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	<title>Archives des association - J&#039;ai piscine avec Simone</title>
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	<title>Archives des association - J&#039;ai piscine avec Simone</title>
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		<title>« DROIT DIRECT » LA PLATEFORME QUI ACCOMPAGNE JURIDIQUEMENT LES VICTIMES DE VIOLENCES CONJUGALES</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Jun 2021 12:46:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[association]]></category>
		<category><![CDATA[Droit Direct]]></category>
		<category><![CDATA[féminicides]]></category>
		<category><![CDATA[violences conjugales]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Créée en 2017 dans le sillage de l’association Droits d’urgence, la plateforme numérique Droit Direct réunit des juristes et avocats pour accompagner les femmes victimes de violences conjugales. Une expertise renforcée par la création d’un réseau de professionnels. J’ai Piscine Avec Simone a échangé avec Sandrine Gintzburger en charge de la communication et du mécénat [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://jaipiscineavecsimone.com/droit-direct-la-plateforme-qui-accompagne-juridiquement-les-victimes-de-violences-conjugales/">« DROIT DIRECT » LA PLATEFORME QUI ACCOMPAGNE JURIDIQUEMENT LES VICTIMES DE VIOLENCES CONJUGALES</a> est apparu en premier sur <a href="https://jaipiscineavecsimone.com">J&#039;ai piscine avec Simone</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Créée en 2017 dans le sillage de l’association Droits d’urgence, la plateforme numérique Droit Direct réunit des juristes et avocats pour accompagner les femmes victimes de violences conjugales. Une expertise renforcée par la création d’un réseau de professionnels. J’ai Piscine Avec Simone a échangé avec Sandrine Gintzburger en charge de la communication et du mécénat de l’association</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment est née cette plateforme ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://droitdirect.fr/qui-sommes-nous/">Droit Direct </a>est hébergée par Droit D’Urgence, une association fondée en 1995 et  créée pour lutter contre l’exclusion. Le droit étant une question fondamentale et complexe, l’idée était de faire aller le droit vers les plus démunis. Donc ce sont vraiment des avocats qui sont sur le terrain, qui vont dans la rue, à la rencontre des SDF. Puis petit à petit des permanences juridiques gratuites ont été constituées à Paris. Et c&#8217;est ainsi que les avocats et juristes ont rencontré beaucoup de femmes victimes de violences conjugales. Forts de ce constat, on a développé une expertise dans l’accompagnement de ce type de violences.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quelle est la spécificité de Droit Direct ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous sommes le seul acteur qui diffuse du contenu rédigé par des juristes et avocats sur les droits qu&#8217;ont les femmes victimes de violence conjugales. Il faut savoir qu’il y a des droits et des aides spécifiques. Et malheureusement, lorsque des femmes contactent un avocat et décident de divorcer, on constate qu&#8217;ils ne sont pas formés aux violences conjugales et font souvent des erreurs. J&#8217;ai l&#8217;exemple récent d&#8217;une australienne qui a divorcé d’un français et qui a dû quitter l&#8217;héxagone parce qu’en cas de divorce vous ne pouvez plus rester sur le territoire français sauf si vous êtes victimes de violence conjugales. La loi prévoit des spécificités. