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	<title>Archives des Bibliothèque Idéale - J&#039;ai piscine avec Simone</title>
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	<title>Archives des Bibliothèque Idéale - J&#039;ai piscine avec Simone</title>
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		<title>BIBLIOTHÈQUE IDÉALE : &#8220;LA FEMME QUI NE VIEILLISSAIT PAS&#8221;</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Lizoulet]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Jun 2019 09:17:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Bibliothèque Idéale]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse éternelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un conte qui rend hommage aux femmes et au temps qui passe.&#8220;La vieillesse est une victoire&#8221;, phrase inédite dans une société en proie au jeunisme. L’été arrive avec le rituel de la belle saison : les régimes, les crèmes en tout genre pour mincir, faire disparaître la peau d’orange, avant d’enfiler son maillot, de profiter [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un conte qui rend hommage aux femmes et au temps qui passe.</strong><em><strong>&#8220;La vieillesse est une victoire&#8221;</strong></em><strong>, phrase inédite dans une société en proie au jeunisme. </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’été arrive avec le rituel de la belle saison : les régimes, les crèmes en tout genre pour mincir, faire disparaître la peau d’orange, avant d’enfiler son maillot, de profiter du soleil et de s’allonger au bord de l’eau&#8230; ou pas.<br> L’injonction du jeunisme inflige une telle pression aux femmes que tout est bon pour nous faire sentir qu’avec les années qui passent, nous nous rapprochons un peu plus de l’obsolescence programmée, ne plus plaire, ne servir à rien&#8230; sauf à consommer. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce paysage en mutation, obstinément lente, le sourire apparaît sur nos lèvres, grâce à un homme, un écrivain qui aime les femmes : Grégoire Delacourt. </p>



<h2 class="wp-block-heading">La vie figée à trente ans</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Betty que l’on découvre durant l’enfance, dont l’histoire sillonne les aléas des événements familiaux, s’éprend follement d’André durant ses études à Lille. Il sera l’homme de sa vie. Ensemble ils auront un fils, leur merveille.<br>Dans ce paysage arrive Fabrice, photographe qui lui demande de se prêter au jeu du portrait annuel pour témoigner de l’effet des jours qui s’étirent sur nos corps. Betty s’y rend à chaque date anniversaire. Le choc ! A trente-cinq ans Betty a toujours le même visage qu’à trente, pas une ride de plus, pas de relâchement du tissu. Son apparence est figée. </p>



<h2 class="wp-block-heading">La jeunesse hors norme</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une nouvelle vie, cette vie hors du temps. <em>“A quarante-sept ans, je n’avais toujours aucune ride du lion, du front, aucune patte-d’oie ni de ride du sillon nasogénien, d’amertume ou du décolleté ; aucun cheveu blanc, aucune cerne ; j’avais trente ans, désespérément”. </em>L’ode aux femmes qui acceptent le reflet du temps qui passe dans le miroir chaque matin, Betty ne la connaît pas, pour elle c’est une longue traversée du désert qui s’annonce. “<em>Vous rêvez toutes de ce qui m’est arrivé. Mais je suis une bête de foire”. </em>Un cadeau empoisonné qui rend suspect tous les physiques et les corps hors norme. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L&#8217;angoisse s&#8217;installe. Peut-être que cette beauté éternelle n’est pas si jouissive après tout? Que se passe-t-il quand vous avez l’air plus jeune que votre fils? Que l’homme qui vit depuis deux décennies à vos cotés, vieillît à un autre rythme et que l’on vous prend pour sa fille? Un soir, dans la voiture son mari lui dira <em>“Je viens de la terre et je crois à la nécessité des saisons, on ne peut pas vivre qu’au printemps (&#8230;). Je veux juste que l’âge de ma femme raconte notre histoire, atteste de notre quart de siècle ensemble.” </em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Entre euphorie et malédiction</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le mythe de la jeunesse éternelle, promesse d&#8217;immortalité nourrit les imaginaires depuis le Moyen-Age. De la fontaine de jouvence au portrait de Dorian Gray, le héros poursuit cette quête fantastique dont l&#8217;âge idéal est la trentaine. Le processus de vieillissement deviendra-t-il un accident dans le futur? C&#8217;est en tout cas ce que suggère l&#8217;américaine Elizabeth Parrish, PDG de l&#8217;entreprise BioViva USA qui affirme avoir fait rajeunir certaines de ses cellules de 20 ans. Ainsi que le rapporte <a href="https://tendances.orange.fr/beaute/news-beaute/article-une-americaine-a-perce-le-secret-de-la-jeunesse-eternelle-CNT000000nRYo7.html">le site Orange,</a> la scientifique souhaite faire reconnaitre la vieillesse comme une maladie&#8230; En attendant, la jeunesse éternelle ressemble plutôt à une malédiction dans le roman de Grégoire Delacourt.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’héroïne et la lectrice découvrent l’envers du décor, les difficultés après l’euphorie. Les obstacles sont bien plus nombreux que les avantages. Lorsque vient le temps de refermer le livre, quelle chance que des voix s’élèvent encore pour célébrer la vie et la sagesse que les années confèrent. Vive l’impermanence! Vive la vie! </p>



