#8217;autant plus mal vécu dans une société qui célèbre le jeunisme et stigmatise les femmes qui vieillissent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">LIRE AUSSI : <a href="https://www.jaipiscineavecsimone.com/et-si-la-menopause-netait-quune-construction-sociale-un-enjeu-de-pouvoir/">ET SI LA MÉNOPAUSE N’ÉTAIT QU’UNE CONSTRUCTION SOCIALE, UN ENJEU DE POUVOIR ?</a></p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">La consultation de la cinquantaine</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La gynécologue regrette que cette tranche de vie soit tabou à un moment où les femmes sont enfin libres. &#8220;On est loin du vieillissement ! on a en moyenne 35 ans de vie encore à l’installation de sa ménopause&#8221;. Il faudrait un &#8220;vent sociétal&#8221; qui brise ce tabou à l&#8217;instar des règles devenu un sujet partagé sur les réseaux sociaux. Pour libérer la parole, le GEMVI a organisé un <a href="https://www.franceinter.fr/societe/pour-lever-le-tabou-le-sujet-un-menopause-cafe-organise-a-paris">&#8220;Ménopause Café&#8221;</a>, un format de tables rondes avec des spécialistes qui existe déjà en Australie, en Angleterre et en Belgique. Informer est une priorité qui pourrait être généralisée lors d&#8217;une consultation obligatoire à l&#8217;âge de 50 ans. &#8220;J’ai beaucoup milité pour la consultation de la cinquantaine. Il faut projeter ce qui va se passer en fonction de l’histoire personnelle, familiale, de la manière dont les femmes abordent cette période … Tout cela est un gros travail. Mais c’est ce qu’il faudrait obtenir&#8221;.</p>



<p class="wp-block-paragraph">LIRE AUSSI : <a href="https://www.jaipiscineavecsimone.com/menopause-arte-documente-laffolement-de-nos-hormones/">MÉNOPAUSE : ARTE DOCUMENTE L’AFFOLEMENT DE NOS HORMONES</a></p>
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		<title>ET SI LA MÉNOPAUSE N&#8217;ÉTAIT QU&#8217;UNE CONSTRUCTION SOCIALE, UN ENJEU DE POUVOIR ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Mar 2019 10:47:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Cécile Charlap]]></category>
		<category><![CDATA[la fabrique de la ménopause]]></category>
		<category><![CDATA[Ménopause]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cécile Charlap, sociologue a publié en février 2019 sa thèse de doctorat sous le titre &#8220;La fabrique de la ménopause&#8221;aux Editions du CNRS. Elle conduit sous un angle sociétal l&#8217;exploration d&#8217;un &#8220;beau continent&#8221; dont l&#8217;évocation reste à ce jour négative et excluante. Entre représentations sociales et témoignages les recherches de la jeune chercheuse mettent à [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cécile Charlap, sociologue a publié en février 2019 sa thèse de doctorat sous le titre </strong><em><strong>&#8220;La fabrique de la ménopause&#8221;</strong></em><strong>aux Editions du CNRS</strong><em><strong>.</strong></em><strong> Elle conduit sous un angle sociétal l&#8217;exploration d&#8217;un </strong><em><strong>&#8220;beau continent&#8221;</strong></em><strong> dont l&#8217;évocation reste à ce jour négative et excluante. Entre représentations sociales et témoignages les recherches de la jeune chercheuse mettent à jour les liens entre cette période de la vie des femmes et les enjeux de pouvoir qui s&#8217;y attachent. Interview.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pourquoi vous êtes vous intéressée à ce sujet là&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un sujet assez analysé, étudié dans le monde anglo saxon et il l’était assez peu en France. Je trouvais que c’était un beau continent à visiter.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Est ce que vous avez trouvé facilement de la documentation sur ce sujet?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"> Je me suis tournée vers la littérature anthropologique nord américaine qui est bien étoffée. Concernant les ouvrages médicaux, je les ai trouvés en bibliothèque ou archivés à la BNF. Mais j’ai eu plus de mal à rencontrer des femmes qui acceptaient de me parler de la ménopause. C’est vrai que ca m’est arrivé pendant mes années de thèse de dire sur quel sujet je travaillais et la personne en face de moi me faisait une petite grimace de dégoût&nbsp;! J’ai finalement rencontré 30 femmes qui ont accepté de me parler de leur expérience.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>On découvre que le terme de ménopause est très récent&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui ! Il est inventé en quelque sorte au début du XIXème. On le trouve pour la première fois dans un ouvrage d’un médecin français Charles de Gardenne en 1821.