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment appréhendez vous tous les aspects de ces violences ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un sujet complexe. Une femme victime de violences est confrontée à de multiple problématiques, d’ordre économique, psychologiques, médicales, juridiques et puis à des questions du genre : quelles sont mes ressources, quand partir, que faire de mes enfants, souvent dans l’urgence. Si vous êtes victimes de violence conjugales, vous ne pouvez pas partir de chez vous et laisser vos enfants, il y a des démarches à faire pour être accueillis dans les centres d&#8217;hébergement. Il faut passer par la case commissariat pour signaler que vous partez parce que vous êtes victimes de victimes conjugales, et là se pose la question de plainte ou main courante, si je porte plainte, comment constituer le récit des actes, comment me faire accompagner. Il y a beaucoup de questions qui se posent à chaque étape sur le plan juridique pour aider les victimes de victimes conjugales, c’est un ensemble de professionnels qui est alors nécessaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Contrairement aux idées reçues il n&#8217;y a pas un type de femme victime de violences conjugales ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un de nos combats est la lutte contre les stéréotypes. Toute femme de tout milieu, de tout âge peut être victime de violences conjugales. L’emprise commence dès le premier rendez vous. Il est très facile de rentrer dans l’emprise. Le passage à l’acte se passe souvent à la naissance d’un enfant, au moment où la femme souhaite partir. Le nombre de féminicides a diminué pendant le confinement parce que les victimes étaient en constante présence avec leurs bourreaux et donc il y a eu moins de passage à l’acte liés à la jalousie. Mais les nombres sur la maltraitance des femmes et des enfants ont explosé.</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>On voit des femmes qui sont dans des <a href="https://www.jaipiscineavecsimone.com/feminicide-le-temoignage-dhelene-la-soeur-de-marie-alice-assassinee-par-son-compagnon/">milieux plutôt aisés</a> et pourtant c’est très difficile pour elles de partir, voire parfois plus difficile parce que la famille pense que c’est une phase, fait référence à la “bonne situation” et aux enfants, que le mari ne veut pas que la femme travaille… Ces femmes n’ont pas envie de se retrouver en centre d’hébergement. Or s’il y avait des fonds à la CAF pour aider à gérer la transition, celle-ci se ferait beaucoup plus facilement.</p></blockquote>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment travaillez-vous ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous sommes la seule association reconnue aujourd’hui qui gère les victimes et la partie juridique. Nous avons construit un réseau de professionnels et avons des partenariats avec des associations qui gèrent le 3919. Les professionnels avec qui nous travaillons sont bénévoles, nous faisons de l’accompagnement juridique gratuit. Mais on ne peut pas tout absorber non plus toutes les demandes avec 300 bénévoles et 50 salariés. Nous accompagnons les femmes jusque devant le juge. Nous avons un réseau d’avocats qui s’occupe de l’aide juridictionnelle, et quand les femmes ont les moyens de payer, on a des partenariats avec des avocats formés aux violences conjugales et qui proposent des tarifs particuliers. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Combien de femmes avez-vous accompagnées depuis la création de cette association ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Environ 10 000 femmes avec ce focus, les femmes qui sont les plus touchées sont les moins de 35 ans et les plus de 50 ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>On cite beaucoup l’Espagne quant aux violences faites aux femmes, comment vous en inspirez vous ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui fonctionne c’est toute la prévention et les bracelets qui ont permis d’avoir de bons chiffres. Le Grenelle a impulsé beaucoup de communication et de sensibilisation auprès du grand public et plutôt sur les dispositifs qui sont mis en place aujourd’hui. Mais il n’y a pas assez de communication sur la normalité d’une relation et l’Espagne a fait beaucoup de communication en ce sens.