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	<title>Archives des femme - J&#039;ai piscine avec Simone</title>
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	<title>Archives des femme - J&#039;ai piscine avec Simone</title>
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		<title>ELLES ONT CHOISI DE VIVRE SANS ENFANT</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Aug 2018 10:39:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[famille]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Malgré le regard toujours suspect de la société&#160; à leur égard les femmes que nous avons rencontrées assument leur choix. Agées de 46 à 69 ans elles témoignent de leur vie sans enfant. &#8220;Oui on peut être une femme même si on est pas mère&#8221; ! Avec plus ou moins d&#8217;insistance elles ont dû se [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Malgré le regard toujours suspect de la société&nbsp; à leur égard les femmes que nous avons rencontrées assument leur choix. Agées de 46 à 69 ans elles témoignent de leur vie sans enfant. &#8220;Oui on peut être une femme même si on est pas mère&#8221; !<br />
</strong></p>
<p>Avec plus ou moins d&#8217;insistance elles ont dû se justifier pour expliquer leur choix. <em>&#8220;On me répondait il n&#8217;est jamais trop tard pour bien faire&#8221;</em> raconte Isabelle, 49 ans. Une femme sans enfant reste pour la société un tabou lorsqu&#8217;il n&#8217;y a pas de cause d&#8217;infertilité. Et pourtant elles sont de plus en plus nombreuses à assumer une vie sans enfant. Une étude publiée par l&#8217;INED en 2017 comptabilisait 3% de françaises dans ce cas. <em>&#8220;Une contraception efficace, un début de vie en couple et une arrivée des enfants plus tardifs, une instabilité plus grande des unions, le souhait d’avoir avant tout un emploi alors qu’ils sont de plus en plus instables, l’incertitude économique croissante : tous ces facteurs semblent favoriser l’infécondité&#8221;.</em></p>
<h4>Ni égoïste ni immature</h4>
<p>Rapidement taxées d&#8217;égoïstes ou d&#8217;immatures éprises de (trop ?) de liberté le choix de ces femmes tient autant à leur histoire qu&#8217;à un profond ressenti. Agnès, 46 ans, enseignante n&#8217;a jamais éprouvé le désir physique d&#8217;avoir des enfants. &#8220;<em>Mon épanouissement passait par un métier qui me plaise&#8221;</em>. Cataloguée comme <em>&#8220;la femme bizarre de la famille&#8221; </em>elle avoue que la question de la maternité s&#8217;est posée dans ses vies de couple.<em> &#8220;Je me disais : je ne me vois pas avoir un enfant avec cet homme là,&nbsp; jusqu’à ce que je me demande si je n&#8217;étais pas en train de fuir &#8220;. </em>Françoise, 69 ans évoque aussi un accomplissement professionnel prioritaire. &#8220;<em>Je voulais avoir un métier et ne pas me sentir ligotée par un enfant&#8221;. </em>Une forte résonnance avec son enfance hors norme.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>Un homme qui ne veut pas d’enfant est un futur homme qui voudra des enfants quand il aura trouvé la femme de sa vie. C’est un homme à convaincre&#8230; Il y a là une forme d&#8217;hypocrisie ! Isabelle.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p>Orpheline à l&#8217;âge de 18 ans, Françoise prend en charge l&#8217;éducation de son frère.<em>&#8221; J’ai joué le rôle de protectrice. Je n’ai pas réalisé la vie que j’aurais pu avoir si j’avais été seule&#8221;. </em>Toutefois lorsque la maternité arrive elle ne se sent pas prête. &#8220;J<em>&#8216;étais très jeune et j&#8217;ai avorté. J’ai pris conscience que je perdais cette possibilité d’avoir un enfant vers 38 ans. Et ça a été douloureux&#8221;. S</em>on choix de vie assumé elle n&#8217;a pas eu à faire face à la pression de la société. <em>&#8220;Peut-être parce que mon entourage connaissait mon histoire je n&#8217;ai jamais été vue comme la célibataire qui ne supporte pas les enfants&#8221; ! </em>Un regard bienveillant absent du parcours professionnel d&#8217;Isabelle. <em>&#8220;On m’a dit c’est pas normal ! Comme si j&#8217;étais moins compétente. Je l’ai ressenti comme une faille&#8221;.<br />