<p class="wp-block-paragraph">Grégoire Delacourt, La femme qui ne vieillissait pas, Le livre de poche, 2018, 220 pages. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Retrouvez les conseils de lecture de Sophie Lizoulet sur son groupe Facebook </strong><a href="https://www.facebook.com/groups/1698309323772594/"><strong>&#8220;Lire, le voyage immobile&#8221;</strong></a><strong>.</strong></p>
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		<title>BIBLIOTHÈQUE IDÉALE : AKI SHIMAZAKI, L&#8217;AUTRICE DISCRÈTE</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Lizoulet]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 May 2019 09:43:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Aki Shimazaki]]></category>
		<category><![CDATA[Bibliothèque Idéale]]></category>
		<category><![CDATA[Maïmaï]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que vient de sortir le dernier opus de sa 3e pentalogie, Maïmaï, la &#8220;Bibliothèque idéale&#8221;, vous invite à découvrir une autrice au style épuré, d’une discrétion hors-normes dans notre société sur- médiatisée : Aki Shimazaki. Une femme qui pense que “beaucoup d’écrivains rêvent d’être connus, moi c’est le contraire. Pour moi un écrivain, ça [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Alors que vient de sortir le dernier opus de sa 3e pentalogie, <em>Maïmaï,</em> la &#8220;Bibliothèque idéale&#8221;, vous invite à découvrir une autrice au style épuré, d’une discrétion hors-normes dans notre société sur- médiatisée : Aki Shimazaki. Une femme qui pense que </strong><em><strong>“beaucoup d’écrivains rêvent d’être connus, moi c’est le contraire. Pour moi un écrivain, ça écrit”</strong></em><strong>. Les femmes tiennent un rôle central dans la majorité de ses 15 romans, courts, d’une grande retenue émotionnelle. Une belle plongée dans la condition des genres et des générations, au Japon.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors d’un passage à Paris, il y a 10 ans, enfer et damnation, je n’ai pas de livre dans mon sac ! Même si j’en avais eu un, je me serai arrêtée dans une librairie, car je vis une addiction sévère à l’objet. Je suis au <em>Bon Marché</em>. Depuis un moment, je promène mon regard au rayon littérature étrangère, sans me décider. Par hasard, je demande au jeune homme qui range des ouvrages s’il aurait un conseil à me donner. Il s’enquiert de mes goûts et après un échange animé, me propose une autrice québécoise d’origine japonaise : Aki Shimazaki. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Une pentalogie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la modique somme de cinq euros, je vais vivre un moment passionnant, entrer dans l’univers du Japon d’après-guerre, sa culture, ses rites, et ses non-dits. Car Aki Shimazaki, fait partie de ces romancières qui favorisent la phrase courte, minimaliste pour faire monter l’émotion. L’opposé de Proust en somme. La première pentalogie (cycle romanesque articulé autour de 5 récits)  <em>“Le poids des secrets”</em> s’est clôturée en 2009. Je peux tous les engloutir en quelques jours. Les personnages sont attachants, leurs histoires et celle du pays s’entrecoupent, d’un livre à l’autre. Je suis conquise.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un roman écrit en français</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Aki Shimazaki née en 1954 à Gifu, Japon, immigre au Canada anglophone en 1981. Elle arrive à Montréal dix ans plus tard et démarre l’apprentissage du français en 1995. Pourtant, le livre que je tiens entre mes mains a été écrit en 1999 en français ! En seulement quatre ans, elle maitrise suffisamment cette nouvelle langue pour abandonner la sienne dans ce qu’il y a de plus intime : le langage et l’écriture. Je suis éblouie.</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Tout le monde doit trouver sa solution pour faire quelque chose de sa vie. Moi ça a été l’écriture, et j’en ai de plus en plus besoin. Je ne peux arrêter, sinon je perds mon équilibre.</p></blockquote>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">Son style s’inspire du mouvement <em><a href="https://www.nonfiction.fr/article-8380-aux-confins-de-lautofiction.htm">“Watakushi Shôsetsu”</a></em>. Elle écrit à la première personne, expose le coté obscur de la société ou de la vie. Une autofiction plein de finesse, de retenue qui se sert de l’euphémisme pour laisser de l’espace à l’imaginaire de ses lectrices. Ce sont des histoires réalistes. Souvent des histoires de couples ou de famille dans ce Japon empreint de codes séculaires, de respect jusqu’à l’oubli de soi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des récits qui se lisent aussi séparément </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Aki Shimazaki construit un genre à part entière. Ses pentalogies se lisent comme une oeuvre cohérente dont chaque récit peut se déguster dans le désordre, comme un tout, unique.  <em>&#8220;Au cœur du Yamato&#8221;</em> couvre  le Japon des années 70 avec quelques flash-backs en lien avec le premier cycle  <em>&#8220;Le poids des secrets&#8221;.</em> Autrice primée à de nombreuses reprises, Aki Shimazaki, s’exprime avec délicatesse sur le sujet inépuisable de l’énigme psychologique humaine. A découvrir si elle ne fait pas déjà partie de votre bibliothèque.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Maïmaï</strong></em><strong>,</strong> Aki Shimazaki, Acte Sud &#8211; 15€</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Retrouvez les conseils de lecture de Sophie Lizoulet sur son groupe Facebook </strong><a href="https://www.facebook.com/groups/1698309323772594/"><strong>&#8220;Lire, le voyage immobile&#8221;</strong></a><strong>.</strong></p>
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		<title>BIBLIOTHÈQUE IDÉALE : &#8220;NOUS SOMMES TOUS DES FÉMINISTES&#8221;</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Lizoulet]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Apr 2019 10:14:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Bibliothèque Idéale]]></category>
		<category><![CDATA[Nous sommes tous féministes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Texte fondateur d&#8217;un féminisme &#8220;pop&#8221;à l&#8217;image d&#8217;une Beyoncé , le livre de l&#8217;écrivaine nigériane Chimamanda Ngozi Adichie est rapidement devenu une &#8220;bible&#8221; pour les femmes de toutes générations. Une aura amplifiée par ses conférences TED inspirantes et ses déclinaisons commerciales comme ces tee-shirts portant le titre de l&#8217;un de ses talks &#8220;We should all be [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Texte fondateur d&#8217;un féminisme &#8220;pop&#8221;à l&#8217;image d&#8217;une Beyoncé , le livre de l&#8217;écrivaine nigériane Chimamanda Ngozi Adichie est rapidement devenu une &#8220;bible&#8221; pour les femmes de toutes générations. Une aura amplifiée par ses conférences TED inspirantes et ses déclinaisons commerciales comme ces tee-shirts portant le titre de l&#8217;un de ses talks </strong><em><strong>&#8220;We should all be feminists&#8221;. </strong></em><strong>Mais le slogan </strong><em><strong>&#8220;Nous devrions tous être féministes&#8221; </strong></em><strong>est un  puissant mantra qui mérite toute sa place dans boite à outils de l&#8217;émancipation.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, après une longue période d’aveuglement, j’assume pleinement être une féministe heureuse, qui aime les femmes et les hommes, qui portent des talons, des jupes et du rouge à lèvres pour son propre plaisir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Féministe, moi? Jamais !</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Vous m’auriez rencontrée il y a vingt ans c’est ce que j’aurais répondu.<br>Pourquoi être féministe? Nos grands-mères et mères s’étaient mobilisées, le combat me semblait clos. Les féministes, pensais-je, sont ces femmes qui rejettent les hommes, pleine de colère et de rage contre la société, en deux mots : pas moi.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Il semble que le terme de féminisme &#8211; que le concept même de féminisme &#8211; est lui aussi limité par les stéréotypes (&#8230;) le terme est chargé de connotations lourdes et négatives. (&#8230;) On déteste les hommes, on déteste les soutiens-gorge, on déteste la culture africaine, on estime que les femmes devraient toujours être aux manettes, on ne se maquille pas, on ne s’épile pas, on est toujours en colère, on a aucun sans de l’humour, on ne met pas de déodorant. </p><cite><strong>Chimamanda Ngozi Adichie</strong></cite></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">C’était sans compter mon passage par cinq années de vie dans la capitale européenne. Une réalité crue m’est apparue : ma voix n’avait pas de portée auprès des prestataires de services que j’engageais (jardinier, plombier, électricien, peintre, &#8230;), des hommes se permettaient des remarques déplacées dans la rue, voire m’agressaient verbalement. Ne pas partager mon habitation avec une personne du sexe opposé m’avait reléguée en humain de seconde classe. En trois mots : ça m’a énervée.</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://www.jaipiscineavecsimone.com/wp-content/uploads/2019/04/image1-1024x1024.jpg" alt="jaipiscineavecsimone_culture_bibliotheque_ideale_Chimamanda Ngozi Adichie" class="wp-image-10425"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Féministe, moi? Par défaut</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">A quarante ans, l’évidence est là, la femme n’est pas l’égal de l’homme. Les stéréotypes sont encrés dans la société, les droits acquis par les générations précédentes sont seulement le début du chemin. Je suis prise dans un système que j’alimente par l’usage d’expressions et de comportements anti-féminins. Mes yeux s’ouvrent face à une constatation tragique, même les femmes ne favorisent pas leur genre. A nos filles nous disons <em>“Tu peux être ambitieuse mais pas trop. Tu dois viser la réussite sans quelle soit trop spectaculaire, sinon tu seras une menace pour les hommes. Si tu es le soutien de ta famille dans ton couple, feins de ne pas l’être, notamment en public, faute de quoi tu l’émasculeras.”