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pensez vous qu&#8217;il y a un défaut de volonté politique aujourd’hui en France sur la lutte contre les violences conjugales ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">J’essaie de rester positive. Les téléphones grave danger c’est très bien mais un mari peut le trouver, le cacher, s’il n’y a pas de réseau ça ne fonctionne pas. Le mari violent va se débrouiller pour que vous n’ayez pas accès à ce téléphone donc pour moi c’est assez inefficace. En revanche, les bracelets pour les femmes peuvent être une solution. Mais ce qu’il faut vraiment, c’est plus de prévention et d’aides financières pour les femmes victimes de violences conjugales parce qu’on sait qu’elles ont tout perdu et qu&#8217;il y a une exclusion sociale vis-à-vis des amis et de la famille. Il y a également tous les stéréotypes qui en découlent (oh si elle reste depuis tout ce temps c’est qu’elle doit aimer ça). Pour moi c’est vraiment l’aide financière qui est essentielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quels sont les prochains objectifs de l&#8217;association ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un sujet de santé publique qui est aujourd’hui géré par les associations. Les subventions publiques n’augmentent pas du tout et on ne peut pas absorber plus que le nombre de salariés. Moi je viens du privé, et dans les associations ce sont des gens dévoués et heureusement qu’ils sont là parce que sinon, je ne sais pas comment le sujet serait traité. Aujourd’hui il y a très peu de moyens et notre objectif cette année, c’est de beaucoup plus accompagner. On ne va pas beaucoup plus communiquer car on veut surtout continuer à former le terrain et mettre en place des outils de communication pour les professionnels.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Avez vous besoin de personnel bénévole supplémentaire ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, sur tout ce qui touche à la communication, au graphisme, aux réseaux sociaux etc.</p>



<div style="height:100px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur J&#8217;ai Piscine Avec Simone :</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.jaipiscineavecsimone.com/backup-la-plateforme-cryptee-creee-par-long-wwow-serait-un-outil-precieux-en-france-contre-les-violences-faites-aux-femmes/">“BACKUP”, LA PLATEFORME CRYPTÉE CRÉÉE PAR L’ONG WWOW SERAIT UN OUTIL PRÉCIEUX EN FRANCE CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.jaipiscineavecsimone.com/fondation-des-femmes-44-personnalites-sengagent-contre-les-violences-faites-aux-femmes/">FONDATION DES FEMMES : 44 PERSONNALITÉS S’ENGAGENT CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.jaipiscineavecsimone.com/grenelle-des-violences-conjugales-le-compte-ny-est-pas/">GRENELLE DES VIOLENCES CONJUGALES : LE COMPTE N’Y EST PAS</a></p>
<p>L’article <a href="https://jaipiscineavecsimone.com/droit-direct-la-plateforme-qui-accompagne-juridiquement-les-victimes-de-violences-conjugales/">« DROIT DIRECT » LA PLATEFORME QUI ACCOMPAGNE JURIDIQUEMENT LES VICTIMES DE VIOLENCES CONJUGALES</a> est apparu en premier sur <a href="https://jaipiscineavecsimone.com">J&#039;ai piscine avec Simone</a>.</p>
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		<title>LE JOURNAL DE L&#8217;ARCHIPEL DES SANS VOIX DONNE LA PAROLE AUX INVISIBLES</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sophie Dancourt]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Oct 2017 17:26:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Initiatives]]></category>
		<category><![CDATA[association]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Wodli]]></category>
		<category><![CDATA[exclus]]></category>
		<category><![CDATA[journal en ligne]]></category>
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		<category><![CDATA[pauvres]]></category>