</em></p>
<h4>&#8220;Ce non désir d&#8217;enfant est en moi depuis toujours&#8221;</h4>
<p>Agnès refuse que son accomplissement passe par l&#8217;équation femme = maternité. <em>&#8220;Ce non désir d&#8217;enfant est moi depuis toujours. Il fait partie d’une peur plus globale qui est celle de l’attachement. Un lien et une responsabilité pour toute la vie.&#8221; </em>Pourtant vers la trentaine elle accepte l&#8217;arrêt de sa contraception pour faire plaisir à son compagnon. <em>&#8220;Un mois après je suis enceinte. J’ai trouvé plein de prétextes financiers, professionnels &#8230; Et j’ai avorté&#8221;</em>. Le présupposé instinct maternel interroge Isabelle. <em>&#8220;La maternité ne va pas de soi. Je pense qu’on peut être mère avec d’autres femmes et avec des hommes&#8221;</em><em>. </em>Agnès confirme<em>. &#8220;La maternité n’est pas innée et ce n’est pas parce qu’on est femme qu’on doit être mère&#8221;.<br />
</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>Comment imagines tu ta vie de femme sans enfant&nbsp;? Ne pas être attendrie par les nourrissons&nbsp;? Ce sont aussi des questions qui viennent des femmes. Il faut se justifier. Agnès.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<h4>&#8220;On se méfie d&#8217;une femme sans enfant&#8221;</h4>
<p>Isabelle, Agnès et Françoise n&#8217;ont jamais douté de leur capacité à être mère. Mais leur besoin de transmission ne s&#8217;incarne pas dans un enfant. <em>&#8220;On trouvait bizarre que je n’éprouve pas le besoin d’avoir quelqu’un qui me ressemble et qui me survive&#8221;</em> raconte Agnès. Comme si renoncer à une descendance ôtait tout sens à la vie d&#8217;une femme. <em>&#8220;Tout est pensé dans la société à travers ce prisme. On se méfie d&#8217;une femme qui n&#8217;a pas d&#8217;enfant &#8220;</em> assure Isabelle. Un constat fait également par Françoise. <em>&#8220;Aujourd’hui quand on est une femme seule on est un peu discriminé. Au resto on est casé n&#8217;importe où&#8221; ! </em>Pour Isabelle la différence de traitement se fait dans la vie professionnelle. <em>&#8220;J&#8217;étais au rencard pour le choix des vacances&#8221;.<br />
</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>La transmission m’importe mais comme n’importe quel être humain. Le souci d’éternité je m’en fous. Françoise.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p>Toutefois Agnès estime qu&#8217;il y a de plus en plus de femmes qui refusent la maternité. &#8220;<em>Ménopausée très tôt mon corps s’aligne a mes choix de vie et c&#8217;est un argument imparable&#8221;</em>. Isabelle qui parait plus jeune que son âge nuance. <em>&#8220;C’est pas forcément facile à dire. Je pense que la femme est encore très associée à la maternité&#8221;</em>. Sans regret, Françoise constate qu&#8217;elle aurait pu mener une vie familiale et professionnelle. <em>&#8220;Je croyais que si je voulais me réaliser professionnellement les enfants pouvaient être un handicap. Aujourd’hui j’aurais au moins trois enfants&#8221;</em>.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>MODERNITÉ DE L&#8217;ÂGE DE BRONZE : LES FEMMES VOYAGENT LE GUERRIER RESTE À LA MAISON</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Sep 2017 17:07:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Etudes]]></category>
		<category><![CDATA[âge de bronze]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[étude]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[homme sédentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Lechtal]]></category>