</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est l’injonction paradoxale, s’émanciper, devenir autonome mais pas trop pas au détriment de&#8230; Sortir de chez soi avec une liste de conditions depuis l’apparence vestimentaire et physique en passant par le vocabulaire et la posture dictés par un inconscient social hors d’âge.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Féministe, moi? Pour une éducation des filles et des garçons basée sur les aptitudes et les centres d’intérêts.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">A l’aube de la cinquantaine, je me revendique féministe, de la vague qui prône l’éducation de toutes et tous et surtout pour l’inclusion des hommes. Comment faire changer les expressions langagières, les comportements et le respect?<br>C’est dans ce contexte que j’ai lu <a href="https://usbeketrica.com/article/chimamanda-ngozi-adichie-la-feministe-pragmatique">Chimamanda Ngozi Adiche</a>. Cette auteure Nigériane, dans son discours <em>&#8220;Nous sommes tous des féministes&#8221; </em>remet dans le contexte socio-culturel africain et occidentale, les biais que nous acceptons sans plus nous en rendre compte.</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="We should all be feminists | Chimamanda Ngozi Adichie | TEDxEuston" width="1104" height="621" src="https://www.youtube.com/embed/hg3umXU_qWc?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption>Si vous n’avez pas le temps de lire, écoutez le TEDx dans sa version originale (sous-titre français disponible) </figcaption></figure>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">Un texte court et fondamental, qui rassemble les genres autour d’une cause commune<em> &#8220;(&#8230;) je considère comme féministe un homme ou une femme qui dit, oui, la question du genre telle qu’elle existe aujourd’hui pose un problème et nous devons le régler, nous devons faire mieux.Tous&nbsp;autant que nous sommes, femmes et hommes &#8220;. </em>A mettre entre toutes les mains, pour ouvrir les yeux ou réveiller les consciences endormies.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Nous sommes tous des féministes</strong></em>, Chimamanda Ngozi Adichie, Folio 2€, 50 pages. Suivi de la nouvelle <em>Les marieuses.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><div><br></div></p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<table class="wp-block-table"><tbody><tr><td><strong>BIO EXPRESS﻿</strong></td></tr><tr><td><strong>15 septembre 1977</strong>&nbsp;: Naissance dans l&#8217;État d&#8217;Anambra, au sud-est du <br>Nigeria.</td></tr><tr><td><strong>2008 : M</strong>aster en création littéraire et une maîtrise ès arts d&#8217;études <br>africaines à l&#8217;Université de Yale&nbsp;</td></tr><tr><td><strong>2003 :</strong> premier roman,&nbsp;<em>L&#8217;Hibiscus pourpre&nbsp;</em>(<em>Purple Hibiscus</em>)</td></tr><tr><td><strong>2012</strong> : Conférence Ted x à Londres &#8221; <em>We Should All Be Feminists&#8221;. </em><br>Plus de 3 millions de vues.</td></tr></tbody></table>
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		<title>BIBLIOTHÈQUE IDÉALE : UN SIÈCLE DE FÉMINISME</title>
		<link>https://jaipiscineavecsimone.com/bibliotheque-ideale-un-siecle-de-feminisme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Lizoulet]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Mar 2019 06:20:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Bibliothèque Idéale]]></category>
		<category><![CDATA[un siècle de féminisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cette semaine la chronique de la bibliothèque idéale relate un siècle de féminisme à travers 3 essais phares. De Virginia Woolf en passant par Simone de Beauvoir et se clôturant avec Virginie Despentes. Trois ouvrages clés sur le féminisme, l’un complétant l’autre. Si vous avez besoin de courage pour continuer, elles vous le donneront. Pour [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cette semaine la chronique de la bibliothèque idéale relate un siècle de féminisme à travers 3 essais phares. De Virginia Woolf en passant par Simone de Beauvoir et se clôturant avec Virginie Despentes. Trois ouvrages clés sur le féminisme, l’un complétant l’autre. Si vous avez besoin de courage pour continuer, elles vous le donneront. Pour elles pas de sentiment d’imposteurs !</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Février 1915</strong>. Le 14. A Anvers, naît ma grand-mère Nelly, dans ce plat pays dévasté depuis l’été précédent par la Grande Guerre. Pour le moment, la population l’appelle encore <em>&#8220;guerre éclaire&#8221;</em>, espérant que cette souffrance ne soit que passagère. Cette guerre changera beaucoup l’univers des femmes. Elles vont participer à l’effort de guerre. Les hommes sont de la chair à canon, les femmes sortent de leur maison. Elles prouveront leur efficacité, leur engagement aux champs, dans le commerce, l’industrie, l’administration et le secours social. Au retour des hommes du front, faire marche arrière n’est plus envisageable. Les suffragettes font leur apparation. Les vétements peu à peu deviendront plus confortables. Les corsets, objets de torture, disparaissent.