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pourquoi on a eu besoin de nommer et de distinguer cette période dans la vie des femmes ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Auparavant, la littérature médicale parle <strong>&#8220;d’âge critique&#8221;</strong> pour cette période. Mais c’est pas un moment qui est très étudié dans les ouvrages médicaux, ils s’intéressent aux règles, à l’accouchement et à la grossesse. Et &#8220;l’âge critique&#8221; est assez peut investigué. Avant le XVIIIème, on parle simplement d’arrêt des menstrues et là encore c’est très peu étudié. Au tournant deu XIXème c’est l’héritage des Lumières, de cette rationalité qui veut catégoriser les choses et les êtres, et finalement ce système de catégorisation du monde en deux sexes bien distincts &#8211; l’un bien inférieur à l’autre &#8211; émerge et devient stable avec un masculin et un féminin. C’est à partir de ce moment là que se développe le traité des maladies des femmes et qu’on ne va plus voir le vieillissement de manière unisexe. La ménopause en tant que catégorie va venir affermir cette idée d’un sexe plus malade que l’autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>On a l’impression qu’il n’y a que le prisme médical pour parler de cette période qui est associée à un vécu négatif, quasiment l’antichambre de la mort&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand on étudie les ouvrages médicaux on voit que la ménopause est associée aux symptômes pathologiques, à la carence hormonale aujourd’hui et tout ce qui est risque de cancer et d’ostéoporose. Les discours médicaux n’en font pas une simple transformation mais un changement physique, psychologique qui est délétère. Ils homogénéisent les expériences des femmes. La ménopause n’est pas présentée comme un processus au sein du vieillissement normal. On évoque un corps à risque, un corps malade. La période de la ménopause n&#8217;est pas une nouvelle norme, elle est vécue comme  une exclusion de la norme. La norme c’est quoi&nbsp;? c’est les taux hormonaux des femmes en période de fécondité. Ce qui articule vraiment le féminin à la fécondité et fait de la ménopause une exclusion de la norme comme si on se voyait évincer de cette norme hormonale et par extension féminine.</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Les recherches montrent que dans bon nombre de sociétés la physiologie vient construire le système des rapports sociaux de sexe et vient construire la place des femmes. Et on voit bien que c’est si important, qu’à la ménopause leur place peut changer.</p></blockquote>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Parmi les témoignages que vous avez recueillis on voit bien qu’il y a un rôle et une influence de la médecine notamment quand les femmes racontent les rendez-vous chez le gynécologue. On ressent le pouvoir de la médecine sur les femmes pour gérer cette période&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur ce point là mon enquête corrobore d’autres enquêtes qui ont été menées sur des questions similaires en France et en Amérique du Nord. Le médecin généraliste ou gynécologue a une place très importante dans l’expérience de la ménopause et toutes les femmes que j’ai rencontrées en ont parlé avec un médecin même si c’était à l’occasion d’une consultation qui portait sur autre chose. La consultation médicale est très rarement l’espace d’une négociation entre les deux acteurs médecin et patiente. Elle est très souvent le lieu d’une imposition de la part du médecin, de ce qu’est la ménopause, de comment est ce qu’il faut la traiter. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Que ressentent les femmes ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Certaines femmes vont repartir avec cette impression de ne pas avoir été écoutées dans leur histoire, de ne pas avoir été légitimées dans leur savoir et leurs compétences et vont aller chercher soit l’avis d’un autre médecin, soit des conseils ailleurs. Mais ce qui est intéressant c’est que ca va dans les deux sens. J’ai eu des enquêtées qui me disaient <em>&#8220;je voulais passer la ménopause de manière naturelle mais mon médecin m’a forcé la main et dans l’autre sens, moi je voulais un traitement hormonal parce que moi les bouffées de chaleur au boulot c’était pas possible et mon médecin n’a pas voulu m’en délivrer&nbsp;!