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	<title>Archives des humour - J&#039;ai piscine avec Simone</title>
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	<title>Archives des humour - J&#039;ai piscine avec Simone</title>
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		<title>LAURÉLINE KUNTZ : DU SLAM À LA WEB SÉRIE &#8220;ACTRISS&#8221;</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 May 2018 08:00:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Actriss]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A force de catcher avec les mots elle est devenue championne de France de Slam, discipline de joute oratoire poétique et percutante venue des Etats-Unis. Lauréline Kuntz, auteure, humoriste et comédienne s&#8217;attelle à l&#8217;écriture d&#8217; &#8220;Actriss&#8221;&#160; web série qui décline l&#8217;impitoyable univers des comédiennes. Le premier épisode est en ligne et c&#8217;est une réussite. Interview. [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://jaipiscineavecsimone.com/laureline-kuntz-du-slam-a-la-web-serie-actriss/">LAURÉLINE KUNTZ : DU SLAM À LA WEB SÉRIE &#8220;ACTRISS&#8221;</a> est apparu en premier sur <a href="https://jaipiscineavecsimone.com">J&#039;ai piscine avec Simone</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>A force de catcher avec les mots elle est devenue championne de France de Slam, discipline de joute oratoire poétique et percutante venue des Etats-Unis. Lauréline Kuntz, auteure, humoriste et comédienne s&#8217;attelle à l&#8217;écriture d&#8217; &#8220;Actriss&#8221;&nbsp; web série qui décline l&#8217;impitoyable univers des comédiennes. Le premier épisode est en ligne et c&#8217;est une réussite. Interview.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Quel est le propos de cette web série &#8220;Actriss&#8221; ?</strong></p>
<p>Actriss, c&#8217;est presque actrice. C&#8217;est un trait d&#8217;humour sur ce statut et ce nom très pris au sérieux.&nbsp; Ce sont toutes les choses universelles qui touchent les actrices et aussi les femmes en général. A savoir comment on vieillit professionnellement, comme on le vit dans ce milieu là. Et puis comment on fait quand on a un enfant. Ce sont des questions particulièrement aigues pour les actrices. A chaque fois qu’on a un enfant c’est fini et deux on ne peut même plus travailler&nbsp;! Toutes ces problématiques me touchaient beaucoup.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>Actriss, c&#8217;est presque actrice. C&#8217;est un trait d&#8217;humour sur ce statut et ce nom très pris au sérieux. Et puis en lien avec mon parcours&#8230;</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>C’est assez décalé par rapport à votre univers d&#8217;origine ?</strong></p>
<p>Ce ne sont pas des sujets que j’avais abordés. Je suis championne de France de slam. Je fais beaucoup de one man show assez engagé et assez cru.</p>
<p><strong>Il y a beaucoup de clichés sur le slam&nbsp;?</strong></p>
<p>On voit des hommes très manichéens genre&nbsp;: «&nbsp;la guerre c’est pas bien, le mal c’est mal et la mort ça tue&nbsp;»&nbsp;! Mais moi j’ai vu un vivier d’artistes. Mais ce qu’on met en lumière sont ceux qui parlent au plus grand nombre et peut-être qu’ils sont plus fédérateurs aussi.</p>
<p><strong>Comment vous êtes venue au slam&nbsp;?</strong></p>
<p>Par accident. Je faisais une fac de théâtre et j’écrivais déjà un petit peu. Et j’ai un ami qui m’a dit viens voir il y a des soirées slam ça va te plaire&nbsp;! J’y suis allée et j’ai trouvé ça formidable. La première fois c’était au café chéri à Belleville. Le cabaret Culture Rapide est le premier lieu à avoir importé le slam des Etats-Unis et les tournois. On y va comme à un match de box pour dire le texte qu’on a écrit.</p>
<p><strong>C’est cette énergie qui vous plaisait&nbsp;?</strong></p>