</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>&#8220;La caractéristique de la femme, disait avec emphase M. Greg, c’est d’être entretenue par l’homme et d’être à son service.&#8221;</strong></h3>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">Virginia Woolf publie en 1929 <em>&#8220;Une chambre à soi&#8221;</em>, elle y fait l’état des difficultés des femmes qui voudraient écrire et s’émanciper, celles-ci n’ont pas à accès à leur propre argent puisqu’elles n’héritent directement de leurs parents (les dotes et héritages étant versés au mari ou tuteur), elles n’ont pas de pièce à elles dans la maison, voyager sans chaperon pour s’ouvrir l’esprit reste illusoire. L’oisiveté pour réfléchir à autre chose que la vie de famille n’est pas encouragée. Le droit de vote acquis aux anglaises en 1929, lui paraît moins important que l’accès à son propre argent et un lieu à soi de ressourcement, de réflexion sur soi.</p>



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<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>Les difficultés matérielles auxquelles les femmes se heurtaient étaient terribles; mais bien pires étaient pour elles les difficultés immatérielles (&#8230;) Le monde ne leur disait pas ce qu’il disait aux hommes: écrivez si vous le voulez, je m’en moque&#8230;Le monde leur disait avec un éclat de rire: Écrire? Pourquoi écririez-vous? </strong></p><cite><strong>Virginia Woolf, &#8220;Une chambre à soi&#8221;, Londres 1929</strong></cite></blockquote>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Janvier 1941</strong>. Le 9. C’est au tour de ma mère de poindre son nez. Deuxième génération à naître au début d’une guerre. Il en aura fallut 2 pour obtenir le droit de vote en France et en Belgique. Au retour des hommes, les héros, les femmes en majorité retournent à la maison. C’est l’avènement des premiers salons ménagers, les 30 glorieuses commencent, vive la société de consommation. Les femmes ne sont pas oubliées: arts ménagers, comment être une bonne épouse et une bonne mère, prendre soin de soi pour plaire au mari! Avoir un compte bancaire à son nom sans l’autorisation du père ou du mari s’avère inenvisageable avant 1965. La contraception est légalisée en 1967. Ma mère comme la sienne auront recours à l’avortement illégal, mettant en danger leurs vies. Quand ma mère deviendra hôtesse de l’air à la SABENA en 1957, elle devra subir la pesée chaque année, n’aura pas le droit de se marier ni d’avoir d’enfants sous peine de perdre son emploi. Ses collègues d’Air France feront grève pour obtenir le droit d’exercer ce métier au-delà de 42 ans, en étant marié et mère de famille. Notons que ces interdictions (se marier et être enceinte) ont seulement été levées chez Qatar Airways en 2015.</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>&#8220;La femme libre est seulement en train de naître&#8221;</strong></h3>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">Le Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir parait en 1949. Œuvre philosophique considérée comme le tournant de la seconde vague du féminisme, scindé en deux volumes, le premier retraçant les Faits et les Mythes, le second l’Expérience Vécue. Des milliers de pages pour étayer que le seul chemin de la libération pour la femme c’est le travail. Car les femmes à travers l’histoire n’ont été que l’autre sexe. L’égalité se trouve dans la fraternité pas dans la compétition entre les genres. Un ouvrage majeur pour qui souhaite comprendre d’où nous vient notre conditionnement social à nous penser moins que l’Homme. A vivre souvent avec un sentiment d’illégitimité.</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>C’est par le travail que la femme a en grande partie franchi la distance qui la séparait du mâle; c’est le travail qui peut seul lui garantir une liberté concrète</p><cite><strong>Simone de Beauvoir &#8220;Le deuxième sexe&#8221;, Paris 1949.</strong></cite></blockquote>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Août 1969</strong>. Le 17. Le festival de Woodstock bat son plein quand je pousse mon premier cri. Premier festival en plein air de cette envergure. Festival du flower power, la liberté sexuelle, une vie différente s’envisage en réponse à une nouvelle guerre incompréhensible au Vietnam, ancienne colonie française. Mai 68 est passé par là, avec les années 70, naissent la lutte pour l’avortement dont Simone Veil fait son cheval de bataille, soutenue par le manifeste des 343 (salopes). Les femmes travaillent, ont accès à la contraception, un compte en banque, votent, sont élues, revendiquent une sexualité propre. Leurs droits s’élargissent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Arrivent alors les années 80, 90, le début du XXIème siècle. Une forme de confort dans l’oubli. Comme une latence pour la nouvelle génération. Pourtant les loups rodent, sous la forme du marketing, de conventions sociales castratrices. La cooptation entre les femmes est faible. La pression sociale insidieuse. Le viol, les maltraitances conjugales, le harcèlement sexuel au travail, sont bien présents. Les femmes subissent mais peu élèves la voix. (Seul 10% des viols sont dénoncés d’après Les Échos en 2015).