&#8221;&nbsp;</em>Il y a un rapport de domination qui est toujours là&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong> Est ce qu’au sein du couple il y a toujours ce côté &#8220;ce sont des histoires de bonne femme&#8221;&nbsp;? Est ce que c’est toujours un territoire qui fait peur à l’entourage&nbsp;et en particulier aux hommes ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les femmes que j’ai rencontrées avaient entre 45 et 65 ans il y a quelques années. Il faudrait voir comment ça se passe dans 40 ans dans les couples ! Mais c’est vrai qu’il y a toujours cette idée que la ménopause fait partie des trucs de bonne femme dont on ne parle pas avec au sujet duquel certains conjoints que j’ai rencontrés étaient gênés. Mais c’est pas le cas de tous. Des femmes m’ont dit j’ai toujours parlé des règles avec mon mari et je parle de la ménopause, comme lui me parle de ses soucis de santé. Il y a des conjoints qui arrivaient à trouver la bonne distance sur ce sujet. Je me souviens d’une femme qui me disait <em>&#8220;Voilà moi je suis trempée la nuit mon conjoint va me chercher une serviette et un pyjama tout sec&nbsp;!&#8221;</em> Ce qui est intéressant, c’est que les représentations du conjoint à ce sujet sont très importantes et vont jouer sur la manière dont les femmes vont vivre cette expérience&nbsp;.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><img decoding="async" src="https://www.jaipiscineavecsimone.com/wp-content/uploads/2019/03/Capture-d’écran-2019-03-21-à-16.40.28.png" alt="jaipiscineavecsimone_société_la_fabrique_de_la_ménopause_Cécile_Charlap" class="wp-image-9076"/><figcaption>La fabrique de la ménopause</figcaption></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous parler de la &#8220;ménopause sociale&#8221; qui apparaît vers la quarantaine, en quoi cela consiste&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est le fait que bien avant d’être physiologiquement stérile, les femmes arrêtent de faire des enfants. A partir de 40/45 ans la norme pour une femme c’est de continuer d’être féconde mais de ne plus avoir d’enfants. C’est une norme qui est tout a fait construite dans les discours médicaux, qui appellent les grossesses à partir de 40 ans, les grossesses &#8220;à risque&#8221;, &#8220;tardives&#8221;. Il existe une rhétorique du risque qui les cataloguent comme indésirables. Une norme qui enjoint les femmes à se déprendre de la fécondité bien avant d’être physiologiquement stériles. Cette norme est intéressante car elle ne concerne pas les hommes, les paternités qu’elles aient 45 ans ou 60 ans ne sont pas étiquetées comme tardive, à risque, déviantes ou à éviter.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous écrivez que le rôle social de la femme ménopausée change selon les contextes culturels et sociaux&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Des anthropologues qui ont étudié des sociétés africaines montrent qu’au cours de la ménopause, les femmes ne sont plus associées au tabou des règles qui impliquent que les femmes en période de menstruation n’ont pas accès à certains espaces sociaux. Elles sont sujettes à des interdits. Par exemple, les Beti du Cameroun peuvent accéder à des fonctions de pouvoir politique, religieux… Et à des statuts qui sont socialement valorisés, femmes cheffe dans des sociétés secrètes, accoucheuses, elles participent aux tribunaux coutumiers. Certaines peuvent devenir cheffe de guerre dans d’autres sociétés. A partir de la ménopause c’est comme si tous les tabous associés au féminin du fait des menstruations, des grossesses et de l’accouchement ne leur étaient plus associés.</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>N&#8217;étant plus souillées par le sang menstruel elles pouvaient être perçues non plus comme des femmes mais comme des hommes avec toujours ce comme&nbsp;!&nbsp;</p></blockquote>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Est ce que pour autant elles retrouvent la libre disposition de leur corps puisque certaines qui continuent à avoir des rapports sexuels sont considérées comme des sorcières&nbsp;au Burkina Fasso?