		<category><![CDATA[paléogénéticiens]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’expression &#8220;ça date de la préhistoire&#8221; ne pourra plus être employée pour parler des stéréotypes de genre. Une récente étude menée en Allemagne et publiée par la revue PNSA&#160; révèle qu’entre la fin du néolithique et le début de l’âge de bronze les femmes s’établissaient loin de leur foyer natal contrairement aux hommes alors sédentaires. [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’expression &#8220;ça date de la préhistoire&#8221; ne pourra plus être employée pour parler des stéréotypes de genre. Une récente étude menée en Allemagne et <a href="http://www.pnas.org/content/114/38/10083.abstract">publiée par la revue PNSA</a>&nbsp; révèle qu’entre la fin du néolithique et le début de l’âge de bronze les femmes s’établissaient loin de leur foyer natal contrairement aux hommes alors sédentaires. Une migration naturelle qui a joué un rôle essentiel dans la transmission des cultures et des nouvelles techniques. Pendant 800 ans ces femmes ont véhiculé la modernité de leur époque.<br />
</strong></p>
<p>L’étude ADN et isotypique des restes fossiles de 84 corps enterrés entre 2500 et 1700 ans avant JC dans les villages bavarois du Lechtal démontre que la majorité des femmes n’étaient pas nées dans la région où elles ont été enterrées. Philipp Stockhammer, professeur de l’université Ludwig Maximilian de Munich constate&nbsp;: <em>&#8220;Quasiment aucun homme ne voyageait alors que c’était courant pour des deux tiers des femmes&#8221;</em> qui n’hésitaient pas à parcourir 300 à 500 kms. Une révélation à l’encontre de l’imaginaire collectif machiste pour qui <em>&#8220;les hommes étaient des guerriers qui allaient se battre pour rapporter de la nourriture pendant que les femmes et les enfants restaient au foyer&#8221;.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>La mobilité des femmes durant 800 ans a été une force motrice dans les communications régionales ou supra-régionales, et dans les échanges à l&#8217;aube de l&#8217;âge de bronze.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour parvenir à ces conclusions, les paléogénéticiens ont analysé les traces d’eau présentes dans les molaires des défuntes. <em>&#8220;L’eau qu’elles ont bue provient de différents types de sols (craie ou argile). Cela nous renseigne sur leur localisation&#8221;</em>. Ils en déduisent que la plupart venait probablement de Bohème ou d’Allemagne Centrale. L’examen des sépultures ne se contente pas de battre en brèche le rôle genrée, il constate l’intégration réussie de ces femmes au sein des communautés d’adoption à la façon identique dont elles sont enterrées. Rien n’indique leurs origines étrangères. Les analyses génétiques révèlent par ailleurs l’existence de <em>&#8220;plusieurs lignées féminines différentes. Ce qui a pu se produire si, au fil du temps, les femmes sont arrivées dans la vallée de Lech en provenance d&#8217;autres régions&#8221;.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>Cela nous permet d’envisager l’immense étendue des premières migrations sous un éclairage nouveau. Il apparaît qu’une partie de ce que nous croyons être un flux migratoire de groupe est fondé sur une forme institutionnalisée de mobilité individuelle. Philipp Stockhammer</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_2991" aria-describedby="caption-attachment-2991" style="width: 700px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-full wp-image-2991" src="http://www.jaipiscineavecsimone.com/wp-content/uploads/2017/09/Stadtarchäologie-Augsburg--e1506014871177.png" alt="©Stadtarchäologie Augsburg" width="700" height="453"><figcaption id="caption-attachment-2991" class="wp-caption-text">©Stadtarchäologie Augsburg</figcaption></figure>
<p><strong>L’exogamie féminine et la patrilocalité</strong></p>