<p>Oui beaucoup. A chaque fois il fallait un texte nouveau. Ce qui est différent du jeu où il y a une répétition. J’aimais beaucoup la performance unique. Une fois passée j’étais prête à jeter le texte&nbsp;!</p>
<p><strong>Dans ce premier épisode &#8220;L&#8217;âge de l&#8217;actrice : dépression&#8221; vous incarnez une comédienne de 50 ans. Pourquoi&nbsp;?</strong></p>
<p>Ce sujet me pose question. L’association des Acteurs et Actrices de France (AAFA) a fait un manifeste sur l<a href="http://www.jaipiscineavecsimone.com/les-comediennes-de-plus-de-50-ans-a-lassaut-des-stereotypes-sexistes/">e tunnel de la femme de 50 ans.</a> Je n’avais pas pensé à elles lorsque je l’ai fait. Mais à une femme qui m’avait dit «&nbsp;je suis devenue invisible&nbsp;» et je trouve ça terrible&nbsp;! J’ai eu 38 ans la semaine dernière et je ne vais pas m’arrêter à un moment de vivre parce que je n’existerais plus professionnellement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe title="Actriss" width="1104" height="621" src="https://www.youtube.com/embed/8AX2PhAHltU?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p><strong>Est ce que vous avez été confrontée à ce que vous racontez dans ce premier épisode&nbsp;?</strong></p>
<p>Très tôt. Cela concerne plus les comédiennes qui font de l’image. Moi je suis plus sur scène ça va j’ai un peu plus de temps&nbsp;! A partir de 35 ans on a des rôles de mère. Quelques unes résistent&nbsp;! Ce sont des OVNI mais celles là ont des corps d’enfant. Isabelle Huppert à un corps de petite fille qui ne fait pas peur aux réalisateurs. Elle n’a pas de hanches ni de seins. Moi je suis fine mais baraquée, j’ai un grand nez. Ça peut aussi effrayer&nbsp;! Ce qui m’intéresse c’est de savoir à quel point on existe ou pas quand on a des enfants par exemple. C’est peut être des clichés que je questionne.</p>
<p><strong>Alors d’où vient cette invisibilité&nbsp;?</strong></p>
<p>A force de ne plus représenter des femmes qui avaient des vrais visages on les a oubliées. Et puis il y a l’économie de marché pour que ce soit rentable. C’et un ensemble. Et c’est très cruel.</p>
<p><strong>Combien d’épisodes&nbsp;avez-vous déjà écrit ?</strong></p>
<p>J’en ai déjà une quinzaine avec des problématiques sur la chirurgie esthétique, l’algorithme de la grossesse chez l’actrice, celles qui prennent des mères porteuses pour ne pas s’abimer… J’espère qu’elles sont assez universelles.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>Quand j’étais jeune je voyais ma mère à 50 ans qui avait une vie complètement épanouie. Aujourd’hui dans les médias et à la la télé et les femmes de 50 ans en pleine puissance sexuelle n’existe pas alors que j’en ai connu&nbsp;!</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comment vont évoluer les personnages de la série&nbsp;?</strong></p>
<p>On a fait un pilote et on discute de la suite. Au départ ça devait être une série d’animation. Parce qu’il y a beaucoup de fantasmes dedans et d’imagination. Le comédien va soit devenir mon mari pour tous les épisodes soit je change&nbsp;!</p>
<p><strong>Ecrire une web série ça veut dire qu’il n’y a pas de place ailleurs pour s’exprimer ?</strong></p>
<p>J’ai expérimenté un parcours particulier avec la poésie, des choses drôles mais en même temps littéraires. J’ai fait les choses que j’ai proposées. C’est mon coté entrepreneur, c’est ma façon de faire. Mais je vois aussi de gens qui se font désirer et ça marche. Mon parcours passe par l’écriture. Quand on est simplement acteur on passe énormément par le désir de l’autre et la projection de l’autre sur soi. Et là plein de choses entrent en jeu, du physique à l’histoire. Moi par exemple je suis mariée et j’ai une vie tout a fait normale je ne sais pas si ça fait rêver&nbsp;! Quoique ! C’est tellement original dans ce milieu que ça finit par faire fantasmer&nbsp;!</p>
<p><strong>Vous avez expérimenté la scène, la télévision avec Canal ce sont des projets qui sont toujours passés par l’écriture&nbsp;?</strong></p>