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque société à ses propres représentations du corps, des menstruations …  Chez les Samo, étudiés par Françoise Héritier la sexualité chez les femmes à partir de la ménopause est perçue comme dangereuse parce qu’elle vient comme un court circuit dans les générations. Les générations doivent se succéder et là il y a une dangerosité potentielle pour le groupe social qui est associée à la ménopause. Dans le Japon traditionnel par exemple, ou chez les Mayas au Mexique les ménopauses n’existent pas. Il n’y a pas de mot pour définir cette période. On peut parler de construction sociale dans le sens ou chaque société en produit un sens et va organiser l’expérience qu’en font les femmes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Il y a un chapitre consacré à la trajectoire de&nbsp;&nbsp;la ménopause pourquoi l’envisager comme un parcours&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai cherché à montrer que la ménopause c’est un processus, qu’on ne devient pas ménopausé du jour au lendemain. C’est ancré sur une dizaine d’années, du fait meme de la durée du processus les femmes le vivent de manière complexe, et pas de manière unilatérale bien ou mal. Dans cette trajectoire il y a plein de choses en jeu et pas que le physiologique, il y a l’âge auquel on devient ménopausé. Etre ménopausée à 40 ou 55 ans c’est pas la même chose parce qu’il y a des normes de féminité qui sont en jeu. A 42 ans une enquêtée m’a dit c’est trop tôt, c’est pas normal&nbsp;! Dans la quarantaine une femme doit toujours être féconde même si elle ne fait plus d’enfant. A partir de la cinquantaine, c’est vécu comme normal, faisant partie de l’ordre des choses. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L&#8217;environ de chaque femme va influer sur la manière de vivre cette période ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une trajectoire qui dépend des relations avec les médecins et avec le conjoint. Je le mets au masculin parce que toutes les femmes que j’ai rencontrées vivaient dans des relations hétérosexuelles. Deux acteurs dont les représentations, les actions et les réactions vont avoir une influence sur le début de la ménopause. Le vécu des symptômes de la ménopause est différent selon les milieux sociaux. Bien au delà du physiologique cette trajectoire dépend de l’ordre social, de représentations sociales, de milieux sociaux. Finalement la ménopause c’est certes une expérience du corps mais c’est aussi toujours en même temps une expérience sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous pensez que l’allongement de la durée de la vie peut faire changer le regard de la société sur cette période puisque avant, l’âge de la ménopause coïncidait plus ou moins avec l’âge de la retraite et d’un moindre rôle dans la société ce qui n’est plus le cas aujourd’hui&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je pense qu’il y a plein de choses qui peuvent faire changer le regard : l’activité professionnelle de toutes ces femmes qui sont sur le marché du travail et qui accèdent, bon an mal an, à des postes plus élevés même si ça reste difficile, le fait que les femmes sont aussi pour les industries des consommatrices. On le voit bien avec l’Oréal qui met en scène des actrices plus âgées qu’il ne le faisait avant. Des femmes en activité professionnelle un peu plus représentée à des postes de pouvoir qui sont aussi des consommatrices pour les marques, et aussi un regain de dynamisme des courants féministes.&nbsp;Du fait de tous ces facteurs il y a peut-être les grains qui font que les représentations de la ménopause vont évoluer.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi :</p>



<p class="wp-block-paragraph"> <a href="https://www.jaipiscineavecsimone.com/menopause-arte-documente-laffolement-de-nos-hormones/">MÉNOPAUSE : ARTE DOCUMENTE L’AFFOLEMENT DE NOS HORMONES</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.jaipiscineavecsimone.com/menopause-au-travail-des-salles-de-pleurs-pour-les-policieres-de-nottinghamshire/">MÉNOPAUSE AU TRAVAIL : DES SALLES DE PLEURS POUR LES POLICIÈRES DE NOTTINGHAMSHIRE</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.jaipiscineavecsimone.com/aurore-femme-de-50-ans-a-de-lavenir/">AURORE : LA FEMME DE 50 ANS A DE L&#8217;AVENIR</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>&#8221; La fabrique de la ménopause&#8221; Cécile Charlap, CNRS éditions &#8211; 20€</strong></p>
<p>L’article <a href="https://jaipiscineavecsimone.com/et-si-la-menopause-netait-quune-construction-sociale-un-enjeu-de-pouvoir/">ET SI LA MÉNOPAUSE N&#8217;ÉTAIT QU&#8217;UNE CONSTRUCTION SOCIALE, UN ENJEU DE POUVOIR ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://jaipiscineavecsimone.com">J&#039;ai piscine avec Simone</a>.</p>
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		<title>MÉNOPAUSE : ARTE DOCUMENTE L&#8217;AFFOLEMENT DE NOS HORMONES</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 May 2018 10:50:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[andropause]]></category>
		<category><![CDATA[baby boomeuses]]></category>
		<category><![CDATA[Femmes]]></category>
		<category><![CDATA[hormones]]></category>
		<category><![CDATA[Ménopause]]></category>