<p>Cette mobilité serait due à l’exogamie règle matrimoniale conduisant les femmes à quitter leur région native pour fonder une famille à l’extérieur de leur groupe social. Sans pouvoir trancher si cet exil est forcé ou volontaire, (éviter la consanguinité par les mariages) les chercheurs constatent que ces déplacements migratoires ont été un atout dans les échanges et la transmission des savoirs à l’aube de l’âge du métal en Europe. <a href="https://www.youtube.com/watch?v=Mj0Rfmp-Htw">Mathieu Vidal sur France Inter </a>souligne dans une chronique consacrée à cette étude que nombre de femmes maitrisaient l’art de la céramique et de la poterie, se déplaçait dans des charrettes tirées par des bovins et faisait en moyenne un enfant par an. Une indépendance loin d’être partagée par les hommes enclins à la patrilocalité, principe selon lequel l’homme s’installe dans le village de son père avec son épouse. La mobilité des femmes à l’âge de bronze avait déjà été révélée grâce à l’étude de la <em>&#8220;Dame d’Egtved&#8221;</em>, femme de haute lignée ayant probablement vécu dans le sud de l’Allemagne dont la dépouille a été découverte au Danemark en 1921.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe title="National Museum of Denmark: The Egtved Girl" width="1104" height="621" src="https://www.youtube.com/embed/CQyYT48Z93E?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>SURVIVRE AU SYNDROME DU NID VIDE</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Dec 2016 21:41:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Béatrice Copper Royer]]></category>
		<category><![CDATA[enfant]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[Marie-Josée d'Astrée]]></category>
		<category><![CDATA[nid vide]]></category>
		<category><![CDATA[Syndrome]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pas de ouf de soulagement lorsque le petit dernier quitte le cocon familial. De nombreuses femmes éprouvent le syndrome du nid vide, une période transitoire où sentiments de tristesse et de vacuité se mêlent dans un questionnement radical et philosophique : À quoi vais-je servir maintenant ? C&#8217;est un tournant, un baby-blues à rebours. Le [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pas de ouf de soulagement lorsque le petit dernier quitte le cocon familial. De nombreuses femmes éprouvent le syndrome du nid vide, une période transitoire où sentiments de tristesse et de vacuité se mêlent dans un questionnement radical et philosophique : À quoi vais-je servir maintenant ?</strong></p>
<p>C&#8217;est un tournant, un baby-blues à rebours. Le syndrome du nid vide serait un sujet tabou comparé à d&#8217;autres étapes de la vie comme un divorce ou un deuil. <a href="https://soundcloud.com/user697943690/le-syndrome-du-nid-vide-marie-josee-dastree-lfm">Marie Josée d&#8217;Astrée</a>, formatrice dans une organisation internationale et auteure du récit <em>&#8220;le nid vide, un mal de mère&#8221;</em> décrit l&#8217;image d&#8217;un lent glissement le long d&#8217;une paroi lisse. Une sensation éprouvée lors de l&#8217;installation de son fils en Amérique du Sud .<em> &#8220;Fini le bruit, les piles de linge à repasser et le frigo éternellement dévasté&#8221;</em>. Mais le cœur n&#8217;y est plus, et un sentiment de perte prend le pas. <em>&#8220;Ce qui me frappait le plus c&#8217;est que je ne pouvais en parler à personne, même pas à mes proches sous peine de passer pour une mère possessive&#8221;.</em></p>
<p>Lucille, mère de deux jeunes adultes de 23 et 24 ans pointe elle aussi ce changement dans les habitudes du quotidien. <em>&#8220;La maison était rangée, les copains de mes fils ne passaient plus. Un profond sentiment de tristesse s&#8217;est installé&#8221;</em>. Et pourtant, ces deux mères de famille sont des femmes très occupées, à l&#8217;apogée de leur carrière professionnelle avec de nombreux déplacements et voyages. Loin du stéréotype de la femme au foyer exclusivement dévouée au bien-être de sa couvée. <a href="http://www.beatrice-copper-royer.fr/">Béatrice Copper Royer, psychologue clinicienne</a> spécialisée dans l&#8217;enfance et l&#8217;adolescence avance une première analyse, <em>&#8221; paradoxalement, il y a une intimité avec les enfants qui est plus forte qu&#8217;avant et qui rend leur départ plus compliqué&#8221;.</em></p>