		<category><![CDATA[précaires]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lancé le 7 octobre le journal de l’Archipel des Sans Voix résonne comme une démarche participative inédite. Portée par l’association éponyme créée en 2016 par l’entrepreneur Christian Wodli et une trentaine de bénévoles, cet outil médiatique d’un nouveau genre est destiné aux précaires, exclus et pauvres éloignés de l’intérêt des médias traditionnels. Une communauté de [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://jaipiscineavecsimone.com/le-journal-de-larchipel-des-sans-voix-donne-la-parole-aux-invisibles/">LE JOURNAL DE L&#8217;ARCHIPEL DES SANS VOIX DONNE LA PAROLE AUX INVISIBLES</a> est apparu en premier sur <a href="https://jaipiscineavecsimone.com">J&#039;ai piscine avec Simone</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Lancé le 7 octobre <a href="http://adsv.fr/">le journal de l’Archipel des Sans Voix</a> résonne comme une démarche participative inédite. Portée par l’association éponyme créée en 2016 par l’entrepreneur Christian Wodli et une trentaine de bénévoles, cet outil médiatique d’un nouveau genre est destiné aux précaires, exclus et pauvres éloignés de l’intérêt des médias traditionnels. Une communauté de près de 10 millions de français. Un focus bienvenu pour rendre compte de la journée du refus de la misère le 17 octobre. Rencontre avec un chef d’entreprise atypique.</strong></p>
<p><strong>Pourquoi vous êtes vous lancé dans ce projet&nbsp;?</strong></p>
<p>Il y a dix ans j’ai tout perdu. J’avais toujours eu la tête dans le guidon jusqu’à l’âge de 52 ans o% je pensais être arrivé selon les concepts sociétaux en vigueur. Mais tout s’est arrêté. J’ai rebondi grâce à des rencontres. Le coup de main décisif est venu comme ça. Du coup vous avez tendance à tendre la main aussi, c’est comme ça que ca fonctionne. C’est comme la relation entre parents et des enfants vous n’avez pas à les remercier de ce qu’ils font. Les enfants ont à faire pareil un jour et c’est comme ca qu’on fait la chaine.</p>
<p><strong>C’est cette solidarité que vous avez recréée au sein de l’association de l’Archipel des Sans Voix&nbsp;?</strong></p>
<p>Tout seul on ne s’en sort pas. Le système broie les individus. Je ne m’étais jamais impliqué dans quoi que ce soit. Et je suis tombé sur les 15 propositions défendues par le collectif &#8220;Roosevelt&#8221; pour élaborer une nouvelle société. Dans ce cadre j’ai fait la connaissance Isabelle Maurer au sein de &#8220;Nouvelle donne&#8221;. Citoyenne précaire et engagée dans de nombreuses associations, elle vit à Mulhouse et est connue depuis 2013 pour <a href="https://www.youtube.com/watch?v=rO863hQ6phg">son apostrophe de Jean-François Copé dans &#8220;des Paroles et des Actes&#8221;</a>. Quelques mois plus tard on claquait la porte. Avec quelques amis qui étaient avec elle dans ce cirque on s’est dit qu’est ce qu’on fait&nbsp;? On a décidé qu’on ne la lâcherait pas tant qu’elle serait dans la précarité. Isabelle Maurer a écrit un bouquin &#8211; &#8220;Je ne baisserai plus les yeux&#8221; Editions Les Arènes &#8211; , et je l’ai fait intervenir dans plusieurs clubs associatifs. Un jour quelqu’un s’est levé en disant pourquoi on n’entend pas plus ces témoignages ? Nous avons répondu à la question un an après en créant l’association &#8220;L’Archipel des sans voix&#8221;.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>L’association est un outil qui porte un projet. L’association est un porte voix en aucun cas un porte parole. Le but n’est pas que nous parlions de la précarité, de la pauvreté, le but c’est que les gens concernés en parlent eux-mêmes.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Qui sont ces personnes sans voix qu’on n’entend pas&nbsp;?</strong></p>
<p>On s’est rendu compte que les frontières sont très floues. Les trois mots qui viennent en tout premier, ce sont les précaires, les pauvres et les exclus. Mais on peut être pauvre et pas forcément exclu. Sans toit mais avoir de quoi manger, avoir l’inverse. Tout ça s’interpénètre. La précarité n’est pas seulement monétaire. Certains ont un boulot à la semaine correctement payé mais ne savent pas s’ils en auront le mois suivant. Alors comment se projeter, élever des gamins… On les appelle les sans voix. Ils se reconnaitront.</p>