<p>C’est ma proposition. Avec &#8220;Actriss&#8221; il y a quelque chose de plus facile, j’espère en tout cas. J’ai eu du plaisir à jouer à partir du moment où j’ai pu défendre ce que je disais, ça allait ensemble. Maintenant j’ai du plaisir à jouer autre chose mais c’est récent. Le slam que je voyais il y a dix ans était engagé. Les gens venaient dire des choses qui leur tenaient a cœur presque politique.</p>
<p><strong>Est ce que la télévision ou le cinéma vous propose des choses qui vous intéressent aujourd’hui&nbsp;?</strong></p>
<p>Non je vais les faire moi même&nbsp;! Je vais accoucher en octobre mais ensuite j’ai un court métrage qui s’appelle &#8220;Gentil&#8221; en préparation. La encore ce sont encore des sujets qui vont de pair avec &#8220;Actriss&#8221;. Dans les deux tout ce que je raconte est vrai. Je pioche dans le vécu, ce que j’ai entendu, ce qu’on m’a dit. Il y a des épisodes sur des sujets actuels comme l&#8217;homosexualité, le rapport pouvoir argent.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe title="teaser Gentil(le)" width="1104" height="621" src="https://www.youtube.com/embed/CedNjbNsTXQ?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p><strong>Comment vous projetez-vous à 50 ans&nbsp;?</strong></p>
<p>J’ai beaucoup d’amies de 50 ans. Et je les trouve très puissantes et je ne comprends pas pourquoi on ne les représente pas. Quand on avance en âge on regarde la décennie suivante. Quand je vois toutes ces femmes je me dis ça va&nbsp;! J’ai l’impression que c’est un entre deux de représentation qui est trop compliqué à percevoir. Je travaille avec la réalisatrice qui a la cinquantaine et la première question que lui a posé un collaborateur potentiel c’est tu es ménopausée ou pas&nbsp;? Est ce que cette femme a encore du désir ou est encore une femme&nbsp;? Avant cet âge et après ça va.</p>
<p><strong>L’humour c’est la solution&nbsp;pour se faire entendre ?</strong></p>
<p>C’est toujours pareil dès que les femmes prennent un peu la parole on les trouve trop véhémentes. Elles en font trop&nbsp;! Donc je détourne beaucoup par l’humour parce que si je commence a avoir un discours engagé au premier degré on va me dire tais toi&nbsp;! Et puis je suis aussi influençable. J’ai aussi envie de rester jeune et belle. Et je vois aussi les cheveux blancs, je me dis il faut les teindre. Je suis aussi paradoxale. Cela dit ce n’est pas d’une violence ultra forte de montrer une femme de 50 ans. Je pense aussi que c’est aux auteurs de trouver des rôles intéressants. Je suis une grande lectrice et j’ai toujours été choquée de voir que mes héros étaient à 99% des hommes blancs. J’œuvre aussi pour moi. Je suis solidaire de mes copines&nbsp;!</p>
<p>&nbsp;</p>
<h5>Propos recueillis par Sophie Dancourt</h5>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>LES GUERRILLA GIRLS TOUJOURS ACTIVISTES CONTRE LE SEXISME DANS LE MONDE DE L&#8217;ART</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Jan 2017 13:11:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis 30 ans&#160; les activistes anonymes du collectif &#8220;Guerrilla girls&#8221; investissent tous les champs de la culture. Leur combat ? la lutte contre le sexisme dans le monde de l&#8217;art. A leur disposition, humour et slogans percutants pour faire bouger les lignes machistes de la culture. Sous&#160; leur masque poilus de gorille, ces artistes ont [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Depuis 30 ans&nbsp; les activistes anonymes du collectif &#8220;Guerrilla girls&#8221; investissent tous les champs de la culture. Leur combat ? la lutte contre le sexisme dans le monde de l&#8217;art. A leur disposition, humour et slogans percutants pour faire bouger les lignes machistes de la culture. Sous&nbsp; leur masque poilus de gorille, ces artistes ont débuté leur combat il y a trente ans à New-York. Elles continuent à se battre pour une meilleure représentativité des femmes dans tous les lieux d&#8217;expositions et de culture aux Etats-Unis et en Europe.</strong></p>