		<category><![CDATA[transformation hormonale]]></category>
		<category><![CDATA[TSH]]></category>
		<category><![CDATA[vieillissement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un documentaire diffusé ce samedi Arte se penche sur le bouleversement des hormones à l&#8217;âge de la ménopause et de l&#8217;andropause. Cette transition présente chez les femmes et les hommes est vécue différemment selon les cultures et les époques. Mais elle est globalement représentée dans la société comme une perte, un évènement négatif voire [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://jaipiscineavecsimone.com/menopause-arte-documente-laffolement-de-nos-hormones/">MÉNOPAUSE : ARTE DOCUMENTE L&#8217;AFFOLEMENT DE NOS HORMONES</a> est apparu en premier sur <a href="https://jaipiscineavecsimone.com">J&#039;ai piscine avec Simone</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans un documentaire diffusé ce samedi Arte se penche sur le bouleversement des hormones à l&#8217;âge de la ménopause et de l&#8217;andropause. Cette transition présente chez les femmes et les hommes est vécue différemment selon les cultures et les époques. Mais elle est globalement représentée dans la société comme une perte, un évènement négatif voire une maladie. Tour d&#8217;horizon d&#8217;une révolution hormonale qui concerne 500 millions de femmes dans le monde.</strong></p>
<p>Arte s&#8217;intéresse aux femmes et hommes dont la ménopause et l&#8217;andropause chamboulent la vie. Le documentaire réalisé par Reinhild Dettmer-Finke et Claudia Dejá évoque tous les aspects de ce qui est souvent définit comme une&#8221;maladie de carence&#8221; hormonale. Femmes ménopausées, médecins, sociologue témoignent de ce passage qui met les corps en souffrance. Les transformations hormonales restent tabous dans une société qui valorise la jeunesse éternelle. <em>&#8220;Quand on regarde la presse on a l’impression qu’on devient un monstre&#8221;. </em>Pourtant comme l&#8217;explique en préambule le documentaire <em>&#8220;Quand les femmes franchissent le cap de la ménopause elles sont au sommet de leur potentiel et si elles travaillent au sommet de leur carrière&#8221;.&nbsp;</em></p>
<h4>La ménopause où la perte des repères de la féminité</h4>
<p>D&#8217;un point de vue biologique la production d&#8217;oestrogènes est en berne chez les femmes. Pour les hommes la testostérone déserte. La disparition progressive de ces hormones interroge aussi le rôle des femmes dans la société . C&#8217;est le cas de Julia précocement ménopausée à 35 ans. Une fois le diagnostic posé elle s&#8217;interroge. <em>&#8221; Je n’aurai plus jamais d’enfant. Est ce que mon mari me trouverait toujours attirante&#8221; ? </em>Et c&#8217;est tout l&#8217;enjeu de la ménopause qui met en demeure de s&#8217;habituer aux transformations d&#8217;un corps dépouillé de sa fonction reproductive. Les codes de la féminité en prennent un coup. Bouffée de chaleur, prise de poids, irritabilité et perte de cheveux y contribuent largement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>En Europe et aux Etats-Unis la génération des baby boomeuses a atteint l’âge de la ménopause. Un marché colossal autant qu’un champ de recherche immense</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<h4>&nbsp;La ménopause est un marché &#8220;colossal&#8221;</h4>
<p>La génération des baby boomeuses a atteint l&#8217;âge de la ménopause en Europe et aux Etats-Unis. Et un tiers des femmes se plaignent de symptômes récurrents. Ce qui constitue pour les laboratoires pharmaceutiques est un marché &#8220;colossal&#8221;. Les traitements substitutifs hormonaux prescrits depuis 1960 sont au gré des décennies et des études remis en cause car ils favoriseraient l&#8217;apparition de certains cancers. Les hormones bio identiques fabriquées à partir de matière première naturelle constituent une alternative mais soulèvent les mêmes inquiétudes. Avec l&#8217;allongement de la durée de vie d&#8217;autres techniques sont explorées. Notamment des thérapies cognito comportementales qui changent la perception qu&#8217;ont les femmes de leurs bouffées de chaleur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>En Inde les femmes rurales ont l’habitude de travailler en plein air et ne s’en plaignent pas des bouffées de chaleur.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p>Lire aussi <a href="http://www.jaipiscineavecsimone.com/menopause-au-travail-des-salles-de-pleurs-pour-les-policieres-de-nottinghamshire/">Ménopause au travail : des salles de pleurs pour les policières de Nottinghamshire</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>La ménopause est aussi une question culturelle</h4>