<p><strong>L’idée de faire un journal est venue tout de suite&nbsp;?</strong></p>
<p>Non pas du tout. La première idée était d’organiser des conférences publiques. On en a fait une très importante le 6 novembre l’année dernière à Paris au Grand Orient de France sur la précarité. Après on continue comment&nbsp;? C’était en janvier et quelqu’un nous a dit est-ce qu’il ne vaudrait pas mieux créer un média pour leur donner la parole&nbsp;? Deux mois plus en AG on a décidé de le faire et le journal est né en mai.</p>
<p><strong>Qui écrit&nbsp;?</strong></p>
<p>Le slogan c’est <em>&#8220;un journal pour et par les sans voix&#8221;</em>. Ils nous ont dit <em>&#8220;moi j’en ai marre de parler de ma précarité. Je suis déjà obligé de me foutre à poil tous les trois mois devant les services sociaux pour obtenir le RSA,&nbsp; j’ai envie de parler d’autre chose. J’écris des poèmes, je sais bricoler … même si je suis dans la merde&#8221;</em>. Le journal est là pour que ceux qui n’ont pas accès aux médias puissent exprimer ce qu’ils veulent et pas forcément leur galère. Leur colère, leur coup de gueule, des lettres ouvertes à Emmanuel Macron… Ils ont des talents, des compétences comme tout le monde.</p>
<p><strong>Ce seront des contributeurs réguliers&nbsp;?</strong></p>
<p>On a lancé le journal samedi dernier. Les contributeurs sont une petite dizaine. C&#8217;est une aventure collective. On essaie d’élargir le cercle. Je reçois des témoignages assez forts qu’on va publier. Le but de ce journal est de s’informer, on met en ligne des articles qu’on trouve pertinents sur le sujet, par exemple le rapport de l’Observatoire des inégalités … Et tous les témoignages et bons plans, comme les associations qui marchent bien.</p>
<p><strong>Quel rythme de publication est prévu&nbsp;?</strong></p>
<p>Pour l’instant tous les jours il y a un nouvel article. Ca dépendra du flux, j’espère qu’il y en aura plusieurs par jour. Ceux qui ne sont pas liés à une date d’actu comme un témoignage restent pérennes. Idéalement un article par jour ce serait bien. On a dédié une chronique aux personnes qui veulent écrire de façon régulière. Il y a en déjà trois, <a href="http://adsv.fr/?p=946">une blogueuse de Nevers </a>qui poste des billets sur sa vie de chômeuse et de précaire avec un regard acerbe et humoristique.&nbsp; <a href="http://adsv.fr/?p=968">Claire de Colmar</a>&nbsp; a démarré un blog sur comment prendre soin de soi quand on a pas d’argent. Elle a compris qu’elle n’aura plus jamais d’argent de sa vie, elle a 40 ans. Michel de Reims qui entreprend un tour de France a vélo racontera son périple. Le journal n’est pas un produit fini. On va s’adapter avec Mathias le web master pour adapter la structure par rapport aux sollicitations. Il faut que cet outil fonctionne et s’adapte en permanence aux souhaits de ceux qui vont y contribuer. C’est un peu plus difficile à gérer.</p>
<p><strong>Vous avez eu le soutien d’Edwy Plenel et de Médiapart. C’est important pour vous&nbsp;?</strong></p>
<p>Ca compte énormément. C’est un tweet de soutien. Pour l’instant ça s’arrête là. Après on verra. Moralement ça fait un plaisir fou qu’un professionnel novateur comme lui nous apporte son soutien.</p>
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true">
<p lang="fr" dir="ltr">L&#39;Archipel des Sans-Voix a lancé son journal en ligne, ouvert aux populations inaudibles et invisibles <a href="https://twitter.com/ADSVasso?ref_src=twsrc%5Etfw">@ADSVasso</a> <a href="https://t.co/NB9N8cVGmQ">https://t.co/NB9N8cVGmQ</a></p>
<p>&mdash; Edwy Plenel (@edwyplenel) <a href="https://twitter.com/edwyplenel/status/916959523612581888?ref_src=twsrc%5Etfw">October 8, 2017</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p><strong>Pourquoi la parole des précaires ne se libère-t-elle pas&nbsp;à l’instar de ce qui se passe aujourd’hui avec <a href="http://www.jaipiscineavecsimone.com/leffet-weinstein/">les femmes victimes d‘agression sexuelle ?</a></strong></p>