<blockquote><p>&nbsp;L&#8217;enfant est un socle affectif extrêmement solide au milieu de tout le tourbillon des relations amoureuses.</p></blockquote>
<p><em>&#8220;Si le pivot de votre investissement émotionnel est vos enfants, au moment où cela s&#8217;arrête, l&#8217;axe de votre vie est changé&#8221;</em>. Un bouleversement tel <em>&#8220;que le monde change de couleur&#8221;</em>. Pour Marie Josée d&#8217;Astrée commence une période où elle <em>&#8220;refiltre&#8221;</em> de façon négative tous les évènements de sa vie. A l&#8217;heure où il faudrait se recentrer sur soi pour se découvrir d&#8217;autres talents que celui de mère de famille, cette période semble mal anticipée. Lucille se demande pourquoi ce moment crucial, n&#8217;est pas abordé au lycée dans le cadre d&#8217;une association de parents d&#8217;élèves par exemple.</p>
<p>Car on a beau savoir que les enfants sont éduqués pour être autonome, le choc est parfois brutal, même quand on a lu Cosmo et Elle toute sa vie ironise Marie-Josée. Lorsque le plus jeune fils de Lucille lui annonce qu&#8217;il va vivre en couple, elle ne comprend pas tout de suite qu&#8217;il part pour de bon. <em>&#8220;Même si le plus jeune vit toujours à côté de nous dans un studio indépendant, demeure un sentiment de frustration. A 50 ans, on a une stabilité financière qui nous permet de les gâter mais ils ne sont plus là&#8221;</em>. Partie à 19 ans de chez elle, Lucie se rappelle que sa mère, adhérente d&#8217;une association accueillait des adolescents chez elle.</p>
<blockquote><p>Il ne faut pas non plus idéaliser. Il y a aussi des moments où des jeunes adultes à demeure ce n&#8217;est pas toujours&nbsp; extrêmement agréable !&nbsp; Et on ne peut pas imposer à des jeunes de 25 ans les règles qu’on leur impose à 15 ans.</p></blockquote>
<p>Lucille a rempli le nid d&#8217;une autre façon. Elle a repris un chien sans intention de faire le moindre transfert affectif. Béatrice Copper Royer relativise ce passage à vide. <em>&#8220;Les enfants s&#8217;éloignent mais ne meurent pas ! Il y a une communication et un lien presque égalitaire avec les enfants adultes très intéressants. Déchargé du côté éducatif pénible, il faut accepter qu&#8217;on va continuer à s&#8217;aimer et à se côtoyer sur un autre mode&#8221;.</em></p>
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		<title>OLIVIER FLEUROT :  LA MAITRISE DES OUTILS NUMERIQUES CONDITIONNE L&#8217;EMPLOI DES CINQUANTENAIRES</title>
		<link>https://jaipiscineavecsimone.com/olivier-fleurot-numerique-emploi-50-ans/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Dec 2016 11:25:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Coca-Cola]]></category>
		<category><![CDATA[emploi]]></category>
		<category><![CDATA[entrepreneuriat]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[Muhtar Kent]]></category>
		<category><![CDATA[Olivier Fleurot]]></category>
		<category><![CDATA[Publicis Groupe]]></category>
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		<category><![CDATA[Women's Forum]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Senior Vice Président de Publicis Groupe, Olivier Fleurot est aussi membre du board du Women’s Forum, le «&#160;Davos des femmes&#160;». Un poste d’observation privilégié pour analyser l’évolution de la place des femmes dans l’entreprise. L’ex ingénieur et journaliste féru de technologies l’affirme, l’avenir appartiendra à celles qui maitriseront les outils numériques. Journaliste puis successivement directeur [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Senior Vice Président de Publicis Groupe, Olivier Fleurot est aussi membre du board du Women’s Forum, le «&nbsp;Davos des femmes&nbsp;». Un poste d’observation privilégié pour analyser l’évolution de la place des femmes dans l’entreprise. L’ex ingénieur et journaliste féru de technologies l’affirme, l’avenir appartiendra à celles qui maitriseront les outils numériques.</strong></p>