</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>&#8220;Depuis toujours sortir de la cage a été accompagné de sanction brutales.&#8221;</strong></h3>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans ce contexte que <strong>&#8220;King Kong théorie&#8221;</strong> de Virginie Despentes voit le jour en 2006, un pavé dans la mare. Elle y retrace son viol, pourquoi elle n’en a pas parlé, en quoi la vie des femmes est en danger dès qu’elles sortent de la maison. L’autrice estime que c’est déjà un acte de rebellion de la part des femmes de sortir de chez elles. Où qu’elles ailles car le risque est omniprésent. Que tacitement nous acceptons toutes ce risque pour accéder à une vie riche d’apprentissages, d’expériences. C’est dans cet acte que la femme se différencie de l’homme.</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Le féminisme est une révolution, pas un réaménagement des consignes marketing, pas une vague promotion de la fellation ou l’échangisme, il n’est pas seulement question d’améliorer les salaires d’appoint. Le féminisme est une aventure collective, pour les femmes, pour les hommes, et pour les autres. Une révolution bien en marche. Une vision du monde, un choix. Il ne s’agit pas d’opposer les petits avantages des femmes aux petits acquis des hommes, mais bien de tout foutre en l’air. </p><cite>Virginie Despente &#8220;King Kong théorie&#8221; 2006</cite></blockquote>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">Despentes fait un autre constat d’entrée de jeu &#8220;<em>Soyons libérées, mais pas trop. Nous voulons jouer le jeu, nous ne voulons pas des pouvoirs liés au phallus, nous ne voulons faire peur à personne (&#8230;) L’accès à des pouvoirs traditionnellement masculins se mêle à la peur de la punition. Depuis toujours sortir de la cage a été accompagné de sanction brutales.&#8221; </em>Comme Woolf et de Beauvoir, elle estime que l’argent c’est l’indépendance, car la femme jusqu’à présent offre ses services gratuitement (domestiques, éducation des enfants, sexuels); elle ira un cran plus loin dans sa revendication face à ses aînées, l’époque et les avancées jouent en sa faveur.</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Virginia Woolf, &#8220;Une chambre à soi&#8221;, Londres 1929</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Simone de Beauvoir &#8220;Le deuxième sexe&#8221;, Paris 1949.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Virginie Despente &#8220;King Kong théorie&#8221; 2006</strong></p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>
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		<item>
		<title>BIBLIOTHÈQUE IDÉALE : &#8220;LE PRIX&#8221;</title>
		<link>https://jaipiscineavecsimone.com/bibliotheque-ideale-le-prix/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Lizoulet]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Feb 2019 06:00:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Bibliothèque Idéale]]></category>
		<category><![CDATA[Cyril Gely]]></category>
		<category><![CDATA[Le prix]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Stockholm juillet 1946, Otto Hahn attend, dans sa suite du Grand Hotel, l’heure où il recevra le prix Nobel de chimie, à quelques pas de là. Deux longues années sont passées depuis l’annonce de l’attribution du prix, lors de son emprisonnement en Angleterre en 1944. Son épouse se repose dans la chambre, il répète son [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Stockholm juillet 1946, Otto Hahn attend, dans sa suite du Grand Hotel, l’heure où il recevra le prix Nobel de chimie, à quelques pas de là. Deux longues années sont passées depuis l’annonce de l’attribution du prix, lors de son emprisonnement en Angleterre en 1944. Son épouse se repose dans la chambre, il répète son discours quand on lui annonce une visite. C’est Lise Meitner.Ainsi débute le roman de Cyril Gely.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce huit-clos intense, qui se lit comme un thriller haletant, la tension monte de page en page. Lise n’est pas juste venue prendre des nouvelles de son ancien collègue et ami. Trente ans passés cote-à-cote dans un laboratoire de Berlin à chercher inlassablement le secret de la fission nucléaire et pas une fois il ne la mentionnera dans l’article qui paraîtra cinq mois après son départ de l’Allemagne nazie en 1941. Elle, la femme, la juive qui aura tout renié pour accéder à un poste dans une université exclusivement réservée aux hommes. Elle acceptera de travailler sans être payée, elle renoncera à sa religion pour être tolérée dans le saint des saints. </p>



<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://www.jaipiscineavecsimone.com/wp-content/uploads/2019/02/IMG_4676-780x1024.jpg" alt="Le Prix roman de Cyril Gely" class="wp-image-8676"/><figcaption>Le Prix roman de Cyril Gely</figcaption></figure>