<p>La représentation culturelle de la ménopause stigmatise les femmes dans de nombreuses sociétés. Le documentaire cite Robert Wilson médecin américain qui définit&nbsp; la femme ménopausée comme<em> &#8220;un être castré transformé en furie par la perte hormonale&#8221;</em> ! Bon c&#8217;était en 1960 ! Et cette vision occidentale ne trouvait pas d&#8217;équivalent dans le reste du monde. Au Japon il n&#8217;existait pas de terme pour cette transformation hormonale. <em>&#8220;Le vieillissement est pensé de manière&nbsp; communes aux hommes et aux femmes&#8221;. </em><a href="http://www.theses.fr/2015STRAG022">La sociologue Cécile Charlap</a> auteure d&#8217;une thèse &#8220;la fabrique de la ménopause&#8221; relève que les pouvoirs publics participent à cette représentation dévalorisante. Ainsi sur le site de l&#8217;Assurance Maladie on parle de perte, de maladie et de traitement. Alors si la société changeait de regard pour reconsidérer cette étape ? A l&#8217;image des orques (seule espèce ménopausée) qui arrête de se reproduire pour se consacrer à la survie des autres membres du groupe.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>A voir ce samedi à 22h 20 et à revoir jusqu&#8217;au 10 juin sur le <a href="https://tinyurl.com/y99c22cl">site d&#8217;Arte</a></p>
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		<title>ANXIÉTÉ ? BLÂMEZ VOTRE TOUR DE TAILLE !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Mar 2018 09:00:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Etudes]]></category>
		<category><![CDATA[anxiété]]></category>
		<category><![CDATA[conditions physiques]]></category>
		<category><![CDATA[démence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;anxiété ne serait pas seulement une question d&#8217;état d&#8217;esprit mais aurait de réelles causes physiques qui affectent tout particulièrement les femmes au moment de la ménopause. C&#8217;est ce qu&#8217;attestent les résultats d&#8217;une étude publiée dans la revue (en anglais) du site The North American Menopause Society (NAMS). Elle établit un lien direct entre anxiété et [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L&#8217;anxiété ne serait pas seulement une question d&#8217;état d&#8217;esprit mais aurait de réelles causes physiques qui affectent tout particulièrement les femmes au moment de la ménopause. C&#8217;est ce qu&#8217;attestent les résultats d&#8217;une étude publiée dans la revue (en anglais) du site <a href="http://www.menopause.org/">The North American Menopause Society (NAMS)</a>. Elle établit un lien direct entre anxiété et tour de taille. Plus la quantité de graisse abdominale est importante plus les femmes seraient sujettes à l&#8217;anxiété.</strong></p>
<p>Catalyser un épisode de stress en pillant le frigo a souvent un effet calmant et assez dévastateur sur la silhouette. L&#8217;anxiété influe alors directement sur le poids. L&#8217;étude menée par la NAMS indique que la corrélation entre l&#8217;anxiété et le physique se fait dans le sens inverse.&nbsp; Le surpoids et l&#8217;amas de graisse au niveau de la taille favoriseraient le stress à l&#8217;âge où les hormones sont en chute libre. Le ratio taille tour de taille serait un indicateur spécifique de l&#8217;anxiété. Jusqu&#8217;à présent cette relation mesurait l&#8217;obésité. Une femme dont le tour de taille mesure plus de&nbsp; la moitié de sa hauteur rentre dans cette catégorie.</p>
<h4><strong>Le physique influe sur l&#8217;anxiété<br />
</strong></h4>
<p>Ces conclusions se basent sur l&#8217;étude de 5580 femmes d&#8217;Amérique latine âgée en moyenne de 49,7 ans. 58% étaient ménopausées et 61,3% ressentaient des épisodes d&#8217;anxiété. Les résultats montrent que la population féminine dont le ratio se situe dans le tiers le plus élevé est plus susceptible d&#8217;éprouver de l&#8217;anxiété. <em>&#8220;Les changements hormonaux peuvent être impliqués dans le développement de l&#8217;anxiété et de l&#8217;obésité abdominale en raison de leurs rôles dans le cerveau ainsi que dans la distribution des graisses. Cette étude fournit des indications précieuses aux professionnels de la santé qui traitent des femmes au milieu de leur vie, car elle implique que le rapport tour de taille-taille pourrait être un bon marqueur pour évaluer l&#8217;anxiété des patients&#8221; </em>explique le Dr JoAnn Pinkerton, directrice exécutive du NAMS.</p>
<h4><strong>Conditions physiques et démence</strong></h4>