<p>Le collectif se forme en 1984 suite à l&#8217;exposition organisée au MET et intitulée &#8220;An International Survey of Painting and Sculpture&#8221;. Vaste état des lieux de l&#8217;art contemporain, le musée new-yorkais présente le travail de 169 artistes dont seulement 13 femmes. Devant le peu d&#8217;intérêt de leur indignation manifestée aux portes de l&#8217;institution culturelle new-yorkaise, les fondatrices, «&nbsp;<strong>Kathe Kollwitz&nbsp;</strong>» et «&nbsp;<strong>Frida Kahlo&nbsp;</strong>», pseudos empruntés à des artistes féminines du passé, adoptent une stratégie percutante. Campagne d&#8217;affichage joyeuse et colorée s&#8217;accompagne de slogans chocs dans les rues de la grosse pomme. L&#8217;un des plus célèbres <em>&#8220;Do Women have to be naked to get in Met. Museum ?&#8221; </em>(les femmes doivent-elles être nues pour avoir leur place au MET) répond à un triste décompte. Le musée présente moins de&nbsp; 5% d&#8217;oeuvres d&#8217;artistes féminines, mais 85% de nus féminins.</p>
<p>Utilisant des données chiffrées qu&#8217;elles ne cessent de collecter dans les musées, les membres produisent affiches, auto-collants, illustrations et flyers. Elles signent leur activisme contre le sexisme non seulement dans les musées, mais dans les galeries et auprès des critiques d&#8217;art et collectionneurs. Le monde artistique dans son ensemble est la cible des <strong>guerrillas girls</strong>. Dans une<a href="https://www.nytimes.com/2015/08/09/arts/design/the-guerrilla-girls-after-3-decades-still-rattling-art-world-cages.html?_r=0"> interview accordée au New-York Times le 5 août 2015,</a> <strong>Frida Kahlo</strong> explique l&#8217;état d&#8217;esprit de l&#8217;époque.</p>
<blockquote><p>Je pense que beaucoup de femmes et d&#8217;artistes de couleur pensaient qu&#8217;elles ne correspondaient pas à ce que recherchait le monde de l&#8217;art. Elles ne réalisaient pas qu&#8217;en réalité le système ne voulait pas de nous.</p></blockquote>
<p>Ce constat dépasse largement le monde de l&#8217;art dans un contexte politique dominé par le conservatisme de l&#8217;administration Reagan. La contestation des <strong>Guerrilla girls</strong> s&#8217;inscrit plus largement dans un combat pour le droit des femmes. Un <a href="http://lesglorieuses.fr/intersectionnalite/">féminisme intersectionnel</a> revendiqué à grand coups de happening, de banderoles, de conférences et de tracts dans les musées. <strong>Frida Kalho</strong> rappelle dans un article publié par <a href="http://www.lesnouvellesnews.fr/guerrillas-girls-sommes-intellectuellement-agressives/">lesnouvellesnews.fr</a> que lorsqu&#8217;elle se plaignait dans les musées de la sous représentativité des femmes de couleur, on lui rétorquait que leur travail&nbsp; n&#8217;était pas assez bon ! Aujourd&#8217;hui, ne pas avoir d&#8217;artistes féminines dans une exposition est inconcevable. Cependant, l&#8217;objectif est loin d&#8217;être atteint, dans une société toujours patriarcale, iconisée par le masque du gorille adopté par le collectif.<em><br />
</em></p>
<h4><strong>La guerrilla des gorilles<br />
</strong></h4>
<p>Le gorille devient l&#8217;emblème de la rébellion suite à une erreur d&#8217;inscription sur une banderolle. Gorilla pour guerrilla. L&#8217;humour devient leur arme et définit leur stratégie. Coiffées d&#8217;un masque de gorille, les membres protègent leur anonymat tout en attirant l&#8217;attention. Le collectif s&#8217;approprie un symbole pileux, caricatural et emblématique de la force (King-Kong). Une façon de reprendre le pouvoir tout en le singeant au sens littéral. <em>«&nbsp;Les Guerrilla Girls, qui portent les masques d&#8217;une grande créature de la jungle, hirsute et