<p>je crains qu’on soit loin de l’explosion sociale des exclus. Toute notre ambition est de relier les précaires. Nous avons rencontré plein de gens sur toute la France, des grandes gueules qui ont le courage d’expliquer leur situation en réunion publique, en sachant qu’ils peuvent un jour raté un boulot parce qu’on pourra leur dire mais vous étiez à telle manif&nbsp;! Ils sont très peu nombreux à oser s’afficher. Quand on est dans la survie c’est la guerre des uns contre les autres. Tout le monde est en compétition depuis la maternelle. Il y a des millions de chômeurs mais chacun est scotché à sa problématique personnelle et rares sont ceux qui sont en capacité morale et intellectuelle d’élargir leur champ de réflexion et d’action au collectif. il y a toujours plus précaire et plus chanceux.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe title="ADSV - Appel à dons pour le lancement du &quot;Journal POUR et PAR les Sans-Voix&quot; (www.adsv.fr)" width="1104" height="621" src="https://www.youtube.com/embed/y8hWtbLEvu4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p><strong>La solution ce serait quoi alors&nbsp;?</strong></p>
<p>L’idée qui fait partie de notre slogan c’est s’informer, s’exprimer et se relier. Samedi une dizaine de ces <a href="http://www.jaipiscineavecsimone.com/lettre-a-margaux-gilquin-57-ans-sans-emploi/">personnes qui ont publié leur histoire</a> se sont rencontrées pour la première fois. Je pense que ce lien est tissé. Et du coup on évoque la création d&#8217;évènements simultanés dans toute la France ça intéressera peut-être un peu plus les médias&nbsp;? Et nous, association on peut porter ça.</p>
<p><strong>Est ce que rebondir c’est plus compliqué à 50 ans qu’à 20 ou 30&nbsp;?</strong></p>
<p>En valeur absolue c’est pas plus compliqué. Mais la société le rend plus compliqué. Il devrait y avoir d’autres solutions de rebonds que le salariat. Peut-être inventer un revenu universel pour les plus de 50 ans ou une pré retraite ou un système de tutorat qui leur permettrait d’intervenir à moindre coût dans les entreprises à condition d’assister un jeune. Que cette expérience accumulée puisse se transmettre dignement pour ceux qui le souhaitent. A 50 ans on a des arguments qu’un jeune n’a pas. Aujourd’hui on continue de casser ce lien intergénérationnel. A 50 ans on est débarrassé des problèmes familiaux, les enfants sont autonomes, toutes les problématiques de se faire une place dans la société, de fonder une famille entre 20 et 40 ans prend de l’énergie. A 50 ans on est donc libre pour autre chose. On sait qui on est, on a plus à le démontrer. Il y a une forme de résilience que l’on a pas avant.</p>
<p><strong>Quelles sont vos prochaines actions&nbsp;?</strong></p>
<p>On a deux objectifs. Faire connaître le journal aux Sans Voix. Il faut réseauter, le faire connaître aux associations qui n’y sont pas trop favorables parce qu’on marche un peu sur leur plate bande. Mais les petites associations nous intéressent en tant que prescripteurs. On a aussi besoin de se faire connaître par tous ceux qui ne sont pas sans voix. Il faut imposer la présence des précaires dans le débat public. Ne plus les cantonner aux micros-trottoirs, aux fait divers, ou en illustration d’une statistique micro économique. Il faut aller à l’encontre de ces fausses vérités qu’on entend comme supposer qu’avec le RSA on s’en sort bien. C’est une communauté qui représente environ 10 millions de personnes. Et on en parle comme des dégâts collatéraux de la modernité&nbsp;!</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Contact : archipeldessansvoix@yahoo.fr</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://jaipiscineavecsimone.com/le-journal-de-larchipel-des-sans-voix-donne-la-parole-aux-invisibles/">LE JOURNAL DE L&#8217;ARCHIPEL DES SANS VOIX DONNE LA PAROLE AUX INVISIBLES</a> est apparu en premier sur <a href="https://jaipiscineavecsimone.com">J&#039;ai piscine avec Simone</a>.</p>
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