<p>Alors que les facteurs de risques se multiplient à l&#8217;âge de la ménopause une autre étude éditée dans la revue <a href="http://n.neurology.org/content/early/2018/03/14/WNL.0000000000005290"><em>&#8220;Neurology&#8221;</em></a> publie le travail des chercheurs de l&#8217;Université suédoise de Göteborg. Elle indique que la sédentarité favoriserait les risques de démence. Rester en forme pour les femmes à la cinquantaine sera un atout face aux maladies mentales. Une bonne condition cardio vasculaire réduirait de 88% le risque de subir une maladie neurodégénérative (Alzheimer en autre). Un travail au long cours qui a duré 44 ans ! 191 femmes ont été suivies sur cette période. Seules 5% de celles qui étaient en bonne conditions physiques ont été atteintes de démence. Bonne nouvelle ! On va donc oublier de mesurer notre tour de taille, grimper les escaliers et rester lucides !</p>
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		<title>MÉNOPAUSE AU TRAVAIL : DES &#8220;SALLES DE PLEURS&#8221; POUR LES POLICIÈRES DE NOTTINGHAMSHIRE</title>
		<link>https://jaipiscineavecsimone.com/menopause-au-travail-des-salles-de-pleurs-pour-les-policieres-de-nottinghamshire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 31 Jan 2018 10:16:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[Femmes]]></category>
		<category><![CDATA[initiative de management]]></category>
		<category><![CDATA[Keeley Mansell]]></category>
		<category><![CDATA[lieu de travail]]></category>
		<category><![CDATA[Ménopause]]></category>
		<category><![CDATA[ménopausées]]></category>
		<category><![CDATA[nottinghamshire police]]></category>
		<category><![CDATA[policières]]></category>
		<category><![CDATA[quinqua]]></category>
		<category><![CDATA[Sue Fish]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Soucieuse de ne pas perdre ses éléments féminins à l&#8217;apparition des premiers symptômes de la ménopause, Sue Fish ex chef de la police de Nottinghamshire a initié des règles de &#8220;confort&#8221; dans son commissariat. Ventilateurs de bureaux, meilleur accès aux douches et &#8220;pièce pour pleurer&#8221; figurent au menu d&#8217;un programme de management inédit. L&#8217;ensemble de [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://jaipiscineavecsimone.com/menopause-au-travail-des-salles-de-pleurs-pour-les-policieres-de-nottinghamshire/">MÉNOPAUSE AU TRAVAIL : DES &#8220;SALLES DE PLEURS&#8221; POUR LES POLICIÈRES DE NOTTINGHAMSHIRE</a> est apparu en premier sur <a href="https://jaipiscineavecsimone.com">J&#039;ai piscine avec Simone</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Soucieuse de ne pas perdre ses éléments féminins à l&#8217;apparition des premiers symptômes de la ménopause, Sue Fish ex chef de la police de Nottinghamshire a initié des règles de &#8220;confort&#8221; dans son commissariat. Ventilateurs de bureaux, meilleur accès aux douches et &#8220;pièce pour pleurer&#8221; figurent au menu d&#8217;un programme de management inédit. L&#8217;ensemble de ces mesures figure depuis le mois de janvier 2018 dans un très complet <a href="https://www.nottinghamshire.police.uk/sites/default/files/documents/files/PG%20050-Menopause_Managers_Guidev1.2.FINAL_.pdf">&#8220;guide de la ménopause&#8221;</a> rédigé par&nbsp; <span class="caption">Keeley Mansell, 42 ans, policière atteinte de ménopause précoce. Loin de faire l&#8217;unanimité, la prise en compte de la ménopause sur un lieu de travail est cependant une première. </span></strong></p>
<p>Il y a urgence à prendre en compte les symptômes de la ménopause au bureau <em>&#8220;C&#8217;était un gaspillage de talent. Et introduire une politique spécifique était la bonne chose à faire&#8221; </em>a souligné l&#8217;ex chef de la police. Depuis un an un guide a été mis en forme et une nouvelle version publiée il y a quelques jours. Le documente explique que la ménopause est un facteur de discrimination sur le lieu de travail et impacte également l&#8217;entourage des femmes concernées. <em>&#8220;Il est important que la police de Nottinghamshire comprenne les difficultés et les angoisses des policières et du personnel qui traversent ce changement et que nous gérions cette question en sensibilisant, en formant (&#8230;)&nbsp; tous les responsables et collègues&#8221;.&nbsp;</em> Après les pages détaillants la nature, les effets et les traitements de la ménopause suivent les recommandations adoptées par le management. Parmi les mesures proposées la plus inédite on trouve la mise à disposition d&#8217;espaces privés (<em>crying room</em>) permettant aux femmes de faire une pause, pleurer, discuter avec une collègue ou téléphoner à un soutien personnel ou professionnel.</p>