puissante, dont la beauté est peu conventionnelle, […] croient que tous les animaux, grands ou petits, sont beaux à leur manière&#8221;. </em>Devenir une G<strong>uerilla girl </strong>se fait par cooptation. Aujourd&#8217;hui, le groupe compterait une trentaine d&#8217;artistes qui propage leur militantisme en Europe. Le centre AlhóndigaBilbao en Espagne, la galerie Perotin à Paris, la Tate Gallery de Londres sont au nombre des lieux d&#8217;exposition des activistes. A Metz jusqu&#8217;au 17 février, <a href="http://www.fraclorraine.org/explorez/artsvisuels/504">le collectif investit le FRAC Lorraine avec&nbsp; &#8220;Not ready to make nice&#8221;.</a></p>
<blockquote><p>Avant tout, les Guerrilla Girls nous rappellent que les buts politiques du mouvement féministe de la fin des années 60 sont encore à atteindre, et leur travail nous encourage à continuer la lutte.</p></blockquote>
<figure id="attachment_1498" aria-describedby="caption-attachment-1498" style="width: 600px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-full wp-image-1498" src="http://www.jaipiscineavecsimone.com/wp-content/uploads/2017/01/Redykeulous_Appropriation.jpeg" alt="Guerrilla girls - les avantages d'être une femme artiste" width="600" height="462"><figcaption id="caption-attachment-1498" class="wp-caption-text">Guerrilla girls &#8211; les avantages d&#8217;être une femme artiste</figcaption></figure>
<h4><strong>Plus de 100 projets à travers le monde</strong></h4>
<p>Xabier Arakistain, commissaire de l&#8217;exposition du FRAC Lorraine souligne la dimension politique des <strong>Guerrilla girls.</strong> <em>&#8220;Le collectif utilise les faits, l’humour et des visuels qui frappent les esprits pour exposer au grand jour les préjugés ethniques et de genre, ainsi que la corruption ­­présente en politique, dans l’art, les films et la pop culture.&#8221; </em>Se revendiquant<em> &#8220;la conscience du monde de l&#8217;art&#8221;, </em>les artistes ont une identité visuelle forte. Projection sur la façade du Whitney Museum à New York (2015) pour dénoncer l&#8217;inégalité des revenus entre hommes et femmes, affichage de posters colorés interrogatifs et affichant des statistiques impitoyables &#8230; résonnent au delà du milieu artistique. <em><br />
</em></p>
<blockquote><p>&nbsp;Il y a des inégalités de revenus, un plafond de verre et surtout l&#8217;art est devenu un instrument d&#8217;investissement capitaliste.</p></blockquote>
<p>Rançon postive du succès de leur campagne, La production des <strong>Guerrilla girls</strong> est invitée officiellement à prendre place dans de prestigieux musées. En 2014, le&nbsp; <a href="http://collection.whitney.org/search/guerrilla%20girls">Whitney Museum of American Art</a> a acquis un portfolio de 88 posters (1985 à 2012) concernant la faible représentation des femmes et des minorités dans les galeries et institutions culturelles au nombre desquelles figure le Whitney ! Le collectif serait-il en train de rentrer dans le système qu&#8217;il ne cesse de dénoncer depuis 30 ans ? A contre courant, leur art s&#8217;affiche sur des posters et des tee-shirts à 20$. <strong>Frida Kalho</strong>&nbsp; souligne la duplication infinie de leur art a contrario des oeuvres des collections des musées et ironise <em>&#8221; Le monde de l&#8217;art est toujours prêt à adorer ce qu&#8217;il a brûlé la veille&#8221; !<br />
</em></p>
<p><iframe loading="lazy" title="2016 Guerrilla Girls Year in Review" width="1104" height="621" src="https://www.youtube.com/embed/zkpcnVeRhCM?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://jaipiscineavecsimone.com/guerrilla-girls-a-loffensive-de-culture/">LES GUERRILLA GIRLS TOUJOURS ACTIVISTES CONTRE LE SEXISME DANS LE MONDE DE L&#8217;ART</a> est apparu en premier sur <a href="https://jaipiscineavecsimone.com">J&#039;ai piscine avec Simone</a>.</p>
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