<p>Journaliste puis successivement directeur de presse (les Echos, le Financial Time),Olivier Fleurot n’a jamais cessé de s’intéresser à ce qui s’appelait alors la high tech et les télécom. Aujourd’hui, co-pilote d’un groupe international qui emploie 80 000 personnes dans le monde, il mesure à l&#8217;aune de cette expérience les évolutions des mentalités au sein des entreprises et de la société.</p>
<p><strong>Comment le Women&#8217;s Forum s&#8217;adapte à des publics féminins très divers ?</strong></p>
<p>On envisage des mini forums d&#8217;une journée intra entreprise. On développe une réflexion sur la création d&#8217;activités de services et de conseils autour de la thématique du développement du rôle des femmes. Nous avons lancé des sessions en Birmanie, au Mexique, au Brésil, à Dubaï&#8230; Avec des thématiques différentes mais aussi en répondant à des attentes différentes. En Birmanie, il fallait aider les femmes à prendre la parole tout simplement.</p>
<p><strong>Quelle est l&#8217;évolution de la place des femmes dans l&#8217;entreprise ?</strong></p>
<p>Ca évolue doucement. Il faut pousser, pousser &#8230; La persévérance est la clé. La mise en place de méthodes, de suivis et de critères doit mesurer en permanence les progrès. Les entreprises qui ont réussi à faire progresser le droit des femmes ont commencé cette démarche il y a plusieurs années.</p>
<p><strong>C&#8217;est donc un engagement au long cours, mais ne risque-t-il pas d&#8217; être remis en cause lorsque les dirigeants changent ?</strong></p>
<p>Quand on écoute le témoignage de<a href="http://www.coca-colacompany.com/stories/coke-ceo-muhtar-kent-advocates-gender-equality-at-women-s-forum-in-france"> Muhtar Kent CEO de Coca Cola</a>, on se rend compte que lorsqu&#8217;on met en place suffisamment d&#8217;initiatives de fond au sein de l&#8217;entreprise, il paraît difficile de revenir en arrière. Quand on fait les choses par à coup, effectivement les acquis peuvent être remis en cause.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>Le patron de la multinationale parle de la nécessité du&nbsp; triangle d&#8217;or qui doit être présent quelles que soient les initiatives mises en place. On a besoin des gouvernements, des entreprises et des associations de la société civile type ONG. Si un pôle manque ça fonctionnera moins bien.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comment les femmes qui ont une cinquantaine d&#8217;années peuvent accéder à l&#8217;emploi sur un marché en quête de jeunisme ?</strong></p>
<p>Il y a deux phénomènes qui sont peut-être contradictoires. Une prise de conscience que tout le monde doit travailler plus longtemps. On sait bien que si on vit jusqu&#8217;à 90 ans, les systèmes de retraite ne permettent pas d&#8217;entretenir pendant 30 ans les personnes qui s&#8217;arrêteront de travailler à 60 ans. Et il y a un autre phénomène qui perturbe beaucoup de secteurs d&#8217;activités, c&#8217;est la révolution digitale. Et là il y a les <a href="http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/09/27/les-digital-natives-changent-l-entreprise_5004294_3234.html">digital natives</a> et les autres. Le meilleur conseil que je puisse donner aux hommes et aux femmes au delà de 50 ans c&#8217;est d&#8217;apprendre à utiliser toutes ces technologies. Elles sont en train de transformer beaucoup d&#8217;univers.Cette tendance va clairement en faveur des jeunes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>Je ne dis pas que c&#8217;est facile de trouver du travail, mais il n&#8217;y a pas de raison qu&#8217;à partir de 50 ans on ne puisse pas créer des entreprises. Les femmes doivent regarder ensemble comment proposer de nouveaux services.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>La culture de l&#8217;entrepreneuriat n&#8217;est pas une spécificité française, là encore quelles évolutions constatez-vous ?</strong></p>