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<blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true">
<p lang="en" dir="ltr">Detective Constable Keeley Mansell from the Nottingham Police Force has helped introduce more support for female colleagues suffering with the menopause &#8211; including breakout rooms to take a quick breather and access to showers. <a href="https://t.co/WpnV4bLU0H">https://t.co/WpnV4bLU0H</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/TheMWord?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#TheMWord</a> <a href="https://t.co/F788hNcofC">pic.twitter.com/F788hNcofC</a></p>
<p>&mdash; Lorraine (@lorraine) <a href="https://twitter.com/lorraine/status/958703803473244160?ref_src=twsrc%5Etfw">January 31, 2018</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>Les policières ont un droit de regard sur le thermostat de la pièce. Elles peuvent aussi demander à être placées près d&#8217;une porte ou d&#8217;une fenêtre. Et bénéficier d&#8217;un ventilateur de bureau. <em>&#8220;La police de Nottinghamshire veillera à ce qu&#8217;elles aient un meilleur accès aux douches afin qu&#8217;elles puissent changer d&#8217;uniforme&#8221;</em>. Dans certains cas, elles pourront même alléger leur tenue en se délestant du port de gilets de protection. La longue liste inscrite dans le guide n&#8217;a pas fait l&#8217;unanimité. Les mesures ont été qualifiées de condescendantes. <em>&#8220;Je ne pense pas qu&#8217;il soit nécessaire de leur dire qu&#8217;elles ont besoin d&#8217;un espace privé pour pleurer. C&#8217;est un peu insultant pour des femmes qui affrontent quotidiennement des situations très difficiles&#8221;</em> s&#8217;est indigné David Davies, membre du parti conservateur. <a href="https://www.thesun.co.uk/news/5442079/police-force-brings-in-crying-rooms-for-female-officers-going-through-the-menopause/">L&#8217;éditrice d&#8217;un magazine féminin tacle l&#8217;initiative</a>.<em> &#8220;Je travaille dans un journal plein de femmes d&#8217;âge mûr. Et si elles se sentent fatiguées, après le travail, elles prennent un gin tonic, un chocolat ou un thé&#8221;</em>. <span class="caption">Keeley Mansell</span> rédactrice du programme met en avant son ressenti. Et rétorque &#8220;<em>J&#8217;avais l&#8217;impression d&#8217;avoir perdu ce que j&#8217;étais. J&#8217;étais une personne qui aimait discuter mais je n&#8217;arrivais plus à sortir. J&#8217;avais perdu toute confiance en moi. J&#8217;ai cherché du soutien et j&#8217;ai constaté qu&#8217;il n&#8217;y avait rien.&#8221; </em><em><br />
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<blockquote><p>Nous travaillons de plus en plus tard. Il y a 3,5 millions de femmes sur les lieux de travail qui ont entre 50 et 65 ans. Il est donc essentiel qu&#8217;elles obtiennent un soutien au travail pour leur permettre non seulement de continuer à aimer ce qu&#8217;elles font mais aussi d&#8217;obtenir de meilleurs résultats. Deborah Garlick fondatrice de <a href="https://henpicked.net/">Henpicked.net</a></p></blockquote>
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<p>Aux objections de paternalisme les femmes à l&#8217;origine de cette politique rappelle que la période de ménopause est stigmatisante. Outre les bouffées de chaleur, les rougeurs, les suées les manifestations physiques s&#8217;accompagnent d&#8217;un bouleversement intérieur tout aussi cataclysmique. Difficultés à trouver ses mots, manque de concentration, fatigue sont courants. Le programme mis en place s&#8217;intéresse aussi aux aspects psychologiques de cette transition. <em>&#8220;La confiance peut -être en défaut à un moment où une femme a une faible estime d&#8217;elle-même où ne se sent pas elle-même&#8221;. </em>Si l&#8217;initiative est novatrice sur un lieu de travail, l&#8217;instauration de<a href="https://mashable.com/2015/05/09/crying-rooms-japan/#d61aPhOKRZqB"> &#8220;crying room&#8221; existe déjà au Japon</a> pour combattre le stress. Pour 85€ par jour les japonaises louent une pièce équipée de draps chauds et de masques pour les yeux. &#8220;<em>Elles regardent des mélos et lisent des mangas super tristes&#8221; !<br />
</em></p>
<p>L’article <a href="https://jaipiscineavecsimone.com/menopause-au-travail-des-salles-de-pleurs-pour-les-policieres-de-nottinghamshire/">MÉNOPAUSE AU TRAVAIL : DES &#8220;SALLES DE PLEURS&#8221; POUR LES POLICIÈRES DE NOTTINGHAMSHIRE</a> est apparu en premier sur <a href="https://jaipiscineavecsimone.com">J&#039;ai piscine avec Simone</a>.</p>
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