<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">Jamais elle ne se mariera, chaque minute de sa vie est dédiée à la recherche. Tous les deux savent l’importance de Lise dans cette découverte. Hahn, lui écrira de Berlin après son départ pour lui demander des conseils afin de terminer leurs travaux et d’aboutir à la découverte qui mènera à la bombe atomique. Mais rien, il ne dira rien de Lise, pas un mot au bas de l’article, pas un mot dans son discours. Il l’a effacée. Elle le sait. Elle vient le lui dire. L’affrontement est impitoyable, les mots sont autant d’armes qui fusent dans ce salon enfumé. Cyril Gely nous entraine dans un tourbillon émotionnel dont le lecteur ne ressort pas indemne. L’auteur de Diplomatie, réédite la prouesse, impossible de lâcher le livre. </p>



<h3 class="wp-block-heading">Les femmes et le Nobel, loin d’être une histoire d’amour&#8230; </h3>



<p class="wp-block-paragraph"> L’affaire Lise Meitner n’est pas unique. D’autres femmes ont été spoilées du prix Nobel. Miléva Einstein a vécu le même sort au coté de son mari Albert. Tout deux travaillaient à la table du salon, collés, des heures durant sur leurs recherches. Quand paraîtra l’article d’Albert en 1905, ils ne le co-signeront pas. Pourtant c’est durant leur mariage que toute la théorie de la relativité sera établie. Miléva ne lâchera pas Albert même après leur divorce et lorsqu’il recevra le prix, il lui versera la totalité de la somme. Un aveu? </p>



<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>A eux trois, ils formaient un atome. Le noyau était composé d&#8217;Otto et de Lise, l&#8217;un proton, l&#8217;autre neutron. Edith était l&#8217;électron qui tournait autour &#8211; qui tournait sans jamais espérer s&#8217;en approcher un jour. </p><cite>Extrait &#8211; &#8220;Le Prix&#8221;</cite></blockquote>



<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">Le Nobel serait-il misogyne? 51 femmes nobélisées pour 842 hommes. Les raisons invoquées vont de l’inaccessibilité aux domaines scientifiques par les femmes au début du XXème siècle, au contexte de la guerre froide qui exalte les valeurs machistes, au manque de cooptation entre femmes et enfin à la difficulté de cumuler vie de famille et recherche. Les disciplines ou les femmes sont le plus représentées restent la paix et la littérature. Pour palier les controverses, les membres du Nobel revoient les biais dont ils sont accusés dans les années 1990, ce qui aboutit à une répartition plus équitable. </p>



<p class="wp-block-paragraph">A l’initiative des lauréates <a href="https://www.lemonde.fr/festival/article/2017/09/20/shirin-ebadi-inlassable-avocate-de-la-democratie_5188281_4415198.html">Shirin Ebadi</a> et <a href="https://twitter.com/jodywilliams97?lang=fr">Jody Williams</a>, est créé le <em><a href="https://nobelwomensinitiative.org/">“Nobel Women&#8217;s Initiative”</a> </em>en 2006, afin d&#8217;effectuer des conférences communes. La journaliste Annick Cojean écrira <em>“pour ces femmes le prix est un commencement et non l&#8217;aboutissement de leur action, montrant que le monde leur faisait confiance pour poursuivre leur travail de pacifisme”. </em>Aucune initiative comparable n’existe du côté masculin. </p>



<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A lire et regarder sur le sujet: </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le prix de Cyril Gely, Albin Michel, 2019, 220 pages<br>
Le cas Éduard Einstein, Laurent Seksik, Flammarion, 2013, 207 pages<br>
Le cas Éduard Einstein, Théâtre de la Comédie des Champs Elysées du 2 février au 12 mai 2019
The Wife, un film de Bjorn E. Lurge, avec Glenn Close et Jonathan Pryce, 2018
</p>
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		<title>BIBLIOTHÈQUE IDÉALE : &#8220;LES AUDACIEUSES&#8221;</title>
		<link>https://jaipiscineavecsimone.com/bibliotheque-ideale-les-audacieuses/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Lizoulet]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Feb 2019 10:09:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Bibliothèque Idéale]]></category>
		<category><![CDATA[féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bienvenue dans notre nouveau rendez-vous consacré aux livres, aux femmes et aux autrices. Simone a décidé de constituer une Bibliothèque Idéale, outil indispensable pour nourrir des points de vue, s&#8217;interroger,&#160;réfléchir&#160;ou tout simplement s&#8217;inspirer. Pour mener à bien cette traversée dans le monde des livres féministes et engageants, nous avons choisi Sophie Lizoulet comme capitaine pour [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Bienvenue dans notre nouveau rendez-vous consacré aux livres, aux femmes et aux autrices. Simone a décidé de constituer une Bibliothèque Idéale, outil indispensable pour nourrir des points de vue, s&#8217;interroger,&nbsp;réfléchir&nbsp;ou tout simplement s&#8217;inspirer. Pour mener à bien cette traversée dans le monde des livres féministes et engageants, nous avons choisi Sophie Lizoulet comme capitaine pour aborder de nouveaux rivages. Welcome Sophie !</b></p>
<p>Combien de premières fois dans une vie?<br />
Se dire qu’il n’y a pas d’âge pour une première fois&#8230;<br />
Aujourd’hui, contribuer à la rubrique littéraire de ‘J’ai Piscine avec Simone’ c’est un autre premier pas.</p>