<p>Il y a une vague assez intéressante parmi la génération Y. Ils sont de moins en moins attirés par les grandes entreprises. Ils ne reconnaissent pas la façon de fonctionner, de communiquer de ces structures. Ça ne leur convient pas. Il y a un courant massif de nouvelles activités et d&#8217;entrepreneuriat. Cette génération est entrepreneuse et encouragée. On va s&#8217;en apercevoir avec la <a href="http://start.lesechos.fr/entreprendre/actu-startup/la-jeune-equipe-derriere-l-incubateur-geant-de-la-halle-freyssinet-4761.php">Halle Freyssinet le plus gros incubateur de start-up en Europe</a>. Ca bouge bien !</p>
<p><strong>Propos recueillis par Sophie Dancourt</strong></p>
<p>Photo : ©DR</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://jaipiscineavecsimone.com/olivier-fleurot-numerique-emploi-50-ans/">OLIVIER FLEUROT :  LA MAITRISE DES OUTILS NUMERIQUES CONDITIONNE L&#8217;EMPLOI DES CINQUANTENAIRES</a> est apparu en premier sur <a href="https://jaipiscineavecsimone.com">J&#039;ai piscine avec Simone</a>.</p>
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		<title>MARTINE ESQUIROU : POURQUOI ON PEUT ETRE OPTIMISTE A 50 ANS QUAND ON CHERCHE UN NOUVEAU JOB</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Dec 2016 18:30:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[50 ans]]></category>
		<category><![CDATA[carrière]]></category>
		<category><![CDATA[dircom]]></category>
		<category><![CDATA[emploi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ex journaliste économique passée à la direction de la communication de grands groupes (Vivendi, Canal +, Thomson, la Générale de santé) Martine Esquirou est à l’aube d’un nouveau parcours professionnel. Rencontre avec une communicante qui livre des réflexions optimistes sur le monde du travail au féminin après 50 ans. Au coeur des rédactions de l’Express, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://jaipiscineavecsimone.com/martine-esquirouoptimiste-50-ans-job/">MARTINE ESQUIROU : POURQUOI ON PEUT ETRE OPTIMISTE A 50 ANS QUAND ON CHERCHE UN NOUVEAU JOB</a> est apparu en premier sur <a href="https://jaipiscineavecsimone.com">J&#039;ai piscine avec Simone</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Ex journaliste économique passée à la direction de la communication de grands groupes (Vivendi, Canal +, Thomson, la Générale de santé) Martine Esquirou est à l’aube d’un nouveau parcours professionnel. Rencontre avec une communicante qui livre des réflexions optimistes sur le monde du travail au féminin après 50 ans.</strong></p>
<p>Au coeur des rédactions de l’Express, de Libé et des Echos, Martine Esquirou a «&nbsp;glissé&nbsp;» vers l’économie des médias, de l’industrie culturelle et numérique. Repérée par Jean-Marie Messier dans les années 2000 lors de <a href="http://www.lesechos.fr/06/12/2000/LesEchos/18294-085-ECH_vivendi-scelle-sa-fusion-avec-universal-pour-creer-le-numero-deux-mondial-des-medias.htm">la fusion Vivendi Universal</a>, elle devient dircom, <em>«&nbsp;une autre façon de raconter l’histoire des grands groupes vue de l’intérieur, en leur donnant de la visibilité, en les présentant à travers l’excellence de leur savoir-faire&nbsp;»</em>. Aujourd’hui, en vacance de poste, elle s’interroge sur la façon de poursuivre son parcours professionnel.</p>
<p><strong>Comment envisagez-vous la suite de votre carrière&nbsp;?</strong></p>
