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	Commentaires sur : DEMI MOORE AUX GOLDEN GLOBES : ET SI ON ARRÊTAIT DE JUGER L&#8217;APPARENCE DES FEMMES DE 50 ANS ET + ?	</title>
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		Par : Beaumel		</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Beaumel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Feb 2025 17:14:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Je suis en train de lire *On Women* de Susan Sontag. La première partie du livre, The Double Standard of Aging, résonne étrangement avec l’article. Même si les propos de Sontag datent de plus de 50 ans et que le contexte a évolué, son analyse acérée sur la façon dont les femmes sont jugées et évaluées en fonction de leur apparence reste tristement d’actualité.  

Sontag met en évidence une réalité implacable : dès leur plus jeune âge, les femmes sont perçues avant tout comme des objets de désir, et leur valeur sociale est souvent définie par leur apparence. Avec l’âge, le regard que la société pose sur elles devient plus impitoyable et injuste. Injuste, car, comme le souligne Sontag, le vieillissement apporte charisme et crédibilité aux hommes, tandis qu’il est perçu comme un déclin pour les femmes.  

Au-delà de cette injustice de genre, il y a un constat encore plus insupportable : quoi que fassent les femmes, cela ne semble jamais suffisant. Si elles atténuent les signes du temps, elles sont jugées « artificielles ». Si elles les assument, elles sont perçues comme « négligées ». Ce cercle vicieux, que décrivait déjà Sontag, continue de s’imposer aujourd’hui. Et ce qui est encore plus surprenant, c’est qu’il est entretenu aussi bien par les hommes que par les femmes elles-mêmes. Ces normes sont profondément ancrées, sans doute conditionnées par des siècles de patriarcat.  

Comment en sortir ? Sontag suggérait de déplacer le regard, c’est-à-dire d’arrêter de réduire les femmes à leur apparence et de valoriser ce qui fait réellement leur richesse : leur parcours, leurs talents, leur force. Vieillir est souvent associé à une forme de fragilité chez les femmes, alors que chez les hommes, cela rime avec sagesse et une certaine prestance. Pourtant, une femme âgée est une femme forte, forte de ses expériences et de sa confiance retrouvée.  

Laissons-nous vieillir comme bon nous semble, avec ou sans rides, en soignant notre apparence ou non, tant que cela relève d’un choix personnel. Ce qui compte, c’est d’être soi.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je suis en train de lire *On Women* de Susan Sontag. La première partie du livre, The Double Standard of Aging, résonne étrangement avec l’article. Même si les propos de Sontag datent de plus de 50 ans et que le contexte a évolué, son analyse acérée sur la façon dont les femmes sont jugées et évaluées en fonction de leur apparence reste tristement d’actualité.  </p>
<p>Sontag met en évidence une réalité implacable : dès leur plus jeune âge, les femmes sont perçues avant tout comme des objets de désir, et leur valeur sociale est souvent définie par leur apparence. Avec l’âge, le regard que la société pose sur elles devient plus impitoyable et injuste. Injuste, car, comme le souligne Sontag, le vieillissement apporte charisme et crédibilité aux hommes, tandis qu’il est perçu comme un déclin pour les femmes.  </p>
<p>Au-delà de cette injustice de genre, il y a un constat encore plus insupportable : quoi que fassent les femmes, cela ne semble jamais suffisant. Si elles atténuent les signes du temps, elles sont jugées « artificielles ». Si elles les assument, elles sont perçues comme « négligées ». Ce cercle vicieux, que décrivait déjà Sontag, continue de s’imposer aujourd’hui. Et ce qui est encore plus surprenant, c’est qu’il est entretenu aussi bien par les hommes que par les femmes elles-mêmes. Ces normes sont profondément ancrées, sans doute conditionnées par des siècles de patriarcat.  </p>
<p>Comment en sortir ? Sontag suggérait de déplacer le regard, c’est-à-dire d’arrêter de réduire les femmes à leur apparence et de valoriser ce qui fait réellement leur richesse : leur parcours, leurs talents, leur force. Vieillir est souvent associé à une forme de fragilité chez les femmes, alors que chez les hommes, cela rime avec sagesse et une certaine prestance. Pourtant, une femme âgée est une femme forte, forte de ses expériences et de sa confiance retrouvée.  </p>
<p>Laissons-nous vieillir comme bon nous semble, avec ou sans rides, en soignant notre apparence ou non, tant que cela relève d’un choix personnel. Ce qui compte, c’est d’être soi.</p>
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