<p>Petite déjà les livres faisaient partie de mon univers. La bibliothèque de mes parents est vaste, les ouvrages sont dissémines au gré des pièces. Avec le temps c’est devenu une passion dévorante, presque une obsession. La présence de ce savoir ne débouchait pas, en famille, sur de longs débats ou des conversation animées. C’est ma grand-mère maternelle qui s’occupait de mon éducation féministe. Toute sa vie, elle en a voulu à ses parents qui ne l’ont pas laissé poursuivre les études universitaires dont elle rêvait. Non, une jeune fille de bonne famille se marie et ne travaille pas. Sa rébellion, elle l’a faite avec moi, m’incitant à l’indépendance, a n’avoir de compte àrendre à personne. Toute ma vie je lui serais reconnaissante pour ce merveilleux cadeau.</p>
<figure>
										<img fetchpriority="high" decoding="async" width="400" height="300" src="https://www.jaipiscineavecsimone.com/wp-content/uploads/2019/02/Capture-d’écran-2019-02-11-à-11.58.32-400x300.png" alt="jaipiscineavecsimone_culture_biblothèque_idéale_Audacieuses"><figcaption>Marie Jackson première femme noire ingénieure à la NASA</figcaption></figure>
<h3>Un livre qui fait du bien à toutes les femmes</h3>
<p>Alors quand je suis tombée sur <b>“Audacieuses 50 femmes pionnières”</b>, je n’ai pu m’empêcher de l’ouvrir, de le parcourir et de l’acheter en pensant àelle. Car si le livre présente 50 pionnières, célèbres ou moins connues, il fait du bien àtoutes les femmes. Il nous prouve que tout est possible avec de la volonté, du courage et que rien ne nous est servi sur un plateau d’argent dans cet univers social domine par les hommes.<br />
Le livre se présente sous forme de dyptique associant l’histoire et le visage de chaque femmes, issues de tous les continents, du monde des arts, de la politique, de la science ou de l’action. Si certaines nous sont familières comme Simone Veil, Simone de Beauvoir, Colette, Frida Kahlo, Marguerite Duras, Marie Curie, Coco Chanel, Mère Théresa, d’autres nous sont plus éloignées et méritent de faire connaissance, Junko Taibei, <a href="https://histoireparlesfemmes.com/2017/07/26/kwon-ki-ok-aviatrice-et-activiste/">Kwan Ki-ok</a>, <a href="https://www.photo-arago.fr/C.aspx?VP3=CMS3&amp;VF=GPPO26_3_VForm&amp;ERIDS=2C6NU0OBY4CR:2C6NU0OBSIV4:2C6NU0OBS7H9:2C6NU0OF907Y:2C6NU0ODDCCB">Berenice Abbott</a>, <a href="https://femmessavantes.pressbooks.com/chapter/rachel-carson-1907-1964-biologiste-marine-et-ecrivaine/">Rachel Carson</a>, Mary Jackson</p>
<figure>
										<img decoding="async" width="400" height="400" src="https://www.jaipiscineavecsimone.com/wp-content/uploads/2019/02/Capture-d’écran-2019-02-11-à-11.40.14-400x400.png" alt="jaipiscineavecsimone_culture_bibliothèque_ideale_Audacieuses_Junko_Taibei" srcset="https://www.jaipiscineavecsimone.com/wp-content/uploads/2019/02/Capture-d’écran-2019-02-11-à-11.40.14-400x400.png 400w, https://www.jaipiscineavecsimone.com/wp-content/uploads/2019/02/Capture-d’écran-2019-02-11-à-11.40.14-150x150.png 150w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px"><figcaption>Junko Taibei est. la première femme à avoir gravi l&#8217;Everest en 1975</figcaption></figure>
<p>Sheila Szlamka et Yannick Resch,&nbsp;les&nbsp;autrices annoncent la couleur. <i>&nbsp;“Audacieuse.Voilà un trait de caractère qui ne correspond guère aux stéréotypes décrivant le comportement féminin. Comme si le goût de l’aventure, la prise de risque, la confiance en soi, la volonté de se réaliser à travers un projet ambitieux étaient des vertus masculines. C’est hélas, nous le savons bien, le poids séculaire d’une éducation, d’un conditionnement social qui a bien souvent maintenu “le deuxième sexe” dans une situation d’infériorité.”</i></p>
<p>Elles ont choisi les plus déterminées, celles dont la volontéa bravé les obstacles, qui souvent se sont cachées pour réaliser leur œuvre, battue pour accéder au pouvoir ou au savoir. Celles dont l’empreinte indélébile influence le féminisme actuel. Celles qui font que l’audace n’est pas un terme uniquement associé aux hommes mais qui a toute sa puissance dans son genre: le féminin.</p>
<h6><b>Les Audacieuses, 50 femmes pionnières &#8211; Essai -Sheila Szlamka et Yannick Resch, Eyrolles</b></h6>
<p><a href="http://eepurl.com/dtvKhD" data-elementor-open-lightbox=""><br />
<img decoding="async" width="705" height="217" src="https://www.jaipiscineavecsimone.com/wp-content/uploads/2019/02/ABONNEMENT-NEWSLETTER-V3-1024x315.png" alt="" srcset="https://www.jaipiscineavecsimone.com/wp-content/uploads/2019/02/ABONNEMENT-NEWSLETTER-V3-1024x315.png 1024w, https://www.jaipiscineavecsimone.com/wp-content/uploads/2019/02/ABONNEMENT-NEWSLETTER-V3-300x92.png 300w, https://www.jaipiscineavecsimone.com/wp-content/uploads/2019/02/ABONNEMENT-NEWSLETTER-V3-768x236.png 768w, https://www.jaipiscineavecsimone.com/wp-content/uploads/2019/02/ABONNEMENT-NEWSLETTER-V3.png 1300w" sizes="(max-width: 705px) 100vw, 705px">								</a></p>
<p>L’article <a href="https://jaipiscineavecsimone.com/bibliotheque-ideale-les-audacieuses/">BIBLIOTHÈQUE IDÉALE : &#8220;LES AUDACIEUSES&#8221;</a> est apparu en premier sur <a href="https://jaipiscineavecsimone.com">J&#039;ai piscine avec Simone</a>.</p>
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