<p>J&#8217;ai quitté le groupe l<em>a Générale de Santé</em> en septembre. J’ai encore envie de travailler. J&#8217;ai une expérience, des compétences pour accompagner des transitions, des groupes qui sont soit dans des périodes de <em>spin </em>o<em>ff</em> (scission des activités) soit dans des périodes d&#8217;expansion et ont besoin de réfléchir sur leur visibilité, leur marque leur communication interne. Toutes ces choses là je sais les faire en tant que communicante aujourd&#8217;hui.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>C&#8217;est ce que je sais le mieux faire, ce que je fais depuis le plus longtemps. Ma mère institutrice m&#8217;a appris à écrire.&nbsp; Je n&#8217;ai plus rien appris depuis et c&#8217;est ce qui m&#8217;a servi.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Concrètement comment valorisez-vous votre expérience professionnelle&nbsp;?</strong></p>
<p>Je reste connectée. Je me dis que le temps presse contrairement à ce que je pensais jusqu&#8217;à présent. Il faut vite trouver des moyens de créer de la satisfaction voire de la joie dans ce que je fais. Donc, j&#8217;explore beaucoup de choses tout en cherchant un poste. J&#8217;aide des start-up et une association pour l&#8217;éducation des jeunes. Je suis deux formations en même temps dont un certificat d’administrateur à Sciences Po. J’ai aussi très envie d’écrire sur les femmes. J&#8217;ai toujours été très grande militante féministe, à 16 ans, je militais pour le <a href="https://clio.revues.org/624?lang=en">Mouvement pour la Liberté de l’Avortement et de la Contraception.</a> J&#8217;ai créé des réseaux de femmes dans les groupes dans lesquelles j&#8217;étais. Je ferais peut être un blog, une émission de radio… Je vais me redonner cette respiration là, tout en regardant ce qui se passe sur le marché du travail.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>Il y a beaucoup de projections fantasmatiques sur cet âge de la cinquantaine.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>A votre avis quels sont vos atouts pour un chargé de recrutement&nbsp;?</strong></p>
<p>On a les qualités de ses défauts. A notre âge, les gens ne se disent pas&nbsp;: tiens elle va tomber enceinte, tiens elle ne va pas être mobile&nbsp;! On est dans une période très insécure et l&#8217;expérience de l&#8217;âge peut rassurer qu&#8217;on soit un homme ou une femme. Et puis, le mode d&#8217;employabilité des groupes évolue malgré tout, parce qu&#8217;ils ont besoin d&#8217;expertises pointues sur un projet qui ne justifie pas que le poste soit figé pour les vingt années à venir. Ils vont faire appel aux prestataires extérieurs. Je pense que nous aussi devons nous adapter à un marché du travail différent comme l’ont fait les <em><a href="https://www.cadremploi.fr/editorial/conseils/conseils-carriere/detail/article/vivre-plusieurs-carrieres-en-meme-temps-le-phenomene-slasheur-prend-de-l-ampleur.html">slasheurs</a>.&nbsp;</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>Essayons d&#8217;aborder notre âge et notre sexe en inventant des nouvelles façons de vivre et de travailler, ne rajoutons pas de désespérance&nbsp;!</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Votre analyse est plutôt optimiste&nbsp;?</strong></p>
<p>Tout le monde sait que l&#8217;âge de la retraite recule à 65/67 ans. On ne parle pas de plafond de verre. Le seuil des 50 et 60 ans n&#8217;en est plus un de la même façon qu&#8217;auparavant. Oui, j&#8217;ai l&#8217;impression que la société évolue. Je suis plus inquiète pour le travail des jeunes générations. Je trouve terrible de voir autant de jeunes obligés de s&#8217;expatrier. En voulant protéger les gens, on a dressé des barrières pour entrer dans le marché du travail, il y a dans le privé, des personnes qui ont peur d’être au chômage et qui ont des charges excessives de travail.</p>
<p><strong>C’était votre cas&nbsp;?</strong></p>
<p>J&#8217;ai toujours beaucoup bossé parce que j&#8217;avais objectivement du travail. Une <em>Work Addict</em>&nbsp;! Mais à chaque fois que j&#8217;ai pu déléguer, que j&#8217;ai pu faire grimper dans la hiérarchie des gens plus jeunes je l&#8217;ai fait. C’est à nous de montrer la voie aux plus jeunes.</p>
<p><strong>Propos recueillis par Sophie Dancourt</strong></p>
<p><strong>© Sipa photo agency</strong></p>
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